Les Fessebouqueries #434

Semaine très testostéronée, comme souvent, un : avec les érections pestiles en ciel des vieux croûtons lubriques adoubés par une religion sponsorée par Spontex, je veux dire qui aime bien passer l’éponge, deux : avec les poussées hormonalo-pédophiliques d’un petit gars ni blanc ni noir ni figue ni raison ni good ni bad, trois : l’impotence d’un potentat pas encore bouté hors d’Algérie, mais … mais heureusement, tout le monde ne manie pas sa bite avec son couteau mais juste ce dernier notamment dans les prisons modèles hyper-sécurisées françaises que sont aussi celles, niponnes, d’où vient de jaillir un détenu célèbre contre un paiement petit pour lui mais énorme pour le reste de l’humanité, alors que, quelque part, de très sérieux technocrottes se masturbent la tronche pour savoir s’il est bien raisonnable de nous faire décoller de Johnny Hallyday ! Pour la journée des droits de nous autres, vous repasserez, mesdames, (avec un fer à vapeur, siouplaît).
– ES : Pédophilie, enfin une bonne nouvelle pour l’Eglise : Michael Jackson n’était pas curé.
– OVH : J’informe le bon peuple que si je me mets à pratiquer le running, je ne me voilerai qu’avec un carré Hermès.
– NP : Si les surveillants de prison veulent vraiment faire pression sur le gouvernement, au lieu de bloquer les prisons ils devraient plutôt organiser des journées portes ouvertes.
– MK : Bouteflika, moribond logique : « Pour que je démissionne, il faut d’abord me réélire »
– PR : Raffarin, l’avenir.
– NP : Bref le mec a payé 8 millions d’euros pour participer à la version japonaise de « Sortez moi de là je suis une célébrité »…
– DC : Les raffarinades sont de retour !
– CG : L’ambassadeur de France au Japon accompagnait Carlos Ghosn à sa sortie de prison. C’est une prestation offerte à tous les prisonniers français ou seulement à ceux qui ont volé l’Etat ?
– NP : On dira ce qu’on voudra mais les droits des femmes progressent. Avant elles avaient juste le droit de se taire mais maintenant elles ont aussi le droit de se plaindre. On avance.
– OB : Jean-Marie Bigard a raconté une blague dans laquelle un gynécologue viole sa patiente pour lui montrer ce qu’est une déchirure. L’avantage avec lui c’est que de notre côté on n’a pas besoin d’aller voir un proctologue pour voir ce qu’est un trou du cul.
– RR : Quelle idée aussi d’envoyer des prêtres à Lyon, capitale de la gaule.
– SC : Vendredi 8 mars 2019. C’est la journée des droits des femmes. Sud Radio invite Christine Boutin. Bonne journée
– VS : – tu voles un scooter. Tu meurs. —  Tu voles l’Etat. L’ambassadeur vient te chercher à ta sortie de libération sous caution de 8 000 000 € en liquide.
– SF : Même pas foutu de gérer un terroriste en prison et ils veulent en rapatrier !
– NP : C’est quand même un peu démesuré de débaptiser l’aéroport d’Orly pour l’appeler « Johnny Hallyday ». Par contre vu son statut d’exilé fiscal, on peut tout à fait donner son nom à la zone Duty Free.
– NP : « J’ai été viré à cause de la blague sur la déchirure, que je raconte depuis 30 ans »… Je te propose un truc Jean-Marie : on va demander à Leeb de faire son sketch sur les Africains. Et on va voir si ça passe aussi bien qu’en 1989. À ton avis ?
– NA : Bouteflika c’est le chat de Schrödinger, tant qu’on n’a pas ouvert les urnes on ne peut pas savoir s’il est vivant ou mort.
– TT : Ma voisine qui part au ski, me demande de m’occuper de ses plantes. Je lui ai dit non. Elle m’a dit qu’après on pourrait les fumer ensemble. Je lui ai dit oui.
– GB :  » Barbarin condamné ».  Grâce à Dieu les faits ne sont donc pas prescrits »
– GB : Et pendant ce temps, ça s’étonne que « Hu hu hu, la France soit citée entre Haïti et le Venezuela » par la Haut-commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU. Vivement que ça les inquiète.
– AB : Barbarin démissionne enfin… Qu’il aille en Enfer ! —  Il n’existe pas plus que le Paradis. —  Alors qu’il joue au PSG.
– SF : Si j’ai bien compris les propos de la Garde des Sceaux à l’Assemblée Nationale, Nicole Belloubet, le personnel pénitentiaire de Condé-Sur-Sarthe aurait mal fait le job. Si j’ai bien entendu.
– FI : En France, tu es obligé de te soumettre à une palpation de sécurité quand tu vas manifester en Gilets jaunes, quand tu vas dans un stade ou une salle de spectacle. Mais pas quand tu rends visite à un détenu ( djihadiste ).
– JT : Vous critiquez Bouteflika mais lui au moins il n’a jamais voulu construire un mur entre l’Algérie et le Mexique.
– PC : Le pentagone a 5 côtés. L’hexagone a 6 côtés. L’octogone a 8 côtés. Le dodécagone a 12 côtés. Mais le plus grand c’est… … le Carlosghosne ….. car il a des milliards de côté …
– MP : Carlos Ghosn : — Voler de l’argent. — Se faire arrêter. — Payer sa caution avec l’argent volé.
– HM : Après la démission du cardinal Barbarin , l’église de France présente un moteur grippé, qui passe de sept à six sous-papes.
– OB : Rachida Dati vise la mairie de Paris. Mais si elle vise comme son chirurgien, si tout va bien elle sera à Marseille.
– JB : Salut, c’est Nicole Belloubet ! Je vous livre chaque jour mes astuces terrorisme. Aujourd’hui « comment faire entrer un couteau dans une prison ? ». La solution : choisir un couteau en céramique, car les détecteurs de métaux ne sonnent pas, et vous ne serez pas fouillé. Bisous les p’tits loups !
– JD : Dupont-Gnangnan c’est le mec que tu invites à ta table. A peine assis il se met à péter et il t’engueule parce que ça pue !
– OVH : Barbarin file sa dem. On va enfin nettoyer les curies d’Augias.
– MK : Dire que le sursitaire Barbarin ne connaîtra même pas le doux plaisir de ramasser sa savonnette dans une douche carcérale…
– CC : C’est visiblement moins contraignant de fêter les droits des femmes plutôt que de les respecter.
– OB : Demain c’est la journée de la femme. — Marlène Schiappa: « Il est temps que les hommes fassent la vaisselle ! » —  Yann Moix: « La femme de moins de 50 ans j’espère ! » —  Bigard: « Vous voulez dire la journée de la salope ? » — Auchan : « -50% sur les aspirateurs. » — Femmes: …
– CC : Arrêtez vos conneries ! L’aéroport d’Orly s’appellera comme les chinois voudront l’appeler
– OK : Est-ce qu’il y aura Benalla dans les Enfoires 2019  ?
– JPT : A Valle Gran Rey, j’ai trouvé un nid de hippies cloné à partir d’un sabot suédois qui aurait dérivé depuis Ibiza dans les années 70.

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Du mâle dominant au mâle dos-minou…

La grosse quéquette, celle du dominant en général blanc, quinqua mais pas que (pas queue, j’allais dire, faisant un horrible contresens) est en souffrance. Elle dérange, ce n’est pas nouveau, mais ça commence à se savoir, à se voir, à gêner aux entournures.
Des têtes (de nœud ? hum) tombent comme à Gravelotte, la parole se libère, dit-on, les prédateurs en meute sont priés de faire mea culpa (je n’ai rien dit). Je vous demande de vous arrêter !!! disait Balladur aux bajoues molles, mais il parlait d’autre chose. Oui, on vous demande de vous arrêter ! En attendant, quelques prix :
GOLDEN QUÉQUETTE :
A Monseigneur Barbarin, un pote-en-tas de l’Eglise,  pour avoir protégé ses membres inférieurs pédophiles. Qu’il ne fasse pas sa peine, on s’en fout, « grâce à Dieu » certains faits sont prescrits (allez voir ce film exceptionnel), mais l’important, c’est qu’il soit condamné, damné. Et qu’il file sa dèm à François. Le pape l’aurait-il viré, sinon ?
GOLDENISSIME QUÉQUETTE :
A tous les violeurs de soeurs. Avant-hier, Arte nous instruit d’une très très sombre histoire cléricale, encore, narrant les turpitudes, viols, domination, soumission, IVG, harcèlement, j’en passe, de ces pauvres nones abusées par les représentants de Dieu, dont l’un, sale, puait du zizi qu’elles étaient priées d’enfourner très régulièrement. Je ne sais pas comment elles faisaient pour ne pas lui vomir dessus. L’Eglise a su, le pape François aussi, mais alors ? Bah rien, rien n’a filtré, l’Eglise s’étant emparé de ce pratique outil appelé omerta qui fut longtemps l’apanage de la puissante Mafia. Barbarin était d’ailleurs encore de cette partie.
GOLDEN-SILVERED QUÉQUETTE :
Au grand argentier de la papauté, le cardinal Pell, bras gauche ou droit, on ne sait plus, de François qui, à l’heure actuelle, croupit au cachot pour pédophilie avérée sur le vaste continent australien.
Mais encore ?
SHITTY QUÉQUETTE
Quittons les histoires de culte et regardons autour de nous, cette belle civilisation humaine à l’œuvre dans les médias. La Ligue du Lol, encore une meute, mais celle-ci composée ni de vieux ni de pédophiles, propres sur eux, mignons pour certains, décidant qu’on allait bien se marrer à se foutre de la gueule des petits, des sans grades et des nénettes qui commencent à nous les briser menu avec leurs prétentions de parité. Tremblez, tous ceusses qui veulent nous piquer la place ! Alors on harcèle, on humilie, on salit, on effraie, on rabaisse, ah, qu’est-ce qu’on se marre de voir ces petites choses se ratatiner, s’inquiéter, s’angoisser, quitter la place, le job, même, tomber en dépression. Les Loleurs ligués ne niquent pas physiquement — ils ont probablement d’autres chattes à fouetter tout auréolés qu’ils sont de leur petit pouvoir médiatique tout neuf — les Loleurs  ligués niquent direct dans la tête, anéantissent, faisant avaler toutes chaudes les vomissures de saletés que leur talent sait si bien exprimer. Mais ouf, ça y est, ils sont démasqués, déculottés, décalottés, défroqués, virés, débarqués sur le quai des ratés qu’ils fabriquaient. Mais quand vous lisez leur mot d’excuse, encore des mea culpa où ils nient plus ou moins leur entière responsabilité.
LITTLE QUÉQUETTE :
A un petit Jackon et ça ne me réjouit pas plus que ça de voir ce chanteur auto-blanchi, AKA Bambi, l’ami des petits gnenfants avec qui il dormait, qui ressuscite pour susciter à nouveau la polémique. Parfois, on pourrait se demander quelles sortes de parents confient leurs petits à des célébrités sans se poser la moindre question…
SO WHAT ?
Pour tout dire, ça doit être bien encombrant d’avoir en même temps :
– un sexe qui se dresse à la moindre occasion
– de la testostérone en pagaïe
– une position dominante
– une impunité assurée
– une absence de vergogne
– et une grosse dose de pouvoir qui permet de piocher à l’envi dans la vaste soupière où mitonnent toutes ces petites proies qu’on siffle et qui ne demandent qu’à être soumises, méprisées, usées et abusées, puis jetées.
Heureusement, tout mâle n’est pas dominant, beaucoup d’ailleurs sont plutôt mâles dos-minou, quémandant caresses et gratouillis dans le sens du poil et ne demandant qu’à ronronner gentiment  conformément à l’exercice normal de leur humanité bienveillante.

Texte © dominique cozette

 

Un petit chef-d'œuvre de littérature

Un petit chef-d’œuvre de littérature, titre de l’ouvrage écrit par Luc Chomarat, est aussi, quelque part, un petit chef-d’œuvre de littérature, c’est jubilatoire. Le petit livre est parfois un livre, parfois un personnage. Il rencontre Rastignac qui monte à Paris comme lui et il se fait un tas de relations, dont son amante, une jeune fille modeste avec des barrettes. A part ça, ce n’est pas non toujours un être vivant. Tout le livre, fait d’un assemblage de petits textes, nous parle littérature, rayonnages de librairies, genres littéraires, postérité. On y participe à une chasse aux lieux commun, on y cause refus d’éditer, question du sens, mort, bonheur, on y picole sec, on y évoque le fameux prestige de l’écrivain, prestige subclaquant au profit des start-up.
On y croise le blogger pénible qui fait plein de fautes, le critique littéraire agaçant, le bistrotier, les rats de bibliothèque, l’animateur d’atelier d’écriture, tout ce petit monde qui forme une sorte de puzzle abstrait mais totalement hilarant. On y rencontre aussi tout plein d’écrivains qu’on aime, de personnages, de titres…Sur le rabat, il est écrit qu’il est impossible de résumer ce livre. Effectivement, il ne ressemble à rien, ni essai, ni roman, ni récit, ni conte…
Drôlissime, irrésistible, sans aucun équivalent. De plus, la couverture est délicieusement veloutée. A lire absolument !

Un petit chef-d’œuvre de littérature de Luc Chomarat. 2018 aux editions Marest, 144 pages, 9 €

Texte © dominique cozette

Attention : Polar polak comak !

La Ferme aux poupées est le deuxième polar traduit en français de Wojciech Chmielarz, le premier étant Pyromane qui installe l’inspecteur récurrent Mortka, dit le Kub, et explique pourquoi on va l’envoyer loin de la base. Mais on s’en fiche quand on lit ce deuxième ouvrage, on sait seulement qu’il a fait quelque chose de gênant et que ses chefs, sans vraiment le punir, préfèrent l’éloigner un moment dans une bourgade de montagne où il ne se passe pas grand chose, sous couvert d’échange de compétences avec la police locale. Au début, j’ai pensé qu’il s’agissait d’un flic usé un peu grassouille, la cinquantaine désabusée, mais non, il a la trentaine. Sa femme l’a quitté parce qu’il se consacrait trop à son boulot et trop peu à elle et surtout à ses fils. C’est vrai que ce n’est pas un père attentionné, il en donne encore la preuve. Il est logé dans un appartement communautaire, il a de la chance car une jeune femme seule avec son fils s’occupe de lui faire à manger et de laver ses affaires. Son arrivée dans ce bled commence assez rudement, avec l’enlèvement d’une fillette de 11 ans qui jouait au bord de la route. Assez vite, un type avoue le viol et le meurtre de la fillette. On se dit : c’est un peu simplet ce bouquin, comme si un suspect avouait aussi vite. Sauf que voilà, il avait ses raisons de le faire.  Et puis on apprend qu’une autre petite fille avait déjà disparu il y a peu mais comme c’était une Tzigane, l’enquête s’était vite éteinte.
Avec le Kub, les choses s’accélèrent, il aime fouiner, chercher, sortir de la légalité pour aller plus vite. En faisant ses recherches, il retrouve la première fillette, vivante mais mal en point au fin fond d’une mine près d’un tas de cadavres de femmes  cruellement mutilées. La bourgade est en émoi, les supérieurs régionaux veulent reprendre l’affaire mais le Kub et ses collègues s’entêtent, et même s’ils sont mal équipés, ils veulent trouver le ou les tueurs de femmes, responsables de ces ignobles tortures. Sont-ce les Roms, ou des trafiquants, des maniaques sexuels ? Le mystère est insondable.
Des sacs de noeuds vont apparaître au fil de l’enquête, des blessures au corps et à l’âme, de terribles craintes mais le Kub est toujours sur la brèche, tâchant de rester debout à coup de bières et de mauvais café.
Palpitant, bien mené, bien écrit, ce bouquin est le fait d’un auteur-vedette dans son pays déjà plusieurs fois couronné. Il faut juste s’accrocher en ce qui concerne les noms, ils sont imprononçables, beaucoup se ressemblent mais on y arrive…

La Ferme aux poupées de Wojciech Chmielarz, 2018 aux les éditions Agullo Noir. Traduit du polonais par Erik Veaux. 400 pages, 22 €.

Texte © dominique cozette

Les Fessebouqueries #433


Bonjour, les pompières (et moins que demain) ! Vous allez enfin pouvoir exercer votre métier de femme ! On ne peut pas en dire autant des sages-femmes hommes ! Enfin, chacun sa m…, regardez-moi ça :  Trump repart la queue basse, les coureuses musulmanes devront porter des bérets basques ou des coiffes de bigoudens, le pape devra se trouver un nouveau secrétaire à l’économie détestostéroné, les Algériens devront bouter Flika hors des urnes et nos petits jardiniers devront payer un lourd tribut pour la honteuse possession d’une cabane à outils. Pour qui ils se prennent, hein ? Heureusement que l’été est arrivé ! Quoi, le réchauffement climatique ? Qu’est-ce qu’on y peut, au réchauffement climatique, hein ?


– JB : ENFIN les noms de métiers sont féminisés ! On pourra désormais écrire « à compétences égales, les ingénieures sont moins payées ».
– MH : [ carnet mondain ] Le mandarin a épousé la mandarine et le carabin la carabine, mais le camelot s’est séparé de sa camelote.
– ST : Enfin, l’Académie Française reconnaît notre statut de filles de putes. Il était temps.
– MK: L’église pédophile : Satan, Satan… ça tend dans le slip des ecclésiastiques
– JPT :  Au Vatican, les pédophiles se ramassent à la Pell.
– OM : Désolé de poser une question de fond que personne ne pose mais est-ce que le hijab de course va vraiment plus vite ?
– RR : La polémique Decathlon est stérile : la place d’une femme n’est pas dans une course à pied mais dans une cuisine.
– KL : Du coup un tapis de course dans la cuisine avec la nouvelle tenue Décathlon et c’est réglé tout le monde est content
– HP : La principale différence entre les Césars et les Oscars c’est qu’aux Césars, Queen est interprété par Kad Merad, et aux Oscars Queen est interprété par… Queen.
– HDD : A force de parler du pouvoir d’achat des français pendant 6 mois on avait oublié que le vrai problème, c’est les Arabes. Ouf, nous redevenons lucides.
– SI : Merde, si vous interdisez tout signe religieux dans l’espace public, je vais faire comment quand je voudrais sortir ? Je suis athée, je vais devoir laisser mon cerveau à la maison.
– JF :  « hausse sur les cabanes de jardin ». Débarrassez-vous de vos abris de jardin, et remplacez-les par des yachts, des Ferrari, des lingots. Tout ça est détaxé.
– JS : Date réelle : 27 février. Date ressentie : 27 mai
– DC : Match Trump / Kim Jong Un. Aucun des deux n’a voulu lâcher le nom de son coiffeur. Le sommet (du crâne) est interrompu.
– TW : Sinon on a qu’à dire que la pollution est un des piliers de l’islam et normalement la France est propre en 2 semaines
– NeM : On n’est pas bien là avec nos millions de chômeurs, de mal logés, de sans domicile, de travailleurs pauvres, de retraités précaires, de décrocheurs mais au moins sans hijab Décathlon ?
– CB : — Nous dénonçons Décathlon au nom de nos valeurs féministes. —  Heu, c’est-à-dire que moi j’ai envie de courir en hij… — OH TOI, L’OPPRIMÉE, TA GUEULE.
– AB : Tiens, on a une taxe sur les abris de jardin (+ 3,8 % en 2019). À quand la taxe sur les nains de jardin ?
– HM : Un homme de 65 ans, conseiller financier à Versailles, tagueur antisémite de croix gammées, a été arrêté. Un gilet jaune islamiste des banlieues salafistes?
– SC : La liberté des femmes est un argument qui pèse bizarrement plus lourd quand il s’agit de Décathlon que de faire du commerce avec l’Arabie Saoudite.
– NP :  — Circonstances du décès ? — Il faisait du vélo Place le la Bastille en tenant son parapluie à une main et en téléphonant avec son kit mains libres… —  Ok… On va mettre « suicide »…
– TW : Que l’affaire du hijab de Décathlon serve de leçon. Le seul truc que l’Occident a le droit de vendre aux musulmans, c’est des armes pour buter d’autres musulmans.
– JS : T’as quand même quelqu’un qui s’est dit « et si on demandait son avis à Gérard Larcher sur un vêtement de running ? »
– AB : La gendarmerie refusant le chanteur (?) Francis Lalanne comme réserviste, il devrait postuler pour tenir la grosse caisse de la fanfare de Moulinsart.
– RDB : Le pape François décrit le féminisme comme «un machisme avec une jupe» . Pourtant le pape est un machiste avec une jupe et ça fait pas de lui un féministe
– AB : Le coquelet pétainiste Riquet Zemmour recruté par Radio Classique : il tentera de démontrer que Mozart était gauchiste, Beethoven apache et Chopin cuistot.
– RR : Éric Zemmour sur Radio Classique … Tout ça pour réaffirmer qu’une blanche vaut deux noires.
– CC : On vit dans un pays où un ministre de l’économie peut, d’une part, fustiger les Hollandais qui défendent leurs intérêts dans une entreprise et d’autre part trouver normal de vendre les aéroports à la Chine.
– DC : Apparemment, Kim Jung Un n’a pas de pellicules dans les cheveux !
– GD : J’ai une toux à réveiller Abdelaziz Bouteflika.
– KM : Bouteflika, c’est le seul candidat qui attend ses électeurs à l’intérieur de l’urne.
– AS : Tant qu’il reste un peu d’océan dans le plastique on peut continuer à naviguer vers notre perte.
– FP : Je suis sorti avec une croupière — une fille de croupiers. 
Je suis sorti avec une cafetière — une fille de cafetiers. 
Je suis sorti avec une portière — une fille de portiers. 
Je suis sorti avec une glacière — une fille de profs à l’Université…
– AB : Féminisation des noms de métiers : • Croquette-morte • Donneuse de sperme • Plombière-zingueuse-couvreuse • Curée de campagne • Pilotesse
– CC : Longtemps je me suis levrette de bonne heure.
– AB :  » Quand Marine Le Pen sourit, dix enfants de migrants tombent dans les pommes.  » Dicton africain
– ES : Vers un cinquième mandat pour Bouteflika ? L’Algérie vit ce week-end un moment très impotent.

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Quand Bruno Gibert raconte Edouard Levé

Bon, tout le monde ne connaît pas Edouard Levé, plasticien très intéressant en même temps que très tourmenté, qui s’est pendu en 2007 à 42 ans alors qu’il venait de remettre son dernier livre, Suicide, une fiction, à son éditeur. Le principal medium de Levé était la photo grâce à laquelle il reproduisait des scènes de la vie : ses rêves remis en scène avec les vrais personnes qu’il se donnait le mal de retrouver, des scènes pornographiques (nues) refaites avec des personnes joliment vêtues, pareil pour Rugby — je pense que la photo de couverture du livre fait partie de cette série des portraits de gens (de la campagne souvent) s’appelant Marcel Camus, ou je ne sais plus qui de très célèbre… Et il écrivit quelques livres magistraux, l’Oeuvre qui listait toutes ses idées créatives en trois lignes, Autoportrait qui tissait sa biographies en courtes phrases sans rapport les unes avec les autres.
C’est par Martine Camillieri (merci Martine !) que je l’ai connu, lorsqu’elle l’a exposé dans sa galerie la Périphérie, à Montrouge : j’ai été tout de suite séduite par son travail. Et tellement orpheline lorsqu’il est mort !
Bruno Gibert, l’auteur de les Forçats, a connu Ed en visitant ce qui lui tenait lieu d’atelier, son studio miteux, où il avait peint un tableau monochrome fait avec sa merde et qu’il avait laissé sécher sur le balcon des mois. Amis depuis ce temps, ils cherchaient chacun comment développer leur notoriété artistique, comment s’imposer dans ce vaste domaine, comment mettre leurs idées en pratique. Ils s’amusaient, buvaient, draguaient, papotaient des nuis entières mais ne foutaient pas grand chose bien qu’ils fussent tous deux diplômés dans des disciplines sérieuses.
Bruno Gibert raconte surtout des anecdotes, des flashes de souvenirs, pas forcément sur Ed mais beaucoup quand même. Ed se sentait à l’écart des choses, loin de la vraie vie d’artiste. Il était peut-être un peu snob. Lorsqu’il a réussi à vivre dans le marais, il était content d’y croiser des people, d’aller saluer du monde aux vernissages, de se faire connaître. Mais pouvait aussi disparaître des jours entiers. Puis une galerie, Loevenbruck je suppose,  l’a lancé et il a vite fait partie de la jeune scène artistique qui compte. Mais il était mal à l’aise, ne savait pas parler aux enfants, ne comprenait pas ce qu’était l’amour et comment on pouvait vivre ensemble dans le mariage. Car Bruno Michel était non seulement marié, mais il avait une enfant et un vrai travail. Donc leurs routes s’étaient éloignées.
Difficile de résumer ce style de livre, ce n’est pas un roman, ni un éloge de l’ami disparu ni une sorte de bio de l’auteur, plutôt une petit vademecum sur comment on pouvait devenir artiste conceptuel (ou pas) à l’aube du nouveau millénaire.
En tout cas, très instructif et intéressant !

Les forçats de Bruno Gibert, 2019 aux éditions de l’Olivier. 154 pages, 16 €

Texte © dominique cozette

Les Fessebouqueries #432

Karl ayant entendu la leçon de grande Coco qui trouvait moches les coudes et les genoux en avait pris de la graine et … cachait toutes les parties de son corps sauf sa chatte au poil blanc. Evidemment, on ne lui a pas demandé de venir reconnaître le corps, à la pauvre Choupette désormais dépositaire de l’esprit du Kaiser, à laquelle probablement, on va servir du caviar dans des bols Ming, qui fera son popo dans une litière d’or sertie de pierres de lunes et dont on brossera le poil dans le bon sens. Grâce à Dieu, Benalla ne nage pas dans un tel luxe, enfin on espère, en tout cas il est à l’abri des insultes de tout poil dans sa petite cellule toute neuve… Sinon, les César poil au dard ah que je suis horripoilante !) et un bon week-end pile-poil sous le soleil.

– FP : « Grâce à Dieu » en salle mercredi. 
Grâce à la justice des hommes…
– ES : Ça serait quand même pas mal si à un moment, certains Gilets Jaunes pouvaient arrêter de jeter de l’huile sur le feuj.
– DC : Les Gilets Jaunes en deuil. Karl s’est retiré.
– LC : La mort du couturier Karl Lagerfeld à 85 ans laisse orpheline sa petite chatte blanche Choupette. Mais son avenir financier est assuré. Elle sera donc aussi ORféline.
– JLP : Héritière de Karl Lagerfeld, Choupette va créer sa propre griffe.
– GG : Les anges vont être bien habillés.. condoléance à Choupette
– NP : Marine Le Pen qui rend hommage aux victimes de l’antisémitisme c’est un peu comme si Jonathan Daval rendait hommage aux victimes de violences conjugales.
– MK : Benalla nous prouve que travailler avec Macron c’est bon pour La Santé
– RdB: On sait si Benalla est toujours en prison ou s’il s’est déjà évadé par une échelle de corde accrochée sous un hélicoptère noir en criant « Ciao les losers » ?
– DC : Le scandale continue : Benalla relogé aux frais du contribuable !
– OM : Benalla en prison…? Il a mis un gilet jaune c’est pas possible autrement.
– NP : « on prendra des lois, annonce Macron ». Genre ? Interdire la profanation des cimetières et l’antisémitisme ? Parce que je peux me tromper mais je crois que ces lois existent déjà. Mais je peux me tromper…
– NP : Décès de Karl Lagerfeld : le cortège funéraire passera devant toutes les boutiques de l’Avenue Montaigne et les invités défileront devant le cercueil sous la nef du Grand Palais.
– JT : Du coup maintenant que Karl Lagerfeld n’est plus là, on peut arrêter de rentrer le ventre et remettre des joggings ou c’est trop tôt ?
– GD: (Ne pourrait-on pas se garder un sas d’une petite heure tranquille avant les blagues sur la mort de quelqu’un ?)
– KW : Benalla en prison : J+7 : on installe une PS4 et un jacuzzi dans sa cellule.  J+30 : il met en place un trafic d’armes et de passeports. J+45 : il devient le 1er prisonnier rémunéré de l’Histoire. J+60 : il joue à chat-bite avec le Directeur. J+61 : il est Directeur.
– GD : (C’est pénible la démocratie, hein, Emmanuel ? Je veux dire, la vraie, pas celle qui consiste à répondre à des questions préparées ?)
– PI : Les gilets jaunes de chez moi mettent des épouvantails sur les ronds-points, j’ai envie de dire TREMBLEZ, OISEAUX.
– FC : Trop hâte de pas lire le livre d’Alain-Fabien Delon.
– PE : Quand, au dîner du Crif, Macron promet «des actes tranchants » pour lutter contre l’antisémitisme, il parle bien de la circoncision, hein?
– MK : L’alcool responsable de 41000 décès en France. Edouard Philippe veut baisser le gros rouge de 12°5 à 8°.
– PR : Avant, il y avait le peuple. Puis, il y a eu les gens qui parlent au nom du peuple. Et après des consultants, des conseillers, des experts pour expliquer aux gens qui parlent au nom du peuple ce que c’est que le peuple, ses attentes, ses besoins, etc… Maintenant le peuple est un peu perdu dans tout ça.
– KJ : Le dîner du CRIF concerne tout le monde. 900€ par tête de pipe, dont 800€ sont déductibles à hauteur de 66%. Donc, le contribuable paie 528€ par invité sans y bouffer. Chère république.
– PE : Benalla reste encore un peu en prison, le temps de récupérer un uniforme, le double des clés et la suite présidentielle.
– SS : Kad merad c’est le Maghrébin le mieux intégré de France, en vrai tu peux le faire jouer un fermier de la Creuse du XVIIIe ça choque personne
– BG : Je viens de croiser Choupette, complètement allumée, elle ne sait pas quoi faire de son fric : elle parlait de racheter un bout de l’Espagne pour faire croire à Manuel Valls qu’il avait été élu et en faire une téléréalité. Sacrée Choupette.
– AB : Alexandre Benalla proteste : sa cellule de 9 m² avec téléphone fixe (sur écoute), télévision, douche, petit frigo et plaque chauffante ne lui permet plus de traiter avec ses clients russes et de faire la fête au Maroc.
– EN : Redford est à peu près aussi concerné que Bouteflika.
– NP : C’est quand même dingue que les récompenses du cinéma français s’appellent les César. Si on avait un minimum de fierté nationale ça devrait s’appeler les Vercingétorix.
FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

un petit livre d'artiste

C’est un livre tout mince. Il s’appelle Antonia et son autrice, Gabriella Zalapi, plasticienne d’origines anglaise, italienne et Suisse vit à Paris. Elle vient de publier cette petite histoire de famille, en tout cas ce sont des photos de famille, qui a pour héroïne une jeune femme de même pas trente ans, mariée bêtement et sans réfléchir semble-t-il à un bonhomme qui ne l’aime pas, c’est réciproque, et avec lequel elle a eu un fils dont elle s’occupe fort mal. Ce qui ne serait pas très grave puisqu’il y a la nurse anglaise sortie de la meilleure école qui a pris l’éducation de ce pauvre enfant mal peu câliné. Son mari est notable et lui interdit de travailler même si l’oisiveté lui pèse terriblement.
Heureusement pour elle, pour sa sauvegarde, une super occupation vient réveiller cette vie si morne : dépouiller les centaines de documents, lettres, photos, notes empilés dans des cartons qu’on lui a fait parvenir à l’issue de la vente de la maison de sa mère. Superbe baraque qui avait poussé le mari au mariage. Elle y découvre l’histoire complexe de sa famille — père juif qui a dû quitter l’Autriche, dynastie anglaise — sa propre origine, ses liens oubliés avec ses grands-parents et son manque d’amour pour sa mère. Son indifférence à la vie va se diluer peu à peu et lui permettre de trouver une solution pour échapper au cauchemar du quotidien. Charmante chronique du temps perdu. Cela se passe en 65/66.

Antonia de Gabrielle Zalapi , journal 1965-1966. 2019 aux éditions Zoé. 104 page, 12,50 €

Texte © dominique cozette

Comment Flore Vasseur a liquidé le siècle

Je me suis aperçu avec stupeur et putréfaction que je n’avais pas blogué ce livre formidable de Flore Vasseur, Comment j’ai liquidé le siècle, sorti en 2010, haletant, dense, superbe, qui ose s’attaquer à l’institution Bildeberg. Comment j’ai liquidé le siècle de Flore Vasseur
L’histoire : Fils de plombier de Clermont-Ferrand et souffre-douleur de l’école, Pierre se réfugie dans la cave pour il faire des maths et de l’informatique. Surdoué, il devient trader et conçoit des calculs systémiques et des algorithmes qui lui font engrangee des milliards. Il bosse dans une banque et mène une vie de con de nabab : un mariage avorté, une fille qu’il ne voit plus, , peu d’amis, des avions, des putes de luxe. Il est convoqué à New-York par une vieille dame sur sa fin : elle compte sur lui pour liquider le capitalisme (avec une clé USB hello Kitty où elle a inscrit LE programme) car elle ne supporte pas que les Chinois supplantent un jour les Russes. Elle est à la tête du Bilderberg, ce fameux rassemblement transatlantique de diplomates, puissants et autres dirigeants politiques qui dominent le monde. S’il ne réalise pas cette tâche, il risque de lui arriver malheur. Il se tâte, se tâte. Puis après divers aventures, copie la clé à deux ou trois types de confiance qui vont diffuser son contenu. Que se passe-t-il alors ? Rien ou presque : ils se renflouent tous mais c’est tout. La vieille dame meurt.
Puis un jour, plus tard, toute l’informatique mondiale s’arrête. Plus rien ne marche. Plus de communications, de transports, de bourse, d’argent. Avant que les gens s’entretuent, il revoit sa sa fille, anorexique, elle 18 ans, elle est sur la bonne pente et voulait faire de l’humanitaire, pour rejoindre sa mère qu’il ne voyait plus, dans le Cantal.
Superbe, tendu, caillant ! Génial !

Comment j’ai liquidé le siècle de Flore Vasseur, 2010. Editions des Equateurs et Poche.

Texte © dominique cozette

 

Aaron Swartz ou la mort d'un héros formidable

Flora Vasseur a perdu celui qu’elle admirait, « un ami, un frère d’armes ». Elle raconte ce personnage hors normes dans Ce qu’il reste de nos rêves. Il s’appelle Aaron Swartz, est un prodige, plus qu’un surdoué qui a appris seul à lire à trois ans, à coder à huit ans, suicidé à 28 en 2013. Internet a été très tôt sa maison, son refuge. Rien n’allait à l’école, il se sentait décalé. Il était chétif et avait la tête pleine de projets faramineux. Le plus important, celui pour lequel il fut reconnu fut son désir de libérer l’humain, de lui offrir l’accès gratuit au savoir, à l’information, où qu’il se trouve, qui il soit. Son père l’a beaucoup soutenu, beaucoup aidé. Aaaron a arrêté l’école et à 14 ans, il travaillait déjà avec tous les pionniers d’Internet qui, s’ils le prenaient pour un gentil illuminé au début, s’apercevaient vite qu’un cerveau comme le sien surpasserait un jour leurs propres limites.
Humaniste sans s’en prévaloir, il militait pour la démocratie, la liberté d’expression, convaincu de l’intelligence de l’homme, de son désir d’élévation. Il réussit à entrer dans des institutions sans les diplômes, à l’université, au MIT (Massachusetts Institute of Technology). Les contingences ne l’intéressaient pas, il ne mangeait que de la junk food blanchâtre, ce qui ne contribua pas à soigner sa maladie intestinale épouvantable, il se fichait pas mal de l’argent. D’ailleurs, il en gagna beaucoup en revendant un programme qu’il avait cocréé, ce qui lui permit d’oublier définitivement  la nécessité de payer pour ceci ou cela. Il vivait dans des squatts.
Il pensa le premier à créer une bibliothèque du savoir, mais il était trop jeune. Ce fut Wikipedia. Il fonda, avec Brewster Kale, l’Open Library, en accès libre, vingt millions d’œuvres aujourd’hui . Il créa Reddit, le dixième site le plus visité au monde et conçut le Manifeste pour la guérilla pour le libre accès. Etc… Il n’a pas arrêté.
Malheureusement, téléchargeant des milliers de documents, il fut vite repéré par le gouvernement et une procureure très sévère. Il n’était pas mal intentionné mais la justice a préféré le poursuivre, il était passible de 35 ans de prison. Lui qui ne pouvait rester dans un bureau… Il s’est suicidé en 2013, à 28 ans, laissant une tribu de savants et chercheurs éplorés par cette perte irréparable. (C’est arrivé pendant le mandat d’Obama qui redoutait, comme tous, la puissance des nouvelles technologies.)
Ce livre est formidable, il est écrit, non comme un document de recherche, mais comme un scenario haletant qui ne ménage ni notre attachement à ce héros incroyable des temps modernes ni la peine que nous ressentons lors de sa mort. Flore Vasseur qui, comme lui, ne cesse de bouger d’un endroit à un autre, a réussi a retrouver beaucoup de ses proches, de ses mentors, de ses collègues. Elle a lié connaissance avec ses parents afin de parfaire le portrait de ce jeune homme inclassable. Et a réussi a passionner une béotienne comme moi à cette grosse bête ultra-terrestre qu’est le Net. C’est dire !
Si le sujet vous intéresse, elle en parle à la Grande Librairie, c’est ici, et bien mieux que moi.
Superbe livre ! (Comme tous les livres de Flore Vasseur).

Ce qu’il reste de nos rêves de Flore Vasseur, 2018 aux éditions Equateurs. 342 pages, 22 €

Texte © dominique cozette

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