Fils de, encore un !

Jules Gabot est en retard au rendez-vous. Il a eu une fuite en urgence au dernier moment. Il me retrouve au Stella, la brasserie hype de la ville. Il est tel qu’en lui-même, nature, une clope à l’oreille, cheveux ébouriffés. Il a commencé sa carrière de plombier en 2008, et sa première intervention — chance inouïe — eut lieu à l’hôtel de ville de sa petite commune..
– « C’est vrai que j’ai été gâté. Peu de jeunes plombiers peuvent en dire autant…
– Ne me dites pas que c’est le hasard ! Votre nom a dû y être pour quelque chose, non ?
– Absolument pas ! L’employé a cherché dans l’annuaire pour m’éviter mais il a sauté une ligne. Il ne voulait justement pas d’un « fils à papa » (Jules met les doigts en crochet pour mimer les guillemets). Du coup, il m’a traité comme un simple pékin et j’ai pu donner tout ce que j’avais. Il a apprécié et a  fait le buzz. Vous savez, ça va vite à se créer, une réputation !
– Etre le fils de Philippe Gabot n’influe-t-il pas sur votre carrière ?
– Cela joue peut-être pour une prise de contact mais si je me plante, terminé. Des plombiers, il y en a une vingtaine ici, on n’attend pas après moi ! Vous savez, c’est assez … pénible (il mime les guillemets) d’être toujours soupçonné de devoir sa carrière à son père. Prenez les chanteurs par exemple, qui va leur reprocher ça ? Arthur H, M, David Hallyday et bien d’autres, on ne fait jamais référence à leurs pères ! Pourquoi nous, les plombiers, boulangers, maçons, on nous le reproche ?
– C’est plus facile d’entrer dans la carrière…
– Oui, c’est vrai, c’est plus facile, on nous met le pied à l’étrier, on connaît un peu mieux le milieu mais après ? Tu loupes un joint et terminé ! »

On ne dira jamais assez l’amertume de ces jeunes loups fils de, comme Cédric Donzère, charcutier fils de, Jean Thomas, agriculteur fils de, et Céline Barbe, coiffeuse fille de. Et on comprend que pour être crédibles, ils doivent faire leurs preuves deux fois plus que n’importe qui.

texte et dessin © dominiquecozette

L’écrivain de la famille Delacourt, c’est Grégoire.

A sept ans, il a le malheur de pondre quatre rimes (cala)miteuses qui font s’extasier ses parents : il sera écrivain. C’est ainsi que naissent les fausses vocations, les fils à la patte, les mauvaises voies (de garage). Il vit dans le nord, avec des parents qui s’effilochent, un père qui, perdant son boulot, quittant sa femme pour une meilleure affaire et vieillissant mal, pète un fusible et se retrouve hébété avec les innocents baveux. Sa mère, l’amante qu’il l’appelle car un jour où elle rentre d’une virée, elle devient, pour le petit garçon, la séductrice, la fumeuse, la fêtarde, la Gena Rowlands. Mais son nouvel espoir, unijambiste onctueux, n’est pas Cassavetes. Et  la petite sœur qui rêve juste de rencontrer son prince, le vrai, avec qui on fait des petits consorts, mais qui  tombe  sur un vrai salaud puis sur un naufragé de l’amour, sans passion, comme elle. Et puis le petit frangin qui a un bug dans le crâne, qui ne sait pas déployer ses ailes et n’aura jamais le mode d’emploi de la vie.
Ecrivain vain, c’est d’abord ce qu’est notre jeune héros, écrasé par l’énorme responsabilité d’avoir à aligner des mots pour ne pas décevoir, pour mériter l’amour des autres. Il n’y arrive tout simplement pas. Pourtant Monique croira en lui. Monique, c’est la dévouée, la pas belle, celle qui bosse pour que son mec réussisse et qu’elle ait une vie de rêve, comme jadis les secrétaires avec les internes en médecine qui les plaquaient une fois le cabinet opérationnel. C’est extrêmement bancal entre eux, et d’ailleurs entre eux, il y a l’éternel bellâtre plus Francis Huster. Ça n’empêchera pas deux fillettes de naître, mais l’amour est aux abonnés absents.
Si le roman ne s’écrit pas, les mots trouvent un nouvel écrin : la pub. Bingo ! Seulement, on n’est pas dans du Beigbeder. On reste dans ses petites envergures : logements minables, vie de merde à juste travailler, quelques stagiaires à baiser. Si, une fois, une bouffeuse d’hommes, attachante et destructive comme le sida qu’elle attirera aussi.
C’est un livre de blues, rien ne va totalement, sauf la pub et le fric Mais ça ne fait pas le bonheur. Ça fait de sa femme une ex-femme : Monique devient Joy, sorte de pétasse de luxe qui claque tout. C’est un livre du nord où on a toujours envie de dire « ferme la porte », c’est plein de courants d’air froids, de plages grises et de sentiments qui cassent. Sauf qu’un jour, une fille assise sur la voiture…fin de la malédiction. Et voici le livre. L’écriture est incisive, le style est fringant, l’humour est sous les pavés, le charme opère. Ce récit est touchant, intime, sincère, bref attachant. S’il manque un peu de distance ou de poésie vis-à-vis de la publicité qui continue à le nourrir, le petit gars est enfin entré (encré) dans la cour des grands.

Grégoire Delacourt. L’écrivain de la famille,  JCLattès. 265 p. 17 euros. Sorti le 12 janvier 2011.

Texte ©dominiquecozette

Un grand chef d’oeuvre littéraire avorté !

Tiens, c'est tout ce que ça mérite !

Un peu de déballage, tiens ! Ça commence comme ça : un éditeur qui veut se faire du fric facilement invente un livre où Régis Debray poserait douze questions à Michel Drucker, le gentil, le consensuel, l’ex-genre idéal, le mari parfait, le roi du PAF, l’ami de tous les people etc. L’idée : en faire un bouquin forcément rentable car tous les plateaux de télé s’arracheraient ces deux stars (mouais) des medias (comme pour le bouquin bidon Houellebecq-Lévy ?). Debray envoie par écrit ses questions. Que fait le gentil Drucker ? Il demande à son nègre de rédiger ses réponses, moyennant une promesse verbale de 200000 euros de dédommagement. Or, il se trouve que
1/ le nègre est une négresse.
2/ la négresse est une écrivaine noire
3/ elle est la maîtresse officielle du gentil Drucker. Il s’agit de Calixte Beyala.
Mais le livre ne se fait pas, puis quelqu’un de vivement dimanche annonce à Calixte la fin de l’histoire. Elle ne verra jamais les 200 000 euros car, malgré son insistance, le gentil animateur ne  lui propose que 20 000 euros pour solde de tout compte. Et encore ! A condition qu’elle renonce à publier le roman qui traite de leur histoire (si ça intéresse quelqu’un, il s’agit de « l’homme qui m’offrait le ciel » chez le même éditeur, Albin Michel). Le tribunal correctionnel a d’abord débouté l’écrivaine. Mais, en appel, le gentil Drucker a été condamné à lui verser 40 000 euros.
Calixte est réputée pour ses emprunts récurrents, ses nombreux plagiats, ses procès, son militantisme polymorphe. Elle  soutint Sarkozy lorsqu’il invita Khadafi et aujourd’hui  Gbabgo. On s’en fout aussi.
Moralité : y en a pas, on se demande bien pourquoi il pourrait y en avoir !

Texte © dominiquecozette et image trouvée

Je m’endors avec un lion et me réveille avec un cancer

C’est dans Libé : la Minnesota Planetarium Society estime que depuis le début de l’astrologie, on s’est gouré. L’axe gravitationnel de la lune a fait osciller la terre sur le sien.  Bilan : un mois de décalage. C’est pas rien ! Figurez-vous que mon époux qui était lion, superbe et généreux, a viré cancer. Outre que l’appellation n’est pas très fun — excusez-moi, chers amis cancer, d’ailleurs vous êtes probablement devenus autre — ce signe est inconnu à mon bataillon de proches. La prochaine nuit va être décisive : tolérerai-je de sentir un crabe me toucher de sa pince fraîche et humide ?  En même temps, avec une bonne mayonnaise maison, c’est pas dégueu.
Pour ceux que ça intéresse :
Capricorne 20 jan-16 fév, verseau 16 fév-11 mar, poisson 11 mar-18 avr, bélier 18 avr-13 mai, taureau 13 mai-21 juin, gémeau 21 juin-20 juil, cancer 20 juill-10 aou, lion 10 aou-16 sep, vierge 16 sep-30 oct, balance 30 oct-23 nov, scorpion 23 nov-29 nov, serpentaire 29nov-17 déc, sagittaire 17 dec-20 jan.
Vous remarquerez que les jours charnières sont des deux signes, que le scorpion a perdu trois semaines et que le serpentaire a pris du galon. Moi, je suis restée taureau, du moment qu’on ne me coupe pas les oreilles et la queue, ça me va.

Texte et dessin © dominiquecozette

Fessebouqueries #26

La routine semble reprendre le dessus. Le quotidien des amis FB aussi.
– JPCM Revendique l’héritage de Mitterrand, les fauteuils Paulin et la table Perriand surtout.
– JPT J’avais envie d’écrire un roman intitulé « Quand la Chine nous la mettra profond », mais j’ai l’impression que c’est déjà fait…
– MC : Vernissage expo art déco. Classe cm1. Sur son travail Fanta a découpé et collé  » A quoi bon avoir du talent si personne ne le voit », mais elle ne sait pas pourquoi.
– MT : Vivement les soldes, qu’on aille un peu se mettre sur la gueule.
– DT : TEACHER: Glenn, how do you spell ‘crocodile?’
 GLENN: K-R-O-K-O-D-I-A-L’ 
TEACHER: No, that’s wrong
 GLENN: Maybe it is wrong, but you asked me how I spelt it.
– CCa acheté une tunique pour vingt-quatre euros nonante-ouite, viv’ les soldes beulges une foié
– JEP : il paraît qu’il y’a des écoles de journalisme ou on apprend à parler comme sur Capital (M6)
– MT : Le rêve diabolique de Sofia Coppola, c’est qu’on s’emmerde tous autant que ses personnages.
– PG : être obligé d’attendre dans une pharmacie derrière une vieille vâchasse qui se tape des ordonnances dignes d’un convoi sanitaire d’une ONG et qui n’y comprend rien, on a droit au glaucome de son mari et à sa salpingite elle retrouve pas sa carte vitale, elle paye ça va être à moi pour ma boite d’aspirine. Ah non, elle trouve qu’elle a la peau un peu sèche, peut-on la conseiller.Oooooh Pûûûtain!
– PAG va bobunetémincédebœufsechuanéser
– DB : Hier, mon pote lavait son maillot de foot. Quelques minutes devant la machine …
- Heu, Quel programme ?
- Ca dépend, qu’est ce qu’il y a marqué sur ton maillot ?
- Reebock, CA, Carrefour, Pages Jaunes, ..
– HV : épiphanie : j’ai sucé Michael Jackson
– PADG Dit : Shakespeare n’a pas écrit grand chose , si ce n’est de vieilles citations archi connues qu’il a mises bout a bout .
– MD : Adolescent under construction = pas lavé depuis …5 jours !
– PADG Dit : La différence entre Berlusconi et un yaourt , c ‘est que le yaourt ,lui ,a une culture active et vivante .
– PG : Vu la qualité de la nouvelle litière pour chat, en particules de bois extrémement légères et absorbantes, il va falloir que j’apprenne à Sushi à manier la balayette et la pelle voire l’aspi… Mais là ce sera plus dur… Il en fout partout. Si j’y arrive, je vais faire des économies substancielles de femme de ménage…. A mon avis c’est pas pour demain….
– JPCM : Ce statut est tellement 2011 ! (une conasse branchée)
– JPCM : Mon correcteur automatique invente des fautes pour me fiare passë puor un con
– JPCM se souvient des années Kermitterand, on nous avons souffert Collaro et Jean-Luc Lahaye
– PG : A tous les amateurs inconditionnels des « After Eight » voici ce putain de chocolat à la menthe qui l’enterre profond. Chaque carré vaut 10 feuilles d’after eight. A tous les coincés du bulbe qui me rétorqueront que c’est la finesse de la feuille qui fait sa saveur, qu’ils sachent que je les emmerde, moi les « A.E » je les bouffe par 5. A quoi ça sert de se régaler si on ne peut pas se gaver.
– JPT : Sarkozy a décidé d’écrire la suite du best seller d’Alain Peyrefitte « Quand la Chine s’éveillera… » Elle s’intitule : « Quand la Chine s’éveillera, la France lui servira le petit-déjeuner au lit. »
– MC ne supporte pas de se rendre compte au bout de plusieurs pHRASES LORSQU4IL LEVE LA TETE SUR L4ECRAN? QU4IL EST EN MAJUSCULE ALORS QU4IL PENSAIT ËTRE EN MINUSCULE §§§§
– MM : Figurez-vous qu’en ouvrant mes stores tous les matins à 8h, je vois le prothésiste d’en face en train de fabriquer des dentiers sous sa lampe. Voilà ce que c’est d’avoir une fenêtre sur cour… Très surréaliste…
– EL : En URSS, il y a la télé dans toutes les chambres, mais c’est elle qui vous regarde !
– YLG : Rubrique on s’en fout : Cette année, il y aura en juillet : 5 vendredis, 5 samedis et 5 dimanches. Ce phénomène n’arrive qu’à chaque 823 ans. On surnomme ce phénomène « sac d’argent » dans le feng shui.
– SM : Si Facebook disparaissait, l’humanité ne lui survivrait pas plus de 2 ans et demi.

(Très simple de s’abonner à ce blog : cliquez sur le gros bouton vert — non, ne n’est pas un furoncle — en haut à droite, inscrivez votre adresse mail puis confirmez avec le mail que vous recevez juste après. Et comme ça, vous ne raterez aucun de mes billets qui sont vraiment — c’est scientifiquement prouvé par une étude des Labos Servier —  indispensables à votre équilibre politico-intellectuel). (Merci, bien sûr)

Texte et image © dominiquecozette

Women are heroes, de JR : émotions fortes.

Ce film ça m’a bouleversée. C’est gigantesque, énorme, au plus près de l’émotion. La violence de la pauvreté le dispute à la gaité d’être en vie, ce sont des femmes, des héroïnes, des nanas majuscules, ou si petites, scarifiées au sens propre comme figuré, solides et simples. Pas une seule paupière maquillée, ce qui peut parfois faire ressembler leur regard à celui d’un homme, mais quelques bijoux pour faire joli, des voix venues du milieu du siècle dernier à celles de petites filles qui parlent comme des grandes et puis, derrière elles, en fond ou en vedette, d’immenses photos de leurs yeux, de leurs faces, de leurs grimaces, de leurs rires. JR nous transporte de bidonvilles en favelas, du Brésil au Cambodge, d’Inde au Kenya. Il joue sur des effets très spéciaux et sans modération comme le time-lapse, accéléré énorme qui nous fait cavaler dans les ruelles ou nous fait passer du  jour à la nuit en un clin d’oeil, c’est le cas de dire. Ce film m’a emportée avec lui, j’y suis encore.
Les hommes dans tout cela ? Scotchés ! Il faut les voir découvrir leurs compagnes emplissant d’un coup leur espace vital. Ce sont d’ailleurs eux qui aident à tirer, porter, tendre les gigantesques bâches sur les tôles ondulées. Et puis, vers la fin, quand le train qui transporte les yeux s’aligne sur les bas de visage des ballasts, c’est une explosion de joie partagée par tous !
« A aucun moment ne vient la question de la pauvreté. J’ai surtout vu que les gens font de l’art un besoin essentiel, primaire. C’est un réel besoin qui vient très vite après manger, ou boire. Un besoin de culture. Mon film voulait montrer ce désir-là, qui va à l’encontre des clichés que l’on peut avoir sur ces endroits du monde ». (Causette, janvier-février 2011) C’est exactement ça !
JR a remporté le Ted Prize, qui récompense un humaniste.

[Si vous avez le choix, voyez-le en VO. Les intonations de ces femmes en VO, c’est top.

Texte © dominiquecozette

Tati le Tatillon !

Un ami FB a mis en ligne un concentré de Playtime de Tati (1966). Et figurez-vous que j’y apparais. Habitant Joinville, je m’étais rendue sur les décors et là, Tati avait engagé la conversation me faisant marcher comme ci ou comme ça (je ne le connaissais même pas) puis m’exhortant à m’inscrire à la régie. Me voici donc figurante récurrente pendant ce chaud mois de juillet des mid sixties où je peux à loisir m’étonner de la méticulosité de ce réalisateur. De sa maniaquerie, même. Le nombre de prises parce qu’un paquet de lessive dans un filet n’est pas exactement penché comme il le souhaitait, ou que la mèche d’un figurant ne convient pas… !!!
On m’aperçoit donc dans le manège final de véhicules prisonniers d’une place sans sortie, juchée sur la selle arrière d’une moto, en amazone et cheveux au vent, tandis que recroquevillé dans le side-car, un accessoiriste actionne une manette qui fait monter et descendre cette selle comme sur un cheval de bois. Je porte une robe orange imprimée de chez Snob. Puis nous partons avec mes soeurs en Espagne. Début août, l’assistant de Tati, Nicolas Ribowski, vient sonner chez mes parents car il y a un raccord à faire et on a besoin de moi et de la robe. Hélas, disent mes parents. Alors voilà, comme ils n’avaient plus la robe, chez Snob (porte de Vincennes), les stylistes de Tati en ont fabriqué une qu’ils ont peinte en orange avec des petits motifs de fleurette. Pour 1/4 de seconde supplémentaire d’une nana à l’écran masquée par les lettres du générique ! C’est Tati. Pas les prix les plus bas mais l’exigence au plus haut. Il n’y avait pas plus raccord que ce grand monsieur !

texte © dominiquecozette. Image tirée du film Playtime. Extrait de la video ici (4 minutes, j’apparais quelques secondes vers 2’40 »)
Les 4 secondes de vidéo isolées  ici : le premier passage, c’est moi. Le suivant, subliminal, est l’autre nana…

Lettre ouverte à mon corps

Le 23 février 2010, sur ce blog,  j’écrivais, cher corps, combien je t’étais reconnaissante de tous les services que tu me rendais. Il y a cependant un petit hiatus, voire deux (dois-je dire hiati ?) au sujet de certaines décisions  que tu prends sans concertation.
Exemple flagrant : j’aimerais bien perdre quelques kilos d’hiver. Or, j’entends dire un peu partout que si je fais des régimes, tu gardes en mémoire l’épreuve de ces horribles privations et tu te remets à stocker dès que je réapprovisionne. Dans quelle langue faut-il t’expliquer que si je me (te) prive un peu, c’est très provisoire. Très très, même. Alors s’il te plaît, laisse glisser les gourmandises dans la fosse à purin lorsque je remets ça, ne stocke plus et je t’en filerai des wagons, de gâteries.  On s’entendra beaucoup mieux !
De même, et je parle au nom des autres femmes bien que tu ne puisses rien y faire : arrête de penser — avec ce putain de cerveau reptilien complètement obsolète —que pour survivre à l’hiver nous, les femmes,  sommes obligées de provisionner de la graisse autour du ventre, des cuisses et des hanches, merde ! On ne vit plus dans une grotte, cher corps, un peu de jugeote ! D’accord ? Bon, c’est tout, je ne vais pas te demander en plus de me fabriquer du collagène pour ourler mes lèvres, de l’élastine pour retendre mes tissus, du j’sais-pas-quoi pour colmater mes brèches et réparer mes usures. Tu vois, c’est pas l’amer à boire, tout d’même  !

Texte et dessin © dominiquecozette

Fessebouqueries #25

Des voeux, des vieux, des baveux, des cheveux sur la soupe…

– SG : Il y a des gens, on se demande s’ils aiment vos statuts parce qu’ils sont drôles, ou juste parce qu’ils ont envie de coucher avec vous. Surtout certains hommes.
– CP vous propose un plan à Troyes.
– OVH : – Toc toc !
- Qui c’est ?
- C’est Lapinou !
- Lapinou qui ?
- Lapinou Year !
– MM Est toute estourbie des bises virtuelles reçues pour la bonne année ! Zon intérêt à me porter chance ! lol !
– CP : Ça doit être dur d’être un otage aux mains des talibans, de trouver la force d’attendre un an et demi encore pour être libéré par sarkozy à la veille des élections.
– DB : Viens de recevoir une demande de confirmation d’ une fille hum je dirais 12 13 ans euh quelqu’un a perdu sa fille?
– GG : Pour changer des voeux doucereux, je souhaite à NS qu’il se prenne une veste aux cantonales de mars, de chuter du vélo en fibre de carbone offert par Amstrong, que ses vacances tombent à l’eau après le naufrage du yacht de Bolloré, que son séjour pascal en Corse soit annulé après le plastiquage de la villa de son pote Clavier, que Jojo lui pique sa meuf…bon çà sera tout!..
– JPT : En 2011, on bronze ! Et en 2012, on partouze ! Vivement l’année prochaine !
– AR : dans le cadre de la formation conti nue, Jonathan Ames a choisi le stage (théorique) de cunnilingus … chapeau bas ! ((je garde ma faute de frappe))
– DB : Conte de Noël: Il était une foie en mauvais état…
– DB : Sur FB ?
Que des femmes mur !
– FB : le mot dossier le mot agenda le mot facture le mot emmerdes le mot courriers le mot ranger le mot payer le mot payer le mot payer ô rentrée poème
– TE : Je souhaite une belle et heureuse année à tout le monde !
Sauf à celles et ceux qui m’ont chier dans les bottes, et j’en ai 4 paires, ainsi que 5 paires de bottines, ça en fait des crotteux et des crotteuses… pour ceux-là, je ne leur souhaite rien, même pas de mal, c’est déjà trop 🙂
– CG : Je ne sais plus quoi dire…L’ouverture du Dakar de 2011 au Brésil…Mais ils n’en ont pas marre du ridicule ??
– DB : Le docteur est venu, il avait un grand nez et il gouttait du nez. Je lui au dit de rentrer chez lui et je l ai payé avec un disque qu’ il adorait.
– OVH : Horreur! J’ai rêvé que mon mari me demandait de partager les frais du ménage.
– VR va faire un peu de méninges sous son crâne.
– DT : TEACHER: Now, Simon, tell me frankly, do you say prayers before eating? 
SIMON: No sir, I don’t have to, my Mom is a good cook.
– AO : En comptant la bière, le gruyère râpé et les chewing-gums, je mange bien 5 fruits et légumes frais par jour.
– AO : mon lavabo vient d’être remplacé par un formidable rince-oeil dans lequel je peux au moins mettre genre…. et bien rien…
–  TP: Qui pourrait faire taire Jacques Séguela ?
– AR : je n’arrive pas à m’indigner efficacement, c’est la pluie peut être …
– MC : Fatigué, cherche place assise jusqu’à Père Lachaise.
– MC revient du repas de fin d’année avec une tête de smiley. (voir l’image)
– JPT : Luc Chatel, qui veut faire son savant, parle, à propos du mauvais français de Sarko de son mépris pour le « style amphigourique et les circonvolutions syntaxiques »… CIR-CON-LO-CU-TIONS, crétin ! Les circonvolutions, c’est dans le cerveau ou l’intestin ! Ce n’est pas avec un pareil ministre que le Nain va s’améliorer !

ABONNEZ-VOUS et vous recevrez mon blog chez vous, chaque matin de parution, dans votre boîte mail, livré par une accorte factrice en nuisette ou un splendide préposé biscotté. C’est gratuit, je parle de la livraison. Pour le reste, vous vous arrangerez directement avec les susdits hermès qui sont seuls habilités à traiter avec vous. Je ne veux même pas le savoir !
Il suffit de cliquer sur le gros bouton vert là-haut à droite. Puis de confirmer par le mail qui arrivera dans votre boîte (livré par les splendides créatures etc)

Pascal Nègre blanc…

Oui, c’est très mauvais, mais je ne peux pas m’en empêcher…La suite est du même tonneau, aussi affligeante !
Figurez-vous que  Pascal Nègre, arrivant un beau matin dans son bureau sis rue des Fossés Saint-Jacques — déjà ça sonne glauque, pas comme rue de la montagne Sainte Geneviève à côté ou, outre Seine, rue des Blanc Manteaux — s’écria : « oh ! Quel univers sale ! ». C’est vrai que pour une entreprise, c’est un nom de suppositoire carré. Donc, armé de sa planche à billets, je veux dire à laver, il chercha comment blanchir tout ses bénéfices, comment ravoir tous ses avoirs, etc… et comme il était un peu poète, il fit rimer avec lavoir. Et il ouvrit une superbe blanchisserie à Tours (45 tours, 33 tours…). Ecolo. Tant qu’à faire ! Et elle s’appelle Séquoïa. Comme j’ai des vieux restes de mon ancien job, je propose quelques accroches/signatures/slogans, je ne sais même plus comment on appelle ça…
– Pascal Nègre, le grand blanchisseur.
– Pascal Nègre nettoie plus blanc que blanc
– Avec Nègre, Blanchi-son !
– Avec Nègre, vive Univerpropre…
Avouez que tout ça est très nul, mais l’info est vraie. La chaîne de blanchisserie s’appelle Sequoïa. (Nettoyage à sec, oh ya !).( C’est une plaie d’avoir cet esprit ridicule qui ne sert absolument pas mon talent !)

Texte et dessin © dominiquecozette

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial
Twitter