L’année 66 racontée à mes blecteurs *

Le monde bouge en 66 avec l’avènement d’Indira Gandhi en Inde, le retrait de la France de l’Otan voulue par de Gaulle qui demande au président des Etats-Unis le retrait des troupes du Viêt Nahm.
Par ailleurs, ce même de Gaulle inaugure la longue série d’explosions atomiques dans le Pacifique ainsi que la première usine marée-motrice, sur la Rance. Il lance diverses mesures allouées aux PME pour résister à la concurrence européenne et faire la nique au déficit : réussite totale puisque la dette aura disparu en 1970 ! (pas pour longtemps…)
66, c’est le début de l’affaire Ben Barka, et l’apparition hallucinante du shadow cabinet, gouvernement fantôme d’opposition créé par Mitterrand.
Aux Etats Unis, les émeutes raciales battent leur plein favorisant  la naissance de deux mouvements de la cause noire, le Black Power et les Black Panthers. Parallèlement, les B52 US  bombardent allègrement le Viêt Nahm et l’administration US  livre des armes tactiques à l’état d’Israël.
Le World Trade Center commence à gratter le ciel tandis que les premières communautés hippies s’installent en Californie.
De l’autre côté de la terre, Mao entame sa révolution entourés de Gardes Rouges, très remontés contre les Tibetains.
Chez nous, Malraux ouvre la première Maison de la Culture et ça se passe à … Amiens *(tiens, tiens, voilà où ça mène !). Les salaires des femmes plafonnent :  36% moins élevés que ceux des hommes. Est-ce pour cela qu’Yves Saint-Laurent les vêt (les femmes, mais certainement pas les salariées ci-dessus mentionnées)  d’un superbe smoking ? Paco Rabanne lui, les fait défiler dans des tenues drôles et  importables, fabriquées dans du rhodoïd et autres matériaux industriels.
Cette année-là, on assiste aux adieux scéniques de deux entités monstres : Brel et les Beatles, l’un à l’Olympia, où va se produire Bob Dylan pour  sa première en France, et les quatre chevelus à San Francisco. Lennon annonce qu’ils sont plus célèbres que Jésus Christ, ce qui provoque des tollés d’intolérance. George, plus matérialiste, épouse Patti Boyd. Et  la Reine, reconnaissante des devises qu’ils rapportent au royaume, les décore de l’ordre de l’Empire. Ainsi que Mary Quant, l’inventrice de la mini-jupe, que ne prise pas la très scandaleuse Sophia Loren pour  épouser son Carlo Ponti.
Cette année est à marquer d’une pierre blanche avec une invention extraordinaire pour les musiciens en herbe : le mini K7 Philips, petit enregistreur portable au piètre son mais générateur de maquettes infinies et, ne l’oublions pas, des premiers piratages de disques.
Au ciné, on a droit à deux formidables Godard : Made in USA et Masculin-Féminin avec Léaud et la très prometteuse Chantal Goya qui était une adorable petite brunette avant sa période Bécassine. On découvre le chabadatesque Lelouch, on se marre à la Grande Vadrouille avec de Funès et Bourvil, on vibre avec le Bon, la brute et le truand, on se signe avec Rivette et sa Religieuse, on braie avec Bresson, son âne Balthazar et son autre Anne, Wiazemski.
Les séries télé, c’est la folie : citons les Globe-Trotters avec les jeunes débuts d’Yves Rénier pas encore calamiteux, Thierry la Fronde qui deviendra culte pour un président aux goûts de …  bref, Au nom de la loi avec le génial Steve Mc Queen, ma sorcière bien aimée, Flipper le Dauphin…
Pierre Sabbagh fera un carton avec au Théâtre ce soir  et son générique : « les décors sont sont de Roger Hart et les costumes de Donald Cardwell »
Qu’est-ce qu’on écoute en 66 ? des 45 tours deux titres qui ont supplanté les quatre titres en récession. Antoine élucubre avec ses chemises à fleurs, ses pilules et ses attaques contre Johnny qui va rétorquer avec « cheveux longs et idées courtes ». Faire l’amour va pouvoir enfin se dire, merci Polnareff, Dutronc poursuit sa glamoureuse carrière avec les Play-boys, Bernard « Tapy » se gaufre avec l’oubliable Un dernier verre, Mireille Mathieu sévit grave tandis que deux Salvador, Adamo et Henri, sont au hit. On danse sur Gainsbourg et son Qui est in, qui est out. N’oublions pas Michelle des Beatles, Sheila et autres yéyéteries.
En 66 vont disparaître l’homme qui n’aura jamais ri, Buster Keaton, le beau Monty Clift, le surréaliste André Breton et l’homme aux rats, Walt Disney.
Naîtront Laurent Garnier, le couple David Hallyday et Estelle, la belle Sophie Marceau, le séduisant Vincent Cassel et l’oreilleux Dany Boon. Deux poids lourds aussi : Tyson et Cantonna.
Quant à moi, je me tire en Beaulieu avec mes soeurs et une copine à Cadaquès où on s’éclate tout l’été au club des Naufragés et aux fêtes cosmogoniques du Maîtrrrre de Porrrrrt Lllllllligattttt !

* Rectificatif de Bob A : Petit Bémol pour l’inauguration de la première maison de la culture. Ce ne fut pas en 1966 à Amiens, mais en 1961 au havre appelée également le Musée Malraux)…Et entre temps en 1963 fut inaugurée celle de Bourges dirigée par mon ami Henri…

Texte © dominque cozette (sources Internet diverses) et photo © c’est écrit dessus

L’année 65 ici.
(Vous pouvez voir les années précédentes à partir de l’année 55 dans la catégorie « du vrai »)

* Blecteurs = lecteurs de mon blog

Le corps du délit

C’est qu’il est bavard, le héros de Daniel Pennac, il en raconte des histoires sur son corps !
Les hommes, sauf à être hypocondriaque, ont tendance à ne s’intéresser qu’au corps des femmes lorsque celui-ci est appétissant et qu’ils en feraient bien leur affaire. Mais le sien, à part les histoires de franche camaraderie virile qui tournent autour de la quéquette, de celui qui pisse le plus loin, qui a la plus grosse ou qui l’a fait cinq fois dans la nuit, ou alors au contraire quand plus rien ne marche, il s’en bat les flancs. Mais voici que Daniel Pennac, très inspiré, s’empare du sujet, superbe idée, et qu’il nous compte tout ce que peut vivre un organisme masculin de 13 à 87 ans. Et c’est pas triste. C’est même très amusant car il y décrit finement des petites choses qu’on a tous sans jamais en parler, il explore divers tabous et livre de curieuses recettes pour soigner des plaies, péter discrètement, anesthésier avec rien, éponger ses pollutions, entre autres. Il  nous montre comment tester tous ses sens car il trouve qu’on les sous-utilise. Mais attention, danger.
A travers son corps un peu chétif au départ mais qu’il apprendra à façonner, il nous raconte sa vie d’amant, de mari, de père, d’ami, de jeune, de vieux, de stressé, de malade. Il y redoute les prémisses de l’horrible Alzheimer, nous familiarise avec ses acouphènes, nous invite à son myélogramme. On va faire connaissance avec ses fonctions intestinales, sa paire d’organes intimes, ses problèmes urinaires, l’intérieur de son nez. Il va s’appliquer à décrire ses éjaculations et les effets de l’amour. Puis la perte du désir et l’impuissance.
C’est jouissif et réjouissant pour ne pas dire réjouissif et je l’aurais lu plus tôt si son passage à la Grande Librairie ne me l’avait dévendu. J’ai trouvé sa façon d’en parler  un peu fade. Et je m’aperçois avec ce billet, que la mienne l’est aussi. Pas facile, d’en parler mais allez-y, c’est très divertissant. Et instructif.

Daniel Pennac. Journal d’un corps. 2012 aux éditions Gallimard, 382 pages plus un index détaillé.

Texte et illustration © dominique cozette

Naissance

(J’ai écrit cet article il y a dix ans. Quand elle a eu un compte rond. Dix ans plus tard, il n’y a rien à jeter…)
C’était un jour comme aujourd’hui, clair, radieux, irréprochable. C’était un jour J. Le jour J. Le jour où le petit inconnu aurait un sexe, une taille, un poids, une apparence, un visage et une existence.
Ce fut un jour féminin. Un jour tout rose. Où je ne me demandai pas comment faire. Car je sus que je saurais. Je sus que ma vie avait pris le tour qui convenait, qu’elle avait pris tout son sens et que l’essentiel prendrait tout mon espace.
Les fées d’habitude, elles se dépêchent, elles se démènent,  elles courent d’une couche à l’autre mais là, malgré leur dos broyé à se courber comme ça, restaient penchées sur le berceau, touchées par la grâce de ce petit bourgeon.
Je ne me demandai pas comment  lui apprendre à grandir, à regarder, à écouter, à profiter. Je sentis qu’elle saurait faire ça toute seule, qu’elle me lâcherait la main trop souvent et que c’est moi qui devrais apprendre à grandir, à la regarder, à l’écouter et à profiter d’elle.
J’ai tout de suite vu qu’elle était quelqu’un, qu’elle était elle. Spéciale, unique.  Surtout pas un clone. Elle avait pioché dans nos ADN comme on cueille un bouquet, sans faire la fine bouche devant nos imperfections.
Je ne me posais pas de questions encombrantes, ne me faisais pas de soucis inutiles, ne m’alarmais pas outre mesure. Cette petite créature me mettait en confiance. Loin de m’inquiéter, elle me montrait que la vie c’est simple, que l’amour coule de source, que les soins sont faciles, que l’instinct a raison.
Je savais néanmoins que je ne serais pas une bonne mère, car nulle ne l’est, que je lui ferais peut-être du mal ou de la peine parfois, qu’il serait normal d’avoir envie de l’étouffer sous l’oreiller, de crier plus fort qu’elle et d’abandonner mes principes pour redevenir sauvage. Mais globalement, je sentais que ça marcherait d’enfer entre elle et moi. Et j’étais sûre que ça serait toujours une superbe aventure.
Bien sûr, il y eut les peurs, les terreurs, les angoisses. L’accident possible, le bad boy bouleversant, les provocs de jeunesse, les tentations dangereuses, les tests imbéciles, les pervers de tout poil. Ça fait partie du deal, on en prend pour perpète.
Pacifique, généreuse, tolérante, altruiste, la maternité est ma seule religion. Il n’y a pas plus puissant que cette vie qui jaillit de notre corps et nous tient pour toujours par le bout du nombril. Rien de plus  banal, mais de plus extraordinaire, rien de plus animal mais de sacrément divin, rien de plus intime mais de tellement universel, rien de plus quotidien mais de plus exaltant.
La petite chose est devenue grande, elle  m’a construite, a affuté mes sens et ma conscience, m’a fait toucher l’infini, le surnaturel, le merveilleux et le miraculeux. La plus belle histoire de ma vie.

Texte et dessin © dominique cozette

 

Fessebouqueries #107

Bon, alors, entre les JO, les Martiens, les Tunisiens, les vacances, les gens, les gens et encore les gens, ça ressemble à VDM (Vie de Merde pour ceux qui ne connaissent pas ce site). Que des relous, des ralous, des marlous, des jaloux, des filous ! Qui est in, qui est août ?
– KT : Overdose de cons. Je me casse pour quelques temps de FB.
– TG : ce matin, j’ai demandé à ma logeuse si elle avait d’autres cachettes rigolottes pour la mort-aux-rats … que le four-micro-ondes…
– JPT : Cette année encore, je ne figure pas parmi les 100 personnalités préférées des Français. Je me demande si je ne vais pas arrêter d’être formidable.
– JPT : Pour les Anglais, le fair play, c’est ce que doivent respecter les étrangers qui ont le privilège de les affronter.
– PG : Journée extraordinaire au Ferret aujourd’hui !!!!! Il pleut comme vache qui pisse !!!!! je vais pouvoir faire une sieste mémorable devant la télé ou devant mon bouquin après un dej’ au pinasse et là…. Je m’endormirai, tranquille comme Baptiste en pensant à toutes ces pauvres familles affublées de 4 ou 5 moutards hystériques qu’il faudra bien occuper. Moi je ronflerai à coté de mon chat qui ronronnera, dans mon hamac… Mais je pense à vous les pondeurs et les pondeuses…..Vous êtes assurés de toute ma sympathie et vous souhaite bon courage !!!!!
– LF : Un avion avec 70 français et françaises a débarqué à l’aéroport Tunis Carthage … à la sortie dans le hall certaines en tenue « décolletée » ont été prises à partie par la police religieuse composée d’islamistes barbus sous le regard bienveillant des forces de l’ordre…… et personne n’a bougé ! Selon notre confrère Tunisie Focus, certains sont encore à l’aéroport et demandent leur rapatriement immédiat en France. Un équipe de TV Française part ce soir pour Tunis .. On vous laisse imaginer .. les dégats…..pauvre Tunisie..et pauvre ministre du tourisme qui dépense des milliard pour promouvoir la destination de notre pays .Cela s’appelle « jeter l’argent par la fenêtre …»
– TL : Je vais vraiment finir par faire une connerie… Depuis le mois de Juillet la rue est en travaux de fou, parfois les gars sont la a 6h Oo pas de sommeil mais pas de sommeil… Et le dimanche les gors porcs de salle de muscu font des travaux, une sale merde de l’autre coté joue a la scie circulaire et visiblement un voisin au dessus idem. 7J sur 7 mon esprit n’a pas le repos… Je veux qu’ils meurent tous, je veux les rendre fou autant qu’ils me rendent fou… !
– EL : Les femmes aiment les chats ; c’est comme ça. Les hommes aussi disent qu’ils aiment les chats. Mais quand elles ont le dos tourné, les hommes leur balancent un bon coup de pied dans le cul.
– CW : j’ai une question (bête sans doute puisque je semble être la seule à la poser sur 7 milliards d’habitants) : comment ça se fait qu’il n’existe aucun mouvement anti-apartheid concernant les conditions faites aux femmes sur cette planète ?
– CW : au mec qui m’assène (aigrement) que ses gosses paieront ma retraite, je réponds habituellement que « j’espère bien ! » avec tout ce que je paie dès aujourd’hui pour leur éducation, santé, infrastructures etc… Non mais !
(*) avec enthousiasme, et de toutes façons, j’ai pas trop le choix, alors autant le prendre bien…
– ST : Allez, un petit effort, après Mars on s’occupe de la faim dans le monde, de toute la misère qui coûte aux uns et rapportent à d’autres…
– DC : Les hommes viennent de Mars. Et ils y retournent ! C’est pas trop tôt !
– YL : Cette mission sur Mars coûte si cher qu’au final, le seul petit bonhomme vert qu’on risque d’y découvrir, c’est celui de Cetelem.
– YH : J’ai dit à un autochtone deux ou trois mots en grec. Je pense que g progressé dans la langue car il m’a aussitôt apporté un moteur de Fiat.
– FM : ‎ »Malgré 800 000 euros investis, les autorités ne trouvent pas la parade. » Cette phrase est d’une débilité olympique. Ça coûte 800 000€ de mettre un drapeau et une pancarte sur les plages où on sait qu’il y a des requins???
– AC : « … une petite folie de 1 500 m² habitables qu’il s’est offerte jeudi pour la modique somme de cinq millions d’euros ! (source bladi.net).

C’est prodigieux comme l’acquisition d’une forteresse dorée en terre musulmane dissipe tout racisme »
– ALD : ‎ »si quelqu’un dit que le ciel est rose, les médias qui trop souvent ne font que rapporter des propos, diront qu’ un tel a dit que le ciel est rose. Et si vous ne combattez pas ça, eh bien, le ciel est rose. […] Et si quelqu’un vient dire que le ciel est bleu, les médias diront qu’il y a une polémique ».
– CW : Bonjour les mecs en Tunisie, en Libye, en Egypte (et bientôt en Syrie). A présent que vous avez libéré votre pays d’un affreux dictateur, quand est-ce que vous avez l’intention de foutre la paix à vos mères, femmes, filles, soeur et copines ?
Ou bien, est-ce que le fait de les transformer en bêtes de somme, corvéables et esclaves, invisibles et bouc émissaires de tous vos péchés représente la nécessaire transition, pour vous, sur la route de la liberté, du bonheur général et de la dignité humaine ?
Vous avez 15 secondes pour répondre à la question. Top chrono !
– RP : Les 2,5 m € c’est pour voir s’il y a eu de l’eau sur mars il y a 4 milliards d’années. Gazeuse ou pas sera l’objet d’une prochaine mission.
– MC : « La France vue du ciel » franchement, c’est un photographe qui aime pas marcher! Les photos de Doineau, c’est « La France vue des pieds »
– ML : Le savon de Marseille,à Strasbourg, il lave rien.
– ML : Des milliards de milliards de dollars évaporés dans l’air, et ça sent moins que quand on fait cuire un chou-fleur.
– Moi : Fausse manip : J’ai perdu quelques posts forcément hyper choisis ! Damned !
– CV : Proverbe du jour : « Qui a oublié de mettre au congélateur une glace qu’il venait d’acheter chez Picard sera soulagé le lendemain de constater que l’emballage est bien étanche. »
– RP : Ai reçu SMS de Curiosity qui me dit qu’il y a que dalle et qu’il commence à se faire chier.
– ET : Comme c’est la Saint Amour aujourd’hui, je voudrais en profiter pour dire tout le bien que je pense des bouffons qui font des tapages inutiles pour se retrouver le centre du monde, parce qu’ils n’ont aucune autre façon de faire en sorte qu’on s’intéresse à eux, une bise aussi à tous les gens que je ne déteste plus parce qu’ils me sont totalement indifférents (et qui me le rendent bien), un énorme câlin aux sales connards qui me pourrissent la vie d’une manière ou d’une autre, une grosse pelle au débile qui met de la zik de merde alors que je suis tranquillement allongée au soleil accompagnée du doux chant des oiseaux, et enfin, un méga bisou à tous les fans de tunning !
Distribution d’amour à tous les étages !
– PO : Mais qui invente tous ces sports ?
– HD : Il ne faut jamais mettre la charia avant l’hébreu!!!!

Illustration © dominique cozette

Freedom, c’est le titre mais franchement, il aurait pu trouver mieux !

C’est un gros pavé de 2011 et de 700 pages de Jonathan Franzen dont je n’étais pas venue à bout des Corrections, parfois j’ai le cerveau si mollasson qu’il refuse toute course de fond, car c’en est une avec cet auteur prolixe. Sous le pavé, point de plage, hélas, mais une histoire terriblement american way of life qui compte trois générations de personnes de la middle-class à tendance variable, le noyau étant Patty, sorte de desperate housewife dont on nous conte les grands parents, les parents, puis l’enfance du mari, Walter, issu de Suédois. On assiste à des dialogues de sa jeunesse lorsqu’elle était preppy, puis à ses premiers pas dans l’amour où elle loupe le bad boy rocker, blasé et queutard, meilleur ami de Walter qu’elle épousera donc par capillarité. Puis on verra comment elle se demandera plus tard si elle n’a pas gâché sa vie en faisant le mauvais choix et si elle devrait pas, finalement, passer à l’acte avec cet homme toujours séduisant qui continue à lui faire du gringue. Mais je ne vous dirai rien.
Walter, le desperate houseband, c’est l’homme bien, digne et probe, non buveur ni fumeur, travailleur, rougissant facilement, bref un brin chiant, mais sûr. Qui un jour décidera de protéger la nature par le biais de tout petits piafs qui s’éteignent à cause de cette chierie de civilisation américaine. Ce qui va l’entraîner dans de drôle d’aventures où son désir jusqu’alors très sage, s’inscrira dans une sorte de redressement productif pour une jeune associée, partie très prenante dans ce combat écolo. C’est extrêmement documenté sur le problème (et divers autres) et je ne saurais trop conseiller à nos amis lecteurs, oui, toi, chère abonnée et toi, vieux facebooker, de ne plus laisser traîner ton chat adoré dehors* tant cela fait des ravages dans la faune fragile (150 millions d’oiseaux tués chaque année aux Etats-Unis, sans compter les petits orphelins crevant de fin dans leurs nids funéraires).
Bon, trêve d’endoctrinement, ce couple a des enfants. Devinez quoi  ? Un  gars, une fille. Totalement différents, au destin totalement opposé et pas complices. Naissance de moult problèmes avec eux car, comme vous le savez, la mère américaine a tout d’une mère juive en plus juive encore. Elle culpabilise très facilement, se pose mille questions dont on profite grave et se perd en conjectures heu je cherche un adjectif mais n’en trouve pas (je veux dire qui se renouvellent constamment comme les vagues de la mer, vous voyez le genre).
Si vous aimez vous noyer dans un flot de prose qui passe tout en détail, qui ne vous donne pas le confort de petits paragraphes et de lignes espacées, plongez dans ce bouquin — je ne sais pas s’il est sorti en poche (c’est plus une poche, c’est un cabas) —, si vous aimez décortiquer les noix, les crabes et les pattes de langoustines jusqu’au plus pointu du fond, cet ouvrage est pour vous. Autre avantage de poids, si je puis dire : il évite à la serviette de bain de s’envoler au premier coup de mistral.
Dernière remarque : quand on le finit, on émet un discret ouf car ce bouquin, c’est un peu comme avec les enfants en vacances : on est content quand ils arrivent mais on est content quand ils s’en vont. Je blague, bien sûr, un enfant, on est toujours obligé de le finir !!!

* le dialogue est absolument réjouissant entre une voisine revêche et Walter dans leur environnement de nature préservée où chacun fourbit ses arguments pour et contre les errements félins, morceau d’anthologie sur le comportement type  je-fais-ce-que-je-veux-et-je-t’emmerde, en moins discourtois mais tout aussi agressif.

Freedom de Jonathan Franzen aux Editions de l’Olivier, 2011.

Texte et illustration © dominique cozette

Oui, j’ai couché souvent par politesse, par lâcheté, par flemme

J’ai couché par politesse avec des hommes qui avaient pris la peine de me faire plaisir en m’offrant une belle soirée, un beau cadeau, en étant gentils, galants, attentionnés. Ils avaient fait ça dans ce but, et je le savais implicitement et ils savaient que je le savais, c’était un marché et ne pas en honorer les termes aurait fait de moi une imposteur (tiens, ça n’a pas de féminin !).
J’ai couché par lâcheté aussi, pour ne pas avoir à me battre si la pression devenait trop forte, ou risquer la violence, des coups, des insultes, quelque chose dont je ne serais pas sortie indemne.
J’ai couché bien souvent par flemme car dire non à son partenaire quand on n’en a pas envie est source de débats inépuisables, d’argumentations désagréables auxquelles on ne pense pas par ailleurs. Quand on se refuse à lui, l’homme se sent blessé dans son amour-propre de mâle et il est difficile de suturer cette blessure par des considérations ordinaires et légitimes comme une défaillance  d’hormones. Rejeter la « faute » sur la mécanique interne équivaut à reconnaître l’humiliation machiste de l’infériorité des femmes soumises à « ça ». Alors, il reste la fatigue, le mal de crâne, le mal au bide, les règles mais ça fait tellement cliché !
J’ai couché plus qu’à mon tour par habitude, parce que c’est samedi, parce qu’il fait froid/chaud, parce que les enfants sont en vacances, parce qu’il n’y a rien à la télé, parce qu’on a bu, parce que ça se fait…
Bien sûr, j’ai aussi refusé de coucher. Bien souvent. Plusieurs fois, ça m’a valu de me retrouver dans la nuit à la recherche d’un taxi, faisant du stop puis rentrant avec un livreur de lait. Ça m’a valu aussi quelque luttes physiques assez éprouvantes, des altercations usantes, des menaces pénibles, du mépris aussi. Parfois rien,  et au mieux, de la compréhension.
Vous pouvez me dire : t’avais qu’à pas aller avec tous ces hommes.
Je pourrais vous répondre : c’est d’un seul homme qu’il s’agit, le père de mes enfants, l’homme qui m’a choisie et qui m’aime. Un homme amoureux, jaloux, primaire, possessif et ardent.
Je pourrais ajouter qu’heureusement, la majorité des fois où j’ai couché avec un homme, c’était par pur plaisir.
Mais faut-il croire vraiment tout ce que racontent les femmes ?

Texte et peinture © dominique cozette

Fessebouqueries #106

 

Les Jeux zo …lympiques et les vacances sont les deux mamelles de ce mois d’août qui rime avec Manaudou. L’état du monde ne laissent pas indifférents certains amis FB ce qui me rassure âprement. Oui, âprement, j’aime bien ce mot et ne l’utilise que trop parcimonieusement. N’oublions PG, grand poët-poët de FB avec ses crus savamment distillés !
– JPCM : Quand soudain, 30 pré adolescents prennent le wagon d’assaut en gare de Dax quand j’envisageais de relire le guetteur mélancolique.
– HAD : Les jeux où l’on nique..le petit personnel…L’essentiel c’est de participer(Pierre de Coubertin)….justement les femmes de ménages participent pour 700€ pour être des préfabriqués!! Carton rouge!!!
– LMG : Un jour mon prince viendra … Mais pas maintenant, là il joue à Call of Duty.
– PG : J’ai définitivement abandonné le Lexomil pour les olives à l’ail de « Marine » celle qui vend des pains et des olives et de anchois à droite en entrant dans le marché couvert du Ferret. non seulement ça te fait l’effet d’une énorme dragée « Fucca » au réveil … mais ce n’est quand que lorsque tu veux bien te reveiller ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ
– CM : les japonais au coude au coude avec les allemands pour la médaille d’or #antinucléaire et pour la sortie du #nucléaire … les français sont très loin derrière ….
– DT : Tous les spécialistes du développement du râble le confirment, mieux vaut lever un lièvre que poser un lapin.
– PE : Jeux Olympiques 2012 : Le Marseillais Kala Shnikoff obtient la médaille de plomb au tir en rafale.
– EL : McDonald’s est le sponsor officiel des J.O 2012. C’est un peu comme si Marlboro parrainait la ligue contre le cancer.
– GK :  François Fillon se casse le pied. On attend un message de sympathie de Georges Tron.
– WF : Accident de moto de François Fillon. Jean-François Copé attend le rapport d’autopsie.
– JPT : Amaury Levau… Yannick Agnel… Ce n’est plus une piscine, c’est une étable !
– PG : Mais putain de bordel à cul de merde que c’est con un ordi…. il ne peut rien faire par lui-même et en plus il oublie les instructions… Surveillez la bête, c’est plus con qu’un cheval, gentil mais têtu comme un âne…..
– EL : Le cerveau est l’organe le plus remarquable. Il fonctionne 24H/24, 7J/7 et 365j par an, de ta naissance jusqu’à ce que TU TOMBES AMOUREUX.
– JPT : Pour nous punir de prendre du plaisir à regarder le sport à la télé, Dieu a créé le commentateur sportif.
– PG : Ce qui est cool en Inde c’est que lorsque il y a une panne de l’EDF locale ça fait 600 millions de trous du cul qui n’ont plus d’électricité.. Putain, je te dis pas le bordel !!!!! c’est bien la peine d’avoir les meilleurs ingénieurs informaticiens…. il devraient plutôt former des cyclistes pour faire marcher les centrales…. Ils sont cons…..
– HAD : En effet ça paraît logique à beaucoup de gens que le Vatican déclare le viol moins grave que l’avortement : y’a beaucoup moins de prêtres qui se font avorter
– DT : Jeux Olympiques: Vu le tapage fait autour de l’événement, on est loin du silence des anneaux.
– KT :  J’arrête de lire les écrits des philosophes et des intellectuels en tout genre. Mon seul livre de chevet étant désormais un ouvrage de cuisine: « Comment accommoder semelles et lacets après la fin du monde ».
– FM : Alors, j’ai beau ne pas être spécialiste en parfaite gestion de grosse entreprise, j’ai quand même du mal à comprendre comment une entreprise de poulet peut être: 1/ le CINQUIÈME exportateur mondial, 2/ avoir reçu en 15 ans UN MILLIARD d’euros de subvention, 3/ ne pas avoir dépensé de rond dans la modernisation de l’entreprise (les conditions de travail, apparemment c’est le XIXº siècle) et 4/ être en faillite aujourd’hui. Ah, tiens, c’est une banque qui devrait prendre le contrôle de la compagnie juteuse en sortant de sa poche 140 millions d’euros. C’est moi ou bien on se fout vraiment, mais vraiment, mais alors vraiment de notre gueule?
– DC : Facebook c’est le buffet du Club Med. Au début tu te jettes dessus, tout te fait envie puis très vite, ça t’écoeure, cet étalage de bouffe et tu finis par prendre deux tomates sans la sauce…
– ML : La Sainte Vierge apparaît toujours à Lourdes, c’est comme nous, on va toujours camper à la pointe du Raz.
– FM : Rajoy et son gouvernement sont tellement bêtes et méchants à la fois, qu’ils me font penser à un croisement improbable entre Scoubidou et Rantanplan, à qui on aurait inoculé le virus de la rage.
– DC : Publicité FB du jour : 1/ des gros genoux enflés pour un truc contre l’arthrose 2/ des belles robes décolletées « pour montrer vos plus beaux atouts ». Le problème avec les belles robes décolletées, c’est que ton cavalier qui plonge son regard dedans, qu’est-ce qu’il voit ? Tes gros genoux enflés !
– HAD : Pour que je sois définitivement de bonne humeur.???? il ne faut pas grand chose..éliminez les cons,les machos,les frimeurs,les chieuses,les hommes politiques qui mentent,les mauvais acteurs,les pistonnés,les fils à papa,ceux qui ont un page FB mais qui parlent à personne,les cons qui confondent Tweeter et penser,les racistes,les homophobes,les chauffeurs de taxi parisiens,les curés pédophiles,ceux qui n’aiment pas les animaux,les goujats,les matuvus…,ceux qui puent la transpiration,les radins qui n’achètent pas de déodorant. et tout ceux que j’ai oublié mais qui ne se reconnaîtront pas!!! Sinon ça va!!!!!!
– RP : C’est dingue cette famille ! J’attends les résultats de Jean-Eudes Manaudou, le neveu, dans le 300m mayonnaise !

Illustration © dominique cozette

C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule #3

Thème du jour : le Travail, ou les mots pour le dire.
Les Inuits pour parler de neige disposent d’une centaine de mots qui la définissent précisément. C’est très utile, une neige molle, glacée, fraîche etc,  ne se vit pas de la même façon.
Nous, de même, quand nous parlons d’un chien, d’une voiture, d’une fleur, d’une danse, nous utilisons une gamme de vocabulaire étendue.
Par contre et en revanche, nous n’avons qu’un mot, et c’est certainement exprès, pour dire travail. Un mot. Quand on parle de rallonger la durée du travail, immanquablement tu as un cravateux goguenard qui affirme qu’il adooore travailler et qu’il veut bien le faire jusqu’à 80 ans alors de quoi se plaint-on. C’est probablement un genre de travail tout confort, chauffeur , beau bureau climatisé, fauteuil ergonomique, assistantes, matériel haut de gamme,  exécutants divers, salaires élevés, notes de frais ahurissants, avantages en nature, primes diverses, indemnités non imposées, déjeuners de prestige, valorisation sociale et j’en passe.
Contrairement au travailleur (car Monsieur Bien-Sapé n’est pas un travailleur, bizarrement) qui n’en peut plus de serrer des boulons, ou de vidanger de la merde, ou de vider des poulets, ou de pousser des wagonnets et ce, sous le contrôle d’un petit chef frustré/frustrant qui exige de la rentabilité, ne tolère aucune défaillance dans ses journées routinières, notre travailleur donc qui mange à même sa gamelle parce qu’il n’a pas les moyens de se payer un menu-jour  tous les jours, et entre deux et quatre heures de transport insupportable.
Quand j’entends dire que les Français ne travaillent pas assez (c’est une analyse erronée), je me demande :  Qui ne travaille pas assez ? Le type au marteau-piqueur, le producteur de films, l’infirmière, le conseiller ministériel, le journaliste, le marin pêcheur  ? Hein ? Qui ? Des noms !
Vous trouvez normal que dans la langue de Molière (comme on l’appelle) on manque tellement de talent qu’il a été impossible de créer des mots s’appliquant à différentes catégories de travail allant du plus pénible au plus épanouissant, du moins payé au plus rémunérateur, afin que quand on nous annonce qu’il faut que la France se remette au travail, on sache qui est visé  ? Le public, le privé, le manuel, le tertiaire, l’artistique ? Qui ?
Tout ça, c’est politique. On fourre tout dans le même sac, on mélange les torchons et les serviettes et, comme d’habitude, ce sont ceux qui n’ont pas la parole qui se sentent visés. Ceux qui décident du « travail », des « codes du travail », des « lois » du travail, eux, sont au-dessus de tout ça, même s’ils ne foutent rien, qu’ils passent leur temps à faire de la com et à donner des ordres.
Le travail pénible, dur, sale, blessant, épuisant, dangereux, humiliant, c’est comme le harcèlement, qu’il soit sexuel ou pas. Tant qu’il n’aura pas de nom, il n’existera pas, sera indéfendable, ingérable. Restera innommable donc.

Texte et peinture sur tôle © dominique cozette

 

C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule #2

Sujet : la dette et sa cavalerie.
La dette, la dette, la dette !!! On ne pense plus qu’à ça ! Même en regardant l’excellentissime « elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais … elle cause ! » d’Audiard, j’y ai pensé, à la dette. Et comment ! C’est un peu comme dans le film : plus on a besoin d’argent, plus on en emprunte, plus on en emprunte, plus on en a besoin, plus on en a besoin, plus en emprunte, plus on en emprunte, plus on en a besoin , plus on en a besoin, plus en emprunte, plus on en emprunte, plus on en a besoin,… Oui c’est facile avec les outils Word…

Dans le film, c’est une femme de ménage futée, Annie Girardot dans toute sa splendeur, qui bosse chez trois chelous qui ont chacun un terrible secret. Blier, Le premier, est caissier dans une grosse banque et il pique dans la caisse pour satisfaire à ses envies libidineuses, d’un niveau, chers amis !!! Il en est même obligé de tuer le collègue témoin et de l’enterrer dans son jardin. Mireille Darc, so glamour, s’apprête à être la femme d’un ministre haut placé mais … son passé de pute risque de faite tache. Sim, le dernier, est un cureton ami de louveteaux mais qui se travestit en libellule dans de louches cabarets nocturnes pour amasser du blé. Annie va s’arranger pour que tous trois deviennent à la fois maîtres-chanteurs et victimes, ce qui fait que l’argent de A passe à B puis à C et recommence, la machine s’emballe de plus en pus vite. Jusqu’à ce qu’un accessoiriste un peu bourré (le vin n’était pas oublié sur les tournages d’Audiard) oublie un jour de disposer les faux biftons dans la paquet et que le comédien découvre avec stupeur qu’il s’agit de papier journal. Audiard exploite le filon et lui fait dire : oui, c’est comme ça qu’on paie maintenant ! Répété par chacune des victimes rançonnées. Donc les rectangles de papier journal, devenus monnaies d’échange (comme notre fric virtuel) se mettent à tourner, de plus en plus frénétiquement…

Vraiment un jeu de con. Comme la dette dont on peut espérer qu’elle prendra fin très vite. Quand le Grand Réalisateur du Monde fera dire à l’un de ses piégés en tapant sur la table : j’arrête votre jeu à la con ! M’faites tous chier ! A partir de dorénavant, vous n’aurez plus rien ! Mais ce qui s’appelle rien de rien ! Pas un kopek ! Pas un centime ! Pas un euro ! Que dalle ! Et si vous êtes pas contents, c’est le même prix ! Et vous savez quoi, cher banquier de mes deux : je vous emmerde. Je vous emmerde abondamment, copieusement, exagérément, énormément, sans limites, sans vergogne, sans regret et profondément ! Et encore, je pèse mes mots !

Espérons-le, on ne sait jamais. On a les Economistes Atterrés, on a Roosevelt 2012, on a les Indignés et tous les énervés ordinaires, moi je vous le dit : on ne sait jamais.

Texte et dessin © dominique cozette

Fessebouqueries #105

Semaine chargée en spectacles, festivals, commémorations et commérages divers, avec sentiments très mitigés sur l’ouverture des JO. Ce qui interroge, quand on ne l’a pas vu comme moi, sur le degré de lucidité des téléspectateurs, substances bues, sniffées, injectées, et attention dérivée vers des choses plus attrayantes ou pas. De quoi se perdre en conjectures !
– AS : L’enfance c’est comme être bourré. Tout le monde se souvient de tout ce que tu faisais, sauf toi.  »
– OO : Un peu bizarre de commémorer la rafle du Vélodrome d’Hiver le jour de l’arrivée du Tour de France.
– HD : Quelle excitation autour du spoil de Batman quand 60% des Français ne savent pas qu’à la fin de la Rafle du Vel’d’Hiv, tout le monde meurt.
– HAD : Mon I Phone est génial l’application Siri permet de parler et de ce fait ça écrit tout seul…ex je dis Assad ça m’écrit assassin!!!!génial !!non!!
– HAD : Pour en revenir au bijoutier inculpé d’homicide volontaire….je préconise de requalifier le décès du braqueur de cet homme, en accident du travail
– HPE : Au registre des preuves de l’incapacité de l’être humain à prendre en compte les générations ultérieures, après les déchets nucléaires et la dette publique, j’inscris le papier-peint surfacé.
– CE : Festival des vieilles charrues. Isabelle au premier rang pour le concert de Thiéfaine. Il repère sa plus grande fan et lui tend le micro pour le refrain de Sweet amanite phalloïde. Dylan refuse la captation vidéo et ceux qui sont loin de la scène ont droit à une version sonore du concert avec une image fixe de Dylan sur les écrans géants. L’arnaque.
– PE : mes succès de l’année sont des succédanés…
– PE : On se lance activement à la recherche du passé, de ses traces, mais pour ne jamais exhumer que des cadavres, ossements, fragments. Ce qui est trouvé est dépoussiéré, nettoyé, mesuré, comparé, analysé puis classé directement … dans une archive. Que plus tard, on exhumera, etc.
– JPT : Il est futé, Henri Guaino, il lance l’idée de l’Histoire de France à la carte : vous choisissez l’aspect qui vous convient le mieux et vous rejetez l’autre. De Gaulle plutôt que Pétain, la Déclaration des droits de l’homme plutôt que la Terreur, le Petit Trianon plutôt que les galères du Roy, Gergovie plutôt qu’Alésia…
– DT : Membre de l’association des Alcooliques Anonymes de Clermont-Ferrand vend compilation de bourrées auvergnates.
– DC : Mes deux fils, 12 et 14 ans, à coup sûr victimes d’une éducation approximative, passent comme beaucoup d’autres, une certain nombre d’heures à tuer méthodiquement des milliers d’ennemis, affalés devant la PS3. Mais le miracle se produit parfois. Il suffit qu’un pote soit là, qu’ils soient trois. Et on voit ressortir, venus de la préhistoire, Monopoly, Richesses du monde, Risk, parfois même un jeu de cartes. Et je dois avouer que l’émotion m’étreint.
– LG : Il parlait avec un cheveu sur la langue.
Elle le largua sans mot tif.
– EL : Les gens qui pratiquent le ramadan dans le nord de la Norvege, où il ne fait jamais nuit… ils meurent?
– DC : Ségolène n’ira pas à l’université d’été du PS car elle se reconstruit. Aura t-elle besoin de ciment ?
– CA : bon allez je vais bosser un peu sur le « manuel de survie à l’usage des chômeurs senior »s,ça va faire plus d’un an que je suis dessus, et si ça continue on va m’enterrer avant que je l’ai terminé…
– EO : Contrairement aux prédictions incas, je bronze. Et je bronze grave. Putain que c est bon. Jvais me donatella Versace la gueule.
– SF : Si je pouvais requisitioner une dizaine de personnes pour me gratter au même moment mes boutons de moustiques, je suis a peu pres sur que j’aurais un orgasme.
– DC : 312 disputes par an ! C’est la moyenne des disputes dans un couple. j’ai largement fait baisser la moyenne avec mon époux idéal. En même temps, on s’est mariés vieux, ça retire les sujets concernant faire un bébé, puis un autre, l’éducation, l’argent de poche, acheter une bagnole, acheter un appartement, regarder les filles/garçons dans les boîtes, les trucs qui traînent au pied du lit (ce n’est plus de notre âge). Seul sujet récurrent : où t’as fichu la colle à dentier ?
– CN : Fini les achats sur e-Bay
Je m’suis fait arnaquer pour la dernière fois.
J’ai reçu ma commande mais je ne peux la retourner
je n’ai aucun recours, c’est décevant.
Si tu veux bien fais suivre à tes amis pour éviter
qu’eux aussi se fassent prendre…
Attention si vous achetez sur e-Bay
J’ai dépensé 800€ sur e-Bay pour un appareil
Qui fait grossir le Pénis
Les cons…. ils m’ont envoyé une loupe!!!
– DC : Audrey Pulvar fait son entrée fracassante dans les Inrocks n° … spécial sexe. Le ministre du redressement productif appréciera !
– EL : La peine de mort : Tuer des gens qui tuent des gens pour montrer aux gens que tuer des gens c’est mal.
– CB : trop chaud! trop humide! on dirait un météo vaginale!
– HAD : Dites à qu’il y a 300 milliards d’étoiles et on vous croira. Dites que la peinture n’est pas sèche et on touchera pour en être sûr.
– JPT : Franchement, est-il nécessaire aujourd’hui de séparer les deux méga-spectacles d’ouverture et de fermeture des JO par deux semaines de compétitions ?
– PG : Pfffffff c’était long… ça se voulait drôle et ça l’était mais putain ce que c’était chiant…. Mais il n’y avait que des étrangers ????, je n’ai pas compris ce qu’ils faisaient là tous ces « gens »….. et puis moi ces fêtes de sportifs ça me gonfle, c’est du faux-cul, du pognon, de la fausse fraternité, une pseudo-communion et le problème c’est que je n’avais plus assez de pastis pour tenir….alors je suis parti au troquet en face….. où là au moins on a bien rigolé……. mais c’est lourd !!!!!
– SG : L’ouverture des JO, c’est quand même beaucoup moins drôle sans Hitler.
– MT : Non mais c’est quoi cette cérémonie d’autocongratulation complètement moisie?? 27 millions de livres pour nous dire qu’ils ont inventé l’échographie et le mondovision, sans déconner….
– VR : Quel spectacle pathétique, brouillon et ringard que cette cérémonie d’ouverture des JO…
– AB : Epoustoufling !
– OM : Bon il n’y a vraiment qui la flamme qui est bien , pour le reste du grand show nombriliste qui n’arrive pas a la cheville de Pekin 2008.
Quand a la bande son on se croirait sur ITunes 30 » par morceau.
– PAG : Danny Boyle, première médaille d’or.
– AB : Je demande la nationalité anglaise immédiatement.

Illustration © dominique cozette

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