Une autre tranche de vie de Lionel Duroy dont « le chagrin » avait bouleversé les foules ET moi-même en 2010 et qui racontait la monstrueuse comédie familiale déjà narrée en d’autres termes dans « priez pour nous » (1990, lien du blog que j’ai écrit récemment ). Je ne sais pas s’il faut en avoir lu un des deux pour apprécier ce nouvel opus, « colères », paru l’été dernier, qui décrit et analyse le vie actuelle de sa famille recomposée en pleine décomposition. Je pense que c’est préférable.
Il est donc marié avec son deuxième amour, une femme douce et idéale de 15 ans sa cadette, rencontrée alors qu’il se faisait salement plaquer par la première, Agnès, mère de ses deux premiers enfants.
S’appliquant tous deux à recréer une « vraie » famille à l’abri de toutes les tempêtes, ils font deux filles (qui ne s’entendront jamais) et affrontent les problèmes à mesure qu’ils arrivent : la rupture cruelle du grand fils, camé, qui va faire payer lourdement à son père les blessures de son enfance, les conflits permanents entre les deux filles, leur futur départ du foyer mais aussi (et surtout peut-être) l’impossibilité de l’homme à prouver son amour total à celle qu’il aime d’un amour fou.
Ce livre n’est pas qu’un récit, c’est une sorte d’analyse que l’auteur s’efforce de faire entre les événements présents et ceux du passé, comme des ponts jetés entre tous les protagonistes de sa vie, l’explication presque génétique des comportements de chacun avec irrémédiable répétition de leurs erreurs, des tares qui sautent ou pas les générations, des défauts rédhibitoires dont il se croyait protégé pour les avoir autopsiées chez d’autres, notamment sa mère.
En somme, il pense que tout a une racine quelque part avec rejets ici et là et, impuissant à les contrôler, il met tout en oeuvre pour tenter de comprendre pourquoi il n’arrivera jamais à rien avec ceux qu’il aime le plus.
Oh la la, qu’elle est petite, cette fessebouquerie ! Qu’est-ce que vous fichez, nom d’un chien ! Ou alors c’est moi, je ne trouve plus les perles que vous jetez… Bon, je sauvegarde deux petits Moebius, quelques Villepinte même si ça paraît déjà loin et puis quelques saillies de printemps !
– JPCM : Tu as le droit d’avoir le Bluesberry
– OVH : There’s a new alien in paradise. RIP Moebius.
– PD : Alerte Choucroute : Bernadette Chirac sera au meeting de Sarkozy à Villepinte.
– ET : 1 meeting de Sarkozy= 3125000 millions de repas au resto du coeur
– ML : Avec Depardieu à Villepinte (nom prémonitoire), Borloo se décommande pour concurrence déloyale à la buvette.
– BP : Balladur dit que « ce n’est pas le moment de rêver ». Qu’il se rassure: aucun risque avec lui et ceux qui l’entourent!
– DP : Villepinte: Pourvu qu’Emmanuelle Seigner ne prenne pas la parole pour proposer à Fr.Hollande de monter sur scène…
– JPCM : Demain à Villepinte : Moix Macias Clavier Depardieu Barbelivien… #dreamteam
– SG : »Comment ça Obélix a pissé dans le fourgon !? Ben épongez mon vieux ! Et arrêtez de me déranger, c’est dimanche. » Claude Guéant
– CM : vient de voir sur Arte qu’en Islande, les hommes se réunissent au bistrot pour tricoter, le tricot étant considéré comme une activité « anti-morosité ». 🙂
– JPT : Ni Faudel, ni Gilbert Montagné, ni Mireille Matthieu, ni Jane Manson, ni Doc Gynéco n’étaient à Villepinte : quelle gifle ! C’est tout le monde de l’art qui tourne le dos à Sarkozy !
– OVH : Il existe un moment rare et à la fois très normal où votre enfant a définitivement coupé le cordon de son côté, moi j’en garde toujours un petit bout.
– SF : Ha! Enfin il fait beau et chaud, on peut ressortir les bouts de nichons.
– DC : Entre un fou et un mou, qu’est-ce qu’on fout ?
– FLM: Le film de Cloclo aurait dû s’appeler « Indouchable »…
En effet, la courtoisie qui fait partie de son titre — la ligne de courtoisie — c’est l’extrême obligeance d’un écrivain à faire court quand il n’ a rien à raconter. De faire court et stylé. L’exercice de Fargues est époustouflant. Certainement très agaçant pour d’autres qui peuvent allègrement critiquer son ampoulage et ses affèteries mais c’est drôle, tellement la caricature est forcée.
Je ne sais pas si ce bouquin est bon, je ne crois pas, franchement, mais il m’a bien distraite en ces temps où on se fout des torgnoles à travers la tronche, où on se bourre-pif de sondages croisés et où on s’injurie à longueur de chroniques, de twitts et de temps de parole.
Chez le beau Nicolas Fargues (ben oui, il est beau), on retrouve la vraie vie, c’est à dire la vie chiante et morne d’un écrivain solitaire au creux de sa vague, maniaque de la propreté, qui décide de s’installer (fuir) à Pondichéry quelques temps. Juste avant, il organise un dîner d’adieu pour ses proches qui n’en ont rien, mais rien, à foutre ! Son fils est le prototype de certains petits cons d’aujourd’hui, mou du canapé, lâche et fuyant. D’ailleurs, la lâcheté est une des seules choses transmises par le père qui ne veut jamais de vagues, qui se fait donc gentil avec tout le monde pour ne pas déplaire… Il y a la fiancée du fils, une pétasse à bustier et yorkshire, son frère — avec femme ethnique très douce — toujours aussi critique surla vie stupide que mène le héros, alors que lui, avec son job sûr … Sa fille, bof bof etc…
Le lendemain, même punition avec son éditeur, chaleureux au temps des succès. Quant à ses parents, des petits étriqués, naturellement. Banal, certes, mais les portraits sont super léchés, jusqu’à la bave.
Parti en Inde où il affronte l’adversité d’un endroit inconnu où il se fait avoir dans les grandes largeurs, il revient en trombe pour un problème de pension alimentaire qui promet de peser lourd sur son avenir d’auteur sans idées… C’est dans un bureau de poste qu’il ose enfin se rebeller … bref espoir d’une vie peut-être meilleure.
(La ligne de courtoisie est le trait tracé sur le sol pour se tenir en retrait devant certains guichets).
Allez, une petite récré bien méritée dans ce monde de brutes !
Hanoch Piven est illustrateur.Il réalise de super et hilarantes caricatures de gens célèbres à l’aide des tas de petits objets qui font référence à chacun d’eux. Par exemple, Ahmadinejad a un sabre en guise de nez, un fouet pour la barbe et un moulin à prière (enfin, ce genre) pour la bouche.
Comme il n’est pas chien, Hanoch, il nous explique que tout le monde peut faire comme lui, qu’il n’est absolument pas nécessaire de connaître une quelconque technique pour réussir à faire des portraits. Il nous le montre sur une vidéo sur son site. Et surtout, déroule une série de portraits étonnants dans son site. Il met aussi des apps pour iphone ou ipad à disposition pour ceux qui ont envie de s’y coller. Sans plus attendre, voyons un échantillon de son talent :
S’agirait-il de Sacha Baron Cohen mais oh! mon Dieu, avec quoi a t-il fait la moustache ? Et les yeux ???
Celui-ci avec ses missiles dans l’oeil, m’est avis qu’il n’est pas très gentil. On s’en fout, il est mort. Mort ? Oui, c’est son fils, maintenant…
Le Capital et l’Inconscient. Non, je ne parle pas des candidats à la présidentielle…
Oui, ben lui, je ne donne pas cher de sa peau à Darwin si les néocons amerlocks anti-Obama infligent aux petites têtes blondes, brunes et crêpues leur crétine théorie créationniste…
Vous pouvez trouver une foultitude d’autres portraits et caricatures d’artistes variés dans Illustration Now ! Portraits, chez Taschen, 2011. 418 pages.
Vous avez bien glosé, cette semaine, chers amis. Principaux sujets : la halle rayon boucherie, la journée de la femme dont notre « modeste » épouse de, et le candidat NS, ses deux mentons et son mannekenpis dans-les-avions…
– JPT : La Russie a vraiment un problème avec l’alcool : même les urnes sont bourrées.
– AR : on n’a jamais tant pris les gens au mot que depuis qu’ils ne veulent plus rien dire
– JPT : Pourquoi il est pas à Homs, BHL ?… Ah oui, c’est vrai, c’est dangereux !
– Didier Porte : Marine Le Pen à Marseille: Plus que jamais on peut parler d’une cité phocéenne résolument sceptique…(putain, elle vient de loin celle-là!)
– DT : Si je commande de la viande Hallal par internet, lors de la livraison, devrais-je payer les frais de porc?
– JC : Si on donne le droit de vote aux étrangers, ils imposeront l’allaitement de vos enfants au lait de chamelle
– CK : Les pizzicati et les choeurs qui font des AH-AH-Ah AAAAA à outrance sur fond de grosses caisses « qui-donne-l’impression-que-c’est-beau-et-poignant-parce-que-ça-te-prend-aux-tripes-coco-et-qu’on-te-vend-des-montres-au-passage », ben moi, ça me saoûle.
– SG : Mais arrêtez de poster à la fin ! Laissez-moi travailler !!!
– DC : Autour d’une centaine de Blancs plus ou moins flasques, s’affairent une nuée de Non Blancs qui leur servent à boire et à manger, nettoient leurs chambres, récurent leurs toilettes, vident leurs déchets. Un immense buffet persuade l’homme blanc qu’il ne va pas mourir tout de suite, même si les temps s’annoncent difficiles. Club Med Sinai Bay. Février
– JPT : Je vois sur Facebook qui gens qui disent tout platement : « Bonjour à tous ! » et qui récoltent une douzaine de commentaires et une trentaine de J’aime. Alors bon, je vais tenter ma chance : « Bonjour à tous ! » Si ça ne marche pas, j’essaierai les chatons.
– PE : Après Bayonne avant-hier, Bruxelles hier, Bordeaux aujourd’hui, et demain Villepinte, il enchaine les spectacles et ce, jusqu’à début mai. Il passera sans doute près de chez, et si vous avez la chance de faire partie du peuple – mais de ne pas manger à la cantine, une place au premier rang vous sera très certainement offerte par son staff . Alors, vous aussi, ne ratez pas la Grande Tournée d’Adieux de Nicolas Sarkozy!
– MLD : Pujadas, Franz-Olivier Giesbert, Sarkozy. Ce soir, la droite parle entre elle.
– JPT : Le halal pour Fillon, l’hallali pour Sarkozy.
– AB : On vote pour le prochain président de la république ou pour le chef du rayon boucherie de chez Leclerc? (Sarah K.)
– MC : Et à la télé, Florent Namias, fils de Robert, demande à Nicolas Sarkozy, père de Jean, s’il ne regrette pas sa tentative de nomination à la tête de l’Ehpad.
– CKD : finalement, avec l’ampleur de l’évolution des médias, je trouve que l’élection au suffrage universel ressemble de plus en plus à une star academy géante…
– DC : Je me sens très nous-sommes-des-gens-modestes aujourd’hui. J’espère que je ne vais pas tomber dans la précarité
– EL : La journée internationale de la femme ? Moi ça me fait nichon ni froid.
– DE : après, c’est la journée du panda
– AB : J’ai mal lu, j’ai cru que c’était la journée de la flemme. Pffff…fausse joie.
– SG : Il paraît que les hommes font en moyenne 20% du ménage. Moi j’en fais au moins 40% – mais c’est vrai que je vis seul.
– CW : Il aura fallu des décennies et des larmes dans les temps les plus récents pour sortir des étroitesses et des obscurantismes (revoyons les débats à l’Assemblée lors des lois Neuwirth et Simone Weil, retraçons l’évolution de la société française depuis les années 60…). On pensait pouvoir sourire « ouf ! on avance ! » et puis non, la remise en question est permanente. La TENTATION DU RECUL, quelle qu’en soit son origine (religion, rites, calculs économiques ou basse cuisine politique) n’a jamais été aussi aigue…. gros malaise…
– LF : BONNE FETE A TOUTES LES FEMMES. QUI SONT PLUS OUVERTES, PLUS COURAGEUSES, PLUS PAISIBLES, PLUS DETERMINEES…. QUE TOUS CES PUTAINS D’HOMMES!
– DC : Jean Sarkozy enfin bac + 3 à 26 ans ! Le Figaro annonce qu’il est major de sa promo. Ne voulait-il pas dire senior ? Y en a même qui disent que Hollande, au même âge, sortait 7ème de l’ENA. Mais enfin, tout le monde ne peut avoir avoir le talent d’une fraise des bois…
– SG : Quand j’entends la Marseillaise après un discours de Sarkozy, les paroles me font peur.
– JMC : Hier, c’était l’Année de la Femme….Comme le temps passe !
– JPT : Si Sarko est battu et quitte la vie politique, qu’adviendra-t-il de Nadine Morano ? J’appréhende un abandon sur une aire d’autoroute, voire une piqûre chez le véto.
– OVH : Je viens de sortir de l’hôpital où j’ai subi deux interventions en deux jours. Avant la sortie, le chirurgien me débriefe devant mon mari : « Ne passez pas tout de suite l’aspirateur et ne faites pas d’effort, et puis ne portez pas de choses lourdes… » Mon mari : « Bon, ben je vais porter ta valise… »
– JC : Bientôt on pourra voir Carla Brutie pousser le caddie dans les travées de Auchan ou Lidl Un tel mépris des gueux, ça ne mérite que la louison
– SG : Oh, comme je suis impatient d’être déçu par François Hollande. La déception, quel doux sentiment, quel bonheur, quel confort de pensée par rapport à ce que j’éprouve envers l’usurpateur.
– CV a appris que Carla Bruni devrait revenir sur scène si Sarkozy n’est pas réélu. C’est du chantage, ça, non ?
– CV : Mais non, voyons, Jean-Paul Guerlain n’est pas raciste !!! La preuve, le dernier parfum Guerlain s’appelle La Petite Robe Noire, pas La Petite Robe Nègre !
– JC : Depardieu au meeting du nain à Villepinte. L’organisation a prévu un foudre de beaujolpif et des bouteilles en plastique savamment disposées dans tous les coins de la salle afin de faciliter les mictions impromptues de l’impétrant
– YL : Les frères Bogdanoff sont probablement nés quelque part entre Tchernobyl et Menton.
– KB : Maintenant que les Bogdanoff soutiennent N.Sarkozy, il pourra dire « nous mentons »
– TS : Les Bogdanoff voteront Sarkozy car ce dernier leur a promis en échange la mairie de Menton.
– S : Les Bogdanoff vont soutenir Nicolas Sarkozy: le botox rejoint l’intox.
Voilà un président qui connaît bien nos préoccupations ! Dont la première est la viande halal*. Ben, oui, s’il le dit, c’est que c’est vrai, c’est pas un menteur, ni un bonimenteur, notre fier président ! Pour paraphraser sa fabuleuse épouse, je ne m’y connais pas tellement mais franchement, je trouve qu’il fait tout bien.
Donc, on va enfin pouvoir aborder ce tabou avec courage : la viande halal. Ne laissons pas l’horrible FN récupérer cet enjeu. Il y a assez de sujets dont on n’a rien à glander !
Le chômage, par exemple, c’est sûr, on s’en tape. Le pouvoir d’achat, on s’en bat l’oeil, les flancs et même autre chose. La santé, l’éducation, on s’en contrefout mais à un point ma pauv’ dame ! La dette publique, on s’en tamponne le coquillard jusqu’au sang…! La lutte contre la précarité ou la délinquance, on s’en soucie comme de Colin-Tampon, de notre première Pampers et de l’an 40 réunis, c’est rien de le dire ! Quant à la sauvegarde des services publics ou les problèmes de l’environnement, ça nous en touche une sans faire bouger l’autre comme l’énonçait élégamment le prédécesseur du président sortant presque sorti. Ne parlons pas du nucléaire, peu nous chaut ce petit sujet sans aucune espèce d’importance.
En revanche, la bidoche halal, ça c’est du sujet ! De la balle ! Quelle belle thématique ! Quels beaux débats en perspective ! Quelle belle campagne présidentielle finalement ! Quel courage d’affronter ce fondamental ! Sans ce coup de gueule sur l’halal , c’était l’hallali sur tous vos espoirs, mister president ! Ouf, on l’a échappé belle ! Et je vais vous dire, chers lecteurs : subitement, je me sens fière d’être française…
*Poursuivant sa stratégie de la surenchère à droite, M. Sarkozy a tenu des propos étonnants, lundi 5 mars, lors de son déplacement à Saint-Quentin, dans l’Aisne : « Le premier sujet de préoccupation [et] de discussion des Français, je parle sous votre contrôle, c’est cette question de la viande halal. » (lemonde.fr du 6/3, entre autres)
C’est pas moi qui le dis, c’est Yves Paccalet dans un petit poche qui a obtenu le prix du pamphlet 2006 (oui, c’est déjà vieux, on n’y parle donc pas de Fukushima ou autres horreurs).
Ce monsieur, philosophe et naturaliste a partagé dès 72 l’Odyssée sous-marine de Cousteau. Question terre, mers, peuplades, il en connaît un rayon. Pendant des décennies : espoir, foi en l’homme, aveuglement, naïveté. Mais là, c’est trop. La coupe est pleine. Il est tellement désolé de constater les tortures que l’humanité s’inflige et qui la condamnent à court terme, tellement désespéré de lister la destruction de la nature qui signe la nôtre, qu’il a édité ce petit chef d’oeuvre d’humour noir, hélas véridique, pour stigmatiser tout, pratiquement, ce qu’on fait de pire à la faune, la flore, et nous-mêmes. Il fait l’inventaire de toutes les saloperies d’armes qu’on a inventées, de virus qu’on a propagés, de saletés de maladies qu’on a créées, de mille trucs qui tuent vite ou lentement, qui s’insinuent partout, qui détruisent tout.
Et pas que ça. Il fustige le succès grandissant des valeurs toxiques telles que la possession, la domination, la violence pour l’être et l’avoir, les utopies qui déraillent, les « sous-couvert » de science ou de démocratie, de bien-être et de bonheur, la course effrénée à la croissance avec l’épuisement des énergies fossiles, les voracités sur la nature, l’eau, les ressources. Et puis les intolérances de tout poil. Et encore la monstruosité de ce nombre d’habitants que la terre doit porter, qui ne cesse de croître. Bientôt 7 milliards. 8 milliards en 2025.
Comme il le dit : l’homme, animal à deux pieds sans plumes (Platon), est le cancer de la terre.
Il décrit, à la fin du livre, treize bonnes raisons de mourir : c’est pas joyeux.
Et il nous file un remède, pour que ralentisse ce gâchis : manger nos bébés. Ce qui était déjà « une modeste proposition… » de Jonathan Swift.
Pourquoi lire ça et s’infliger une telle misère, me demanderez-vous avec raison ? Pourquoi pas ? Tout est dit en concentré, c’est d’une érudition rare et sans baratin, c’est vif et acéré, c’est essoufflant, ça donne à réfléchir et ne prête pas à rire, pour paraphraser Miss Tic, ça ouvre les yeux pour mieux nous les fermer… Ça nous dit peut-être de devenir raisonnables, d’essayer en tout cas. Ou sinon, de continuer à déconner, se gaver, s’en mettre jusque là et tant pis pour nos petits survivants qui se retrouveront un jour comme dans « la route », ce sombre roman d’errance apocalyptique… Vous ne direz pas que je ne vous ai pas prévenu(e) ?
Bon, allez, il nous reste quelques bonnes années, savourons ensemble une p’tite vodka Poutine avant que d’engloutir un sushi hallal radio-actif !
Yves Paccalet. L’humanité disparaîtra, bon débarras. 2006. Arthaud ou J’ai lu. 192 p. 4,80 €
Je ne résiste pas à partager cet article de Philippe Torréton qui commente avec une belle sagacité la glissade du petit candidat sur une tranche de jambon.
« Un petit déplacement dans le sud ouest de la France tout en bas à gauche sur la carte géographique, au pays basque, à Bayonne, et patatras notre Président s’effondre comme ces caïds qui s’écroulent lorsque le vent tourne et que la garde rapprochée n’est plus si proche.
Le maire de Bayonne avait déconseillé au Président ce déplacement, il connaît son pays, ici ça chauffe facilement, ce n’est pas Paris où tout le monde dîne avec tout le monde, où tout le monde reçoit tout le monde, où tout le monde tutoie tout le monde, ici on s’en fout, on n’espère pas une direction de théâtre, une émission à la rentrée, une sortie de placard audiovisuel, la direction du service politique de TF1, la présidence de Veolia, le départ d’Anne Lauvergeon d’AREVA, l’interview exclusive de Carla Bruni, la mairie du 7e arrondissement de Paris. Ici on attend rien pour soi mais on espère beaucoup pour tout le monde.
Ici on est basque, d’abord, et on est loin, et ici, que l’on soit content ou pas content on le dit de la même façon, c’est à dire debout ensemble et dans les rues. Parce qu’ici, le maire donne les clefs de la ville pour que vive la fête pendant plusieurs jours. Pour faire court ici ce n’est pas le plateau du journal de vingt heure de TF1 ni celui de France2 ni une interview en terrasse avec David Pujadas ni un tête à tête avec Yves Calvi et Jean Pierre Pernaut; ici, on ne sélectionne pas les gens qui vont vous entourer pendant vos fausses conversations avec le monsieur ou la madame « Francequiselèvetôt », ici on ne choisit les gens en fonction de leur tailles pour ne pas montrer que le Président n’est pas bien grand, ici on ne vire pas un Préfet de la République parce qu’il a osé laissé libre des gens en colères criant leur rage sur le cortège présidentiel, ici on ne mobilise pas d’office et sans demander la permission aux parents les enfants des écoles afin de brandir des drapeaux lorsqu’on leur en donnera l’ordre devant le Président en visite, ici on ne fait pas un assemblage d’ouvriers pour créer une petite foule compacte autour du Président car le personnel de l’usine en question ne voulait pas être instrumentalisé, ici on tient pas à l’écart le personnel d’un hôpital en colère par une double rangée de CRS, ici on ne recrute pas des figurants pour faire nombre sur un chantier, ici c’est la France non épurée Monsieur le Président. A Bayonne c’est la France libre de votre service de communication.
Vous n’êtes pas tombé dans un guet-apens Monsieur le Président, vous vous êtes heurté à la France qui souffre et qui a l’outrecuidance de vous le faire savoir.
On ne peut pas pendant au moins cinq ans prendre des airs d’évidences, jouer des épaules pour affirmer un volontarisme sans prudence, ridiculiser les propos et les idées de vos adversaires, tout réduire en « pour ou contre », « noir ou blanc », « bien ou mal », « victime ou agresseur » et afficher un tel bilan après, on ne peut pas Monsieur le Président se poser en sauveur en permanence et ne sauver personne ou si peu, les Français ne veulent pas de coups de téléphone dans l’urgence à Lakshmi Mittal, d’un autre de Xavier Bertrand à ce PDG pour lui dire que ce qu’il fait n’est pas bien, de marchandages avec les copains plein aux as pour mettre de l’argent dans tel ou tel usine en difficultés, les français n’ont pas besoin de Zorro-bricolo, mais de lois protectrice du travail et de la dignité du travailleurs, les français ne veulent pas de cette politique du coup par coup en fonction des sondages et des échéances législatives, les français n’ont pas besoin d’un « parrain » mais d’un Président monsieur le Président.
Je crains que d’autres villes ne soient tentées de vous le faire savoir et d’ailleurs je lance un appel pour créer une sorte d’Intervilles politique qui consistera à ce que cette France non épurée malgré ces cinq années de sarkozysme, s’exprime comme elle le souhaite sur le passage du Président Candidat.
Pour l’instant Bayonne a frappé un grand coup, qui relèvera le défi ? »
Petite cueillette cette semaine, vacances, ou petite absence de ma part ou toujours les mêmes actus pas très baisantes comme on dit en Vendée ?
– GG : Pour réussir en politique il suffit d’avoir un bon entregent. C’est ce qui a fait défaut à DSK qui lui a tout misé sur l’entrejambe. C’est une erreur politique.
– MC : Vient d’acheter des aliments dont la date de péremption coïncide avec celle du gouvernement actuel. Sans doute un signe.
– JPCM : Pour l’abattage traditionnel de Marine Le Pen
– SM : Ah c est bon !!!! Comme quoi on peut faire » un gars et une fille « … Faire du « SAV » Et avoir et César et Oscar …. Jouer quoi ! Ça recadre ceux qui snobent les acteurs qui font rire en pensant que ce ne sont pas des acteurs ….
– CV : Dans la série : « Les Bons Conseils de Clio », ce soir, Clio vous déconseille de vous frotter les yeux après avoir mangé des cacahuètes au wasabi.
– Didier Porte : Bravo François! 10 heures passées au cul des vaches, voilà ce qui s’appelle soigner les préliminaires…
– JPT : Tant qu’à proposer une nouvelle loi sur le génocide arménien, et si on incluait le génocide rwandais ? Au moins, là, la France aurait quelque chose à raconter…
– AG : Si j’étais le petit Nicolas je mettrais mes actes en adéquation avec mes idées et je proposerais un référendum sur l’augmentation ou la diminution de la fiscalité des très riches et des sociétés du CAC 40 (et autres!) qui travaillent pour l’Etat et rémunèrent exagérément leurs patrons….
– MLD : Entre un électeur fn et un électeur ump, il n’y a plus que l’épaisseur d’une capote percée
– CV : Le rêve que j’ai fait cette nuit vient de me faire gagner l’Oscar de la mégalomanie, et évidemment personne n’en parle dans les médias…
– CR : c’est le moment ou jamais d’offrir une croisière Costa a votre belle mère …………….jamais 2 sans 3 ;
– OVH : Le coût de la vie augmente. Je le vois à certains petits détails. Mon restaurant chinois de proximité, qui servait son cocktail maison en l’agrémentant d’un kumquat et d’un ltchee, ne le sert plus qu’avec un lytchee.
– MC : C’est marrant tous ces parents qui trouvent que les conditions d’accueil dans les lycées publics sont inacceptables pour leurs enfants (violence, effectifs, racket etc) mais qui les trouvent tout à fait normales pour ces feignasses de profs qui se la coulent douce.
– EL : Mon passage préféré dans the artist, c’est quand il dit :
– JC : Ah bon ? Parce que Prost, Loebb, Tsonga, Henry, Gasquet, Ribery vont partir ? Mais il y a bien longtemps qu’ils sont partis, pov’con
– JPT : Si les journalistes de la télé faisaient preuve envers tous les candidats de la même absence de complaisance et de la même pugnacité qu’envers Marine Le Pen, on s’intéressait plus volontiers à cette campagne.
– JPT : Je suis tellement désorienté en ce moment que je pourrais voter Bayrou si quelqu’un ne vient pas à mon secours !
– JPT : Je suis d’accord avec Sarkozy : des gens qui le huent dans la rue ne peuvent être que des voyous stipendiés par le PS ! Sinon, ce serait quoi l’explication ?
– HPE : François Filon déclare ‘les sondages sont une chose, le peuple qui a pris la Bastille en est une autre’. On lui dit qu’ à l’époque l’objectif était plutôt de virer l’équipe en place ou on le laisse être ridicule ?
– JPT : Je suis tellement dégoûté par cette campagne que, hier soir, j’ai fait une connerie. J’ai voulu en finir avec la vie : j’ai avalé d’une traite tout le programme de Nicolas Dupont-Aignan. Ma voisine m’a entendu râler, elle a appelé les pompiers, on m’a conduit à l’hôpital de Saint-Pierre où l’on a dû me faire un lavage de cerveau. Tout à l’heure, le docteur m’a dit que je ne récupèrerai qu’un tiers de mes capacités intellectuelles. Autrement dit, je suis condamné à ne pouvoir lire que mes propres livres jusqu’à ma mort. Putain de campagne !
– JPT : Costa Croisières plus fort que le Tac O Tac : tu peux gagner au grattage, au tirage et au naufrage !