Les Fessebouqueries #287

Pour les réseaux socio(pathes), une semaine morte est une semaine sans morts. Ce qui n’est pas le cas car la semaine qui s’achève compte à son actif Gattaz, Copé, Sarkozy… ah non, merde, j’ai bugué. C’est pas que je souhaite leur décomposition imminente mais juste leur disparition irréversible du PAF (le chien). Reprenons : cette semaine, le piapiatage sur la déchéance de la nationalité a laissé place à celui sur le port de la kippa et la chute de neige ou — quoi encore — faut-il raser les hommes publics ? De joyeux débats en perspective pour nos petites marionnettes qu’elles soient vibrionnantes ou lénifiantes.

– DS : J’ai bien recompté et en fait, avec toutes les vies qu’il a eues, David Bowie est mort à l’âge de 207 ans.
– DC : La Grande Faucheuse avait probablement envie de se faire un Bo…mec. Quelle salope !
– OM : Quelqu’un a Delahousse à raser pour Laurent ?
– OK : Copé revient en même temps que la gastro. Coïncidence ?
– OM : « Agression antisémite à Marseille: il est conseillé d’enlever la kippa quelques jours » Ouf c’est plus simple que de se remettre un prépuce !
– NP : C’est quand même plus simple de demander aux juifs de ne pas avoir de kippa que de demander aux antisémites d’avoir un cerveau.
– RR : Ce matin je sors en kippa, crucifix, main de Fatma et mini-jupe. Je compte provoquer un choc émotionnel fatal chez tous les intégristes.
– RG : Sarkozy part à la « reconquête des Français ». Première étape: Abu Dhabi. Logique.
– EM : Un bug empêche actuellement les célébrités d’atteindre 70 ans, merci de rester à 69 ans en attendant le passage des techniciens.
– OK : Ciotti, l’histoire d’un chauve obsédé par ses racines.
– OM :  Les femmes et les juifs sont priés d’attendre quelques siècles que ça se calme. Rien de grave c’est juste culturel.
– JB : – Allo m’sieur Zuckerberg ? On a un problème aujourd’hui, on n’a pas de célébrités mortes sur le marché… On fait quoi ?
- Ah merde. Bon sang… LÂCHEZ DES GIF DE PANDAS, BORDEL ! VITE !
– FR : Tout ne va pas si mal : la France est le deuxième exportateur d’armes de guerre.
– LW : Parmi les clients de la France sur le marché des armes on compte de grandes démocraties telles que l’Egypte, l’Arabie Saoudite, le Qatar…
– OM : JE SUIS DAVID BOWIE (enfin pour être plus précis je suis défoncé à la coke et j’essaye les fringues de ma grand-mère)
– DJ : Tu es au chômage? Non, je m’adapte à la mondialisation. #Pierre Gattaz
– AS : Il faut vraiment qu’on réfléchisse au monde qu’on laissera à Michel Drucker.
– JS : « Amanda Lear : « sans Bowie je ne serais pas devenue chanteuse » » Bon, ce type ne pouvait pas être parfait, non plus, hein.
– HDD : Incroyable le nombre de musulmans qui refusent de porter la kippa. Ces gens-là ne veulent pas s’intégrer.
– FR : Dépistage du cannabis au volant et à l’école, toujours pas de logiciel de dépistage du mensonge chez les politiciens. 2 poids 2 mesures
– OK : Sarkozy à Abu Dhabi : pognon akbar
– JS : Le slogan officiel de l’année 2016 dévoilé : « Nous allons vous faire regretter 2015 »
– PS : Il neige à Malte aussi. Vous connaissez sans doute le flocon maltais.
– JM : Non mais ça va, arrêtez de dire que c’est un début d’année de merde !! Je vous rappelle que Jean-François Copé est de retour !!
– MM : Avalanche aux 2 Alpes, une marmotte témoigne: « c’était une avalanche normale, sans histoires, jamais je ne l’aurais cru capable de faire ça »
– JM : Chute de Renault à la bourse. Nadine Morano trouve ça étonnant vu qu’il a annoncé la semaine dernière qu’il ne buvait plus depuis 6 mois.
– DC : Il est né. Il est René. Il est mort. Pas de remords. Que des regrets pour la reDion. RIP.
– JV : Bon, le René est décédé…
MAIS il y a une super bonne nouvelle qui se profile !
 Rupert Murdoch (84 ans) va épouser Jerry Hall, l’ex-femme de Mick Jagger… !! 
Elle est pas belle la vie ?
– OM : Quitter Céline Dion pour rejoindre David Bowie… C’était pas la moitié d’un con ce René Angélil.
– AD : Créer une émission tv. L’appeler : « Un jour, une nécro ». Faire fortune en 2016.
– FIA : « il faut réduire la peur d’un patron qui peut se retrouver avec un salarié aux Prud-hommes » (Gattaz) Il faut retirer les cornes de la gazelle, le lion pourrait se blesser.
– JM : Y’a tellement de monde devant les portes du Paradis en ce moment que tu te demandes s’ils y vendent pas l’Iphone 8.

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Et les blessés ? Bof, les blessés…

La gueule arrachée, Philippe Lançon fait partie des rescapé de la tuerie de Charlie Hebdo. Chaque semaine, il continue à écrire dans Charlie, oh pas pour se faire plaindre. N’empêche, en suivant la lente reconstruction de son visage et de sa mâchoire en charpie, il nous donne à voir ce que les rescapés d’attentats endurent pendant de longs moi et souvent de longues années. Un sacré chemin de croix. Et vous savez quoi ? Rien n’a été prévu pour eux dans la « joyeuse » foire aux commémorations diverses. Il le dit dans son dernier article, il dit ça pour montrer comment lui et les autres, ces gens-là, les blessés, les rescapés, les survivants, ni morts ni vivants donc coupables de quelque chose, ont disparu de la mémoire collective, des listings, des gens intéressants, broyés une deuxième fois, méprisés, humiliés car, pour ceux qui l’auraient désiré, ils auraient été obligés de réclamer une petite part de survivance, une modeste présence. Ah, merde, revoilà les pleureurs, les quémandeurs !
Lançon est sobre, il n’a pas mis de colère dans son article, c’est moi qui le fais. Hier, dans C à vous, le seul blessé du stade de France (où il y a eu un mort), gravement blessé, regrette amèrement cet oubli « on est traités comme des chiens », dit-il les larmes aux yeux, comme si on n’existait plus. On ne lui a rien proposé à lui non plus. On les oublie, on les traite avec désinvolture, c’est d’une violence inouïe.
Lui, Philippe Lançon, qui passe le plus clair de son temps à l’hosto pour des greffes, des transplantations, des opérations de ravalement et de restauration, n’aurait pas eu envie d’aller commémorer le 7 janvier.
Mais on ne lui a rien demandé, on ne l’a invité nulle part, il n’a donc rien refusé. Il n’a pas envie d’en parler encore et encore, il a besoin de calme, de tranquillité et de jolies choses. Alors, avec son frangin et deux potes, il est allé à Trouville manger des moules, boire du vin et du champagne, sentir le vent ensoleillé de la plage, à côté d’une affiche de Savignac  pour un festival de l’humour où il était écrit « ils sont tous venus. On ne les oubliera pas ». Ça l’a beaucoup fait rire, affirme t-il, entre deux bouchées de tarte aux pommes qu’il peut enfin manger.
Ce très bel article n’est pas en ligne, alors lisez-le dans le Charlie de cette semaine.

Deux personnes dont les filles sont mortes le 13 novembre, ont créé une association, 13 novembre: fraternité et vérité (lien article du Monde ici) pour toutes les victimes des attentats, qu’elles soient blessées, proches, oubliées…

texte © dominique cozette. Affiche © Savignac

 

 

Pour la peau de Dimitri Tsykalov

Skin est le titre de l’impressionnante exposition du plasticien russe Dimitri Tsykalov à la très belle galerie rabouan moussion.

Skin comme les peaux de bêtes collectionnées par les chasseurs de fauves.

Car c’en sont, des peaux de bêtes. De lourdes peaux en bois massif issu du démontage des caisses d’armes et de munitions que nous, comme les autres puissances mondiales, charrions d’un continent à l’autre, d’une guerre à l’autre, d’une chasse à l’autre au gré de notre terrible propension à détruire. A tirer sur tout ce qui bouge. Des caisses en provenance du monde entier — Allemagne, France, Angleterre, Russie, Etats-Unis, Chine, etc. —, de toutes les couleurs, où les calibres, les composés de TNT, la chimie des explosifs s’écrivent dans tous les alphabets.

Le propos de l’artiste est  d’exorciser les carnages massifs dont l’homme est l’organisateur. Une exposition antérieure montrait des sculptures guerrières, armes et engins d’attaque à base de chair, de viande quoi. Et quand on abhorre les tueries, on est généralement sensible à ce que la nature nous offre et au mal qu’on lui fait. En ce sens, l’artiste a réalisé aussi d’éphémères œuvres, des vanités, à base des fruits de la terre, végétaux, fruits, légumes, conservées en l’état de photographies.

On peut parler aussi de son idée de l’argent dont il détricote les ficelles dans une collection déjantée de cartes de crédit géantes en … tricot. De celle où il fait feu de tout bois avec ses installations et ses vêtements en  bois justement. Mais le mieux n’est-il pas d’aller s’en prendre plein les mirettes à la galerie ou, pour ceux qui ne peuvent pas, de rendre visite à son site ici aux pharamineuses inspirations ?

Pour finir, une immense planisphère en relief —  toujours avec les fameuses caisses d’armes et munitions —  qui nous met en présence de cet intense trafic mondial d’engins de destruction qui circulent, se croisent, se posent, se volent, et continuent de se vendre en dépit de tout bon sens…

Skin de Dimitri Tsykalov à la galerie rabouan mousson lien  ici (les photos y sont beaucoup plus belles que sur ce blog). Vite ! C’est jusqu’à samedi 16 janvier 16. 11 rue Pastourelle, 75003 Paris.

Texte et photos © dominique cozette

 

Les Fessebouqueries #286

La Grande Faucheuse est à l’œuvre comme si elle voulait soustraire à tous les fous le monopole de la mort genre hé ho faudrait pas non plus se croire tout permis avec vos hachoirs et vos ceintures de pacotille en solde dès ce début d’année ! Mais l’amor, c’est aussi ce grand plateau d’hommages avec fautes gravées dans le marbre de notre oubly. Bref, ça pleure à tous les étages et je ne parierais pas sur l’arrêt immédiat des hostilités, hélas, bien que je le souhaite en ces temps où tous les vœux sont permis. Tchin.
– OVH : Avec toutes ces luttes entre sunnites et chiites, je ne sais plus où je wahabite.
– RR : Mon chat ronfle, fait pipi à côté de sa litière et fait des câlins quand il a faim. J’attends le moment où il fera traîner ses chaussettes.
– OVH : Le prénom Michel sent décidément le sapin.
– RR : Pour les jeunes, Delpech était le chantre (cherchez dans le dico) du flirt (demandez à mémé) dans le Loir et Cher (un bled).
– JB : L’erreur sur le nom de Wolinski, gravé dans la plaque de marbre en hommage à l’équipe de Charlie Hebdo, ça ne serait jamais arrivé sous Sarkozi.
– DT : D’après les dernières informations il n’y aurait pas plus de bombes H que de bombasses en Corée du Nord.
– OVH : Breaking News : Michel Delpech est passé hier chez Drucker, ce qui confirme indubitablement qu’il est mort.
– OM : Si ça se trouve le Festival d’Angoulême n’est pas sexiste, il ne veut juste pas déranger les dessinatrices pendant les soldes…
– DJ : Présidente du comité des droits de l’homme de l’Onu, l’Arabie Saoudite a du boulot avec l’Arabie Saoudite qui vient d’exécuter 47 condamnés.
– SN : 1er jour des soldes en Arabie Saoudite : une tête coupée, une tête offerte.
– ZJ : Twitter s’apprêterait à convertir ses 140 caractères en anciens francs.
– OM : Cette histoire de discrimination au Festival d’Angoulême m’aura permis d’entendre : « Fleur Pellerin a fait savoir qu’elle soutenait Sattouf »
– MC : La plaque commémorative de Pierre Bouleyz est en cours de fabrication.
– NP : C’est quand même dingue de faire autant de boulettes pour un gouvernement qui est contre la légalisation du cannabis.
– HDD : Moi Président je graverai personnellement les plaques commémoratives
– DM : Franchement la faute sur la plaque commémorative on s’en fout un peu, l’info du jour c’est quand même la nomination de Sidane à Madrid.
– JB : Quand je me rends compte dans la rue que j’ai oublié mon Iphone chez moi, je marche en regardant la paume de ma main pour paraître normal.
– CC : Résumé politique des 2 derniers jours (encore bravo à tous) : – la barbe de Macron – le botox de Dati – le « i » de Wolinski
– ZJ : La bourse chinoise a encore fermé prématurément. Je les soupçonne de vouloir aussi copier nos 35 heures.
– OM : Quand Twitter sera passé à 10.000 caractères : – Hey je ne t’ai pas vu le mois dernier, tu faisais quoi ? – J’écrivais un tweet. – Ah ok
– DS : Non mais sérieusement, les tweets de 10 000 caractères, on les lira pas, on ira voir les adaptations au cinéma, ce sera moins chiant…
– PS : En fait Merkel, c’est une sorte de Madame Claude pour migrants
– FR : Margarine Le Pen aurait sous-estimé son patrimoine génétique : elle a oublié de déclarer Pétain et Goebbels.
– OK : On dit ciottise ou chiottise ?
– OVH : Vrai faux terroriste abattu dans le 18ème. C’est la Goutte d’or qui fait déborder le vase.
– DC : 108 jours que Renaud ne boit plus. L’industrie du pastis va en prendre un vieux coup !
– NP : Franchement je ne vois pas l’intérêt de ré-éditer « Mein Kampf » alors que le programme du FN est disponible sur Internet.
– HD :  Panique à Moscou ..un grizzli se serait échappé du cirque….fausse alerte ..c’est Gérard Depardieu qui a mis un manteau de fourrure….
– SP : Je ne crois pas le dernier sondage où Sarkozy aurait perdu 15 points ! Il en avait encore 15 ?
– NP : Un chanteur, un acteur, un chef d’orchestre, un couturier… Je crois que la mort prépare son spectacle de fin d’année.

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Erskine Caldwell, le Steinbeck des pauvres

Cet auteur d’un paquet de romans, jusque là inconnu de moi est, selon Belfond qui le réédite dans sa collection « Vintage », un portraitiste à l’égal des plus grands, spécialisé dans les « pauvres blancs ». La lecture du livre Haute-tension à Palmetto est assez troublante car on se demande si on n’est pas dans la littérature de gare tellement c’est explicité au niveau la psychologie, du sentimental, des motivations, des pulsions. Les phrases comme les dialogues redondent de façon étrange mais ce n’est pas du tout désagréable à lire, je dirais même assez palpitant vu que le suspense est bel et bien là et qu’on se fait du mauvais sang pour l’héroïne.
L’héroïne ? Une superbe jeune femme avec des formes de rêve qui font craquer hommes et femmes du bled où elle est acceptée comme institutrice. Palmetto, donc, un peu plus de 500 habitants peu aisés et même plutôt rustiques. Sa couleur de cheveux, chocolat, ses pulls moulants (particulièrement un jaune) ajoutent à son sex-appeal et brusquement, le village devient chaud comme une cocotte Seb.
C’est d’abord un élève de 16 ans, beau, bien bâti, qui réussit à lui soutirer un baiser et lui confesse qu’elle ne sera qu’à lui et qu’il tuera les hommes qui la lui prendront tellement il est fou d’elle. Voyez l’ambiance. C’est une jeune élève aussi qui la veut pour elle seule et la harcèle, c’est un impuissant qui, tous les ans, fait une cour interrupta à toutes les nouvelles enseignantes. C’est un paysan, veuf avec cinq enfants, qui a besoin d’une bonne femelle pour faire les travaux à la ferme, s’occuper des gosses et donner des envies à son mari. Il la harcèle aussi avec empressement. Ainsi qu’un superbe beau mâle dominant, politicien véreux mais lubrique et magnétique. Puis viennent les cortèges des femmes jalouses qui font des scènes à leurs maris, qui la menacent des pires choses si elle ne quitte pas la ville etc… Tout cela en même temps, quelques 6 jours sans répit pour elle ni pour personne.
Bref,  c’est l’ébullition générale au village et on sent que ça va exploser en faisant bien des dégâts.
Donc, un bon roman de plage ou de gare ou de dodo mais on s’en fout, c’est distrayant comme tout. Point.

Haute-tension à Palmetto par Erskine Caldwell, écrit en 1950, réédité en 2015 chez Belfond. Traduit par Anne Villelaur. 297 pages. 15 €.

Texte © dominique cozette

 

Les Fessebouqueries #285

Pour sûr, Arthur, ce ne sont pas les plus longues Fessebouqueries du monde ! Vous ne vous êtes pas foulés du clavier, les amis mais on va faire avec, après tout, on a le droit de cuver sa langue de bois et de faire la mort après une année qui, de source dure, fut éprouvantable ! Mais que je ne vous y reprenne pas ! Continuons à faire l’humour tous ensemble sans craindre de capoter, de crapoter, de claboter. Sinon, ousqu’on va, hein ?
Et merci aux irréductibles… Bons vœux, bons vieux, bon vent, bons vins et les bovins seront bien gardés.

– OV : J’aimerais pas m’appeler Guy et voir les gens s’embrasser sous mes boules tous les ans au 1er janvier.
– VS : Chers journalistes, on ne dit pas « boue rouge » mais « rejets industriels de la production d’alumine contenant des métaux lourds »
– EM : Merci de cesser de considérer tous les Corses comme de sales racistes alors qu’il y a quand même aussi des terroristes.
– JS : « Corse. Existe-t-il un racisme corse ? Non, répondent les experts » C’est un boulot à plein temps « expert en racisme corse » ?
– JB : – Quel est votre plus gros défaut ? – Je m’incruste souvent dans les conversations – Je ne parlais pas à vous…! – Ah pardon…
– SN : Florian Philippot sur itélé: « Une fois le principe réhabilité, il faudra appliquer la déchéance de nationalité plus largement. »
C’est vrai que le gouvernement traîne un peu pour les juifs, les noirs, les francs-maçons, les roux, les gauchistes…
– OM : – Bonne année ! – Qu’entends-tu par « bonne année » ? – Euh une année de bonheur… – Mais qu’est ce que le bonheur ? – T’es chiant Socrate…
– RR : L’année commence mal pour BFMTV : pas de morts dans la tour infernale de Dubaï.
– MT : Je voudrais pas être le mec de la télé qui prépare le bêtisier de 2015.
– DJ : En apprenant que Juppé (70 ans) symbolisait le renouvellement politique, Giscard d’Estaing a décidé de viser la présidentielle de 2022.
– EN : Au moins, cette année on est pas emmerdé avec les photos de ski.
– FR : Emmanuel Macron élu « Homme de l’année » par un panel de vieilles filles retraitées du club « Des chiffres et des lettres » de Groland.
– ZJ : Avec ce qu’ils nous passent à la télé, ils devraient envisager de fusionner la redevance télé avec la taxe d’ordures ménagères
– OM : Merde et si 2016 était l’année de Bernard Menez !
– DJ : Les voeux de Dassault in Le Figaro : « Il faut des riches et des moins riches ». Pour donner l’exemple, les Dassault ont choisi d’être riches.

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Les Fessebouqueries #284


On est tous dans nos petits souliers de noël avec les beaux cadeaux que papa no-no nous envoie comme des boules puantes ou des coussins péteurs : déchéance de nationalité et retour de Tapie en polis tics. Heureusement que pour nous consoler, on a eu aussi la journée de l’orgasme simulé, l’érection de ceux qui mataient celle de Miss France, et le travail du dimanche des facteurs qui, évidemment c’est dimanche et on est encore au pieu, sonnent toujours deux fois.

– JPT : Des millions de nigauds qui s’émeuvent à l’évocation d’un enfant de migrants né dans une étable – et qui votent FN pour éviter que ça se reproduise.
– FR : Le renouvellement de la classe politique par des citoyens honnêtes a débuté par le retour de Bernard Tapie, 73 ans en janvier.
– FU : Mettre 1 pièce dans le gobelet d’un SDF. Entendre PLOUF. Comprendre que c’était son café. Réaliser que c’est pas un SDF mais un Hipster. Courir
– PD : François Hollande, Manuel Valls, Emmanuel Macron, et toute la droite française vous souhaitent de joyeuses fêtes de fin damnée.
– OVH : Crêpage de chignon : Régine prétend avoir connu Amanda Lear quand elle était un garçon, Amanda prétend avoir connu Régine distinguée.
– HD :  le retour de Bernard Tapie en politique ….à quand la nomination de DSK au ministère des droits de la femme ?? vous me direz qu’il n’y a pas que le cul et l’argent dans la vie ..n’empêche que..
– PR : Sarko l’a rêvé, Macron l’a fait ! Les postiers travaillent le dimanche. La véritable pouet pouet attitude…
– DC : Réjouissons-nous : les postiers vont bientôt nous livrer les croissants au lit ! Merci Macron.
– FR : Rappel de Noël : Jésus n’est pas né en décembre, il n’était pas blanc et n’a jamais demandé à ses fidèles d’engendrer Mme Boutin et LMPT.
– DC : La bonne Madame Claude a choisi la journée internationale de l’orgasme pour casser sa pipe. Autre détail croustillant : elle s’appelait en réalité Fernande.
– PAG : La journée de l’orgasme, je m’en branle.
– DC : Journée de l’orgasme : que tu stimules, que tu simules, tu restes une mule. Haïkule.
– PD : Demande à un énarque de t’aider à porter un truc, tu peux être sûr qu’il lance un appel d’offre pour louer une grue sur 10 ans.
– JB  : Bernard Tapie revient en politique, et PAF, sa première mesure est une journée mondiale de l’orgasme. Merci Bernard, je vote pour toi !
– DC : Tapie, pour son retour en politique, crée un nouveau parti : Le parti d’en rire…
– FR : Que fait-on au sujet de la déchéance de moralité ? FN, Balkany, Morano, Sarkozy, Zemmour et tant d’autres…
– NP : Tu sais qu’on est vraiment dans la merde quand les mesures proposées par le FN sont imposées par le PS.
– KM : Une légende raconte que les arbres généalogiques ont été plantés par Michel Drucker.
– EM : N’empêche que si DSK avait été élu Président de la République, Madame Claude aurait eu droit à des obsèques nationales.
– OM  : – Alors ? – Vulgaire. – Et elle ? – Trop maigre. – Et celle-là ? – Bof. – Et elle ? – Conne. Les hommes à leurs femmes devant Miss France.
– NP : Si vous regardez Miss France 2016 avec vos parents pensez à les secouer de temps en temps pour vérifier qu’ils ne sont pas morts.
– SM : « Sinon concernant la déchéance de nationalité pour les exilés fiscaux… Mais vous êtes fous, c’est inutile ! »
– JMC : Platini travaille depuis des années dans une porcherie industrielle et s’étonne soudain d’être un peu éclaboussé par de la merde. Je ne sais pas s’il est aussi visionnaire que ses amis le disent.
– DT : Si Tapie revient en politique, on aura eu dans la même semaine « Le réveil de la force » et « Le retour de la farce ».
 A l’approche des fêtes on nous ressort toujours des vieux nanards.
– NP : Le saviez-vous ? Les pompons des costumes des Miss France 2016 sont en réalité des couilles d’ours blancs.
– OM : Fidèle à lui-même, François Hollande fait de plus en plus de déchus.
– RR : Retirer la nationalité française à des fanatiques crachant sur la République, c’est comme priver de steak un végan.
– FR : Le mot de la fin de 2015 sera donc déchéance, qui résume bien cette année entamée le 7 janvier chez Charlie Hebdo.
– NP : Passer de ton rythme parisien à celui de tes parents retraités c’est comme regarder un épisode de Derrick après un rail de coke.
– OM : – Tu viens, on va commettre un attentat-suicide ? – T’es fou, on risque la déchéance de nationalité ! – Ah ouais merde…
– RR : C’est une année à se bourrer au chasse-spleen.
– ADN : Le problème au moyen orient, c’est qu’ils ont mis la charia avant l’hébreu
– CC : vu comme c’est parti, en Auvergne, l’état d’ébriété va durer beaucoup plus longtemps que l’état d’urgence
– PD : Pensée pour Nicolas Sarkozy, qui cette année encore, s’est fait voler tous ses cadeaux de droite par le parti socialiste.
– PD : – Il y aura assez à boire ? – Oui oui, on a prévu au moins deux Gérard Depardieu.
– OM : 6 mois que je raconte des bobards à ma fille pour qu’elle croie au Père Noël… J’en peux plus, j’ai l’impression d’être Nicolas Sarkozy.
– DS : L’enfer est pavé de « piles non incluses » écrit petit sur l’emballage.
– ZJ : La famille Le Pen redoute à chaque fois le repas de Noël où elle doit supporter le discours de l’oncle pas raciste et tolérant… C’est dur!
– WM : Drame de noël : il balance un spoiler de Star Wars entre le foie gras et le homard, le GIGN intervient, 3 morts.
– EN : Et à 17h10, le mél de Nicolas Sarkozy intitulé Joyeux Noël – tu te dis que ça va pas le faire, non.
– PD : Ça y est, Pierre Gattaz est passé déposer le cadeau du Medef au pied de Michel Sapin.
– HDD : Je viens d’apprendre que 2016 est une année bissextile, merci la gauche !
– RR : L’année arrive à déchéance.

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Des sacrés insoumis !

Je ne sais pas si le bandeau rouge « prix Vaudeville 2009 » n’a pas nui au succès de ce livre qui n’a rien de tel à revendiquer. Il s’appelle les insoumis. Son auteur, Eric Neuhoff, nous conte non pas l’histoire, mais la gangue de sulfure attachée à cinq personnages hénaurmes, tous morts avant l’heure mais sans suicide. Il s’agit de Maurice Ronet, Jean-Pierre-le-rastaquouère-Rassam, Pascal Jardin, Paul Gégauff et Dominique de Roux. Je ne connais pas ce dernier qui était dans l’édition. Tous les autres étaient dans le cinéma et/ou le livre. Signalons que Jardin a écrit plus de 100 films (en plus de ses livres) et Gegauff un certain nombre que l’on a vus et revus dont beaucoup de Chabrol. Que la bête meure, il l’a adapté de Nicholas Blake et le trouve nul. Bon.
Les insoumis ne révèle rien de scandaleux, le scandale est ailleurs, c’est eux, c’est leur folie, leurs excès, leur mépris des codes de toutes sortes. Leur talent étant bien sûr indissociable de leur vie de patachons. On connaît toutes le beau Ronet, on se serait toutes damnées pour lui mais on aurait eu tort, car, passé le premier émerveillement, on aurait été forcément très malheureuses. Gégauff, lui,  a inventé le dîner de cons et plein d’autres jeux à la con. Doué pour se foutre de la gueule des autres.
Pour tous, c’était les bitures avec les mêmes bandes de complices, les bons vivants du cinoche, les éternels fêtards, bourlingueurs, baroudeurs de la nuit, cyniques de l’amour, bouffeurs de la vie et assoiffés de sensations. La drogue aussi, pas tous, et les femmes dangereuses, comme Gegauff qui mourut lardé de coups de couteau le soir de noël par sa très jeune femme, ou des femmes uniques comme Jardin, d’autres plus nombreuses comme Ronet ou plus éclatantes comme Rassam avec Carole Bouquet. Tous se fichant pas mal du reste. Jouir d’abord, jouir c’est tout. Claquant tout le fric qu’ils avaient su faite couler de leur source fertile, par la grâce d’un don. Êtres exceptionnels, littéralement.
Ce bouquin, court, en cinq chapitres, m’a plu par son explosion de formules et de saillies qui, si elles ne racontent rien de l’ordinaire de ces bougres-là, en dessinent l’ambiance générale, le spectre, l’aura. De façon brillante. C’est un livre qui me file la nostalgie de quelque chose que je n’aurais jamais pu vivre car ce n’était pas mon époque, ni mon tempérament. Et puis je ne suis qu’une simple femme. Les femmes ne vivent pas comme ça.
Des portraits brillants, pressés, denses, de mecs fêlés, excellente compagnie pour passer gaiment une poignée d’heures. Remettez-nous ça, patron.

Les insoumis par Eric Neuhoff chez Fayard. 2009. 170 pages, 16 €. (Pas facile à trouver, par ailleurs.)

Texte © dominique cozette

 

Cécile Reyboz raconte Cécile : magistral.

Je ne connaissais pas cette auteure. Le titre Pouvoirs magiques ne m’emballait pas mais j’ai senti quelque chose d’intéressant en grappillant quelques paragraphes et j’ai eu bien raison : j’ai adoré ce livre. C’est une superbe auto-psy de sa famille, plus particulièrement de ses liens avec sa grande sœur. Ce n’est pas un règlement de compte, c’est plutôt une sorte de procès verbal net et détaillé d’une complicité qui s’étiole sans qu’elle n’en comprenne la cause. Mais c’est aussi l’admirable portrait d’une famille atypique avec ce qu’on appelait en pub « un mood board », c’est à dire un tableau avec des photos de personnages, de décors et d’ambiance pour bien définir ce qu’on va nous raconter. Elle cite les comédiens, les politiques et plein de petits faits qui ont jalonné notre vie depuis les années 70. C’est un bain de jouvence teinté de nostalgie mais aussi un film qui se déroule dans notre tête tellement on s’y voit. C’est assez saisissant.
Sinon, il se passe quoi ? Des vies. Un père qui me fait penser à Montand dans Max et les Ferrailleurs, une mère qui ne travaille pas et deux filles dont l’aînée, sitôt marié avec un cynique sympa, mais cynique, et très critique, s’éloigne de façon très palpable de sa sœur qui ne réussit pas à traverser sa croûte de femme-mariée-mère-et-le-reste-ne-m’intéresse-pas. Elle en souffre. Elle a beau faire des choses remarquables, boulot, rencontres, écriture, théâtre, rien ne fait revenir sa chère soeur  au centre de leur complicité d’antan. Gonflé !
Les plus : le portrait des époques traversées, celui des gens dans différents milieux professionnels, patrons, lèche-cul, esclaves, celui des ambiances familiales en évolution.
Le mieux : à la fin du livre, on arrive à la fin de la période où Cécile l’a écrit, l’a vécu, avec son vrai nom, l’évocation de ses parutions, le prix de la Closerie des Lilas et celui du Prince de Monaco. Tout ça est très pince sans rire et, comme elle l’exprime si bien, d’une vacuité totale.
En bref, c’est un bijou.

Pouvoirs magiques de Cécile Reyboz chez Actes Sud. 2015. 363 pages. 21,80 €.

Texte © dominique cozette

Nanar le tapir : saison 8. Ou 9…

D’après Wiki, le corps du tapir est massif et recouvert d’une peau très épaisse (il est d’ailleurs connu pour son cuir épais). Il a une courte trompe, qui lui sert à humer le sens du vent et à s’y adapter immédiatement. Il  mesure moins de deux mètres pour une circonférence pouvant aller jusqu’à approximativement 1,70 mètre, et une masse allant de 90 à 132 kg. (Photo du tapir en slip kangourou dans son pré carré)
Il possède un odorat excellent et une voix hyper développée. Dans la nature un tapir vit approximativement 85 ans. Dans la prison aussi.
Auparavant herbivore, le tapir est devenu fricophage. Son odorat le porte immédiatement dans les lieux et places où le fric affleure : les affaires, le sport, la presse, les magouilles et … la politique. Ayant réussi un temps à être presque au sommet de la pyramide alimentaire (ministrus mitterrus) puis ayant intégré la réserve modèle du sarkosypus horribilis où il put donner libre cours à son sens de la prédation, il s’est créé un énorme silo de fric donc les historiens se demanderont plus tard : comment fut-ce possible ?
Hélas pour lui, d’autres prédateurs en voulaient à cette réserve. Ils l’ont cerné et sommé de la remettre en circulation. Acculé à la banqueroute — expression qu’on pouvait lire dans nos vieux manuels scolaires en pouffant (acculé !!!) — le tapir va de nouveau retourner sa veste et aller là où le vent le porte, où ça sent le fric : l’éradication du fromage. Ici, on dit le chômage. Il va faire comment ? Tout simplement l’interdire. Le tapir est un gars malin, il sait que les riches ont certes plus de fric que les pauvres mais que les pauvres sont bien plus nombreux et que c’est là qu’il doit foutre son nez fureteur.
Le petit problème : au bout de sa trompe, il y a un truc rouge, tout rond qui lui est poussé, que les tapirologues ont nommé le NDC. Autrement dit : le nez de clown. Et ça, ça ne fait pas très sérieux !

Texte © dominique cozette

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