Clandestin, dealers, mules et violences

Si vous aimez les pavés, entrez dans la riche fresque de Philip Caputo (qui eut le prix Pulitzer pour Rumeur de guerre) racontée minutieusement dans Clandestin. Ce bouquin, écrit en 2009, a été lancé en France en 2012 et aujourd’hui, avec la politique des migrants de Trump et son projet de mur entre Mexique et Etats-Unis, il en devient encore plus actuel.
Le héros, Gill Castle, richissime grâce à son job de trader, est inconsolable de la perte de sa deuxième femme dans l’attentat du World Trade Center. Une tante lui propose de venir se changer les idées dans son ranch d’Arizona, un lieu désertique à la frontière du Mexique. Il laisse alors tout derrière lui et s’installe dans une baraque au milieu de rien, avec un bouquin de Sénèque et sa chienne fidèle. Un jour, il recueille un migrant dont les deux compagnons ont été exécutés par les hors la loi qui gèrent ce désert fréquenté par les trafiquants de dope, les migrants mexicains, les troupeaux avec ou sans leurs cow-boys et parfois, la police des frontières. Les meurtres y sont fréquents, les vies ne valent rien, les vengeances se transmettent comme les vendettas et même la nature et la sécheresse peuvent tuer son homme en une journée. Il décide d’aider cet homme à se reconstruire, à obtenir des papiers et lui file des petits boulots. C’est là  que les ennuis vont commencer, mais aussi une rencontre heureuse.
Le récit commence au début du 20ème siècle, où l’aïeul de Castle, gamin entêté et dur, est obligé d’abattre un type qui veut lui voler son cheval. De fil en aiguille, le jeune homme va devenir une icône, un héros qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, qui fait parfois sa justice lui-même, qui protège ses ouailles lorsqu’il est shérif. Il en fait trop, il tue trop aussi et une malédiction lancée contre lui et ses descendants va se réaliser au fil de ces pages. Notamment pas le biais d’une petite-fille de ses victimes, devenue la plus cruelle des pourvoyeuses de stups. Se mettre en travers de sa route, c’est s’exposer au mieux à une mort subite, au pire à un supplice insoutenable juste pour l’exemple.
Avec d’autres personnages,  des  justiciers ripoux, une femme dont la fille s’est engagée en Irak, des clans, des traîtres, des vachers, va se tisser une épopée où la frontière, mur de verre encore invisible entre le Mexique et les EU, tient la vedette car c’est là que tout se joue.
Palpitant.

Clandestin de Philip Caputo. 2009 en V0. 2012 en français par Fabrice Pointeau. Cherche-midi. 736 pages. Existe chez Pocket.

Les Fessebouqueries #344

Scusez encore de vous resservir la même chose, mais le chef fait la grève, enfin non, pas la grève, mais il peut plus bosser vu qu’on lui a piqué TOUTES ses casseroles. Alors on a téléphoné à Métro (Goldwin-Mayer) pour demander ce qu’ils avaient en stock : Des rillettes de fion, en veux-tu en voilà. Ça se conserve bien, qu’ils ont dit, vu que c’est de la merde en bâton. Ah, on aussi un peu de McTrump comme entrée et pour finir, que diriez-vous d’une petite macronade flambée au FN ? Ben…. si y a pas le choix, on va prendre, kèk vous voulez ? D’toute façon, les gens y z’y voyent que du feu, on leur donnerait du caviar qu’y verraient même pô la différence ! Burp !

– NP : Les USA, le pays où les malades mentaux peuvent acheter une arme mais où les Kinder Surprise sont interdits parce que trop dangereux.
– OM : Le ridicule ne tue pas, mais attention maintenant il a l’arme nucléaire.
– FL : Nous vivons dans un monde où ceux qui gagnent 100 000 euros par mois persuadent ceux qui en gagnent 1800 que tout va mal à cause de ceux qui vivent avec 535 euros.
Et ça marche.
– EEF : Nous donc sommes ds un monde où un viol est un accident & bamboula est convenable.
 J’ai hâte qu’on puisse se cracher dessus par courtoisie.
– PR : Hamon président, Piketty ministre de l’économie, des finances et de l’Europe, Macron ministre des magazines papier en couleur et Mélenchon ministre de la parole. Ca marche ?
– KM : Saint Valentin. On a l’air cons avec nos fleurs, chocolats ou bijoux quand certains peuvent offrir un emploi fictif à leur femme…
– RR : Fillon qui déjeune avec Sarko. Un peu comme ces types qui recouchent avec leur ex pour vider leur bourse. Aucun honneur.
– FIL : Conclusion : c’est Pénélope Fillon qui remplissait les déclarations de revenus de Thierry Solère.
– AB : À la fin, on apprendra peut-être que la seule « tête » honnête des #LR est la pintade Nadine Morano, trop conne pour frauder.
– RS : Son déjeuner avec Fillon donnera à Nicolas Sarkozy l’occasion de rappeler au malandrin les principes fondamentaux de l’éthique en politique
– DT : Macron fait fleurir la tombe de Roger Hanin à Alger car comme le dit Ségolène il n’y a de Royal qu’Hanin.
– RB : Les gars qui concourent à l’élection présidentielle sont censés être nos champions. Ça laisse rêveur quand à l’état du reste de la population.
– DC : Si le parquet exclut un classement sans suite, FF va avoir droit à un déclassement sans fin…
– NR : Avec les affaires pourries qu’ils ont en stock, Fillon aurait mieux fait d’organiser un vide-grenier plutôt que d’aller au resto
– OK : Dépôt de plinthe, parquet, peine plancher, vis de procédure, écrou … Quand je serai grand, je veux être juriste chez Castorama.
– EM : Rappelons que pour un électeur du FN il faut l’équivalent de 678 485 affaires Fillon pour faire une affaire Le Pen.
– OK : Sarkozy, c’était le yacht de Bolloré. Hollande, c’était le pédalo. Fillon, c’est le Titanic.
– FZ : Les juges sont tellement bêtes qu’ils renvoient Sarkozy en correctionnelle alors qu’il est même pas candidat !
– VS : est-ce qu’on peut le dire que c’est officiel, que le plan B de Fillon, c’est Macron.
– JMC : Macron est une superchérie
– OVH : Macron trouve que les accords d’Evian sont imbuvables.
– JC : Dingue d’apprendre que Fillon a eu une enfance triste quand on voit l’ode à la joie de vivre qu’il est devenu.
– JPT : Macron vient d’enclencher la deuxième partie de son mouvement : En Marche Arrière !
– PV : Comme le dit très justement Francois Fillon toute enquête judiciaire contre un homme politique de droite est une atteinte à la démocratie.
– DS : C’est quand même foufou cette époque où il faut se présenter à une présidentielle pour avoir une chance d’être amnistié par les électeurs.
– HDD : Vieux dicton populaire: ya que les électeurs du Front National qui ne changent pas d’avis.
– RR : Je viens de passer 30 minutes le cul entre deux chaises. Ça doit pas être facile tous les jours d’être centriste…

Illustration © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Que fœtus là ? #36

Plus de 8 naissances sur 10 surviennent selon un calendrier prévu par les parents. Les critères retenus pour se sentir prêt à devenir parent sont la stabilité du couple et une situation matérielle confortable. Seuls 3% des couples ont leur premier enfant quand l’un des deux est inactif. Le printemps est une bonne saison pour accoucher mais les femmes cadres ou indépendantes préfèrent tabler sur l’été, lorsque l’activité générale est réduite, au contraire des enseignants qui préfèrent que le congé maternité n’entame pas les vacances.  Mais beaucoup laissent la nature faire  comme bon lui semble.
(Source : Francoscopie 2010)

« Que fœtus là » est une série où je m’interroge sur l’origine de l’humanité par le biais du fœtus : Comment es-tu arrivé là ? Qui t’a fait ? Où ? Pourquoi ? Comment ? Etait-ce par désir, par défi, par ignorance, de force, par conformisme, par habitude, par instinct de procréation, par esprit de domination, par accident ?… Cette extraordinaire banalité qu’est la procréation,  j’ai eu envie d’en savoir plus et de la partager. A suivre…(voir précédent article ici)

Comment Caryl Ferey fait ses romans.

C’est un excité hyperactif prêt à tout, un petit nerveux sans concessions, un acharné du mot fort, un addict à la chose écrite. Dans Pourvu que ça brûle, Caryl Ferey nous raconte son parcours compliqué d’écrivain mais son obstination à faire ce métier et ne faire que ça. Les désillusions, les rencontres foireuses, les galères mais surtout les voyages qu’il a faits pour rencontrer / découvrir / créer ses personnages. Des monstres souvent, des icônes absolues, des trashmen violentissimes, des séductrices irrésistibles… Je ne sais pas si vous avez lu un de ses romans, Zulu, Mapuche, Condor … mais ils sont extrêmes, parfois écœurants de brutalité et de cruauté. D’une force inouïe, c’est sûr. Et c’est dans les bas-fonds de pays touristiques ou pas qu’il trouve l’inspiration. Il s’y rend avec des potes souvent peu recommandables et ensemble, ils se prêtent à toutes les expériences qu’on leur propose. Evidemment, les nuits sont fauves et les matins féroces. Mais c’est comme ça qu’il procède. Il prend des notes de tout, les lieux, les personnages, les mots, et les cuisine à sa sauce qui peut venir de Nouvelle-Zélande, d’Australie, de Jordanie ou de divers pays des deux Amérique.
Il a aussi raconté un chapitre bling-bling totalement décalé, à Cannes où il monte les marches car un de ses bouquins est devenu film et clôt le Festival,  je parle de Zulu avec Forrest Whitaker, rien que ça ! Le gag lorsqu’il doit se trouver un smoke (il est tout petit et se trouve ridicule)…
Sa vie privée, on ne sait pas trop. On apprend au détour d’une phrase qu’il a un gosse, que sa copine fait le circuit avec ses potes, qu’il pleure devant la souffrance animale mais rien de plus. Ce n’est pas le propos. Le propos c’est y aller, pourvu que ça brûle. Fort.

Pourvu que ça brûle de Caryl Ferey. 2017 chez Albin Michel. 300 pages, 20 €.

Texte © dominique cozette

Les Fessebouqueries #343

On s’escuse de vous resservir de la salade Fillon cette semaine mais y en avait encore un plein couffin, on va tout d’ même pas donner cette confiture à des cochons à rillettes, tout d’même. Ah pi je vous préviens, si vous m’finissez pas le plat (qui déchire l’anus entre parenthèses) vous recevrez un coup de matraque à pas piquer des verts, des verres, bref c’est comme ça et pas autrement, vous n’êtes que des bamboulas et pi j’vois même pas pourquoi je m’escuserais de vous emmerder, si ça vous plaît pas, vous allez au Fouquet’s (remarquez une de leurs arpettes m’a dit qu’ils avaient congelé un quintal de fillonade pour tenir jusqu’au printemps !) Bon app !
– JB : Je suis pour le droit à l’awoerthement.
– JNP : Le décret anti-musulman de Trump lui donnera le prix Nobel de la paix parce que le monde entier est devenu, par réaction, plus tolérant
– JPT : Apparemment, Mélenchon s’habille toujours chez « Au petit père des peuples ».
– FV : En fait ce qu’on reproche à Fillon c’est d’être de droite mais d’en avoir mis à gauche
– JPT : Grâce à Macron, changer de banque devient plus facile. Changer de président aussi.
– ML : J’ai bien tout écouté Fillon. 
Bon, les copains, c’est nous qui devons présenter nos excuses.
– PE : Non seulement Fillon a piqué la première place à Juppé lors de la primaire de la droite, mais il est aussi en train de lui montrer qu’il est bien meilleur que lui en matière d’emploi fictif
– MM : Fillon veut parler « à tous les français » mais choisit une heure (16h) où les français qui n’ont pas un travail fictif bossent. Étonnant.
– DP : Je m’excuse de n’être pas coupable.
– HB : Fillon: Après avoir mis au defi la presse de trouver d’autres dossiers compromettants, ils vont peut être se rendre compte que le plus gros emploi fictif c’etait 1er Ministre de Sarko pendant 5 ans !
– MK : Habile, Fillon vient de clouer le bec aux Républicains. Ne reste plus que Sarko pour être le sauveur de la France au cas où : il doit frétiller dur de la talonnette…
– EEF : Nicolas Dupont-Aignan vient d’annoncer que son prochain meeting sera entièrement réalisé en pâte à modeler
– CC : Fillon ne se retire pas, Hamon grimpe, Macron gesticule, Mélenchon fatigue vite ; cette semaine la politique, c’est un film Dorcel
– MK : Théo a voulu faire comme Renaud : mais ça fait mal au cul d’embrasser un flic !
– PM : la seule question qui vaille pour une personne de gauche aujourd’hui, c’est de savoir si Pénélope est correctement indemnisée par les ASSEDIC , j’ose espérer que c’est le cas après toutes ces années de dur labeur
– JB : Pénélope licenciée de Droit, licenciée de Lettres, puis simplement licenciée.
– JDC : Je voterais pour un tabouret. Au moins t’es sûr qu’il a pas de dossier..
– CS : Si la matraque avait « accidentellement » pénétré le corps de Theo, les policiers l’auraient transporté à l’hôpital et pas au commissariat
– EN : Quelle drôle d’idée d’avoir programmé la St Valentin le 14 février, le jour de PSG-Barcelone.
– DC : Le viol n’est pas une infraction chez les policiers, le vol ne l’est pas plus chez les parlementaires.
C’est clair ?
– NP : Pourquoi 2 femmes dans le Comité Stratégique Politique de Fillon ? Parce qu’il faut bien faire le café et les sandwich des 21 mecs.
– FV : c’est déjà galère de mettre un suppositoire à un môme de 2ans ! alors faire rentrer une matraque par accident dans le cul d’un adulte…comment dire
– NA : – Vous avez 2.4g  — Jurisprudence Fillon — Pardon ?  — Je suis Breton et tout le monde roule bourré —  Ok, circulez.
– PV : On voit bien que les socialistes veulent nuire à M. Fillon : sans la loi Transparence il aurait pu continuer de payer Penelope.
– OM : En tous les cas il est certain que le concept de la « sodomie accidentelle » évoqué pour Aulnay va révolutionner pas mal de vie de couple…
– NP : Au fait quel était le motif du licenciement de Penelope Fillon ? Rupture du lien de confiance, absentéisme, incompétence ?
– RR : Pendant ce temps-là personne ne parle plus de la candidature d’Alexandre Jardin.
– SF :  — Elle fait quoi ta maman ?  — Elle est attachée parlementaire. — Et ton papa ?  — Il fait rien non plus.
– OV : Donc un policier à 30 cm il vise les genoux avec sa matraque il te la met dans le cul… Imagine un peu leur niveau au tir au pistolet…
– NA : —  Bonjour, un café Bamboula —  Pardon ? —  C’est un café noir demandé de façon convenable —  Ah ok
– GB : Tract puis conférence puis lettre ouverte. Sinon Fillon envisage aussi l’avion-banderole..Fort Boyard..l’homme-sandwich…le pin’s parlant…

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(suite mais pas fin de Ferrante) : le tome 3

Celle qui fuit et celle qui reste, le troisième tome des aventures de nos deux amies napolitaines (voir tome 2 ici) devient plus politique. Elles vont sur leur trentaine. L’une est toujours dans son usine miteuse de salaisons près de Naples à subir les humiliations des chefs et du boulot peu ragoûtant, à répondre au sexisme et au harcèlement par la violence. Le soir, devant s’occuper de son fils et de son compagnon avec qui elle fait toujours lit à part, elle ne se sent pas pour la lutte des classes. Et pourtant, elle va s’y mettre, acculée par les conséquences de sa propre agressivité et sa soif de vengeance. Néanmoins, elle continue à assister son compagnon dans une formation par correspondance pour s’échapper de sa condition ouvrière.
La narratrice, de son côté, connaît un succès fou avec le petit livre sur sa défloration non voulue par le père d’un ami. Mais elle choque beaucoup et elle doit s’endurcir pour supporter critiques et quolibets notamment dans son quartier de Naples. Elle se marie avec un brillant universitaire dont la famille fait partie d’une élite intellectuelle. C’est d’ailleurs sa belle-mère qui a oeuvré pour que le petit livre paraisse, qui la pousse à enrichir son réseau et la motive pour qu’elle continue. Hélas, elle se retrouve enceinte immédiatement après sa nuit de noces, ce qu’elle ne voulait pas. Puis une seconde fois, plus ou moins forcée par son mari qui, sous des dehors libertaire, cache des aspects machos à l’italienne.
La narratrice va retrouver parfois son amie à Naples et fait tout pour qu’elle se rebiffe par rapport à la direction de son usine. Ce qu’elle fera. Mais en même temps, s’éloignera irrémédiablement d’elle, plus d’entente possible. L’Italie, à cette époque (les années 70) est d’une grande violence politique et les luttes entre syndicats, prolétaires, révolutionnaires et fascistes vont faire de nombreux morts. C’est le temps des Brigades Rouges.
Peu à peu, la narratrice va tomber dans une routine qui lui fait honte mais comment faire autrement quand on a deux petites, un mari qui ne se consacre qu’à ses études, une inspiration qui ne vient plus ou, quand elle se manifeste, n’est plus à la hauteur. Jusqu’à ce que réapparaisse un homme qu’elle a aimé secrètement, qui travaille maintenant avec son mari et s’invite parfois à la maison.
La suite ! La suite ! La suite !!!

(NB ; les deux premiers tomes sont parus en poche chez Folio)

Celle qui fuit et celle qui reste, ou l’amie prodigieuse III d’Elsa Ferrante, aux éditions Gallimard. 2013. Et 2017 pour la version française par Elsa Damien. 480 pages, 23 €

Les Fessebouqueries #342


Cette semaine, on bouffe du Fillon, on respire du Fillon, on ingère du Fillon, on suce du Fillon, on nage dans du Fillon, on chie du Fillon, on exsude du Fillon, on a des remontées acides de Fillon, on vomit du Fillon, on cancérise du Fillon, on rêve de Fillon, on pue du Fillon, bref, on est complètement enfillonés avec double Péné. A part ça, what else ? Des petites choses, Marine, Trump, Dassault, le Louvre, une paille…
– MK : Assistants parlementaires fictifs : LePen et lope
– SP : Allez, la première rime qui vous vient avec interlope ?
– DC : Dupont de Ligonnès aurait été aperçu à l’Assemblée : il serait assistant parlementaire très très discret « dans l’ombre » d’un candidat LR…
– OVH : Voici la nouvelle adresse mail de Pénélope Fillon : péné@toutattachée.fr
– DC : Constitué ma bibliothèque sur les conseils de Penelope : j’ai deux livres, ça jette !
– BP : Pénéloper. Déf.: travailler dans une totale discrétion. Ex.: certaines filles de Mme Claude pénélopaient à l’insu même de leurs maris.
– JLL : L’année du coq… en pleine crise de grippe aviaire…faut oser.
– EM : Heureusement au milieu de la folie du monde, des menaces de guerre et de la misogynie ambiante, il y a notre nouvelle miss Univers qui va se battre pour l’hygiène bucco dentaire. On est sauvés.
– EEF : Merci d’avoir un peu de respect pour le couple Fillon.
 Je vous rappelle que François a inventé Internet et Pénélope le « Air » travail.
– CC : je me demande si les gens qui attendent impatiemment la saint-valentin sont au courant qu’ils peuvent avoir des relations sexuelles le reste de l’année
– OVH : Emploi fictif : je me demande si Sarkozy n’a pas pris François Fillon comme Premier ministre fictif de 2007 à 2012.
– DC : Ça sent le caca dans la classe politique, les amis, va falloir me récurer les urnes !
– PV : Tout va bien : M. Fillon est serein, le dossier est vide, et il a pu laver son honneur, d’après son avocat.
– OM : Je signale quand même aux rageux que le discours de François Fillon à la Villette a été relu GRATUITEMENT par Pénélope…
– VG : Vous êtes Attaché Parlementaire sans boîte mail, sans permanence locale, sans badge de l’AN, payé 5 k€/mois, votre témoignage nous intéresse.
– NP : Franz Olivier Giesbert défend Fillon dans le PenelopeGate. La femme de FOG dirige la Revue des deux Mondes. Aucun rapport évidemment
– MK : Pas de doute sur l’honnêteté de Fillon : il n’a qu’à jurer à l’Assemblée, devant la représentation nationale, qu’il est innocent de tout ce dont on l’accuse. C’était tellement drôle la dernière fois avec Cahuzac que ça donne envie de le revivre…
– PM : AFP 22h27 : Fillon aurait quitté Varennes en famille pour se réfugier à Levallois
– NP : Au rythme où est parti Trump, dans une semaine la statue de la Liberté va se barrer à la nage direction l’Europe.
– DC : Le nouveau nom de  François Fillon : prends-ça pillons !
– JC : Perquisition au bureau de Fillon : les enquêteurs découvrent que ses assistants Didier et Jean Marc sont des meubles.
– PM : Lepen, Fillon, Macron, vu les casseroles au cul , c’est plus une présidentielle, c’est Top chef
– NA : Après le mouvement « En marche » de Macron, François Fillon lance son mouvement « On coule ».
– FIA : Quand je pense que Sarkozy est allé taper de l’argent à Liliane Bettencourt alors qu’il suffisait qu’il se fasse embaucher par Fillon.
– GB : Franche camaraderie…confiance et esprit de solidarité chez les LR. Les domaines Baroin2017, Copé2017 & Bertrand2017 viennent d’être déposés
– AB : La prison de la Santé rouvrira en 2019. Accueil au Carré VIP : Balkany, Cahuzac, Copé, Dassault, Fillon, Guéant, Sarkozy, Woerth.
– OM : Elle avance bien la campagne de François Fillon. Depuis peu on savait qu’il aimait sa femme maintenant on sait qu’il aime aussi ses enfants.
– LO : C’est donc un égyptien qui a attaqué la pyramide du Louvre.
– OK : En fait, le terroriste égyptien du Louvre aurait crié Toutankhâmon akbar.
– ZPV : Attention, ne regardez pas Envoyé Spécial : ils sortent des phrases de Mme Fillon de leur contexte !
– ES : Dans cette affaire, je pense que  Francois Fillon risque d’être condamné à de la prison avec sourcil !
– CC : « L’honneur d’un homme », moi j’ai vu une femme bafouée qui doit vivre avec les manigances de son mari. Les LR sont irrécupérables.
– LC : A part en disant « Je ne connais personne du nom de Pénélope. Je ne suis d’ailleurs pas marié » je vois pas comment il va s’en sortir Fillon.
– VS : Ce n’est donc pas l’éthique qui fera lâcher Fillon mais les sondages. Ce pays est foutu.
– AT : Emmanuel Macron rappelle qu’il n’a jamais eu de collaborateur… il faut peut être lui rappeler qu’il n’a jamais été élu….
– AA : Il y a 3 femmes avec qui il ne faut jamais s’embrouiller : – Ta femme – Elise Lucet – Rachida Dati.
– JPT : Chez les Dassault, voler, c’est plus qu’une passion, c’est une vocation.
– CU : Bernard Debré : « Penelope Fillon est une femme réservée, je n’invente rien, on la confond souvent avec les fauteuils. »
– JPM : Lu sur Twitter : « Le Bénévolat, c’est travailler sans être payé, le Pénévolat, c’est être payé sans travailler »
– JB : Mon Dieu j’ai réussi à m’écœurer moi-même : je n’en peux plus de voir la gueule de Fillon. Ça m’avait fait pareil en maternelle quand je mangeais mes crottes de nez.
– MC : Affaire Fillon : le journal d’une curée de campagne.
– DC : Fillon inébranlable. Penelope inébranleuse !
– PAG : Quand tu te retrouves vraiment dans la merde à cause d’un emploi fictif au Parlement ET à La Revue des Deux Mondes pour ta femme Pénélope, peut-on légitimement appeler ça une Double Péné ?
– JB : Michel Rocard est étrangement silencieux dans cette affaire. Je dis ça je dis rien.
– JLL : Sarkozy, pour son avocat, c’était Paul Bismuth. Fillon, pour sa famille, c’est Paul Emploi ».
– OM : Attention messieurs, plus que 12 jours avant la Saint-Valentin, pensez à réserver un charmant petit resto romantique qui diffuse PSG-Barca.

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Que fœtus là ? #35

En France, cette pratique est ancienne mais la loi du 8 janvier 1993 introduit l’accouchement sous X dans le code civil : »Lors de l’accouchement, la mère peut demander que le secret de son admission et de son identité soit préservé. » La parturiente est prise en charge entièrement par l’établissement où elle accouche. Si elle ne donne pas son nom, elle peut le laisser avec d’autres indications dans un document que l’enfant pourra consulter plus tard, sans que ça n’intervienne sur la filiation ou les obligations de sa mère. La mère a deux mois pour reconnaître l’enfant et le reprendre. Le père aussi, quand il est prévenu à temps. De nombreux contentieux concernent le père ou même les grands-parents de l’enfant. Au delà du délai de deux mois, l’enfant devient pupille de la nation et est adoptable. On compte entre 600 et 800 naissances sous X actuellement. La moitié des mères sont primipares, 40% sont seules, leur âge moyen est de 26 ans, et elles connaissent des difficultés familiales, conjugales ou matérielles. Plus, souvent, une découverte tardive de leur grossesse. 14% cependant reprennent leur enfant. (Source : France Info et Wikipedia)

« Que fœtus là » est une série où je m’interroge sur l’origine de l’humanité par le biais du fœtus : Comment es-tu arrivé là ? Qui t’a fait ? Où ? Pourquoi ? Comment ? Etait-ce par désir, par défi, par ignorance, de force, par conformisme, par habitude, par instinct de procréation, par esprit de domination, par accident ?… Cette extraordinaire banalité qu’est la procréation,  j’ai eu envie d’en savoir plus et de la partager. A suivre…(voir précédent article ici)

Ingé-son ? Oui, une sacrée vocation

Quand on lit le livre de Dominique Blanc-Francard, aka DBF, on entre dans une histoire énorme d’amour entre un homme (et plus tard une femme) et son fer à souder, ses consoles 4 puis 8 puis… 64 pistes, les studios qu’il a animés, remontés, créés, inventés, extraordinaire sacerdoce d’un mec dont le père était déjà versé là-dedans en radio et qu’il n’a pas hésité à dépasser pour sublimer un métier dont le pékin moyen ignore tout.
Il nous prend par la main pour nous faire découvrir cet univers étrange dans des lieux confinés, des caves souvent, mais parfois proche de la nature comme le chateau d’Hérouville où il enregistrait aussi en plein air. Il fut au début musicien, produisit quelques disques avec son frangin avant de passer aux manettes. C’est à cette époque que ce métier très rigide et technique, réservé à des hommes en blouse grise, devint un job artistique et c’est là que le talent de DBF se développa. Il enregistra avec la plupart des plus grands, il continue d’ailleurs dans un studio plus adapté aux besoins rapides et souples d’aujourd’hui. Il a connu tout le monde et je suis modestement placée pour savoir qu’il faut une sacrée dose de patience pour en encadrer certains durant les longues heures de mixages, nettoyages de pistes, etc. Il rapporte de drôles d’anecdotes mais raconte aussi des naufrages où tout fut effacé (la hantise de tous) ou déprogrammé (des centaines d’heures de boulot à refaire).
Moi qui ne suis absolument pas une technicienne, j’ai été passionnée par la passion de ce jeune homme de 72 ans, remariée avec une jeune femme, Bérénice Schmitt, complètement fada comme lui et qui roulent ensemble aujourd’hui dans leur studio, le Labomatic, pour le plus grand bien de la musique actuelle. C’est drôle cet ouvrage, j’y ai retrouvé mes yéyés de jadis et leur modeste mythologie et aussi les orfèvres du son du jour comme Biolay, exigeant musicien s’il en est, qui défilent dans ces pages avec les centaines d’anecdotes qui émaillent le monde musical.
Accessoirement, les fils de DBF sont Hubert Blanc-Francard (du groupe Cassius) et Mathieu Blanc-Francard alias Sinclair. Les chiens ne font pas de chats.
Ce livre est d’autant plus sympa qu’il y a des photos à chaque page. Passionnant, je vous dis.

Dominique Blanc-Francard et Olivier Schmitt It’s A Teenager Dream, itinéraire d’un ingénieur du son, éditions le Mot et le Reste, 352 pp., 23 €. (2) It’s a Teenager Dream (Parlophone).

Les regrets de Fredo Mit-mit à lire sans regrets

Mes regrets sont des remords, dernier opus de Frédéric Mitterrand est un procédé à la façon de « je me souviens » qui permet d’enquiller une floppée de souvenirs et d’anecdotes sur sa vie passée. Fredo est hypermnésique, il n’oublie pas les noms, les lieux, les circonstances, il garde tout, lettres, fax qui pâlissent jusqu’à disparaître, mots, souvenirs. Il ne répond pas toujours et même pas souvent, procrastine à mort puis s’en veut, s’en veut même après la disparition des personnes à qui il avait promis une aide, une réponse.
Ça commence avec les petites gens, serviteurs, bonnes, nounous qui ont ourlé son enfance de bonté et de confort, avec lesquels, au moment de prouver qu’ils avaient compté pour lui, ne trouvaient plus personne en face d’eux. Ça continue avec les animaux dont, parfois, il n’a pas su comprendre les besoins d’amour. Puis les amis d’enfance d’école et de collège, les débris de la société qu’il a essayé de sauver, sa famille, ses amants, ses petites amoureuses. Une mosaïque de relations qui tissent le portrait de l’écrivain : sincère, ne sachant pas dire non, faible, généreux, oublieux, toujours sur la brèche, cherchant pas mal les emmerdes quand il traînait dans des quartiers mal famés ou qu’il accueillait dans son petit deux pièces des épaves qu’il n’arrivait plus à chasser, quand il faisait son intéressant de petit-bourgeois stupide pour faire bisquer des copains moins nantis.
J’y ai même trouvé deux pages émouvantes sur Florence, une copine journaliste morte d’un cancer, que j’ai connue et dont je savais les liens qui l’attachaient à Fredo.
Tout ça ne feraient peut-être pas un livre si la plume de FM n’était pas aussi talentueuse, aussi tendre avec les autres, aussi sévère avec lui-même, et surtout si on ne cherchait pas à découvrir des petits ragots mondains comme on les aime. Oui, il y en a. Et de bien croustillants comme sa rencontre un peu louche avec Khadafi, ou le tournage d’un film trash avec François Wimille qui fit tant de peine à sa femme, Catherine Breillat alors enceinte.
L’avantage avec ce genre de livre c’est qu’on n’est pas obligé de le lire d’une traite. On s’en prend une bonne dose, on referme, on y revient etc. Très agréable bien que plutôt triste dans le propos.

Mes regrets sont des remords de Frédéric Mitterrand, 2016, aux Editions Robert Laffont. 360 pages, 20 €.

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