Telle mère, pas telle fille… Dominique et Nikita

C’est la très belle idée d’une maman artiste qui, après avoir fait un portrait de sa fille, pensa qu’il serait intéressant de voir quel regard Nikita, 7 ans, pouvait poser sur elle. Le dessin fut fait. Elle décida de poursuivre cette expérience de portraits croisés durant 10 ans, chaque semaine, lors de leurs rencontres. (Je suppose que Nikita ne vivait pas chez Dominique).

La maman s’appelle Dominique Goblet, la fillette Nikita Fossoul. Le livre « chronographie ». Au pif, 3 à 400 pages non numérotées.

Un des premiers portraits de la fillette. Elle est blonde avec des cheveux mi-longs, les yeux légèrement écartés, l’air très doux.

Deux portraits enfantins de la maman. Elle est brune, a des sourcils et des cils bien noirs, des yeux bleus.

Les techniques sont très variées. La maman a utilisé ici des crayons de couleur, parfois, du bic, ou toutes sortes de peintures. Elle fait aussi des monotypes dont elle enseigne la technique à sa fille.

Pas d’explication de texte. Voulait-elle dire à l’envers ?

Notez bien que Nikita ne change pas beaucoup et pourtant, les années passent. Je vous expliquerai pourquoi noter cela.

Nikita fait de beau progrès, elle travaille le détail. Chaque changement de coiffure, voire de style de Dominique est validé par un dessin.

Petit air nostalgique de Nikita

La fillette ne se prive pas de commenter les états d’âme de sa mère tout au long du livre

En novembre 2006, Nikita a déjà 15 ans. Vous trouvez qu’elle a beaucoup changé ?

Quel beau portrait de sa mère !

La jeune fille, au trait, a gardé  sa bouche  et ses yeux enfantins.

Elle se pose des questions techniques. Sa mère a probablement une conjonctivite. Elle porte de superbe boucles d’oreilles.

La maman se transforme. De page en page, elle se fait moins farfelue, plus rangée.

Nikita reste égale à elle-même. Sur certains dessins, on devine des crises d’acné. Mais pas trop de folies adolescentes.

Un exercice de style comme Nikita en fera de nombreux.
Le commentaire à la fin du livre de Dominique est assez drôle car, au vu de ces centaines de dessins, elle estime que Nikita a énormément changé, s’est transformée, « ses traits sont passés de ceux d’une enfant à ceux du jeune femme ». Quant à elle, pas vraiment, croit-elle, « mon physique, en dix ans, n’a pas essentiellemet bougé ».
Or, il se trouve qu’elle dessine sa fille avec un regard de mère qui ne la voit pas grandir, elle la croque en petite fille la plupart du temps et on voit à peine les années passer. C’est assez drôle ce jugement pas du tout objectif.
Le grand intérêt du livre, pour elle, n’était pas de reproduire un visage de façon fidèle, mais de dévoiler le regard qu’elles se portent, sans obligation de  justesse ou de proportions. Dans cet exercice, je trouve que sa fille est beaucoup plus sensible que la mère, elle interprète beaucoup plus des états d’âme et des ambiances.
La mère, quant à elle, tente de percer le lien qui les unit car Dominique l’avoue : l’instinct maternel, elle ne le comprends pas vraiment, elle ne le ressent pas de façon animale comme ses amies, ça l’interroge. Ces dessins l’y aident.

Une interview d’elles récente qui confirment ce que j’ai ressenti en parcourant le livre : ce sont deux femmes totalement différentes dans le physique, l’allure, la façon de se vêtir… c’est ici, (à Angoulême, en fait)

Chronographie de Dominique Goblet et Nikita Fossoul. L’Association 2010.  Trois kilos environ.
texte © dominique cozette

Menteurs ou pas menteurs, les candidats ? Réponse du véritomètre.

Allez sur le site : il est très clair.
Cette application, conçue et réalisée par i>TÉLÉ et OWNI, vise à vérifier le discours politique des six principaux candidats (François Bayrou, François Hollande, Eva Joly, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Sarkozy) durant la campagne présidentielle.
Cette application ne vise pas l’exhaustivité. Nous vérifions les interventions des candidats dans les grands rendez-vous médiatiques ainsi que leurs principaux discours. Certaines interventions ne contiennent parfois aucune citation pouvant être vérifiée : elles ne sont alors pas intégrées dans notre application.
Ça se présente ainsi :
Cliquez sur « données » et vous trouvez une arborescence de thèmes traités qui vous donneront les bons chiffres.

Consultez ce qu’affirment les candidats et en quelles circonstances :


Et d’un coup d’oeil, vous avez le classement pur et simple des candidats. Le plus menteur, le plus sincère. Implacable, madame Cartable !


Classement du lundi 20 février à  14 heures.

Fessebouqueries #82

La Saint Valentin, la Saint Claude, la Sainte Horreur pour un homme politique, la Sainte-Nitouche itou et la Saint Cérité des candidats pour la chose publique, ça se fête, les amis !

– AR : personne n’a rien donné, je n’ai rien donné, au gars qui demande l’aumône dans le métro, pour lui et son fils, d’une voix si nasale que ça vous pince les glandes salivaires … alors en sortant il a dit « faut qu’il fasse moins 20 pour qu »on aie le droit de manger !?! moins VINGT ! »
– EL : “ Je lui ai déclaré ma flamme… et elle avait un extincteur!
– FT : Redoux, drôle de mot je trouve. Est-ce qu’on dit refroid rechaud rebeau?
– JPCM : Fêtera demain soir la plus belle conquête de l’homme après le cheval et la tribune Borelli du Parc des Princes : le divorce.
– CB : trop de travail tue l’envie de travailler 😉
– DB : Plus une place dans les restos à midi … les mecs invitent leurs maitresses pour la st Valentin et le soir c’est pour maman ?
– OVH fait du tri dans ses livres et découvre (avec horreur et stupéfaction) deux livres de Marc Lévy. Une pénitence s’impose.
– OR : St Valentin c’est terminé, aujourd’hui c’est la St Claude 🙂
– SG : Ma Saint-Valentin s’est très mal terminée. Le mari était dans le placard.
– JC : Vanneste, toujours fin et délicat.
Ce n’est qu’un début, ce soir lancer de nain, puis lâcher de salopes; kosiuscot-morizet, rosso-debort, morano, brunet, barèges, boyer, suivi par le déferlement des poids lourds de l’ignominie; guéant, guaino, luca, estrosi, mariani, ciotti, raoult, myard, etc….
On va faire dans la dentelle pendant 3 mois
– Didier Porte : Combien Vanneste a-t-il été payé pour ce superbe suicide qui va faire passer l’UMP pour un parti gay friendly?
– JPCM Profite d’un passage au restaurant d’entreprise pour affirmer sur un ton plombier : Eric Woerth n’était pas dans la baignoire de Whitney Houston !
– SG vous annonce que ce soir à 20h, il postera « Ca a commencé au Fouquet’s, ça finit avec la Ferrari. » #incorrigible
– JPT : Je suis encore sous le choc de l’annonce de la candidature de Sarkozy ! Du diable si je m’attendais à ça ! Du coup, le paysage électoral est totalement changé. Et mon intention de vote bouleversée de fond en comble. Surtout quand je vois Boutin lui apporter son demi pour cent et Morin son soutien personnel indéfectible.
– JC : Plus les vieilles putes sont décaties, plus elles se maquillent. la sarkozie n’échappe pas à la règle
– Didier Porte : C’est vrai, j’y pensais plus…on des infos sur la place d’Eric Woerth dans l’organigramme de campagne?
– MC: J’ai été amené à supprimer hier des interventions (et parfois des intervenants) sur cette page, considérant que ma page facebook n’est pas encore propriété ni du Figaro ni de ce qu’il y a encore plus à droite. Sauf à me tromper lourdement, le petit candidat à talonnettes qui a ruiné toute morale en ce beau pays a suffisamment d’atouts médiatiques pour se passer du mien. J’aime la démocratie, oui, mais pas au point de salir ma page.
– JPT : Guayno n’est plus la « plume » de Sarkozy, il a été remplacé par un Allemand : Alzheimer.
– EO : Le réveil sonne toujours deux fois
– MN : Elle n’y connait rien mais elle trouve tout bien :

 »Comme on lui demande si elle regrette une action entreprise par Nicolas Sarkozy au cours des cinq dernières années, elle répond: « Je ne m’y connais pas tellement mais franchement, je trouve qu’il a tout bien fait ». Et son idée de référendum? « Là encore, je ne m’y connais pas. Généralement, je trouve que ses idées sont fabuleuses », fait valoir Carla Bruni-Sarkozy. »
– JNP : Les politiciens français de tous bords ne rêvent que d’une chose : profiter pleinement et sans contrôle des ors de la République. Et le plus longtemps possible. Je demande un référendum là-dessus.

Dessin © dominique cozette

Ourednik (tes lecteurs), tu vas te foutre longtemps de notre gueule ?

Une copine tchèque m’avait fait acheter le bouquin remarquable de Patrick Ourednik, Europeana, une brève histoire du XXème siècle, petit ouvrage impressionnant qui nous raconte tout ça en raccourcis hilarants. Là-dessus, je tombe sur « Classé sans suite » à l’Arbre à Lettres,  parmi les derniers bons ouvrages, la nana ne l’avait pas lu, j’achète, 9 € c’est pas non plus la fin du monde.
Premier chapitre, des chiffres et des lettres. Je suppose qu’on parle d’échecs.
deuxième chapitre : ça commence très fort dans la descriptions praguoise avec émanations de gaz carbonique, crotte de pigeon, écrasement de coléoptère, nana appétissante pour vieillard concupiscent. Au bout de quelques chapitres, malgré tout, ça se gâte, je ne sais pas trop où P.O. veut en venir, lui non plus puisqu’il m’interpelle : « Vous vous demandez comment cette histoire va tourner ? Voilà, cher lecteur, ce que nous ne pouvons vous dévoiler […] nous ignorons comment il finira, pourquoi même il finirait, nous en sommes au même point que vous, ou presque, puisqu’au moment où vous lisez ces lignes, notre tâche a pris fin, le livre a été publié; »
J’ai bien l’impression de me laisser mener en bateau mais tant pis, j’y reste. La prose est marrante, le narrateur parle de la société tchèque comme le modèle absolu de la connerie humaine bien cernée par lui et dont voici une des nombreuses citations « Najman était un spécimen si accompli de la connerie tchèque qu’on aurait pu l’exhiber dans les Expositions universelles : jovial, trivial, populaire, passablement inculte, imperturbable et agressif. […]  Nejman excellait dans les dicussions, argumentations et opinions, de sorte qu’il jouissait de l’estime et de la considération de ses concitoyens : arriver à exprimer son crétinisme avec toute l’autorité que cela suppose est pour les Tchèques l’ambition suprême, juste après la collaboration fructueuse avec  les puissances du moment et l’entretien des nains de jardin ».
Je pourrais vous citer la moitié du livre sur des phrases empreintes du style goguenard de l’auteur. Ce n’est pas non plus un gros livre et j’arrive sans peine à sa fin, avec le sentiment de m’être fait avoir comme une bleue. Arghhh.
Mais après la fin en queue de boudin, un commentaire érudit sobrement intitulé « libre suite ». C’est une explication de texte extrêmement, clairement et délicatement menée sur tous les chapitres du texte, avec notes et renvois (beurp) où il se fout encore plus de notre gueule de lecteur avide et inconséquent, avec brio, sadisme, talent et causticité. Exemple : « Le tour de force de Classé sans suite est de pousser jusqu’à l’extrême cette imposture en relançant constamment l’intérêt du lecteur par des artifices qui sont autant de promesses déçues « .  S’ensuit une liste de procédés et événements qu’il nous a infligés dans ce but. Plusieurs parties dans cette dizaine de pages avec les titres en latin pour conclure que, tout flaubertien qu’il est, il a juste écrit un texte sur le rien et termine par cette affirmation interrogative : »Après tout, Kant lui-même, n’avait-il pas orné sa célèbre Critique de la raison pure (AKA III, p.233) d’une très sérieuse et, cependant d’un irrésistible effet comique, « table de la division du concept de rien « ?  » Cette partie est signée d’un certain Jean Montenot qui, j’en suis sûre, n’existe même pas en rêve.
Bref, faut être tordu pour lire ce bouquin, sauf si on est dans le train avec rien d’autre qu’un vieille pie poilue en face de soi. Ou encore si on adore les exercices de style. Comme moi. Je vous aurai prévenu.

Patrick Ourednik. Classé sans suite, 2011, édition Allia. Imprimé dans l’union européenne. 176 p. 9 €

Texte © dominique cozette

Pour tout comprendre à la « crise » ou les dessous d’un hold-up historique

Comment a démarré la crise ? Qui sont les responsables ? Que peuvent faire les gouvernements ? Pourquoi  est-il  impossible d’intervenir ? Pourquoi on sait qu’Obama ne passera pas ? I milliard de dollars  de salaire annuel, qui sont-ils ? 45 millions d’Américains à la rue ?
Pourquoi nous ne sommes plus en démocratie ? Comment nous sommes passés du statut de citoyens à celui de simples électeurs ? Qu’ont à voir Pompidou et Giscard dans la crise actuelle ? Pourquoi la constitution française et la constitution européenne nous ont rendus dépendants à la finance ?
Cette double conférence répond —  de façon très pédagogique — à toutes les questions qu’on peut se poser .
Dans la première partie, c’est Myret Zaki, économiste suisse, rédac chef de Bilan, qui expose de façon remarquable le hold-up financier sur l’Europe par une intouchable élite financière, en veine d’idées après avoir siphonné le fric de la middle-class américaine qui engendra la crise des subprimes. Pour elle, il ne s’agit pas d’une crise mais bel et bien d’une stratégie. Passionnant et effrayant. (Environ une demi-heure)
La seconde partie est faite par Etienne Chouard, prof d’économie, blogueur et pourfendeur des constitutionnalistes contemporains qui nous ont confisqué la chose publique au profit d’une élite de plus en plus affamée de richesse. Il démonte les lois et la responsabilité des parlementaires qui nous ont amenés à subir la loi des marchés. Il explique pourquoi la démocratie inventée par les Grecs n’est plus du tout une démocratie de nos jours, nous montre pourquoi le peuple n’a plus aucun pouvoir et que le vote au suffrage universel n’est qu’une mascarade,  et nous donne quelques recettes pour se mettre (très légèrement) à l’abri de l’effondrement général.
Une chose est sûre : le système est volontairement opaque, nous n’y comprenons rien, et rien n’est fait ou dit pour nous sortir de cette ignorance.
Se « taper »  deux heures de conférences me paraissait inhumain. En fait, non. On peut les visionner par séquence. On peut n’en voir qu’une, c’est déjà énorme. Moi-même qui n’y pige que pouic, ai suivi avec passion ce documentaire. J’en sais déjà beaucoup plus. Mais ce n’est pas tout : je vais suivre d’autres vidéos de ces deux économistes, elles fourmillent sur le web. Et comprendre pourquoi on est englué là-dedans, c’est déjà souffrir un peu moins.
La troisième partie est consacrée aux questions. Bon, on n’est pas obligé…

Le lien est ici. Il s’appelle :«L’État et les banques, les dessous d’un hold-up historique» par Myret Zaki et Etienne Chouard

Texte et desssin  © dominique cozette

Fessebouqueries #81

Avec la vague de froid, beaucoup ont préféré suivre les conseil du gouvernement : rester chez eux. D’où grosse production de posts (PG s’est surpassé). Plutôt indignés, vous semblez. Marre des politiqueux, vous le dites…
– EO : Le nom de ma crême hydratante, c’est plus un nom, c’est un programme politique…

 »Crême hydratante, sérénité, multi protectrice contre les agressions extérieures blablabla  » manque plus que « Le changement c’est maintenant » et je vais avoir l’impression de m’étaler François Hollande sur le visage.
– OVH : On entend beaucoup parler, ces derniers temps du travail d’une certaine Valérie Trierweiler. Déjà, le léchage de cul? La campagne est donc bien amorcée, pourvu que pour lui répondre on ne nous inflige pas les insipides oeuvres de Carla Bruni.
– EL : C’est l’année du Dragon, évitez les donjons.
– LC : Gag du jour dans le JDD: « Sans Le Pen, Sarkozy fait jeu égal avec Hollande ». Et pourquoi pas, « Sans personne Sarkozy passe au 1er tour » ?
– DC : Infos de 11 sur Inter : « La neige est arrivée sans faire de bruit »…
Etrange ! D’habitude, elle est accompagnée par un troupeau de gardes-champêtres et les tambours du Bronx. Là, rien…
– CS : Tente d’imaginer une loup phoque au regard chat fouine
– MB : Il faut être honnête : très souvent, un esprit sein, c’est dans un corset
– JFD : Mesdames, 
La chirurgie esthétique, c’est comme la peinture, faut jamais commencer. C’est quand vous aurez refait le salon que vous vous apercevrez que la chambre est dégueulasse.
– JPT : En solidarité avec mes amis de métropole, je passe chaque jour 3 minutes avec la tête dans le frigo. Après, je vais à la plage.
– MC : Plusieurs fois par jour, Facebook me suggère d’être amie avec mon ex-mari. Ils sponsorisent une Famille formidable, ou quoi ?
– SG : Je commence vraiment à m’inquiéter. Et si le réchauffement climatique n’avait jamais lieu ?
– EO : Hier, je me balladais trankilou quand un mec allongé par terre a commencé à gueuler « ouaiiiiiis les arabes et les noirs, tous des PD, la France aux françaiiiis » bon, j’ai pas fait gaffe j’ai pensé que c’était un gros clodo dégueulasse et à moitié taré, mais avec le recul je me demande si ce n’était pas Claude guéant…
– CV : Pour mon anniversaire, je voudrais que Guéant ferme sa gueule, de préférence pour toujours.
– ML souffre, paraît-il, de procrastination… Je regarderai la définition demain.
– EL : Est-ce normal qu’il fasse meilleur chez Picard que dehors ?!!
– DT : Les premiers effets de la rigueur se font ressentir avec le gel des lavoirs ….
– HAD : vu le nombre de couches de fringues que j’ai sur le dos..si je devais faire un 5 à7 il faudrait que je pose un jour de RTT..;en mode épluchure d’oignon!!!!
Pour les poses pipis je met un message d’attente!!mdr!!!
– PAG : Morano qui se fout du physique d’Eva Joly, c’est l’hôpital qui se fout de la charité
– TB : Zahia, « moue lascive et croupe bondissante », fait désormais dans la dentelle
– EL : Marine LE PEN évoque la « vague bleue marine ». Comme lorsque je tire la chasse d’eau de mes chiottes avec du Canard WC dedans….
– LB : Facebook banalise tout…Donc… à un de ces jours…Amitiés à tous et à toutes…NoMade, just a passenger…
– DC : 30 janvier Dictionnaire libéral Mesure courageuse. Se dit d’une mesure qui enfonce les classes moyennes et les plus démunis
Dire la vérité aux Français : leur faire avaler qu’ils n’ont pas d’autre choix que de payer pour ceux qui les ont déjà escroqués.
– DC : Hier Accusé de draguer les électeurs FN, Guéant confirme par un démenti.
– DR : Retour de Rome. Une semaine de glace et de pasta chianti. Le Vatican est une pétaudière. Le tribunal aux affaires financières sent le souffre. La villa Medicis sent le vide (expo méga naze). Le Maxxi (musée d’art con) sent l’arnaque. La télé italienne sent la honte et le silicone. Reste le Campo di fiori, mais bon…
– HPE : Soutien de Merkel à Sarkozy. Ça y est, l’UMP est enfin pour le vote des étrangers.
– PG : La vacuité du discours politique actuel c’est quelque chose !!!! on dirait des merdeux dans une cour de récré où les éternelles bandes s’affrontent en se provocant et après arguant du fait que c’est pas eux qui ont commencé…. Bientôt on va en être à des remarques du style: »D’abord c’est celui qui dit qui est nananèèèèèrre…. » Bientôt ils vont jouer aux billes pendant les interruptions de séances………. Pauvre de nous….. qu’est ce qu’on va en faire plus tard de ces connards…. je me dépêcherais de voter une loi pour l’euthanasie des personnages politiques inutiles…. C’est notre seule chance….
– PG :  Là j’ai fait un effort pour exprimer ce que je ressens…. ça me laisse sans voix…. et il en faut…..Ah si !!!! information majeure!!!! il va falloir au moins 40% de femmes dans les institutions politiques et tout et tout….. Putain là ils sont mal les mecs…. Parce que je ne sais pas si vous remarquez mais les gonzesses en politiques elles trinquent sec entre la morano, la royale, la dernière à qui on fait dire des choses qu’elle n’a pas vraiment dites, la dati sur qui fillon chie allègrement…. J’ai compris, les politiques ils ne font pas du recrutement de femmes,ils font du casting… ils cherchent les plus connes pour dire: »Vous voyez que les femmes en politique ça va pas, c’est pas fait pour ça une femme… » Mais là… 40% ils vont obligatoirement et il n’auront pas le choix, ils vont tomber sur des femmes normales, donc intelligentes et là j’espère qu’elles vont leur couper ce qui leur sert de couilles et le foutre dehors par la peau du cul…
– AR : j’éternue fort, d’accord, mais je m’évertue à prononcer clair ATTT-CHOU !!
– JPT : Lorsque j’entends Nicolas Dupont-Aignan affirmer : « Quand je serai président… », je cours jusqu’à ma glace et je me dis : « Quand je recevrai le Prix Nobel de littérature… »
– MC : Que la SPA, le WWF et Brigitte Bardot se rassurent: le mufle reste une espèce très protégée.
– PE : Cher banquier, 
j’ai la douleur de vous annoncer le décès de ma paie de février. Un regrettable et terrible accident de la consommation… L’enterrement aura lieu cet après-midi au cimetière du Grand Capital. Je compte sur votre présence. Ni Florins ni couronnes. Mais un don en euros serait très apprécié.
– JC : Je propose un référendum pour déterminer si les malades du cancer ne l’ont pas bien cherché et s’ils méritent vraiment les soins qui nous coutent la peau du cul
Je propose un référendum pour déterminer si les SDF ne sont pas responsables de la saleté de nos trottoirs et si l’on ne devrait pas les obliger à les nettoyer
Je propose un référendum pour déterminer si nicolas sarkozy ne devrait pas être investi des pleins pouvoirs et avoir le droit de vie ou de mort sur chacun de ses manants
– CA : Le suicide et les tentatives de suicide en augmentation chez les chômeurs… Pas possible ?! Je croyais qu’ils étaient tous vautrés sur leurs canapés devant leurs écrans plats !
– JPT : L’humour est en danger : selon certains observateurs, le Sarko Comedy Club pourrait fermer ses portes en mai prochain. Il dépend de nous qu’il puisse continuer à donner leur chance à de jeunes comiques politiques inconnus.
– PG : Ce soir c’est pas le soir de me faire chier avec vos états d’âme de parents avec leurs moutards de merde, de religion à la con que je conchie les unes après les autres, vos envies de soleil et marre du froid, des larmes pour ceux qui sont partis, ils sont partis et bien partis et ne reviendront pas…; les gonzesses modâsses avec leur chiffon sur le cul, je vous préviens, c’est pas le soir !!!!!
BONUS FÉE DU LOGIS :
– PG : J’ai trouvé un truc génial pour traquer les moutons sous le lit….. je jous avec Sushi, un petit baton avec un ruban, je suis d’un coté du lit, lui de l’autre, il fonce sous le lit je regarde soigneusement et le fais passer où il y a des loulous et quand c’est fini, je l’attrape et je lui passe la « brobrosse »… et lui est tout content, 10mn de jeu et un bon quart d’heure de calin avec la brosse et j’ai un dessous de lit impec’ sans avoir besoin de le bouger…. il vaut mieux avoir un chat à poils long… c’est plus efficace….

Merci de faire tourner ce blog auprès de vos ennemis, amis, parents, fournisseurs, clients, patrons et employés. Sans oublier vos pauvres…

Dessin © dominique cozette

La femme, ce poison !

C’est un vrai poison, ce bidule qu’on appelle la femme !  Pourquoi lui a t-on donné un cerveau ? Une bouche, un vagin, un utérus, deux bras costauds et voilà. Ça aurait suffi au bonheur de l’homme sot. Mais malgré tout ce qui a été tenté en occident, le cerveau de la femme s’est mis à produire ses idées (des idées !) notamment de parité. Et ça, ça fait mal aux testicules. Mais vraiment mal. Car comment expliquer qu’il y ait si peu de bidules qu’on appelle les femmes aux postes occupés légitimement par les hommes — ce sont les hommes qui les ont fabriqués, pute vierge, ces postes confortables, bien rémunérés, bien considérés, bien huilés, non ?
Alors comme ça, les bidules qu’on appelle les femmes veulent elles aussi leur part de « gâteau », comme si c’était du gâteau de diriger une entreprise, une administration, de présider un conseil, de donner une parole d’expert, d’animer des médias, de donner des ordres, de gérer son petit personnel etc… C’est comme si on leur disputait le droit à la grossesse !
Quand même,  faudrait quand même pas se les mettre à dos sinon quéquette blues. Donc, laissons passer une loi pour la parité. Oh, mais attention, pas pour tout suite, bordel de cul, la greffe ne prendrait pas, il faut faire ça au goutte à goutte. Car souvenez vous bien : le bidule qu’on appelle la femme, c’est du poison. Il faut se mithridatiser, en absorber chaque jour une petite dose pour que les organes ne s’endommagent pas. Petit à petit, dans un délai qui n’existe plus en politique (une éternité), en 2018, on aura introduit … 40% de bidules qu’on appelle des femmes parmi les hauts fonctionnaires.
– Heu… si je peux me permettre, dans des lois plus anciennes, on avait parlé de 50 %…
– Vous en êtes sûre, madame Chaussure ?
– Affirmatif, monsieur Bourpif !
– Ils ont dû faire une erreur, madame Vapeur !
– Non, non. D’ailleurs, je peux vous lire la définition du terme parité, monsieur Chospié !
– Gageons que la progression continuera par la suite, madame  Tagueule !
– Ça ne rime pas du tout, monsieur Bandemou ! Et cette loi, elle ne rime à rien non plus, monsieur Fégafatoncu !
Bref, les mamies ne lui disent pas merci, à cette loi dont elles n’ont que faire vu qu’en 2018, la parité elles ne sauront même plus ce que ça signifie car les hommes de leur âge, y en aura plus bézef !  Mais les autres bidules qu’on appelle des femmes, celles qui produisent encore des ovocytes, moi je serais que d’elles, je me dirais qu’ils se foutent de ma gueule. Car quand ça sert leurs intérêts, ils n’attendent pas la fin d’un quinquennat, plus un quinquennat, plus le début d’un autre pour agir ! (et se disent que d’ici là, centrales nucléaires, révolutions, réchauffement climatiques… y aura plus urgent à régler, madame Baisée).

texte et peinture © dominique cozette qui vous remercie de partager ce blog s’il vous semble que ça pourra intéresser vos ami(e)s…

 

Bretécher, une frustrée pas du tout fruste !

Il suffit de feuilleter ce superbe album très lourd pour s’en rendre compte : le talent de Claire Bretécher est extrêmement sophistiqué ! Ses BD en donnent un petit éventail. Mais qu’elle nous expose ses travaux personnels — des portraits —  et elle nous subjugue par sa technique et son regard.

Claire Bretécher peint, dessine, esquisse. Elle croque, elle saisit, elle peaufine. Elle fait de tout : crayon, encre, lavis, aquarelle, pastel, acrylique, huile, « gratouillis », monotype, tricot (trop fort), carrelage, fusain, bricolage, crayon de couleur. Et mix de tout ça. Et sur divers supports.

 

Ses modèles ? Son fils, ses nièces, des amies, des amis, sa grande copine Dominique Lavanant, les deux célèbres rousses, Régine Desforges et Sonia Rykiel. Et elle-même.


Des autoportraits où elle est loin de se mettre en valeur. Voilà d’ailleurs ce qu’elle dit de cette discipline : « On croit que l’autoportrait dénote un certain narcissisme. Faux. Ce serait plutôt la manifestation d’un ennui mortel. N’avoir que soi à se mettre sous le crayon est une punition. Imméritée en général. Heureusement, on constate souvent que le résultat n’est pas ressemblant, sauf accident. »

Dans un reportage passé à la télé il y a quelques années, on la voyait dans son atelier, une sorte de maison sur un toit plat à Place Blanche, havre de paix, en baver littéralement sur la confection de sa BD. Elle ne dessine absolument pas à main levée, elle peine, elle gomme, gomme gomme comme une forcenée, gratte, froisse, jette, recommence… Elle rame, donc, ce qu’on n’imagine pas venant d’une femme comme elle au style dilettante.

  Donc un très beau livre, surprenant car très varié comme j’essaie de vous le montrer dans ce blog. Les frustrés peuvent aller se rhabiller !

Il existe aussi un coffret collector numéroté avec une sérigraphie originale de l’artiste. J’ai raté la séance de signature, à l’automne, et tant mieux, j’ai horreur des séances de signature.

 

Claire Bretécher. Dessins et peintures. Editions le Chêne octobre 2011. 240 pages, 39,90 €. Imprimé en … Chine, pays de l’encre à dessiner…

Texte © dominique cozette

Ce livre était sur « la liste de mes envies ».

Et voilà, il est dévoré. Ce n’est pas faute d’avoir essayé de ralentir un peu, d’en garder la fin pour le lendemain, mais le lendemain devient vite la veille.
J’avais donc apprécié au-delà du raisonnable le premier opus de Grégoire Delacourt « l’écrivain de la famille » (mon article ici) paru l’an dernier, me disant qu’il allait falloir attendre un bail pour en savourer un autre — selon mon pessimisme optimiste — et toc ! me voilà avec le deuxième !
Ce qui est top, c’est que Grégoire Delacourt nous change de registre. Après avoir raconté son histoire de façon romancée, il fait dans la fiction totale en nous contant celle de Jocelyne, mercière à Arras, qui, poussée à jouer par des copines, gagne le gros lot. Puis décide de ne pas le claironner mais surtout de ne pas l’encaisser, de peur de perdre ses bonheurs tout simples. Je n’en dirai pas plus, l’auteur le raconte très bien.
Grégoire, que j’ai connu dans une autre vie, aime les gens de peu, les humbles, les simples et les gentils. Et puis le nord. Il nous introduit avec grâce dans la famille de Jocelyne, dans son couple, dans sa tête et ses rêves de jeunesse évaporés. Jocelyne qui, sans faire de philosophie, soupçonne qu’il y a plus à perdre qu’à gagner avec une telle somme. Jocelyne qui fait confiance aux autres, qui ne voit pas le mal, ou ne veut pas le voir, qui, sans être une sainte, aime bien rendre service. Elle tient d’ailleurs un blog sur les astuces, les trucs, les cent idées de la vie quotidienne via les travaux d’aiguilles. Elle pardonne assez facilement quand on lui fait des crasses mais attention, faut pas en remettre une couche ! C’est une pragmatique, pas une victime.
Bien sûr, c’est sentimental car Jocelyne est sentimentale. Elle lit et relit Belle du Seigneur tout en déplorant sa tragique issue. Et revient  sur le lieu d’un de ses bonheurs pour essayer, sans trop y croire mais on ne sait jamais, de le retrouver.
Et puis, grâce ou à cause de son gain, il y a la liste de ses envies, qu’elle refait de temps en temps, et qui nous met bien le nez dans l’incohérence de notre société bling-bling et autiste.
C’est un roman pas très épais, ça n’est pas une critique car tout est dit avec précision, acuité et sentiment.  C’est un roman suffisamment dense pour en faire un  film. Et pourquoi pas ?  Son premier livre a été couronné de plus d’une dizaine de prix. Et celui-ci « a déjà séduit les éditeurs du monde entier » comme c’est écrit sur le bandeau.
Bravo Grégoire ! Sans mettre la pression, j’attends le suivant…

Grégoire Delacourt « La liste de mes envies ». Editions JC Lattès. 2012. Imprimé développement durable. Presque 200 pages. 16 €.

Texte © dominique cozette

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