Cette charmante petite rue parisianissime présente une explosion de petits commerces à touche-touche sur sa partie piétonne d’environ 500 mètres. Jugez plutôt : Sur près de 50 commerces on compte :
1 poissonnerie gigantesque
3 boucheries plus une rôtisserie-boucherie
2 fromageries hénaurmes
2 boulangeries dont une juste « pains spéciaux »
1 pâtisserie
1 glacier style classe
1 chocolatier belge dont le prénom est Jeff
1 sandwicherie
1 crêperie bretonne forcément
4 commerces de fruits et légumes paradisiaques, cirés chaque matin et arrosés
1 maison de la pâte non italienne, I suppose, sinon ça sera una pasteria
7 traiteurs mirifiques régionaux et exotiques dont 4 font également restauration sur place
1 boutique d’huile d’olive chicos
1 boutique de miel et autres naturalités
2 supermarchés dont 1 Franprix et le Monoprix d’angle
3 cavistes
3 brasseries cosy blindées
Puis, au rayon non bouffe :
2 opticiens, normaux, comme tous les opticiens
1 bazar ancien mais moderne car ancien
1 boutique de chaussures assez moyenne
1 collanterie !!!
1 parfumerie Nocibé
I coiffeur Biguine
1 boutique vidéo avec plein de DVD récents pas chers
1 bijouterie des familles pas encore entrée dans le giron de LVMH
1 point fleurs, alias petite boutique mignonne et odorante
et 1 pharmacie, faut ce qu’il faut.
Et il manque, et il manque… y a pas quelques chose qui vous manque, vous ? Eh bien moi, il me manque une librairie.
Vous allez me dire qu’il y a une FNAC pas loin, sûrement. J’en sais rien, d’ailleurs. Alors je vais vous rétorquer qu’acheter ses livres dans une FNAC, c’est enrichir monsieur Pinault de PPR. Chacun fait ce qu’il veut de son blé, je le fais aussi, souvent par flemme. Mais une librairie de proximité, moi je trouve que c’est aussi sympa que le clocher d’un village.
Sinon, à l’autre bout de cette foire à la papille, là où les piétons sont assignés au trottoir pour cause de rares voitures, là où est encore the boutique de l’accordéon, se trouve le fief de la formidable artiste qu’est Agnès Varda. Il y a très longtemps, une cinquantaine d’années, elle avait acheté une cour toute pourrie avec une sorte de cabane insalubre. Aujourd’hui, elle a deux immeubles peints en rose (je ne crois pas qu’il lui appartiennent mais sa société de production occupe deux RdC) et, juste en face, une boutique avec toutes les créations de l’artiste, vidéos, livres, DVD, albums, produits dérivés et celles de feu son époux chéri, Jacques Demy.
Je vous parle d’elle parce que j’ai revu « les plages d’Agnès » où elle retrace sa vie de façon très ludique, très créative. Si vous voyez ce DVD, prenez-le, c’est vraiment un grand moment d’amour et de fraîcheur. Ça manque, parfois.
Non, en fait, pas dans ma rue. Pour changer, j’ai pris le petit chemin qui sent la noisette, où un terrain est laissé en friche pour les fleurs, les papillons, les oiseaux. Des petits immeubles sympas. Quelques personnes qui circulent.
Et soudain, une femme qui hurle. En langue étrangère. Il y a de quoi. Un type l’a attrapée par derrière et l’étrangle. Il relâche, elle lui crie dessus, il la serre, il l’emmerde, il la poursuit. Arrivée à leur hauteur, je lui demande, à la fille, si tout va bien. Le type me lance un regard assassin, un regard qui fait peur. Les gens ralentissent. Le type se rapproche de la fille. La fille me répond : ça va, on s’amuse. Et ils se mettent ensemble, genre complices, et me voilà comme une conne, à m’occuper des affaires des autres.
Quelques secondes plus tard, même cirque : il la brutalise, elle hurle, les gens regardent, ne sachant trop quoi faire. Je parle avec une autre très jeune femme qui confirme qu’ils ne s’amusent pas. Tant qu’il y a des gens qui circulent, je me dis bon…en restant vigilante.
Le petit chemin débouche sur une rue, je suis en avance sur eux. Elle se remet à hurler, il la serre, ils s’injurient, elle essaie de lui échapper et manque de se faire écraser. Un passant m’interroge, je le mets au courant. Il est OK pour intervenir avec moi. Alors, même jeu. Le type revient vers la fille, lui prend la main et ils disent qu’ils s’amusent.
Alors on leur fait la morale. Je dis qu’un homme n’a pas à brutaliser une femme, qu’une femme n’a pas à hurler dans la rue si c’est juste pour s’amuser. On ne joue pas à ça. Mon comparse ajoute que ça risque de mal tourner et que des gens peuvent appeler la police.
Ils nous écoutent poliment et repartent devant moi en se tenant la main. Le type fait quelques gestes tendres qu’elle fait mine d’apprécier. Il se retourne pour voir si je suis là. Puis arrive une voiture de police qui apparemment les recherche et stoppe à leur niveau. Les flics alignent le type contre un mur. Lui prennent ses papiers. Et puis comme je ne vais rester plantée, je repars.
Pourquoi je vous raconte ça ? Parce que ça me touche. C’est le genre de violence ordinaire que subissent beaucoup de femmes. C’est le type d’homme habité d’une telle rage qu’elles ont peur des représailles et font tout pour qu’il ne soit pas inquiété. Parce qu’elles savent qu’un jour ou l’autre, elles vont le payer. A moins que quelqu’un s’en mêle, je ne sais pas.
C’est banal, c’est courant. C’est intolérable.
Dépité de n’avoir pas été réélu et fortement irrité que son adversaire, sur lequel il n’aurait pas parié un fifrelin tellement il le tenait en mésestime, Nicolas S., président d’une république qu’il avait rendue bananière, chercha comment se venger de son successeur, François H., homme normal et habituellement serein.
Comme Nicolas S. avait perdu le sens commun, il avait d’abord envisagé de mettre plusieurs contrats sur la tête de François H. Mais les conseillers, ceux qui lui étaient encore fidèles, lui déconseillèrent pareil forfait qui leur paraissait cousu de fil blanc. Et qui risquait d’entraîner son auteur dans des aventures judiciaires dramatiques. Ayant donné naissance à une petite fille, son épouse d’origine italienne lui demanda de ne pas mener une affaire qui pût la laisser pantoise.
Pendant qu’il réfléchissait à ce qu’il pourrait faire de vilain, le courrier de félicitation adressé à son successeur s’accumulait dans la palais que Nicolas S. occupait encore légitimement. Alors, il eut un sourire sardonique, comme il en avait souvent, et pria qu’on fît venir les stagiaires attachés à sa personne. Il leur demanda de rassembler « tous ces papiers inutiles » et de les broyer illico.
Le jour de la passation de pouvoir, les deux présidents, l’ancien et le nouveau, s’enfermèrent un certain temps en tête à tête. Lorsqu’ils ressortirent, Nicolas S. avait l’air guilleret. François H. donnait plutôt des signes d’impatience à vite entrer dans son nouveau bureau sans raccompagner Nicolas S. Ce que d’aucuns prirent pour de l’incivilité n’était en fait que l’attitude normale d’un homme venant de subir une contrariété. De plus, le mot « pigeon » n’était pas inscrit sur son front dégarni.
Gageons qu’il demandera à son département courrier de ne pas faire suivre les plis adressés à son prédécesseur. Mais qui avait encore besoin de lui écrire ?
Edouard Levé, plasticien et écrivain d’une qualité supérieure, suicidé en 2007 à l’heure où sortait son livre, Suicide, sur le suicide d’un autre, fictif peut-être, a écrit en 2005 un bouquin formidable sur lui-même : Autoportrait, chez P.O.L. Il commence comme ça :
» Adolescent, je croyais que La vie Mode d’Emploi m’aiderait à vivre, et Suicide Mode d’Emploi à mourir. J’ai passé trois ans et trois mois à l’étranger. Je préfère regarder sur ma gauche. Un de mes amis jouit dans la trahison. La fin d’un voyage me laisse le même goût triste que la fin d’un roman. J’oublie ce qui me déplaît. J’ai peut-être parlé sans le savoir avec quelqu’un qui a tué quelqu’un. Je vais regarder dans les impasses. Ce qu’il y a au bout de la vie ne me fait pas peur. »
Et tout le livre est fait de courtes phrases le concernant sans vraiment de lien les unes avec les autres. Mais le portrait qui s’en dégage est le sien.
Je me dis que je devrais racheter un exemplaire de ce livre et noircir toutes les phrases qui ne me concernent pas. Ce qu’il resterait serait mon autoportrait, par Edouard Levé. La classe.
Pour en savoir plus sur cet artiste vraiment pointu, très beau portrait de Télérama ici
Encore une petite semaine écoulée au son des ukulélés de notre espoir à vivre bien, cool et sans se mettre la rate au court-bouillon.
– SG : Sarkozy me manque. Dalida me manque. J’aurais aimé que, pour son dernier meeting, Nicolas chante, danse et meure. Il aurait niqué Giscard.
– MC : Il suffit de jeter un coup d’oeil à l’Eurovision pour comprendre à quel point l’Europe est dans la merde.
– L’humour de droite : Vu la situation de la droite aujourd’hui je me dis que Sarkozy était peut être le cache misère le plus petit de l’histoire.
– SG : Je n’ai rien accompli, mais je peux me vanter d’avoir déjà raté beaucoup de vies pour mon âge.
– HT : Rappelons qu’il n’y a rien dans la Bible, la Torah ou le Coran à propos du vernis à ongles ni du ski nautique.
– EL : Depuis QUAND peut-on commander un Kinder Bueno dans une boulangerie ?
– EL : Et si les peintures préhistoriques sur les parois des grottes n’étaient que des tags fait par les jeunes délinquants de l’époque ?
– DT : Décès d’un ado suite à un repas pris dans un Quick : « Mac Donald’s réagit sans tarder en lançant le nouveau Mac AB »
– SG : Quand j’étais jeune, j’avais honte de jouir vite. Maintenant, je regarde ma montre au bout de trois minutes. On a peut-être mieux à faire que niquer, non ?
– CA : Je vous laisse… J’ai encore pas mal de mètres à creuser. Le tunnel n’avance pas des masses… Je vous rappelle que je creuse un tunnel entre ma maison et le magasin de denrées alimentaires le plus proche. Et que pas un seul ami fb n’est venu avec sa pelle et sa pioche ! Je me comprends…
– PG : Tous les employés, je dis bien tous !!!! de toutes les grandes institutions internationales de l’ONU, au BIT en passant par l’OMS que ce soit à Genève ou à NY sont exempté d’impôt sur le revenu…..
– CK : Mon chat parisien dégénéré digère une grosse mouche avec un air de fauve repu et satisfait.
– MB : J’exècre les bons sentiments dégoulinants, la démagogie ambiante, la naïveté poisseuse des intellectuels, les refaiseurs de monde qui détiennent LA solution, les pétasses en chaleur célibataires, les clébards mouillés qui se frottent contre ma jambe et Fb quand j’y glande alors que je croule sous le taff …
– SG vient de croiser une fausse blonde, dont les gros faux seins débordaient d’une fausse minirobe Dior. Tellement joli que ça m’a donné une fausse érection.
– CK : A la Une du Monde : « Un homme jette des bouts de son intestin aux policiers dans le New Jersey ». Dommage qu’ils aient buté la veille le cannibale de Miami, ça lui aurait fait son petit dessert.
– HAD : Je ne voudrais pas être le peigne qui va rentrer dans la tignasse de Mélodie Gardot mais elle est si géniale!!!!!!!!!!
– HAD : Ma femme au runner…moi à l’aspirateur!!!!!
– DP : RoméoLanglois va être rapatrié en France ce soir. C’est le moment de ramener du matos, vieux frère. Pense aux copains du comité de soutien!
– DT : Enquête en cours sur des fuites au Vatican : « Fuites au Saint-Siège : j’en profite pour rappeler que le Vatican n’est pas un continent »
– EL : Passer de TF1 à Direct 8, c’est comme passer d’une Ferrari à un Ménibus..
– EL : L’instant poésie : Qui se gratte les boules et en sent quatre, saura que son ennemi est derrière lui.
– MC : Spot radio pour le dernier Marc Lévy: « le cadeau IDEAL pour la fête des mères »… Les enfants, pas de blague, hein, ou je vous raye de mon testament. Vous n’aurez rien. Que dalle. Même pas ma bibliothèque.
– OVH : Mon mari adore la chasse. Soit. Bon chasseur, mauvais tireur.
– DT : Johnny Hallyday va chanter pour la première fois à Moscou en octobre prochain : « J’adore les russes, mais j’aime bien aussi les blondes et les brunes ! »
– EO : De mon temps, quand on sortait, nos mères nous disaient « fais attention à tes sous, ne va pas te faire voler » maintenant ce serait plus « fais attention à tes organes vitaux, ne va pas te faire bouffer » C’est moi où le monde devient carrément flippant?
– DC : Hollande n’a jamais dit qu’il fallait abaisser le salaire des patrons qui gagnaient 20 fois plus que leurs smicards. Les patrons peuvent aussi relever le salaire de leurs smicards pour qu’ils atteignent le 1/20ème des leur.
– LG : je ne vois qu’une solution : la naturalisation obligatoire pour les étrangers fortunés, puis la taxation à 75% de leurs avoirs à l’étranger. Sinon, dans l’arène avec les taureaux !
– PP : Le patron c’est le peuple, la preuve, arrêtez de cultiver pour eux, de travailler pour eux, de leur donner votre pognon, et vous verrez, c’est mathématique, ils finiront par s’effondrer !!
– SP : « So Brittich » qu’ils appellent ça ! Et si on demandait leur avis millions d’humains sur la planète qui furent colonisés, torturés, violés, massacrés, réduits en esclavage etc. par la magnifique royauté Anglaise !
Le candidat devenu président nous a (nous avait ?) promis une république exemplaire notamment par l’application de la loi sur la parité.
Il l’a appliquée. En façade. Comme on met un font de teint pour avoir bonne mine, une poudre pour ne pas luire, un masque pour dissimuler. Mais derrière ? Que dalle ! Tout un troupeaux de cravateux à chaussures cirées et voix grave(leuse). Qu’on en juge : 22 des 34 cabinets du gouvernement ne sont composés que d’hommes, les 2/3 quoi, ce qui ne veut pas dire que le tiers restant est féminin, loin s’en faut. C’est grosso modo, 38 femmes sur 140 postes, et très peu à des postes de direction *. Donc la parité, quelle parité ? oui, vous monsieur qui prenez le train comme tout le monde… La parité, ça veut dire le même nombre d’hommes que de femmes à des postes équivalents.
Mais alors, me demanderez vous, l’oeil dans le vague : qu’est-ce qu’une femme ?
Eh bien, voyez-vous, monsieur le président, une femme c’est un homme comme les autres. A part qu’elle n’a pas de bite mais qu’elle a deux seins, je précise pour les esprits basiques. A part ça, elle passe un peu de temps de sa vie à fabriquer des enfants dont la république se félicite de la prolifération pour en faire une nation jeune mais que l’éthique n’autorise pas à fabriquer dans un autre ventre. (Problème insurmontable pour un cerveau d’homme formaté : comment confier des responsabilités à un être destiné à pondre et à couver).
Sinon, au niveau du reste, de ce qui est utile pour diriger un pays, c’est à dire un cerveau avec ce qu’il génère de dispositions, c’est pratiquement pareil pour les deux sexes :
Une femme est aussi intelligente qu’un homme mais elle peut être aussi conne.
Une femme est aussi bosseuse qu’un homme mais elle peut être une sacrée feignasse.
Une femme est aussi sincère qu’un homme mais elle peut être une super menteuse.
Une femme est aussi honnête qu’un homme mais elle peut être une sale profiteuse.
Une femme a un esprit aussi élevé qu’un homme mais elle peut être une sale réac.
Rappelons aussi que tout comme un homme, une femme peut être casse-noix, allumeuse, prétentieuse, donneuse de leçons, coquette, masculine mais aussi courageuse, protectrice, modeste, ardente, féminine et fidèle.
Bref, une femme a tout ce qu’il faut pour les diverses fonctions gouvernementales. Sauf qu’elle a pris un peu de retard dans son implication aux « affaires » et qu’en général, elle n’éprouve pas le besoin de disposer d’une charmante personne tarifée pour l’accompagner dans ses déplacements ou la distraire dans les réunions sévèrement testostéronées.
Voilà, monsieur cher président ce que j’avais à vous dire sur votre imparité. Tout ça la fout très mâle et je vous en veux déjà.
J’espère que mes lecteurs/trices sont suffisamment concernés pour tenter de faire parvenir cet article jusqu’à vous. Que je suis naïve, parfois !
* J’ai fouillassé auprès du Figaro, pensant avoir des chiffres précis. Le plus drôle, c’est que leur article sur la parité loupée se réfère … à l’article de Libé ! Le Fig aurait-il perdu la main comme journal de l’opposition ou quoi ? Là, c’était vraiment le moment de l’ouvrir.
Léautaud qui, comme chacun sait, n’était pas le roi du glam. A soixante balais, il est abordé dans un pince-fesses par une dame qui lui demande de faire un bout de chemin. l’affaire est dans le sac mais ça ne le ravit pas. Parce qu’il a déjà une longue histoire avec « le Fléau », maîtresse plus âgée que lui plutôt jolie mais sans esprit ni coquetterie, ce qui lui fait dire qu’elle est sotte. Et puis jalouse et tyrannique alors qu’en ménage ailleurs. Deuxièmement, cette nouvelle dame, de vingt ans sa cadette, n’habite pas tout près. Il est de Fontenay les Roses, elle de Fontenay sous Bois, alors ça nous fait une trotte pour un petit coup tiré pas forcément bien, parfois pas du tout. Troisièmement, elle est moche, son visage est ingrat surtout pendant l’affaire, elle est comme un petit tonneau, sans taille ni hanches ni fesses, n’a pas un joli teint, mais il trouve sa poitrine jolie et abondante. Son sexe est petit, mal épilé, pas beau alors que celui du Fléau est généreux et charnu.
En revanche, elle est cultivée, travaille dans une librairie proche du Mercure où il se rend tous les jours, a été (est peut-être encore) la maîtresse d’hommes importants et riches, elle-même gagnant très bien sa vie. Mais, encore un mais, elle a une santé très précaire, toujours un pet de travers, des règles, des trucs quoi qui empêche son triste amant de l’enfiler (c’est comme ça qu’il appelle ça). Elle le siffle par courrier (en 1930, on envoie des lettres un soir qui sont distribuées le lendemain matin) et il accourt bien souvent à contre-coeur parce qu’il doit s’occuper de ses chats, ou que c’est loin ou le plus souvent qu’il sent que ça ne va pas être la fête à Popaul. Lui-même est peine à jouir (alors qu’avec le Fléau !)…
Bref, on se demande pourquoi ils se forcent autant tous les deux puisqu’en exergue, on apprend qu’elle le trouve moche, que sa bouche édentée la dégoûte, que son hygiène laisse à désirer et qu’en plus, il n’est pas très gentil. Néanmoins, elle s’arrange pour lui confectionner de bons petits frichtis à rapporter chez lui — il se nourrit si mal — mais le harcèle pour qu’il mette son journal au secret dans une bibliothèque loin des indiscrets. ce qu’il ne trouve pas très pratique.
On ne sait pas comment l’histoire va se terminer puisque ça semble s’arranger. Au détriment du Fléau qui, rentrant de 5 mois de vacances, ne semble ni pressée de le voir, ni empressée sur le sexe, qu’elle est toujours aussi peu coquette et encore plus pénible qu’avant. Marie elle, devient presque jolie. En tout cas il apprécie mieux sa compagnie.
Ça s’appelle « Journal particulier », c’est écrit à part du Journal, c’est assez drôle d’une certaine façon quand on a l’esprit un peu anthropo-sociologique. Ce n’est pas du tout érotique, à mon sens, mais enfin, chacun ses goûts.
Journal particulier de Paul Léautaug, 1933, Mercure de France, 165 pages écrites gros.
Vu comme tout le monde le palmarès de Cannes et l’émouvante artiste qu’est Emmanuelle Riva dans sa belle vérité de femme qui vieillit.
Quand on voit nos actrices préférées comme Nathalie Baye qui ont sacrifié au rituel de la bouche canardée, on se pose de multiples questions : Est-ce pour avoir l’air plus jeune ? Là, c’est totalement raté tellement le botox est le contraire de la fraîcheur. Est-ce pour être plus belle ? Là, c’est encore totalement raté tant cette bouche sans ourlet gracieux c’est vilain (petit canard). Est-ce pour mieux siffler sur la colline ? Là, c’est toujours totalement raté vu qu’on n’a jamais entendu une paire de strasbourg aplaties produire la moindre musique. Est-ce pour enrichir son chirurgien plastique ? Là, c’est totalement réussi, mais après tout, l’homme de science aux doigts d’or le vaut bien.
Les hommes peuvent rire en se disant, bon, nous ça va, on ne fait pas ça. Le drame des hommes « vieillissants » qui veulent paraître au mieux de leur trentaine insolente vingt ou trente ans après, c’est qu’il n’existe pas (ou très peu au vu de ce que je me lamente de voir chaque jour au poste) de teintures qui font naturel. D’un seul coup, tu vois un type, qui était gentiment grisonnant, enserré dans un casque noir de jais, ou auburn de folie sans aucune nuance. Cette manie ridicule a gagné les medias et la politique à une vitesse désespérante — je m’interroge sur le côté normal de la chevelure de notre nouveau président — et je ne comprends pas comment la dame ou le compagnon de ces messieurs, leur coach, leur petite soeur, leur meilleur ennemi ne leur dit pas halte à tout. (Ceci sans parler des moumoutes turgescentes et des champs de poireaux.)
Et alors ! devriez-vous me rétorquer, qu’est-ce que ça peut te faire ?
Ben rien, finalement.C’était pour causer.
Ça commence par l’emmerdement de devoir refaire une capote à une VW, avec ses capitons de plafond et ses coutures compliquées, contrairement à la capote d’américaine qui se fait les doigts dans le nez. Mais comme tous les profs de l’université voisine possèdent au moins une VW et qu’ils sont contents de te faire une fleur en te l’amenant, c’est une vraie calamité que d’être sellier dans ce garage de merde, avec cette secrétaire aux dents pourries qui ne jouit même pas quand tu l’honores, et ce patron qui se mêle de tes affaires. Tes affaires ! D’abord, y a la frangine, une nana sans histoire aux fesses ultra-plates qui s’est fait larguer par le maousse costo père de son fils, oh, un joli gars blond, fin, pas pénible, qui ne parle que par mono-mot n’ayant aucun rapport avec le T-bone et que George essaie d’élever. Mais surtout, il y a … le faucon.
Car George n’a qu’une passion dans la vie : la fauconnerie. Il sait tout sur l’affaire, il s’est goinfré les 3000 pages écrites par le premier fanatique de cet art : l’empereur Frédéric II du Saint Empire. Le problème, c’est que le dressage — l’affaitage — est une vraie torture pour l’oiseau et que beaucoup préfèrent mourir de faim plutôt que de se laisser apprivoiser. Mais enfin, George tient la bonne bête, une superbe femelle sauvage avec laquelle il va rester éveillé des jours et des nuits, l’oiseau rivé à son poignet, malgré la mort de son neveu, l’enterrement avec toute la famille, les tentatives de se voir interner, et bien d’autres scènes incroyables.
Comme dans Body dont je vous ai parlé récemment, le style de Crews est nickel, le récit hyper documenté et les personnages complètement déjantés. C’est assez dur pour une personne sensible comme moi sur la question animale, mais ce n’est qu’une fiction. Me dis-je in petto, après tout.
Harry Crews. Le faucon va mourir. Nrf Gallimard série noire 1973.
De quoi qu’on a causé c’te semaine sur FB ? De la pluie et du beau temps, de Cannes, des restes de l’ancien gourv et des hors d’oeuvres du nouveau, bref comme au café du commerce !
– MAF : A assisté au printemps arabe, se trouve maintenant touchée par le printemps d’érable… A quand le printemps durable?
– HAD : Là où on se rend compte que Picasso était en avance sur son temps, c’est qu’il faisait déjà le portrait de Ribéry avant même qu’il soit né.
– DT : Syntaxe : Fête des impôts .
– CV a déjà fait trois découvertes capitales aujourd’hui : 1-La fièvre du samedi soir peut être mortelle. 2-On va probablement beaucoup entendre « Staying alive » ces jours prochains, le sort étant d’humeur ironique en ce moment. 3-Il pleut des cordes.
– JPT : Vu sur le plateau du Grand Journal à Cannes, Pete Doherty, pour son rôle dans « Confessions d’un enfant du siècle » : sa dentition me paraît tout à fait raccord avec le milieu du XIXème siècle.
– HAD : Si un jour FB devient payant ,je m’installe comme sculpteur..je vends mes statuts!!!!
– DC : Cannes sous la flotte : - Tu es sûre que mes Louboutin ne vont pas déteindre ? - bof, sur le tapis rouge …
– CK A vu «De rouille et d’os». A vu la rouille, a vu les os, a pas vu le scénario.
– JPT : Je viens d’entendre Nadine Morano s’exprimer au sujet de Najat Vallaud-Belkacem. J’avais peur qu’entrer dans l’opposition rende Nadine moins conne. Me voici rassuré.
– HAD : Certains amis sur FB sont comme les ampoules sur les guirlandes.Tu sais qu’une va te lâcher,mais tu ne sais ni où ni comment,ni laquelle!
– CFB : « Bettencourt : l’enquête se rapproche de M. Sarkozy »… Ça m’aurait étonné, personnellement, qu’elle se rapprochât de Michael Jordan.
– MC : Eric Besson a monté une société de conseil dans le XVIème. Rue de la Faisanderie…
– SG : Définitivement, ce nouveau gouvernement est mesquin. Il s’en prend aux cabines UV juste pour se venger de Séguéla qui, lui, a réussi sa vie.
– MC : Si j’injurie Copé, je serai condamnée à lui verser 1 copec ?
– HAD : Avoir de la matière grise…..c’est une politesse qu’on doit avoir à l’égard des cons qui en sont dépourvus..d’autant qu’il y a peu de donneurs pour ce type de greffe!!!!
– SG : Septembre 2011 : je casse mes lunettes. Février 2012 : je vais chez l’ophtalmo. Mai 2012, je vais chez l’opticien. Ca s’accélère. Faites attention : bientôt; je vous verrais.
– DC : beauvau la matraque, bercy le pognon, les deux matrices de la droite
– DC : Hollande a une qualité, qui, si elle ne suffira pas à en faire un grand président, est sacrément utile : l’habileté. Donner la priorité absolue à l’international pour commencer son quinquennat, alors qu’on est suspecté de ne pas pouvoir dépasser le conseil régional de la Corrèze. Ensuite laisser respirer, garder le silence, permettre à son premier ministre de s’installer, laisser sans intervenir les ministres s’emparer de la politique intérieure. Derrière tout ça on sent une grande expérience du pouvoir. A croire qu’elle peut se forger dans bien d’autres lieux que Beauvau et Bercy. Après, pour les actes, on verra.
– ED : qu’est ce qu’il est con, ce face book… sur mes activités, il est mentionné que je suis devenu ami avec une personne que je connais depuis au moins 20 ans, époque où face book était encore dans les couilles de son père….
– JPT : François Hollande en visite en Afghanistan sans BHL, ce qui prouve qu’il y a encore du danger à s’y rendre.
– MC : Constate que le réchauffement climatique brutale n’a pas surpris les filles qui ont déjà mis leurs seins d’été et retiré leurs poils d’hiver. Respect.
– EL : La SNCF installe des crèches dans les gares. On y laisse l’enfant, le temps que votre train arrive, il a passé le Bac. Pratique.
– DC : Carla serait enceinte à 48,7%.
– HAD : De mariage to day!!!!le mariage est bien le seul accident où on n’a aucun mal pour trouver des témoins!!
– DV : Quand je pense que le mariage est la première cause de divorce, je me demande pourquoi on ne lutte pas contre ce fléau 🙂
– TG : je suis étonnée. la SNCF n’a toujours pas été rebaptisée SCCF. société commerçante des chemins de fer. quoique, dans commerçante, il y a quelque chose de vaguement humain.
– BD : Ce soir l’Eurovision à Bakou. Restrictions budgétaires oblige…
– SF : Mes nichons voudraient être au soleil, mais ils sont séquestrés dedans au travail.
En bonus, une diatribe de PG sur l’entrée en bourse de FB :
– PG : Ce que je trouve extraordinaire, c’est l’histoire de l’entrée en bourse de FaceBook. Voici une opération qui devait rendre la confiance aux américains moyens ou à tous les « petits porteurs »du monde entier vis à vis de l’institution bancaire et les inciter à remarcher dans le système. Paf!!!!! Tout simplement trop avides, férocement voraces, ces salauds des banques (Toujours les mêmes) ont monté le bourrichon à ce trou du cul de Zucki pour éditer plus d’actions à un prix très surévalué….. il espérait comme cadeau de mariage avec sa jolie asiatique lui offrir une boite cotée en bourse de plus de 100 milliards de $…… Oups !!!! il y a eu un poil de couille dans le velouté aux champignons et des banquiers ont dit « watch out !!! » ils ont été écartés… mais trop tard le truc est parti en quenouille…. ils ont prévenu les gens, mais les plus importants, pas les petits porteurs….. voilà, ce qui est bien c’est que du coup, la confiance n’est pas revenue et loin de là…. on risque d’assister au plus grand scandale financier au sein de Wall-Steet…. Mais quand arrêtera-t-on ces gens là…. pourtant, je ne comprends pas… aux US, frauder financièrement est plus puni qu’un assassinat… Il va falloir préparer des seringues pour injections léthales et nettoyer les chaises éléctriques car si c’est vrai, elles devraient être mises à contribution….