Effet positif du virus : Gene est revenu !

C’est une photo agrandie 157 fois, au moins. La pelloche qui ne provient pas d’un rouleau 24×36 semble issue d’un vieux Kodak à soufflet mais je ne peux pas croire une seconde que je me suis pointée à l’Olympia en 63, au fameux Milk Shake Show avec cette antiquité et que j’ai photographié Gene Vincent avec ça.
Je profite du confinement pour trier un carton plein de négatifs non identifiés, ça marche — mal mais ça marche — sur mon vieux scan, après tu agrandis, tu fais pomme i pour avoir le positif, tu vas à donf sur le contraste et les courbes de corrections et, miracle ou pas, une image se fait péniblement jour. Et ce petit truc grisâtre d’un cm sur ma plaque négative blanche devient le grand Gene, enfin, si on veut car à ce show, il était sacrément chargé !
Ce show, ode au lait, était gratuit pour les yéyés qui avaient collectionné assez de capsules de bouteilles de lait. J’avais. Et j’étais dans les tout premiers rangs. Il y avait nombre de groupes choupinets comme les Pirates avec le mignon Dany Logan qui chantait « je bois du lait ». Qui d’autre ? Je ne sais plus. Sauf, bien sûr, the big one, le créateur de Be Bop A Lula, Eugene Vincent Craddock (oui, c’est son vrai nom), rescapé d’un terrible accident de voiture où est mort le non moins pionnier du rock et meilleur ami, Eddie Cochran, et dont lui, Gene, gardera les profonds stigmates sur une jambe. Une jambe raide, donc, sous son fute de cuir dont il a piqué l’idée à Vince Taylor qui était dans la voiture de derrière…
La salle est électrique, le rideau de l’entracte tarde à se lever, le suspense est à son comble quand soudain, le velours rouge frémit. Les New Blue Caps, ses musiciens, sont sur scène, waouh !!! et entament avec force énergie Say Mama. L’idole du rock se pointe en titubant vaguement, en boitant forcément, le cheveux gramouillé comme ça se faisait, le cuir noir luisant, la face blanchâtre. Il s’accroche au pied de micro comme un coronavirus au pékin moyen, inspire, ouvre la bouche et lance :
« Hey mama, don’t you treat me wrong
Come and love your daddy all night long
All right now, hey hey, all right »
qui est, comme chacun sait, l’immense succès de Ray Charles. Ce n’est pas Say Mama, composé par Gene himself et qui dit :
« Say Mama can I go out tonight?
Say Mama would it be all right?
They got a record party down the street
Say Mama cant you hear that beat
Whoaaaaaa »
et dont la grille harmonique est violemment différente.
D’où une sacrée cacophonie.
D’où gêne non pas de Gene mais des musiciens qui ne comprennent pas ce que le retour leur renvoie.
D’où un jeune homme de bonne famille, petit neveu de Bruno Coquatrix, monté de Melun pour voir le monstre, vêtu d’un costume cravate acheté sur les Grands Boulevards et chaussé de … hum, je m’égare. Un jeune homme qui vient tendrement arracher le rocker complètement stone du pied de micro et l’embarque dans la coulisse. Roulement de batterie, accord en 7ème 9ème plus diminuée et shuntée.
Rideau.

Une voix nous demande de rester assis, nous présente des excuses, nous informe que Gene étant fatigué, il doit se rétablir backstage, nous invite à aller dans le hall où nous seront offerts des milk-shakes dans des petites bouteilles avec paille en papier avant que le concert reprenne dans un court instant.
Il reprend une éternité après. Say Mama, Crazy legs, Blue jean bop, Lotta lovin etc… et finit en apothéose avec Be Bop a Lula.
j’ai fait mes quatre photos foireuses pendant ce tour de chant, celle que je vous présente est la seule regardable mais je suis bien contente de l’avoir sortie de son oubli grâce à la trêve covidienne qui s’annonce.
Et j’en profite pour vous glisser celle où je pose, à la sortie, avec ses fameux Blue Caps, des gens charmants, sur le boulevard des Capucines. Bénéficiant d’une pure lumière extérieur/jour, elle est plutôt réussie.
Très aimé du public français, Gégène est mort en 71 à seulement 36 ans. J’ai encore mes albums et 45 tours qui moisissent dans un grenier.
Texte et photos © dominique cozette

 

Les Fessebouqueries #487

Je me disais que puis boum tous les jours ça aïe … Quelle actu bordélique ! Ça déborde de partout ! Municipales ? Pas municipales ? Confiné ? Pas confiné ? PQ ou nouilles ? Mes bourses en dégringolent ! Et l’autre, Buzyn, qui m’appelle sur mon 06 ! Et L’autre, Weinstein, qui déambule piteusement les petites marches du tribunal parce qu’aux States, faut pas croire, pas d’aménagement pour les handicapés sexuels ! Et le covid à moitié plein qui fout le merdier dans notre petite routine pépère, et tous ces gosses qui vont nous tomber dessus maintenant qu’y a plus de curés et de coaches sportifs pour les tenir !  Quelle misère ! Heureusement qu’on a Macron qui invente le service public !
– OM : Je laisse 4 jours aux Français pour s’apercevoir qu’il vaut mieux aller contaminer mamie ou même lécher la barre du métro que de passer un jour de plus enfermés avec leurs gosses.
– PE : La candidate LREM à Paris, Agnès Buzyn, a appelé 500 000 habitants au téléphone. Son prédécesseur, Griveaux, avait au moins eu la pudeur de ne communiquer qu’avec un seul contact.
– GB : Interrompre une manif contre les violences faites aux femmes par des violences faites aux femmes. Ce bon goût indéniable.
– GD : Je suppose qu’il faut aussi distinguer les hommes des policiers qui frappent les manifestantes féministes ?
– CC : Et après soyons clair : même si les policiers ont un Pine d’huître psychopathe à leur tête qui donne l’ordre de frapper des femmes avec des matraques, le fait que ces derniers obéissent comme un seul homme est extrêmement alarmant.
– RF :  Municipales : Agnès Buzyn téléphone à 500 000 Parisiens   « Allo c’est Agnès Buzyn, j’ai abandonné le ministère de la santé en pleine crise du coronavirus pour venir me rétamer à Paris! »
– JDL : Coronavirus : Macron demande aux personnes « de plus de 70 ans » de rester à leur domicile.  Mine de rien, Macron vient de supprimer le Sénat.
– MA : Le système boursier s’écroule, mais, comme ce fut le cas avec les subprimes, les victimes paieront tandis que les responsables s’enrichiront. Résistons
– PM : Je viens de voir Muriel Penicaud aux infos, son coiffeur est confiné, non ?
– MK : De Tokyo à Paris les bourses chutent. J’ai tâté. Les miennes sont stables
– OB : Quand le sage montre le pédophile, l’imbécile dénonce le salaire de Florence Foresti (et tourne en boucle sur le sujet).
– ES : Franck Riester, enfin un ministre qui accomplit sa promesse : la Culture pour tousse.
– MD : Riester relance bouillon de culture
– MA : Au moment où Macron fait le forcing pour lui confier nos retraites, la bourse s’écroule. On dirait un avertissement…
– PD : LREM. C’est la République en Masques.
– DA : Je vois pas mal de mecs féministes dont le féminisme s’arrête quand une meuf mange une banane.
– MK : Remarquez, 5 ans pour Fillon… comme ça il l’aura son quinquennat !
– SdM : En tout cas le coronavirus, c’est une très bonne chose pour toutes les femmes qui en avaient marre que leurs collègues lubriques leur fassent la bise tous les matins au boulot.
– MG : Harvey Weinstein n’a pas de chance, il va passer 23 ans en prison alors que s’il avait été en France on lui aurait donné un  César
– EC : Rappelons aux électeurs du RN qu’à cause du coronavirus les élections municipales sont annulées. Vous pourrez donc rester pépouze chez vous dimanche, à relire mein Kampf au coin du feu.
– JB : Le laboratoire Boiron annonce plus de 600 suppressions de postes : le taux de chômage en France augmente de façon infinitésimale.
– CEMT : « Tu vois, Pénélope, ils veulent m’envoyer deux ans en prison, donc comme tu fais rien d’autre, je me demande si tu pourrais pas me remplacer. »
– JC : C’est curieux, je n’entends personne se lever avec indignation pour rappeler qu’il faut séparer l’homme de sa religion et que, ok, Barbarin a été dans le temps assez cracra sur les bords, mais il a quand même fait quelques super messes dans sa carrière…
– HD : L’actualité sanitaire :  Lidl préconise des produits sains face au Coronavirus Covid 18,99
– JB : Avec toutes ces restrictions sur les meetings, vous allez voir que l’hologramme de Mélenchon va finir par être élu.
– LS : « Pénélope a reçu un salaire pour ses fonctions de potiche. C’est une avancée sans précédent pour la place des femmes dans la société »
– CEMT : La réforme des retraites est compromise, les municipales sentent pas bon pour LREM, la privatisation d’ADP est suspendue et l’Europe renonce à la maîtrise de ses déficits, le coronavirus c’est de gauche.
– LV : Le saviez-vous ? À chaque fois que vous dites « autrice », un lecteur de Valeurs actuelles meurt.
– JA : Mon docteur m’a promis qu’après mon hystérectomie je n’aurai plus d’enfants. Il m’a menti, parce que quand je suis rentrée à la maison ils étaient toujours là.
– OVH : Je suis définitivement contre l’immigration. Tous ces étrangers qui viennent nous piquer notre coronavirus.
– HD : Pensée pour les parents qui ont le choix entre se faire contaminer dehors et se farcir à la maison un ado mutique, taciturne et de mauvaise humeur.
– PR : J’adore quand les libéraux appellent au secours quand la bourse baisse. C’est un plaisir rare.
– GD : En résumé, merci d’être inquiets dans le calme, de paniquer avec modération et de prévoir le pire avec pragmatisme.
–  NP : Donc à partir de lundi, j’ai les gamins à la maison pour une durée indéterminée… Le Chinois qui a enculé un pangolin a intérêt à bien se planquer parce que si je l’attrape, ça va chier pour lui.
– JB : La préoccupation numéro 1 des français n’est donc plus du tout le coronavirus mais COMMENT ON VA OCCUPER LES GAMINS 15 JOURS, BORDEL ?
– CC : Y a des gens qui vont découvrir qu’ils ont des enfants.
– NOW : Y a des enfants qui vont découvrir qu’ils ont des parents.
– CC : J’ai rêvé que j’avais le virus : j’étais au lit, avec de la fièvre, un livre d’un côté, une série sur l’ordi, la tisane au pinard sur la table de chevet. Putain j’ai tellement hâte.
– JL : 1492 : Christophe Colomb découvre l’Amérique. 2020 : Macron découvre le service public.
– JB : Est-ce qu’on va être obligés de faire des pauses cafés avec ses enfants ? Quelles sont les consignes sur ce point ???
– LG : Emmanuel Macron propose d’instaurer un tout nouveau système de santé universel et juste que l’on appellerait « Sécurité Sociale »
– TD : Le truc positif c’est que Macron et ses groupies fanatisées découvrent l’utilité des services publics. Vous savez les trucs qu’ils méprisent et conspuent depuis des mois, qui emploient des fainéants et qui ne s’envisagent qu’en termes de charges et d’économies à réaliser.
– TM : La cote de popularité d’Emmanuel Macron en hausse de 87% chez les 8-25 ans.
– CEMT : Avec le coronavirus qui menace, j’essaye de vivre chaque minute comme si c’était la dernière, du coup ça fait une heure que je cours en hurlant, je suis crevé.
– ML : Je déclare ouverte la saison du vieux legging – grosses chaussettes – t-shirt délavé et pilou pilou.
– LS : coronavirus : le Pape François reporte les fêtes de Pâques à la Toussaint.
– JD : Après avoir gazé les infirmières qui manifestaient pour de meilleures conditions de travail, Macron leur demande de se sacrifier !
– TS : La prochaine fois que vous vous direz que les réfugiés pourraient quand même faire un effort et rester dans leurs régions dévastées par la guerre et le manque de tout, souvenez-vous des scènes chez nous au rayon PQ du Super U…
– CEMT : On aime beaucoup trop pointer du doigt les Chinois qui mangent des pangolins pour un peuple qui mange des escargots, des grenouilles, des huîtres, du gibier, et qui a crée une des pires crises sanitaires dans les 90s en faisant manger de la vache en poudre à d’autres vaches
– PA : Un gentleman c’est celui qui est capable de décrire Monica Bellucci sans faire de gestes.

RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site et mon blog. Merci d’avance.

L'impressionnant Gainsbook

LE GAINSBOOK, en studio avec Serge Gainsbourg est un livre impossible à résumer. Pourquoi ? Parce qu’il est au contraire une dissection minutieuse de tous les  éléments constitutifs de l’art de Gainsbourg, de ce qui a forgé son inspiration, de ce qui a nourri ses musiques, ses chansons, ses pensées, son art de placer les voix, de situer chaque instrument dans un morceau, de coller des milliers d’éléments entre eux pour en faire une petite œuvre.
Pendant deux décennies, quatre passionnés de musique et de Gainsbourg, Sébastien Merlet, Christophe Geudin, Jérémie Szpirglas et Andy Votel ont enquêté sur ce dont aucun des presque 200 livres sortis après la mort en 91 n’a su parler : que se passe-t-il derrière la porte des studios ? Ils ont voulu tout savoir sur la naissance des chansons de Serge, comment elles ont été créées, quand, pour qui, sous quelles influences et comment elles ont été fabriquées, dans quels studios, quel pays, avec quels arrangeurs, orchestrateurs, musiciens, producteurs, combien de pistes, etc… tout tout tout. Tout le livre est traversé par les époques musicales, les découvertes, les influences, les changements de mode, les interprètes, les réals pour les BO etc.
Pour ce faire, les auteurs sont allés  farfouiller dans les souvenirs des participants aux œuvres, ceux qui étaient encore vivants. Ils ont retrouvé tous les bulletins de dépôt de Sacem, les bandes originales avec les fiches techniques, les émissions TV et filmages divers. Un boulot de titan relaté ici chronologiquement. Ils mettent l’accent sur le fait que Gainsbourg accumulait toutes les notes gribouillées de ses textes et s’en resservait des années après en les sortant de leur contexte temporel ou musical.
On réalise aussi le travail gigantesque réalisé par un compositeur hors pair, Alain Gorager, sur quelques lignes mélodiques de Gainsbourg, sans d’ailleurs que celui-ci ne le crédite sur ses galettes. Plus tard, il s’adjoindra le talent majuscule de Michel Colombier puis de Vannier. Lorsqu’il trouve un partenaire idéal, lorsqu’il passe de super moments dans des studios, il y reste fidèle. Jusqu’à ce qu’il décide de faire peau neuve, d’étonner, de provoquer.

Tout est finement analysé, la couleur des enregistrement, le son, l’ambiance comme seuls savent le faire les connaisseurs passionnés. On peut mieux comprendre les chansons, notamment des premières années, en découvrant que pour certaines, il y avait quatre pianos ensemble (exceptionnel), ou juste une guitare (super Elek Baksik) avec une basse etc…
On y apprend comment le Poinçonneur des Lilas est devenu l’hymne des scouts de l’armée israëlienne.
On découvre comment et par quelle grâce il a pu écrire Anna, la comédie musicale avec  Anna Karina, Brialy et lui, les nuits blanches  pour écrire, parallèlement, pour une myriade d’interprètes tout en apprenant à chanter à Brialy. (Il continuera à accumuler les commandes jusqu’au bout sans jamais faire défaut aux artistes).
Il n’improvisait rien comme on a pu le penser, il avait en tête l’exacte coloration qu’il voulait, apportant parfois en studio des piles de disques avec des petits passages qu’il montrait aux arrangeurs. Puis plus tard, des mini-cassettes où il enregistrait de nombreuses bribes de musiques à orchestrer.
Mais pour notre plus grand plaisir, y figurent des anecdotes tendres, drôles, bizarres. Un jour, Colombier a engagé Arpino pour ses talents de siffleur. Gainsbourg et lui commencent à siffler face à face et là, Arpino explose de rire parce que Serge, lorsqu’il siffle, a les oreilles qui s’écartent. Ils ont tellement ri que la séance n’a pas pu se faire, malgré un panneau installé en secours entre eux deux.

Labro lui apporte les textes qu’il a écrits pour Birkin. Affalé et fumant clope sur clope dans son canapé rue de Verneuil, Serge lit les textes. Puis d’un seul coup, il se lève, va au piano et là, en une après-midi, il compose les mélodies de ses six textes. « Je suis scié » dit Labro.
La veille de l’enregistrement de « Aux Armes et Cætera », à Kingston, Gainsbourg n’a pas les paroles. Comme d’habitude finalement. Il dépose des feuilles blanches partout dans sa chambre, sur son lit, sous l’œil plus qu’inquiet de Lerichomme, son producteur. Celui-ci vient le réveiller le lendemain matin. Gainsbourg ne dormait pas et avait noirci toutes les feuilles. Ils les ont réorganisées ensemble et à 11 heures, ont filé au studio où Serge les a chantées.
On n’en finirait pas, le livre fait 450 pages. Y sont même créditées les pubs qu’il a concoctées, souvent réalisées lui-même, comme celle pour Pentel de l’agence Lintas où j’étais, mais pas à cette époque. Créditées également les one shots comme les émissions de télé, les duos éphémères, etc. Ses films aussi et les projets qui n’ont pas pu aboutir pour une raison ou une autre.
Les états d’âme évidemment de Serge y sont relatés, les pleurs qu’il versait dans de grands moments d’émotion (quand il s’est planqué pour écouter Rostropovitch qui était en résidence avec lui mais qu’il n’a jamais osé aborder), quand il a vu sa petite Charlotte chanter avec application. Et tous les moments de sentimentalité avec Jane, même après leur séparation.

Puis on le voit se détruire par l’alcool et cependant rester toujours parfaitement lucide lorsqu’il était en studio pour lui ou quelqu’un d’autre.
Le livre est énorme, taille des 30 cm, bourré de photos, celles de chaque pochette de disque en granduer nature, de documents, de morceaux de partitions, de manuscrits et chaque chapitre se clôt par les fiches techniques des enregistrements avec date, studio, et toutes les personnes impliquées. Ne parlons pas des centaines de notes pour éclaircir encore le sujet !
Passionnant, émouvant, impressionnant. LE livre sur Gainsbourg, en fait. La référence.

On peut écouter ici une interview de deux auteurs du livre qui expliquent bien mieux que cet article la teneur de leur analyse.
Jacqueline, la sœur ainée de Serge, se montra impressionnée lors de la sortie du livre par la somme de choses encore à découvrir sur son frère.

LE GAINSBOOK, en studio avec Serge Gainsbourg par Sébastien Merlet, Christophe Geudin, Jérémie Szpirglas et Andy Votel. 2019 aux éditions Seguers. 450 pages. 42 euros.

Texte © dominique cozette

Séparer l'homme de l'artiste ?

On dit séparons l’homme de l’artiste
on dit qu’il a violé qu’il a tué qu’il a mal fait
et on dit oh oui mais qu’est qu’il écrit bien
qu’est-ce qu’il filme bien, qu’est-ce qu’il réfléchit bien
qu’est-ce-ce qu’il fait bien la messe
on dit ne nous privons pas de ce talent si merveilleux
de cette œuvre irremplaçable
qui réjouit tant notre tête et nos sens
alors je m’avance et je dis
mais la fille mais le petit garçon
brisés liquidés torturés anéantis
gisant dans leur fracas dans leur néant
qu’auraient-ils créé
eux aussi
de beau d’irremplaçable
si on leur avait laissé le temps et la vie et le souffle
si on n’avait pas étouffé leur feu
de quoi étaient-ils féconds
si on n’avait pas dissocié l’objet sexuel
de la personne qu’ils étaient
ou allaient devenir
si un pervers habile créatif consensuel admirable
n’avait pas brisé leur élan
qui sait de quoi une toute jeune fille ou un petit garçon
auraient pu accoucher en mots en musique en danse en autre chose
qui sait ce que le viol le crime la violence le harcèlement
ont éteint ont brisé ont cramé
qui en parle de ces œuvres empêchées empêtrées mort-nées
dans les corps si fragiles
et devenus stériles arides et désertiques
ou morts décomposés
des victimes qui ont été meurtries à jamais
ruinées et saccagées dilapidées et dépecées
et je ne parle pas de celles muettes compagnes
dont on a volé pendant des siècles
les lauriers de leur science de leurs recherches de leur fougue
alors toutes ces victimes à jamais bâillonnées
aux œuvres calcinées
pensez-y avant de vous scandaliser
quand des femmes se lèvent et s’en vont
quand des femmes metoo-isent et racontent
quand des femmes défendent simplement ce qui doit l’être
le droit à réaliser leur vie leurs rêves
ou tout autre œuvre pouvant germer
des entrailles de la tête ou du corps
et qui nous manque terriblement
© dominique cozette le 8 mars 2020

Les Fessebouqueries #486

Semaine 10, la semaine où l’on se rend compte que nul n’est à l’abri de virus qui vont nous pourrir la vie, le virus des pékinus moyennus qui nous font leur petite morale par réseaux interposés, l’hanounus virus qu’on trouve dans les slips pleins de nouilles, le polanska virus qu’on trouve dans les slips petit bateau, le vir. 49.3 qu’on nous signale dans les braies de nos saigneurs tout pissants, le balkanus virus qu’on tente encore « des rats dickés » d’une mairie couche-toi-là, et le pognonus-loidumarchus virus qui se développe principalement chez les marchands de gel…Oui, ça urge de trouver un remède. Heureusement que les municipales arrivent avec leur lot de solutions mirenculeuses ! Sur ce, bon week-end all my friends et pas de bises !
– LS : Cyril Hanouna révèle le QI de Marlène Schiappa. « Mes chéris, j’ai jamais vu ça. Son cerveau est plein de cervelle. »
– PC : Ce matin, je faisais la queue à la banque, sont rentrés deux types avec des masques, tout le monde s’est chié dessus, heureusement, ce n’était qu’un braquo…
– GD : 49.3. La poignée de main n’étant pas recommandée, Edouard Philippe a opté pour le bras d’honneur.
– PI : Nous, les hommes, nous n’avons pas peur du Covid-19, nous avons déjà l’habitude de mourir quand nous avons un rhume et 37.5 de fièvre.
– OVH : Oui, j’éternue dans mon coude. Mon cachemire fait la gueule.
– GD : On n’est pas bien, là, avec notre loi d’encadrement des prix des gels hydroalcooliques et nos « checks » du pied ?
– GP : Pas de panique, un virus made in China, dans un mois, il est cassé.
– CC : Je vous rappelle que la plupart des gens se mouchent déjà du coude en France.
– PI : Ça craint, le coronavirus, faut penser à tout : j’ai ouvert les WC du train avec le poignet, la cuvette avec le pied, le robinet avec le genou, refermé la porte avec le coude et traversé le train sans rien toucher… Mais du coup j’ai oublié de rentrer ma bite.
– SP : Pour me laver les mains j’ai tourné le robinet et je me suis dis qu’un porteur du virus l’avait p’têt touché avant donc je l’ai lavé aussi, puis tout le lavabo, le miroir, le sol des toilettes, puis c’est parti en vrille là je suis en train de passer la serpillière sur le périph.
– HD : Le 49-3 est à la démocratie ce que la branlette est à l’amour .. un grand coup de pogne pour finir seul et pour un résultat plus que mitigé !!
– DC : Inutile de planter le thermomètre dans vos fesses. C’est 49,3 pour tout le monde !
– OB : Si vous voulez vivre dans la peau d’un tueur en série recherché depuis des mois, sur lequel pèse un mandat d’arrêt international, je vous conseille d’éternuer dans le métro. Frissons garantis dans toute la rame.
– PE : Alors qu’il nous demande de vérifier deux fois par jour notre température, le gouvernement grimpe directement à 49.3 ! Vite, il faut le confiner!
– MK : Rassemblements de plus de 5000 personnes interdits. Selon les chiffres de la police ou celui des syndicats ?
– OVH : Drame. Paul en Ski va être contraint de s’inscrire chez Paul en Ploi.
– DC : Les Balkany : Les feuilles mortes se ramassent à l’appel !
– CC : Si je récapitule les demandes : – les agriculteurs et les viticulteurs – les restaurateurs et les hôteliers – le CAC 40 et la CGPME réclament d’être indemnisés par l’Etat. Les mêmes qui votent à droite et parlent d’assistanat quand on veut 5€ supplémentaires sur les salaires .
– BG : J’ai bien compris ou pas: Un préfet confiné à cause du virus, ce préfet a reçu le ministre de la santé qui est allé ensuite en conseil des ministres serrer la main des collègues et depuis Macron est invisible ? Merde. Heureusement que Manu n’a pas de personne âgée dans son entourage.
– JB : COMMENT RÉALISER UN GEL HYDROALCOOLIQUE MAISON ? 1/ Des glaçons pour le côté gel
. 2/ Une carafe d’eau fraîche pour le côté hydro
. 3/ Une bouteille de Pastis pour le côté alcoolique
– NP : J’ai déjà du mal avec le fait qu’on ne ré-édite pas Mein Kampf, alors imagine un peu ce que je pense de la censure des mémoires de Woody Allen…
– PI : Vous me dites quand le gel hydro-alcoolique dépasse le bitcoin, j’ai un flacon à la maison je compte bien assurer mes vieux jours.
– JH : Je n’ose même pas imaginer l’état de détresse de LREM au point qu’ils envisagent de faire entrer Manuel Valls au gouvernement.
– MO : Pour ceux qui affirment le contraire… Agnès Buzyn a bien affirmé, au début de l’épidémie, que le risque de contagion pour notre pays au corona virus était « pratiquement nul »… On lui a reproché d’abandonner sa charge ministérielle… moi je crois qu’elle a bien fait…
– JE : Virus : le député LREM Thierry Solère : « Il n’y a pas de raison de s’inquiéter, nous sommes comme toujours protégés par l’immunité parlementaire. »
– OM : Je ne dis pas que les médias en font trop avec le Coronavirus, je dis juste que j’attends les zombies avec un fusil chargé et un masque à gaz derrière un mur de farfalle panzani.
– OB : Si vous avez raté l’actualité du week-end, Roman Polanski qui devrait passer sa retraite en prison a eu un César grâce au 49-3 tandis qu’Adèle Haenel a un cojonesvirus visiblement isolé.
– TC : Plus personne ne tient les barres du RER ou du Métro. Dans 6 mois on est tous champions de surf.
– HD : Se faire traiter de gond par une porte qui vous claque au nez ne vous oblige pas à voter pour le penne !!!
– OB : Une pensée pour ceux qui militent contre les bouteilles d’eau en plastique et en sont à leur 10ème bouteille de gel hydroalcoolique.
– PM : César 2020 : Cyril Hanouna révèle le cachet à six chiffres de Florence Foresti. Celle-ci se venge en révélant le QI à un chiffre de l’animateur.
– JT : Arrêtez avec Polanski, il faut dissocier l’homme de l’artiste, moi par exemple je trouve que ses films c’est de la merde mais je reconnais qu’il s’habille mieux qu’Emile Louis.
– TC : JO de Paris sponsorisés par Corona : l’entraînement des parisiens continue. Un nouveau record d’apnée vient d’être établi. Il va de Nation à Étoile.
– HD : Ma machine à laver a plus de programmes que certains candidats aux municipales
– MK : Coronavirus : grosse contamination dans les haut et bas reins, rien dans les poumons.
– COP : Flacon de 10 ml de gel antibactérien, neuf, à échanger contre Audi RS3 ou Mercedes AMG. Annonce très sérieuse, curieux s’abstenir. Premier arrivé, premier servi !
– RV : Coronavirus, le virus du pékin moyen.
– OM : Même le coronavirus aura plus été à l’assemblée nationale que Pénelope Fillon…
– PA : Une pensée pour Claude François qui aurait eu 81 ans si la CGT avait coupé le courant le 11 mars 1978.

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site et mon blog. Merci d’avance.

L'amour maternel ?

Après le faux dutronesque Play Boy, voici le trompeur elvissien Love me tender où Constance se radicalise. Rien ne va plus. Son ex a carrément réussi à lui faire perdre la garde alternée de son fils mais elle se bat pour en récupérer une partie. C’est une cause désespérante, le père a monté le fils contre elle, il prétend devant les juges que sa mère est folle etc. Alors elle vire tout ce qui lui restait de sa vie où le partage était encore possible, où il avait sa chambre, ses affaires. Elle liquide tout, elle donne, pose sur le trottoir, elle ne va plus au Palais, abandonne le barreau, vit de rien : une piaule de 9m2 avec juste un lit, une planche sur tréteaux et un pola de son fils endormi. Deux jeans, deux tee-shirts, un sweat plus son cuir qu’elle porte non-stop. Tous les matins à sept heures, elle nage pour ne pas sombrer. Elle fuit les sorties d’écoles, les jardins, elle ne veut plus voir les enfants car ils sont des bombes à fragmentation comme s’ils allaient m’exploser à la gueule, cribler mon corps de petits morceaux de métal coupant.
Sinon, elle écrit et elle baise les filles. Elle est très grande, mince, bien gaulée, très repérable lesbienne avec sa coupe courte et ses tatouages, c’est un jeu de pécho n’importe où. L’amour ne l’intéresse plus, elle ne s’attache pas, déteste qu’on s’attache, quitte vite sans drame.
Un jour, elle obtient de revoir enfin son fils après des mois, une heure par quinzaine dans un lieu social sous l’œil de deux personnes. Il a des élans de tendresse, il aime sa mère, elle aime son fils. Le père, le plus souvent, annule ces rencarts, ainsi que, plus tard, les deux ou trois pauvres week-ends qu’elle a réussi à tirer. Elle revoit son fils qui de nouveau prend le parti du père, ne veut plus la voir. C’est désespérant. Lui-même a maintenant dix ans, elle a n’a que le recours de la justice qui se révèle impuissante. Alors elle prend l’impitoyable décision, puisque son fils ne donne plus signe, de l’oublier, carrément. De tirer un trait.
On voit la personne qui écrit ce récit serrer les dents. Un moment, elle a même viré la petite piaule pour squatter chez les uns ou les autres, pas d’attaches, liberté totale. Puis un peu d’argent est rentré par le livre d’avant, elle reprend un petit lieu. Elle tombe même amoureuse mais ça ne dure que quelques mois. On lui en demande trop, elle n’a rien à donner…
Toujours aussi sec, plus cru, sans complaisance et sans fioritures. Quelle drôle d’existence ! Mais l’écriture, ah, l’écriture !

Love me tender de Constance Debré, 2020 aux éditions Flammarion.

Texte © dominique cozette

Constance quitte Debré

Avant d’aller au sur-médiatisé dernier livre de Constance Debré, Love me tender, j’ai commencé par Play Boy et bien m’en a pris car c’est le début de la nouvelle vie de l’autrice, celle où elle dit merde à tous les Debré de l’arbre, le grand-père gaulliste, le tonton chiraquien, l’autre tonton chirurgien, tout ce beau monde bourge de chez bourge, puis son père, grand reporter qui sombre dans les substances sans jamais réussir à s’en sortir, comme quoi les médecins…,  et sa mère, une beauté fin de race ayant elle-même succombé jeune d’une hémorragie cérébrale suite à divers excès dont un alcoolisme qui la répugnait ainsi que son frère quand ils étaient mômes, les laissant se démerder avec cette drôle de vie huppée. La jeune fille d’alors, jamais tombée des nues, fait « son » droit, devient avocate pénale. « On m’appelle maître, pas madame, je fais un métier d’homme où on porte une robe. Il y a même une sorte de cravate bien phallique qu’on appelle un rabat et que je tripote pendant les audiences. » Elle se marie à un certain Laurent, fait un gosse de sexe mâle mais au bout de dix-huit ans de ce régime matrimonial ennuyeux, envoie péter l’affaire. Marre de ce cirque.
Elle tombe vaguement amoureuse, c’est plutôt du désir d’ailleurs, pour une belle femme bourge, encore, mariée et affublée de plusieurs amants, plus âgée qu’elle. L’approche sera très longue, très lente, même pas sulfureuse. Mais elle constituera son entrée dans l’homosexualité et la fin des ambitions. Le début d’une vie dépouillée, où cheveux courts riment avec tatouage (non, ça ne rime pas, flûte) avec drague de filles. Elle adore emmerder son père en lui racontant ses histoires homo d’autant plus que la jeune nana du daron est moins belle que la sienne, ha ha ha… Donc, elle s’éclate, plus ou moins d’ailleurs car on devine que l’éclatage ne fait pas partie de son trousseau d’émois. Disons qu’elle se sent plus elle.
Là où le bâts blesse, c’est que son ex, père de leur gamin de 6-7 ans, rechigne maintenant à lui laisser le gosse et trouve qu’elle a pris un mauvais genre qu’il n’aime pas voir peser son leur fils. Je crois que c’est aussi le sujet de son dernier livre dont je vous parle très bientôt.
J’adore le ton saisissant de la narration de Constance. C’est bref, sec, cassant, criant, pas une banalité, pas de prise de tête, pas de psy. Elle parle de tout, et de rien, et sans tabou. Elle parle mal de son ex, de tout le monde, elle a l’esprit brusque, brutal parfois, plein de la poésie du bitume au ras des caniveaux. Elle déboule ses phrases parfois sans rapport, en fait si, rapport avec la situation, et comme ça vient dans sa tête, c’est à dire en enchaînement d’idées et de choses qu’elle voit. Saisissant, je vous dis.

Play boy de Constance Debré, 2018. Aux éditions 10/18. 168 pages, pas cher.

Texte © dominique cozette

Les Fessebouqueries #485

Le monde est bien fait : Il y a des virus et il y a des gens pour les pécho. Parce que c’est le projet des virus d’être pécho ! C’est comme les ministres de la santé qui bossent eud’sus. Parce que leur projet, c’est d’être maire du virus à Paris ! Et il y a des procès, et des accusés à mettre dans les boxes. J’accuse personne, comme ils disent à l’Académie des César (Ave Cesar, morituri te salutant, soit dit en passant) mais y des statuettes qui se perdent, c’est peut-être la con-pression des uns et des autres… Sinon, on est rassurés de savoir que dans certains partis, on change de slip tous les deux jours, alors qu’on aurait pu juste les retourner pour qu’ils fassent la semaine. Enfin, c’est le week-end, n’en parlons-plus, lavons-nous en les mains de tout ça, avançons masqués et mouchons-nous du coude.
– JT : Pour enrayer le coronavirus, il est temps d’arrêter de nous serrer la main et de nous faire la bise. Je propose que nous nous disions bonjour en nous caressant mutuellement les seins.
– NP : Y’a pas comme une contradiction à supprimer le Carnaval de Nice pour limiter les risques de dissémination du Coronavirus alors que c’est justement un moment où tout le monde porte un masque ?
– JJ : 20 jours d’indemnité pour les personnes à l’isolement ? Si vous me cherchez je suis en train de lécher les barres du métro.
– LS : Dans la catégorie meilleure actrice dans un second rôle, le César est attribué à Penelope Fillon pour son rôle dans « Potiche ».
– IS : « Si vous ne vous ne voulez pas recevoir de LBD, arrêtez vos manifs » Une déclaration de Macron au salon de l’agriculture…. On pourra pas dire qu’il nous a pas prévenus ….
– CC : Il faudrait peut-être arrêter avec cet espèce de record du temps passé par le président au Salon de l’Agriculture. Sinon quoi, dans 10 ans, il y passe les 3 jours ? Il dort sur place ? Il fait véler ?
–  LH : In French we don’t say “You can rape if you’re talented enough”, we say “Le César du Meilleur Réalisateur est attribué à Roman Polanski” and I think it’s beautiful.
– OVH : L’italie ose reconnaître que le Coronavirus est dangereux et prend des mesures drastiques. En France, c’est comme pour Tchernobyl, ça s’arrête en Alsace et ça va direct à Monaco.
– RV : Aucune inquiétude quant à la propagation du Coronavirus en France. Comme d’habitude les douaniers seront chargés d’arrêter la pandémie à la frontière. On est rassuré.
– ?? : Merci Monsieur Legendre. Avant j’avais peur parce que je ne savais pas combien j’allais toucher à la retraite ; mais maintenant que je sais que cette somme inconnue sera indexée sur un indice qui n’existe pas ça va beaucoup mieux.
– JB : Vous allez voir qu’on va nous ressortir une vieille sextape de François Fillon qui touche de l’argent.
– MK : Cornonavirus. La contamination ? Moi je m’en foot !
– FT : Dans le taxi, le chauffeur écoute une émission sur la vulvite et la vaginite. Voilà qui repose du coronavirus.
– CC : « Il faut savoir raison garder avec le coronavirus, l’économie française se porte bien. Aucun premier de cordée n’a été infecté, il semblerait que ça ne touche que ceux qui ne sont rien. » (Emmanuel Macron)
– NP : Ce serait ballot qu’un député chope le coronavirus : tous les députes se verraient confinés chez eux pendant 14 jours et les débats sur la réforme des retraites suspendus… Oui… ce serait vraiment ballot.
– CEMT : Porter des costumes à 6000 boules mais jamais changer de slip, c’est la vie que les électeurs de François Fillon ont choisi de mener.
– TC : Voilà…tu as une conscience écolo, tu retournes tes slips pour utiliser moins d’eau et de lessive et on vient te critiquer…
– SI : Coronavirus : la fellation moins contagieuse qu’une poignée de main selon l’OMS.
– NP : Agnès Buzyn propose « d’étudier les meilleurs moyens de répartir les pics d’affluence des voyageurs »… Elle pense vraiment que le maire de Paris peut changer les horaires de début et de fin de travail dans les entreprises ? On n’est pas loin du niveau « Central Park, là…
– GD : On avance dans la vie, on ne se méfie pas et on se retrouve un lundi soir à regarder sur Internet la vidéo « comment changer les joints de son robinet mélangeur ».
– PI : Quand je pense qu’il n’y a pas plus complexe dans l’évolution que le cerveau humain et que je vois ce que certains en font, j’ai une tendresse pour les organismes unicellulaires.
– PA : Profitez bientôt des deux jours sans alcool. Les 30 et 31 février.
– OM : Si on se lave les mains aussi souvent qu’on lave son calbar dans ce pays, on va pas finir l’année…
– GD : Prétérition (n.f.) : figure de rhétorique consistant à déclarer que l’on ne parle pas de quelque chose alors qu’on le fait. Par ex. : « Je ne vous demande pas de me dire merci » (E. Macron devant le personnel hospitalier, 27 février 2020).
– OB : Agnès Buzyn candidate à la mairie de Paris. Son slogan : la charité qui se fout de l’hôpital.
– OM : En tous les cas après ces Césars 2020 si j’étais Matzneff, je tenterais ma chance à l’Académie Française…
– DC : Polanski dénigré meilleur réalisateur.
– LC : César du meilleur court métrage attribué à Benjamin Griveaux, pour La femme de mon Piotr.
– SK : Polanski, pédocriminel mais cinéaste de talent. Rendons également hommage à notre regretté Emile Louis qui était malgré tout un super chauffeur de bus.
– XY : J’ai toussé dans le train. Je crois que si j’avais déféqué dans le couloir, les gens ne m’auraient pas regardé plus suspicieusement.
– CEMT : « Après César Roman Polanski, tout devenir possible, moi pouvoir obtenir Palme d’Or avec bite Griveaux. » (Piotr Pavlenski)
– MP : Réponse à BB qui soutient Polanski : « Si demain il viole un bébé phoque, on va voir si elle va séparer l’homme de l’artiste… »
– XY : Au final, la seule raison pour que Marc Dutroux ne soit pas distingué meilleur ouvrier de France, c’est qu’il est Belge.
– IT : On nous reproche de dire qu’on est en dictature et d’aller voir en Corée du Nord pour voir la différence ; mais sachez qu’à Pyongyang aucun gilet jaune ne manifeste contre M. Kim, ce qui confirme bien qu’il est aimé du peuple, contrairement à Macron.
– SR : Dans la catégorie « Meilleur acteur » le César 2020 est attribué à Édouard Philippe pour son film « 49.3 le matin ».
– PE : Est-ce qu’on a un sondage parmi les manifestants devant la salle Pleyel qui donnerait les favoris pour le palmarès des César ? C’est pour gagner du temps et pas passer 3 heures devant un jamais très bon moment de télévision.

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site et mon blog. Merci d’avance.

The last wedding, quelle mine !

Plus qu’une semaine pour aller admirer le magnifique travail de Rebecca Tollens, à peine 30 ans, d’origine franco-suédoise, qui se destinait au droit international. Puis, après une mission humanitaire au Ghana, se lança dans un road-trip en Amérique du sud qui lui fit abandonner une carrière juridique pour celle d’artiste. Elle a d’abord fait des études d’illustratrice puis, sur les conseils des deux créateurs de la galerie de la rue de Charonne, s’essaya dans des dessins plus personnels, sans cadres imposés ou autres contraintes. Une réussite.

Si je ne me trompe, c’est sa deuxième exposition à Arts Factory, expo sur les quatre demi-étages, riche, superbe, avec ses dessins à la mine de plomb et au fusain qui racontent des jolies scènes de vie, étrangement cadrées parfois, toujours émouvantes avec leur petit je ne sais quoi de nostalgique. Mais aussi des céramiques d’allure très fragile, très fines, quelques vidéos mystérieuses et des installations sur ses recherches graphiques.
A ne pas manquer si vous appréciez le beau dessin, sinon, il restera son site. Ou son instagram.

Rebecka tollens, The Last Weddind à la galerie Arts Factory, 27 rue de Charonne 75011. Jusqu’au 29.

texte © dominique cozette

Les Fessebouqueries #484

Cette semaine, beaucoup ont eu du mal à ranger le matos de Griveaux, le petit oiseau était comme ivre d’’être de sorti mais il commence à puer de la fiente ! Heureusement, on a eu un buzz, un sacré buzz, faut dire qu’avec ce nom, Buzyn, c’est un sacré business pour l’actualité ! Pendant ce temps-là, bah rien. Les médias et les réseaux, c’est comme les hommes, ça ne peut pas faire trop de choses à la fois ! Juste quelques petits saupoudrages d’épices, du Fillon de la Sarthe en poudre, du Macron en copeaux, du Piotr des hauts plateaux de l’Oural en gousse, un extrait d’Eurovision en suppositoire et la mort du copier-coller et la mort du copier-coller et la mort du copier-coller. Pardon, ça m’a échappé ! Alors excellent week-end, my friends  et des bises.

– OM : Eh ben, c’est bien la première fois qu’Agnès Buzyn répond quand on l’appelle en Urgence…
– GP : Ils en font trop quand même à LREM. Les éléments de langage à placer pour l’affaire Griveaux, c’est « La démocratie en danger » . Et les LBD ? Ils n’ont pas peur du ridicule.
– MK : On est prié de ne pas avoir la fièvre jaune, Buzin est en campagne, c’est Capitale!
– SF : Agnès Buzyn reprend les dossiers de Benjamin Griveaux. Juste le temps de décoller les pages
– PC : Excellent choix de LREM, Macron et Philippe : Buzyn a résolu tous les problèmes de l’hôpital public, où tout va bien désormais. Elle peut donc mettre son immense talent au service d’une cause vraiment primordiale pour les Français !
– AdN : Après avoir pourri les hôpitaux, elle va sévir à Paris ? Tiens voilà du Buzyn .
– OVH : En fait Buzyn est ravie de se décharger de la santé. Elle considère comme un échec personnel de n’avoir pas mis un terme au virus de la tomate.
– GD : Nous vivions un hiver tempétueux. La ministre de la Santé était démissionnée et envoyée en pleurs au casse-pipe électoral en pleine crise sanitaire. De la neige était déversée sur les pistes de ski par hélicoptère. Il y avait encore des moustiques.
– DC : Elle était buzy buzy. La voilà en plein bousin…
– OVH : Adieu Griveaux, vaches, cochons, couvées
– OM : Balkany, Buzyn… Décidément en ce moment, tout le monde quitte la santé.
– RP : Un activiste connu pour s’être cloué les testicules a fait abandonner un des favoris à la mairie de Paris en diffusant des vidéos intimes, relayées par un député qui fait du sabre laser, avant d’être interpellé pour des coups de couteau. Je ne vois pas ce qu’il y a d’extraordinaire.
– SF : C’est impressionnant la vitesse avec laquelle la plainte de Benjamin Griveaux a été traitée. Celles de femmes en danger de mort face à la violence de leurs conjoints sont toujours en attente. Justice, vous avez dit Justice
– GD : Je viens d’entendre la chanson française pour l’Eurovision. La prochaine fois, faisons concourir directement de la musique d’attente de téléphone, ça fera des économies.
– CEMT : « Et je continuerai bien sûr à combattre le coronavirus, s’il se présente contre moi à la Mairie de Paris. » (Buzyn)
– AG : Y a Bénabar qui passe en concert pas loin de chez moi, du coup j’ai pas acheté de billet.
– ES : Pour les municipales à Paris, les attaques se font désormais sous la Petite Ceinture.
– NP : Ça va être étrange les entretiens d’embauche des ministres à partir de maintenant : — Vous avez un compte à l’étranger ? —  Vous payez vos impôts ? —  Vous avez payé votre femme à ne rien faire ? —  Vous avez déjà envoyé des photos de votre bite à quelqu’un ?
– ES : De toute manière, Griveaux n’avait pas la gaule de l’emploi. Il se serait pris une branlée.
– NP : 48 heures qu’Agnès Buzyn est candidate à la Mairie de Paris et elle n’a toujours pas sorti de projet débile et irréalisable… Je me demande si elle a vraiment le niveau pour cette campagne.
– ALD : La jeune femme en niqab, avant ou après un selfie avec Macron, résume à elle seule la réponse des islamistes à son discours : cause toujours tu m’intéresses !
– RR : Piotr Pavlenski, un nom pour jouer au Scrabble mais qui a mené Griveaux aux échecs.
– CC : On me demande comment je fais pour vivre de ma plume, mais quand le seul rêve de luxe qu’on a c’est de passer une heure le dimanche au monoprix de Vichy, je vous assure que c’est pas si compliqué.
–  DC : L’inventeur du « copier-coller » est mort. Gad Elmaleh, Morandini, Joseph Macé-Scaron, Calixte Belaya, Minc, Attali, Ardisson et tellement d’autres pourront venir le remercier.
– PM : Accusée de s’être moquée sur Twitter d’un enfant atteint de nanisme, Nadine Morano se défend : « c’est ridicule, surtout quand on sait que mon meilleur ami est Nicolas Sarkozy »
– LS : Piotr Pavlensky menace de diffuser une vidéo d’Agnès Buzyn, alors ministre de la Santé, qui éternue sans mouchoir. « Je démens formellement, j’ai toujours gardé mes miasmes pour moi », se défend la candidate à la mairie de Paris.
– GD : Je prends bien note de cette nouvelle polémique. Mais tout ça ne nous explique pas vraiment qui est Olivier Faure.
– NBF : Titre d’un magazine féminin : « Comment perdre 3kg ? ». Vu la fille en couverture, je dirais que la réponse est : « En se démaquillant ».
– EP : Quand je pense que des gens doutent encore du rôle de Poutine dans l’affaire Griveaux. Mais merde, c’est quand même évident que chaque matin, Vladi, avant de manger un sanglier et violer 3 Femen vociférantes, se demande comment il va bien pouvoir anéantir dans l’œuf le destin exceptionnel qui attend Griveaux à la tête du monde libre.

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site et mon blog. Merci d’avance.

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