Les Fessebouqueries #437

La semaine dernière, je me plaignais qu’il n’y eût pas plus de femmes dans notre chère actu, cette semaine je pourrais me plaindre de leur présence tellement désolante : la pacifique Geneviève L. bousculée grave par un flic et la non moins pacifique Agnès V. renversée par la faucheuse, alors que personne ne leur voulait de mal. Heureusement que notre président est un bon moraliste qui nous enseigne la sagesse, appuyé par la venue du grand sage  chinois Xi machin qui lui, ne rigole pas avec les doigts de l’homme sur le pli du pantalon. Et puis la routine Gilets Jaunes, Brexit et élections européennes à l’aune d’un changement d’heure qui n’affecte en rien le sommeil de Touthankamon, les réservations du Fouquets et le bris des radars…
– AB : Afin d’éviter toute controverse ou récupération, pour l’Acte XX, les manifestants seront assommés par un huissier assermenté.
– JS : Je pense que si un branleur de 40 ans demandait à ma grand-mère d’être sage, elle lui dirait très poliment d’aller se faire cuire le cul.
– FC : Formidable Castaner ! Quand tout se passe bien, c’est de sa responsabilité, quand c’est une catastrophe, c’est celle du préfet!
– DC : Le président a dit que quand on était une femme fragile, la sagesse dictait de ne pas se trouver sous une charge policière. Le président, en plus de faire preuve de bon sens, possède un sens de l’humour débridé.
– PR : Suppression des droits civiques pour les plus de 70 ans. Processing…
– MK : Avec En Marche, la liste des Européennes ressemble à l’étal de la Foirfouille un jour de soldes
– AB : Vous n’êtes pas sans ignorer, donc vous savez à quel point je suis snob : ce soir, malgré la fermeture, nous dînerons au Fouquets pour déguster ses fameux rognons Sarkozy flambés à la Black Bloc
– NP : Faudra quand même qu’on m’explique le processus mental des gens qui passent leur temps à gueuler que Macron est un dictateur mais approuvent à 50% ou plus la nomination « temporaire » d’un militaire à la tête du pays en cas de vague d’attentats…
– PE : Leçon du jour : Varda, qui était sa moitié, rejoint Demy.
– ES : Macron reçoit le dirigeant chinois : enfin un Xi laid jaune à l’Elysée !
– PJ : Je ne ferai pas de mauvaise plaisanterie sur le fait que LREM ait choisi Loiseau pour conduire sa liste aux Européennes, ça ne volerait pas haut.
– OM : Je m’apprêtais à lire du Platon pour gagner en sagesse mais je crois que je vais plutôt aller me faire marcher sur la gueule par des CRS, ce sera plus efficace.
– RP : Agnès Varda nous a quittés. J’ai toujours voulu voir « Cléo de 5 à 7 » mais j’ai jamais pu, c’était mes heures de boulot.
– RR : Tous ces intellos qui critiquent Bouteflika et qui vont payer 15 € pour s’extasier devant Toutankhamon…
– ES : Avec sa sagesse à deux balles, Macron est plus proche du confusionnisme que du confucianisme.
– VS : Les types t’expliquent qu’il faut instaurer une taxe écologique tout en vendant 300 Airbus à la Chine. Et personne ne relève.
– SC : J’apprécierais que la bourgeoisie cesse d’utiliser le terme « prise d’otage » quand un mouvement social l’empêche de faire du shopping un jour par semaine.
– CC : Quand tu penses que même pour la réforme du changement d’heure, l’Europe donne jusqu’à 2021 voire plus aux états pour s’accorder sur l’heure d’été ou l’heure d’hiver. J’ai parfois l’impression d’être coincée dans la chanson de Brel « les Vieux » avec le klonk de l’horloge…
– CC : Je découvre une nouvelle position inédite du kama-sutra, certes un peu rude : le prélèvement à la source.- ES : Inauguration des Galeries Lafayette sur les Champs Elysées : mon conseil, attendez samedi, ils vont casser les prix.
– HT : La mortalité sur les routes en forte hausse : Doit-on saluer la meilleure régulation de l’espèce rendue possible par la destruction des radars ?
– ES : Canfin abandonne le WWF France et rejoint la liste En Marche : « Il était temps pour mois de briguer un nouveau panda ! »
– DS : J’ai éjecté d’un coup de pied la petite-vieille qui voulait monter dans le bus surpeuplé en lui gueulant « Quand on est fragile, on ne se met pas dans des situations comme celle-ci, pour avoir la quiétude, il faut avoir un comportement responsable ». Tout le monde a applaudi.
– NA :  J’ai renversé une vieille qui traversait en dehors des passages. Son déambulateur a rayé mon pare-choc. Je crois que je vais porter plainte pour dégradation de bien privé.
– ES : Hé lé ga aujourdui cé l’acte vin alors on s’en pren aux boutiques Nicolas symbole de l’oligarchie qui nous saoule. Faite tourné
– PE : La Fédération Nationale des Coiffeurs est triste de vous annoncer le décès d’Agnès Varda qui aura beaucoup œuvré pour la promotion du bi-colorisme capillaire.
– AB : Cher George Clooney, boycotter les palaces du moyenâgeux sultan de Brunei, d’accord, mais qui peut se payer le luxe de ne pas y dormir ?
– GD : C’est fou. Après trois ans de suspense, nous sommes à quelques minutes de voir les Britanniques ne pas du tout quitter l’Union européenne !
– PI : — Ce week-end on change d’heure on va dormir une heure de moins. — Tu devrais te réjouir, t’auras une heure de plus pour dire ce genre de conneries.

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Le polar de l'été (prochain ?)

C’est Luc Chomarat qui m’a tant séduite avec « un petit chef d’œuvre de littérature » (voir ici). Autant ce dernier était surréaliste et au second degré, autant Le polar de l’été est juste un roman. Mais un roman un peu polar extrêmement distrayant, léger, qui amène de nombreux sourires sur le visage. C’est l’histoire un mec dans la petite quarantaine, père de plusieurs enfants de femmes différentes, frustré de vacances au bord de la mer dont son père le privait car il détestait ça. Alors il se rattrape, il se trouve à la mer avec tous les gosses recomposés, sa splendide femme qui ne goûte pas ses formes d’humour plus une superbe jeune fille au pair, cherchant désespérément le sujet de son prochain livre. Quand bim ! il a une vision en un éclair : il va pomper un livre que possédait feu son père, très grand lecteur, dont il ne connaît pas le contenu mais dont la couverture, paysage de mer, le faisait rêver. Il va forcément le retrouver chez sa mère qui vit à pétaouchnock et qui garde tout. Il y va, celle-ci est tombée, s’est fait mal, et du coup,  son frère, chiant, hippy  attardé et sosie de Demis Roussos est venu aussi. Hélas !  Sa mère lors  d’une soirée littéraire, a filé plein de livres à des voisins, le curé etc… Et bien sûr, le livre tant convoité, dont on ne trouve même pas la trace sur le net, n’est plus là. Va-t-il le retrouver et devenir un romancier winer, riche, entouré de belles filles ?

Le polar de l’été par Luc Chomarat, 2017, aux Points. 208 pages, 6,50 €

texte © dominique cozette

Ah, comme on serait mieux à Key West !

… avec la toute jeune Françoise Sagan et sa sœur, invitées par Tennesse Williams et son compagnon Frank Merlo qui héberge aussi leur grande amie Carson McCullers, la toute brisée écrivaine culte de 38 ans seulement. Jours brûlants à Key West de Brigitte Kernel se situe en 55. Sagan qui a 19 ans est exténuée par sa tournée de promo américaine pour Bonjour tristesse, Tennesse peaufine sa Chatte sur un toit brûlant face à Carson qui tape des pages et des pages, de conserve avec lui. Il y fait une chaleur torride, insupportable, qui assèche même les cactus, rien n’est agréable à faire à part boire, boire, boire et discuter dans le jardin. L’eau de la piscine est  polluée à cause d’un oiseau mort mais impossible d’avoir le technicien. Aller à la plage toute proche est tout une affaire surtout que Carson ne peut plus marcher. N’empêche, on rit beaucoup, on joue à l’insouciance car on a du talent, on crée parfois des petits scandales, on côtoie ceux qu’il faut côtoyer pour être dans les potins, on déguste de bons gros poissons tout frais pêchés par le beau captain du port voisin… C’est le paradis. S’il n’y avait cette foutue canicule.
Mais aussi ces foutues attirances, ces envies, ces regards, ces tentatives de séduction, ces frustration de ne plus être le centre d’intérêt depuis que Françoise est là, qui attire et attise les désirs. Chacun pense que l’autre est totalement amoureux d’elle ou qu’elle est amoureuse de lui/elle, en dépit de toute préférence sexuelle. Le duel amoureux a surtout lieu entre Carson et Frank qui souffrent d’être plus ou moins délaissés par Tenn en faveur de la jeune femme.
L’intérêt supplémentaire de ces histoires d’ego et de cœur envoûtantes et sensuelles réside dans le fait qu’elles nous sont contées par Frank Merlo lui-même, huit ans plus tard, mourant, plaqué par Tenn depuis ces vacances et se consumant encore d’amour pour lui. Et elle. Il a choisi de raconter ce douloureux épisode à une éditrice française, lui demandant de remettre le livre fini à Tennessee et à Françoise Sagan. Ce style de narration ajoute du piment car Frank ne veut pas tout dire, il veut garder des secrets, mais si près de disparaître, il va peut-être les livrer à la Française venue de Paris pour l’écouter et l’accompagner dans ses derniers moments.
C’est passionnant de voir comment vécurent ces monstres sacrés, surtout lorsque c’est détaillé avec une telle finesse, un tel réalisme qui m’ont ressentir cette maudite chaleur jusque dans la fraîcheur de mes draps. En exergue du livre : « Cette histoire est vraie sauf tout ce que j’ai inventé ».

Jours brûlants à Key West, de Brigitte Kernel. 2018 aux Editions Flammarion et J’ai Lu : 250 pages, 7,10 €.

Texte © dominique cozette

 

Les Fessebouqueries #436

Quoi de neuf ? Juste la confirmation qu’il faut de tout pour faire un monde. J’allais dire un monstre. Des petits enfants pour faire des pédophiles, des péchés pour faire des papes, des manifs pour faire des casseurs, des casseurs pour faire des armées, des bites d’amarrage pour faire des porcs de maire, des préfets pour faire des fusibles, des brasseries de luxe pour faire des recettes flambées, des Gilets Jaunes pour faire des samedis noirs et et et ? Rien ne manque pour faire le monde, chers vous ? Les femmes, cette bonne blague ! Pas de femmes dans notre actu, elles ont préféré se porter pâles et faire bronzer leurs petits bras au soleil printanier.

– JAD : Pour Barbarin, le Pape refuse la position démissionnaire..
– GD : C’est rassurant tous ces gens soudainement préoccupés par les salariés du Fouquet’s et les kiosquiers. Lutte sociale is not dead !
– JLL : Macron déclare être convaincu du bien-fondé de sa politique. Moi quand je peux pas ouvrir ma porte, je me dis que c’est pas la bonne clé.
– OVH : Les malfrats français qui purgent une peine de prison pourront voter. Et pourquoi pas se présenter aux élections pendant qu’on y est ? Ah, oui ! Ils le font déjà, j’suis con !
– PG : J’ai comme l’impression que le président de la « Start-Up Nation » s’est pris les pieds dans la nappe de son tour de table ….
– JB : Au soleil, sous la pluie, à midi ou à minuit 
Il y a tout ce que vous voulez casser, aux Champs-Elysées. JAUNE DASSIN
– PA : Entrer dans la chambre de vos adolescents, c’est comme aller chez Ikéa. Vous entrez juste pour regarder et vous finissez par sortir avec 8 tasses, 4 assiettes, 3 bols, 6 verres, des ustensiles divers, du linge sale et quelques serviettes.
– MS : L’abbé de la Morandais nous explique que violer ce n’est pas toujours « violent », que ce sont les enfants qui « embrassent les pédophiles sur la bouche
– OK : Le préfet de Paris, Michel Delpuech a été limogé. Il va pouvoir retourner dans le Loir et Cher regarder passer les oies sauvages par dessus l’étang du côté de chez Laurette.
– AB : Pas de Grand Remplacement pour le cardinal Barbarin, qui reste entraîneur de l’équipe des pédocriminels de l’Église française. Nos plus sincères bourre-pifs
– RR : Excusez mon absence. J’étais avec ma mère au téléphone, persuadée que tout irait beaucoup mieux si j’étais au gouvernement… Un jour, les mères juives et italiennes gouverneront le monde et vous pleurerez des larmes de sang.
– DB : Vente de l’aéroport de Paris ? Le meilleur moyen pour la France de gagner de l’argent serait de vendre l’Elysée avec les locataires
– MK : Le pape absout Barbarin : « Tu me feras trois pipes et deux je vous salis Marie »
– JMC : Barbarin, j’arrête ma contribution au denier du cul
– YM : Dernière idée loufoque: faire appel à l’armée…
Et pourquoi pas nommer un général ministre de l’intérieur?
– GD : Allez, chiche que si on s’indigne du sort d’un restaurant de luxe, on le fait aussi à chaque fermeture d’un hôpital ou d’un tribunal ?
– PD : Le Fouquet’s c’est rien. Vous allez voir quand les gilets jaunes vont détruire des maternités, supprimer des écoles, démanteler les tribunaux, désosser les hôpitaux, le scandale que ça va faire.
– OM : Bon le Fouquet’s est off, ça va pas changer le monde mais ça nous met au moins à l’abri d’un retour de Nicolas Sarkozy.
– PR : J’ai cru comprendre que le gouvernement allait envoyer l’armée dans les entreprises qui font de l’évasion fiscale, à la chinoise. Je trouve ça courageux comme démarche.
– NP : Toutes mes condoléances aux habitants du Sud-Ouest qui pensaient avoir enfin réussi à donner un orgasme d’enfer à leur copine et qui apprennent que c’était juste un tremblement de terre.
– SS : Les voies du seigneur sont plus impénétrables que celles des enfants de choeur. Amen
– GD : Cette « garantie de manifester » c’est comme un contrat d’assurance : il y a tellement de notes de bas de page que tu sais que tu te fais enfumer.
– ES : Les Gilets Jaunes se plaignent du coût de la vie, de la baisse du pouvoir d’achat, tout ça, mais on vit quand même dans un pays où les actes de violence restent gratuits…
– GB : De « tenez les gueux voilà 2000 € pour vous acheter une voiture électrique à 25 000 » en novembre à « la prochaine fois on tire à balles réelles » en mars. Pour vous donner une idée de l’efficacité de la gestion de crise.
– ES : Je propose qu’on organise une grande manifestation en faveur de l’interdiction des manifestations, afin de court-circuiter le système.
– DC : Le maire du Havre, donc, balance son port.
– MK : Castaner est si nul qu’il me fait regretter Poniatowski, Pasqua, Valls et Colomb
– DC : Le maire du Havre voulait montrer qu’il avait lui aussi une belle bite d’amarrage !
– HM : — Ma femme et moi avons été victimes d’une intoxication à l’eau minérale : nous avons porté plainte Contrex. — Et comment le Vittel ? — Mal : elle est dans un Salvétat. — Te laisse pas faire : Badoit jusqu’au bout. #JourneeMondialeDelEau
– OM : Acte I : les automobilistes. Acte III : la maréchaussée. Acte VI : les gendarmes. Acte X : les CRS. Acte XIV : les CRS avec flashball. Acte XIX : l’armée. Quelque chose me dit que les Gilets Jaunes ne sont plus très loin de la fin du jeu.
– VS : Ce troisième mandat de Sarkozy est vraiment très brutal.
– PSR : La solution, évidemment, c’est de raser Paris par un bombardement aérien massif et de repartir sur de bonnes bases avec une capitale à Versailles. Il faut savoir reconnaître ses erreurs.
– PI : Quand dans 15 jours les manifestants verront le périscope d’un sous-marin nucléaire émerger de la Seine ils vont moins faire les malins.
– NP : EXCLUSIF ! Pour l’acte XIX des Gilets Jaunes, le Charles de Gaulle sera amarré au pied de la tour Eiffel afin de permettre aux policiers de la brigade fluviale de faire du maintien de l’ordre.
– RR : Le Havre, son maire, son porc…
– VS : Je trouvais le Sénat obsolète, conservateur. Voué à la disparition. Puis vint l’affaire Benalla.
– HT : Je vais dire un truc un peu dingue. J’étais plus rassuré sous Sarko, parce que les Guéant et autre Hortefeux étaient des ordures professionnelles. Aujourd’hui, j’ai l’impression d’être dirigé par des courtiers en assurances débutants à qui on a filé un flingue en leur disant « demerde-toi ».

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Clem et Dom

Pour les nostalgiques de Dominique Laffin, injustement oubliée aujourd’hui malgré ses nombreux films, son talent et sa beauté irradiante, voici un petit livre écrit par sa fille plus connue qu’elle aujourd’hui, Clémentaine Autain. Elle en a écrit, des livres avant celui-ci, mais tous consacrés à la politique et plus précisément à la cause des femmes. Ce dernier sonne les retrouvailles de la fillette qu’elle était quand sa mère est morte à 33 ans, alors qu’elle en avait 12, et qu’elle a décidé d’enfouir très très profond tout  ce qui la concernait. Ne plus souffrir.
Dites-lui que je l’aime, le titre, n’est pas un message que Clémentine envoie à sa mère. On le comprend à la fin : c’est l’amour énorme que sa mère lui porte et que lui transmettent toutes les personnes qui l’ont connue. Car la fillette a eu une enfance très pénible. A Dominique qui l’a eue très jeune, on n’a pas livré le mode d’emploi : un enfant oui, c’est super, mais comment on fait, Dominique étant elle-même une enfant mal poussée. Les grandes joies connues des mômes, vacances, fêtes de familles, retrouvailles, ont pratiquement toujours été gâchées par l’incurie de la mère et d’abord son alcoolisme. Mal dans sa peau, de plus en plus, elle s’est jetée dans la boisson qui lui permettait d’oublier son mal-être. Et sa fille. Elle l’oubliait souvent à l’école, elle sortait la nuit en laissant la fillette seule et bouffée d’angoisse dans leur petite maison; une fois, elle était tellement bourrée en revenant d’un tournage que son fiancé et la gamine on dû la transporter sur un chariot à bagages car elle avait chu sous le train en en descendant. A ses huit ans, son père a décidé de la prendre avec lui et sa compagne. Ce qui a accéléré la perdition de sa mère, mais comment faire autrement ?
Réconciliée avec l’image très douloureuse que sa mère lui renvoyait et qui la faisait se refermer dès qu’on l’évoquait, Clémentine finit  par la redécouvrir dans cette quête, de voir en elle une personne fragile, tendre et touchante. Depuis, elle s’autorise à regarder ses films et à accepter tous les témoignages du court passage sur terre de celle qui l’a tant (et si mal) aimée. Néanmoins, la mort de la comédienne, accident ou suicide, n’est toujours pas résolue. Très joli hommage.

Dites-lui que je l’aime par Clémentine Autain. 2019 aux éditions Grasset. 160 pages, 16 €

Texte © dominique cozette

Figurec, un drôle de Caro !

Je vous ai déjà parlé de Fabrice Caro, un bédéiste super drôle (Zaï zaï zaï par exemple) et qui a sorti récemment son deuxième roman, le Discours (voir ici). Par hasard, je tombe sur son premier roman, édité par Gallimard siouplé couverture blanche mais réédité en poche. Il s’appelle Figurec et il est vraiment extra. Le seul problème c’est qu’on ne peut pas en dévoiler ce qui en fait le sel, une sorte de petite cassure dans le vécu et qui change tout dans le train-train de la société.
On peut néanmoins parler du héros, le même pratiquement que celui du Discours, un trentenaire médiocre et désabusé, célibataire et solitaire, toujours fauché, qui a une sorte de passion : les enterrements. Il scrute régulièrement la rubrique nécrologique dans le journal et se rend au cimetière pour goûter la qualité des hommages, la sincérité des chagrins et tutti quanti. Son plaisir, c’est de s’en faire, pour lui-même, des critiques comparatives. Mais un jour, puis un autre jour, il est repéré par un bonhomme, genre rondouillard porté sur la boisson, et aussi sur les enterrements, qui tente de faire sa connaissance…
A part ça, il dîne cinq soirs par semaine chez un couple d’amis qui bat un peu de l’aile, il sent qu’on l’invite pour faire tampon ou remplir les vides. Et tous les dimanches, il déjeune chez ses parents en compagnie de son frère, mec ultra-brillant qui a tout pris de ses parents pour ne rien lui laisser, et de la femme de celui-ci, sorte de femme idéale qui le fait fantasmer.  A part le sempiternel menu, le rabâchage de son père sur la pêche et  l’étalage des connaissances de son frère, il ne se passe rien d’autre. On en est là quand il va apprendre un truc incroyable qui va changer toute sa vision de la vie. Et sa vie.
En plus de son idée géniale, Caro a le don de truffer sa prose de saillies pleines d’esprit, de formules frappées au coin du bon sens et de pointes d’humour aussi décalées que dans ses dessins.
Figurec est un livre drôle, fin et étonnant que je vous conseille fortement.

Figurec de Fabrice Caro, 2006. Aux éditions Folio, 264 pages, pas cher (le prix n’est pas mentionné).

Texte © dominique cozette

Les Fessebouqueries #435


Cette semaine, je suis sortie en boîte et sur qui tombé-je ? Le ministre de l’intérieur en train de pécho, dis-donc ! Imagine-t-on le général de Gaulle draguer dans une boîte ? Non, mais il était président ma chère, alors pas d’amalgame ! Ah… et Bouteflika qui remue le pied en rythme mais aucune vidéo ne le prouve. Attention les filles, tenez bien votre ventre, il y a des imbéciles qui veulent s’emparer de votre utérus pour faire chanter je ne sais qui ou quoi, non mais vraiment ! Ils feraient mieux de se vacciner contre la connerie, ces attardés. Et puis, Christchurch, une horreur peu compatible avec cette rubrique… Pour finir, le climat, oui, on y est, on va réussir peut-être un jour, mais pas trop tard please, à faire plier nos gouvernements et venir à bout de la folle avidité des lobbies. On peut toujours rêver.

– JC : On est sûr au moins d’une chose, ce soir : Bouteflika ne renonce pas à un cinquième mandat pour pouvoir entraîner le Real de Madrid.
– HD : Bouteflika renonce à un 5ème mandat. Ce qui m’étonne le plus, ce n’est pas qu’il l’ait fait .. c’est qu’il ait pu le dire. Ou alors ils ne sont pas parvenus à le décongeler
– JPT : Après les jeans vendus déjà déchirés aux genoux, à quand les slips vendus déjà sales ?
– ALD : Si j’ai bien compris Bouteflika reste un an de plus au pouvoir, comme prévu, mais sans élection.
– CC : Le CSA confirme que les interventions d’Emmanuel Macron rentrent bien dans le décompte du temps de parole de l’exécutif. Donc là normalement on ne devrait plus entendre la LREM jusqu’en 2024.
– GB : — De Villiers : »Salut je publie un livre de contre-vérités bidonnées sur l’Europe »  — Chaînes TV : »Venez donc »  — Dupont-Aignan : « Moi j’insulte les journalistes et ventile des fake news ».  — « Haha installez vous »  — PCF : « Et sinon pour un débat sur l’UE ? »  — « Ça va pas non? »  Formidable
– JD : -Bouteflika renonce sur le conseil de son médecin légiste
– ACD : Ma mère, c’est cette femme qui t’envoie un sms, et qui, avant même que tu n’aies le temps de répondre, t’appelle pour savoir si tu l’as bien reçu.
– OK : Est-ce qu’on peut protéger un enfant de la rougeole en installant un compteur Linky dans sa chambre ?
– OM : Après est-on sûrs et certains que Zidane a les compétences pour remplacer Bouteflika…?
– JS : Je ne sais pas pourquoi on est allé chercher un mot aussi compliqué que « climato-sceptique » alors qu’on avait « cinglé » à disposition.
– GB : « Tiens si on se faisait une petit chantage sur le droit des femmes à disposer de leur corps? ».  Menacez-vous de vasectomie plutôt.
– FI : NOS UTÉRUS NE SONT PAS DES OUTILS DE NÉGOCIATIONS.
– AB : Je soutiens Marine car je suis ignare, illettré, en faillite mentale, complexé, naïf, et je crois à la terre plate et au complot alien du Grand Remplacement organisé par des martiens vert bouteille.
– CC : Les gynécologues du Syngof regrettent d’avoir dû utiliser l’utérus des femmes pour faire pression sur le gouvernement.  « La prochaine fois nous menacerons plutôt de cramer des chatons au micro-ondes ».
– PE : Le tireur de Christchurch était inspiré par des thèses de l’extrême-droite française. En France, on n’a pas de pétrole mais on arrive à exporter des idées de merde.
– GD : Si on change toutes les lettres à « assaillant probablement d’extrême-droite radicalisé », ça donne bien « terroriste raciste et islamophobe ».
– ES : Castaner s’explique : Arrêtez de me faire iéch, je suis juste allé décompresser 5 minutes dans un flash-bal ! »
– PE  : « Bon, les gilets jaunes, merci de ne pas faire trop de bruit, j’étais au Macumba hier soir, je suis déchiré. »
– MN : Je viens de trouver une seringue dans les toilettes d’un train. Encore un bébé qui a dû se vacciner en cachette.
– NP  : —  Chef ! On met quelles couleurs sur la tour Eiffel pour montrer notre soutien à la Nouvelle-Zélande ? —  Je sais pas… Attends j’ai une idée ! On n’a qu’à l’éteindre. Après tout c’est le pays des All Blacks. —  Vous êtes vraiment malin, chef.
– OM : Ce soir je vais probablement finir en boîte. Vous avez un message pour le Ministre de l’Intérieur ?
– JB : Franchement moi quand j’étais jeune, face aux risques de changements climatiques, je prenais un K-Way roulé en boule et accroché à la ceinture, et je faisais pas chier tout le monde avec des pancartes.
– MF : Les vrais écolos vont à poil déterrer des racines qu’ils consommeront, une fois dans le train, en snacks trempés dans de la pisse de yack.
– JD : La «  représentante du peuple » qui met le SMIC horaire à 36€, près de 3 fois et demie la réalité. Et 48% des sondés par l’émission l’ont trouvée «  convaincante ». Rien à ajouter
– VS : J’ai beau chercher, je ne trouve aucune raillerie à émettre contre nos enfants qui manifestent à cause de l’infâme foutoir qu’on leur laisse.
– PR : J’attends avec impatience le moment où Macron va expliquer aux français ce qu’ils ont voulu dire dans le grand débat…

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Les Fessebouqueries #434

Semaine très testostéronée, comme souvent, un : avec les érections pestiles en ciel des vieux croûtons lubriques adoubés par une religion sponsorée par Spontex, je veux dire qui aime bien passer l’éponge, deux : avec les poussées hormonalo-pédophiliques d’un petit gars ni blanc ni noir ni figue ni raison ni good ni bad, trois : l’impotence d’un potentat pas encore bouté hors d’Algérie, mais … mais heureusement, tout le monde ne manie pas sa bite avec son couteau mais juste ce dernier notamment dans les prisons modèles hyper-sécurisées françaises que sont aussi celles, niponnes, d’où vient de jaillir un détenu célèbre contre un paiement petit pour lui mais énorme pour le reste de l’humanité, alors que, quelque part, de très sérieux technocrottes se masturbent la tronche pour savoir s’il est bien raisonnable de nous faire décoller de Johnny Hallyday ! Pour la journée des droits de nous autres, vous repasserez, mesdames, (avec un fer à vapeur, siouplaît).
– ES : Pédophilie, enfin une bonne nouvelle pour l’Eglise : Michael Jackson n’était pas curé.
– OVH : J’informe le bon peuple que si je me mets à pratiquer le running, je ne me voilerai qu’avec un carré Hermès.
– NP : Si les surveillants de prison veulent vraiment faire pression sur le gouvernement, au lieu de bloquer les prisons ils devraient plutôt organiser des journées portes ouvertes.
– MK : Bouteflika, moribond logique : « Pour que je démissionne, il faut d’abord me réélire »
– PR : Raffarin, l’avenir.
– NP : Bref le mec a payé 8 millions d’euros pour participer à la version japonaise de « Sortez moi de là je suis une célébrité »…
– DC : Les raffarinades sont de retour !
– CG : L’ambassadeur de France au Japon accompagnait Carlos Ghosn à sa sortie de prison. C’est une prestation offerte à tous les prisonniers français ou seulement à ceux qui ont volé l’Etat ?
– NP : On dira ce qu’on voudra mais les droits des femmes progressent. Avant elles avaient juste le droit de se taire mais maintenant elles ont aussi le droit de se plaindre. On avance.
– OB : Jean-Marie Bigard a raconté une blague dans laquelle un gynécologue viole sa patiente pour lui montrer ce qu’est une déchirure. L’avantage avec lui c’est que de notre côté on n’a pas besoin d’aller voir un proctologue pour voir ce qu’est un trou du cul.
– RR : Quelle idée aussi d’envoyer des prêtres à Lyon, capitale de la gaule.
– SC : Vendredi 8 mars 2019. C’est la journée des droits des femmes. Sud Radio invite Christine Boutin. Bonne journée
– VS : – tu voles un scooter. Tu meurs. —  Tu voles l’Etat. L’ambassadeur vient te chercher à ta sortie de libération sous caution de 8 000 000 € en liquide.
– SF : Même pas foutu de gérer un terroriste en prison et ils veulent en rapatrier !
– NP : C’est quand même un peu démesuré de débaptiser l’aéroport d’Orly pour l’appeler « Johnny Hallyday ». Par contre vu son statut d’exilé fiscal, on peut tout à fait donner son nom à la zone Duty Free.
– NP : « J’ai été viré à cause de la blague sur la déchirure, que je raconte depuis 30 ans »… Je te propose un truc Jean-Marie : on va demander à Leeb de faire son sketch sur les Africains. Et on va voir si ça passe aussi bien qu’en 1989. À ton avis ?
– NA : Bouteflika c’est le chat de Schrödinger, tant qu’on n’a pas ouvert les urnes on ne peut pas savoir s’il est vivant ou mort.
– TT : Ma voisine qui part au ski, me demande de m’occuper de ses plantes. Je lui ai dit non. Elle m’a dit qu’après on pourrait les fumer ensemble. Je lui ai dit oui.
– GB :  » Barbarin condamné ».  Grâce à Dieu les faits ne sont donc pas prescrits »
– GB : Et pendant ce temps, ça s’étonne que « Hu hu hu, la France soit citée entre Haïti et le Venezuela » par la Haut-commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU. Vivement que ça les inquiète.
– AB : Barbarin démissionne enfin… Qu’il aille en Enfer ! —  Il n’existe pas plus que le Paradis. —  Alors qu’il joue au PSG.
– SF : Si j’ai bien compris les propos de la Garde des Sceaux à l’Assemblée Nationale, Nicole Belloubet, le personnel pénitentiaire de Condé-Sur-Sarthe aurait mal fait le job. Si j’ai bien entendu.
– FI : En France, tu es obligé de te soumettre à une palpation de sécurité quand tu vas manifester en Gilets jaunes, quand tu vas dans un stade ou une salle de spectacle. Mais pas quand tu rends visite à un détenu ( djihadiste ).
– JT : Vous critiquez Bouteflika mais lui au moins il n’a jamais voulu construire un mur entre l’Algérie et le Mexique.
– PC : Le pentagone a 5 côtés. L’hexagone a 6 côtés. L’octogone a 8 côtés. Le dodécagone a 12 côtés. Mais le plus grand c’est… … le Carlosghosne ….. car il a des milliards de côté …
– MP : Carlos Ghosn : — Voler de l’argent. — Se faire arrêter. — Payer sa caution avec l’argent volé.
– HM : Après la démission du cardinal Barbarin , l’église de France présente un moteur grippé, qui passe de sept à six sous-papes.
– OB : Rachida Dati vise la mairie de Paris. Mais si elle vise comme son chirurgien, si tout va bien elle sera à Marseille.
– JB : Salut, c’est Nicole Belloubet ! Je vous livre chaque jour mes astuces terrorisme. Aujourd’hui « comment faire entrer un couteau dans une prison ? ». La solution : choisir un couteau en céramique, car les détecteurs de métaux ne sonnent pas, et vous ne serez pas fouillé. Bisous les p’tits loups !
– JD : Dupont-Gnangnan c’est le mec que tu invites à ta table. A peine assis il se met à péter et il t’engueule parce que ça pue !
– OVH : Barbarin file sa dem. On va enfin nettoyer les curies d’Augias.
– MK : Dire que le sursitaire Barbarin ne connaîtra même pas le doux plaisir de ramasser sa savonnette dans une douche carcérale…
– CC : C’est visiblement moins contraignant de fêter les droits des femmes plutôt que de les respecter.
– OB : Demain c’est la journée de la femme. — Marlène Schiappa: « Il est temps que les hommes fassent la vaisselle ! » —  Yann Moix: « La femme de moins de 50 ans j’espère ! » —  Bigard: « Vous voulez dire la journée de la salope ? » — Auchan : « -50% sur les aspirateurs. » — Femmes: …
– CC : Arrêtez vos conneries ! L’aéroport d’Orly s’appellera comme les chinois voudront l’appeler
– OK : Est-ce qu’il y aura Benalla dans les Enfoires 2019  ?
– JPT : A Valle Gran Rey, j’ai trouvé un nid de hippies cloné à partir d’un sabot suédois qui aurait dérivé depuis Ibiza dans les années 70.

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Du mâle dominant au mâle dos-minou…

La grosse quéquette, celle du dominant en général blanc, quinqua mais pas que (pas queue, j’allais dire, faisant un horrible contresens) est en souffrance. Elle dérange, ce n’est pas nouveau, mais ça commence à se savoir, à se voir, à gêner aux entournures.
Des têtes (de nœud ? hum) tombent comme à Gravelotte, la parole se libère, dit-on, les prédateurs en meute sont priés de faire mea culpa (je n’ai rien dit). Je vous demande de vous arrêter !!! disait Balladur aux bajoues molles, mais il parlait d’autre chose. Oui, on vous demande de vous arrêter ! En attendant, quelques prix :
GOLDEN QUÉQUETTE :
A Monseigneur Barbarin, un pote-en-tas de l’Eglise,  pour avoir protégé ses membres inférieurs pédophiles. Qu’il ne fasse pas sa peine, on s’en fout, « grâce à Dieu » certains faits sont prescrits (allez voir ce film exceptionnel), mais l’important, c’est qu’il soit condamné, damné. Et qu’il file sa dèm à François. Le pape l’aurait-il viré, sinon ?
GOLDENISSIME QUÉQUETTE :
A tous les violeurs de soeurs. Avant-hier, Arte nous instruit d’une très très sombre histoire cléricale, encore, narrant les turpitudes, viols, domination, soumission, IVG, harcèlement, j’en passe, de ces pauvres nones abusées par les représentants de Dieu, dont l’un, sale, puait du zizi qu’elles étaient priées d’enfourner très régulièrement. Je ne sais pas comment elles faisaient pour ne pas lui vomir dessus. L’Eglise a su, le pape François aussi, mais alors ? Bah rien, rien n’a filtré, l’Eglise s’étant emparé de ce pratique outil appelé omerta qui fut longtemps l’apanage de la puissante Mafia. Barbarin était d’ailleurs encore de cette partie.
GOLDEN-SILVERED QUÉQUETTE :
Au grand argentier de la papauté, le cardinal Pell, bras gauche ou droit, on ne sait plus, de François qui, à l’heure actuelle, croupit au cachot pour pédophilie avérée sur le vaste continent australien.
Mais encore ?
SHITTY QUÉQUETTE
Quittons les histoires de culte et regardons autour de nous, cette belle civilisation humaine à l’œuvre dans les médias. La Ligue du Lol, encore une meute, mais celle-ci composée ni de vieux ni de pédophiles, propres sur eux, mignons pour certains, décidant qu’on allait bien se marrer à se foutre de la gueule des petits, des sans grades et des nénettes qui commencent à nous les briser menu avec leurs prétentions de parité. Tremblez, tous ceusses qui veulent nous piquer la place ! Alors on harcèle, on humilie, on salit, on effraie, on rabaisse, ah, qu’est-ce qu’on se marre de voir ces petites choses se ratatiner, s’inquiéter, s’angoisser, quitter la place, le job, même, tomber en dépression. Les Loleurs ligués ne niquent pas physiquement — ils ont probablement d’autres chattes à fouetter tout auréolés qu’ils sont de leur petit pouvoir médiatique tout neuf — les Loleurs  ligués niquent direct dans la tête, anéantissent, faisant avaler toutes chaudes les vomissures de saletés que leur talent sait si bien exprimer. Mais ouf, ça y est, ils sont démasqués, déculottés, décalottés, défroqués, virés, débarqués sur le quai des ratés qu’ils fabriquaient. Mais quand vous lisez leur mot d’excuse, encore des mea culpa où ils nient plus ou moins leur entière responsabilité.
LITTLE QUÉQUETTE :
A un petit Jackon et ça ne me réjouit pas plus que ça de voir ce chanteur auto-blanchi, AKA Bambi, l’ami des petits gnenfants avec qui il dormait, qui ressuscite pour susciter à nouveau la polémique. Parfois, on pourrait se demander quelles sortes de parents confient leurs petits à des célébrités sans se poser la moindre question…
SO WHAT ?
Pour tout dire, ça doit être bien encombrant d’avoir en même temps :
– un sexe qui se dresse à la moindre occasion
– de la testostérone en pagaïe
– une position dominante
– une impunité assurée
– une absence de vergogne
– et une grosse dose de pouvoir qui permet de piocher à l’envi dans la vaste soupière où mitonnent toutes ces petites proies qu’on siffle et qui ne demandent qu’à être soumises, méprisées, usées et abusées, puis jetées.
Heureusement, tout mâle n’est pas dominant, beaucoup d’ailleurs sont plutôt mâles dos-minou, quémandant caresses et gratouillis dans le sens du poil et ne demandant qu’à ronronner gentiment  conformément à l’exercice normal de leur humanité bienveillante.

Texte © dominique cozette

 

Un petit chef-d'œuvre de littérature

Un petit chef-d’œuvre de littérature, titre de l’ouvrage écrit par Luc Chomarat, est aussi, quelque part, un petit chef-d’œuvre de littérature, c’est jubilatoire. Le petit livre est parfois un livre, parfois un personnage. Il rencontre Rastignac qui monte à Paris comme lui et il se fait un tas de relations, dont son amante, une jeune fille modeste avec des barrettes. A part ça, ce n’est pas non toujours un être vivant. Tout le livre, fait d’un assemblage de petits textes, nous parle littérature, rayonnages de librairies, genres littéraires, postérité. On y participe à une chasse aux lieux commun, on y cause refus d’éditer, question du sens, mort, bonheur, on y picole sec, on y évoque le fameux prestige de l’écrivain, prestige subclaquant au profit des start-up.
On y croise le blogger pénible qui fait plein de fautes, le critique littéraire agaçant, le bistrotier, les rats de bibliothèque, l’animateur d’atelier d’écriture, tout ce petit monde qui forme une sorte de puzzle abstrait mais totalement hilarant. On y rencontre aussi tout plein d’écrivains qu’on aime, de personnages, de titres…Sur le rabat, il est écrit qu’il est impossible de résumer ce livre. Effectivement, il ne ressemble à rien, ni essai, ni roman, ni récit, ni conte…
Drôlissime, irrésistible, sans aucun équivalent. De plus, la couverture est délicieusement veloutée. A lire absolument !

Un petit chef-d’œuvre de littérature de Luc Chomarat. 2018 aux editions Marest, 144 pages, 9 €

Texte © dominique cozette

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