Grand livre !

Je n’ai pas aimé la violence (gratuite ?) des romans précédents de Leïla Slimani, mais là je suis bluffée par son talent romanesque. Le Pays des autres est le premier tome de la trilogie  concernant son histoire familiale. Ce livre est superbement mené, il pétille de récits et d’anecdotes inattendues, les descriptions sont tout sauf banales, ça avance, ça bute, ça explose, ça repart, ça coule comme un torrent fougueux (excusez ce style pompier, c’est juste un essai).
L’histoire racontée ici est celle de ses grands-parents, un couple improbable composé d’une fougueuse et monumentale Alsacienne pure souche et d’un petit mais très beau Marocain engagé dans la guerre pour défendre notre pays. En 44, ils se trouvent et l’amour fait le reste. Elle accepte de le suivre dans son beau pays, le Maroc, où le père dAmine, paysan, a acquis des terres, espérance d’une vie fructueuse.
Mais déjà, le père meurt. Ils logent un certain temps chez la mère d’Amine, une Arabe pur jus, veuve, soumise à la tradition, qui élève deux plus jeunes enfants, Oscar, nationaliste qui va se heurter farouchement aux Français, et Selma, dont la beauté sera fatale.
Pendant les dix ans que durent le récit, de 45 jusqu’en 55, moment où le Maroc acquiert son indépendance, Mathilde va essayer de se faire à sa vie d’exil, le rêve effondré car la ferme est une baraque et la terre ingrate. Les femmes ont juste le droit d’obéir au mari, au grand fils, au frère. Le couple provoque de l’incompréhension, trahison d’un homme qui fraie avec l’ennemie. Mais elle s’accroche, elle ment dans ses lettres à sa sœur, enjolivant la ruine de ses espoirs. Elle aime malgré tout son mari qui travaille comme un bœuf pour améliorer les cultures mais ne comprend pas les caprices de sa femme qui aimerait tant sortir un peu de ce désert. Ils ont deux enfants dont une fillette toute menue, qui ne s’adaptera pas à l’école, tiraillée entre ses deux cultures, et sera rejetée par les autres enfants à cause de son extrême intelligence.
Ce livre va nous faire partager la vie d’un peuple rêvant d’émancipation, celle routinière des paysans, celle des jeunes filles frustrées de leurs désirs de libération, des colons ayant réussi, des jeunes filles mariées de force, de révolutionnaires… Une fresque très vivante, foisonnante même, montée cut comme un film exaltant avec ses caractères bien ciselés.

Le Pays des autres de Leïla Slimani. 2020 aux éditions Gallimard. 368 pages, 20€

Texte © dominique cozette

Les Fessebouqueries #491

Nous sommes de vrais concombres masqués sauf que si le concombre est encore accessible au pékin (ah ah) moyen, le masque fait l’objet d’un trafic insensé et d’une créativité sans borgnes. Le masque, presque unique sujet de notre ressentiment contre le Pouvoir Central, va dévaster le travail des paparazzi, il va t’arranger le portrait comme un rien, tu vas pouvoir planquer ta bouche de canard, ton irrésistible sourire, tes fossettes, ta barbe miteuse, tes dents pourries, ton persil sur incisive, ton menton en galoche ou fuyant, ton nez couperosé, épaté ou épatant mais aussi tes jolies pommettes et ta moue sensuelle. Ne parlons pas de ton bronzage gâché. Foutu masque ! Comme la culotte dissimule l’Origine du monde, le masque va cacher l’original des êtres qui fait encore notre identité. Niqabés jusqu’au trognon, nous n’aurons plus rien d’humain. Si tant est que nous en ayons encore un chouille. Bon week-end de Pâques, chères et chers confiné.e.s  et mes meilleurs œufs !
– CX : Je sais pas où ça a merdé mais on avait dit que le futur, ça serait des voitures volantes et au final on se retrouve à suivre des tutos pour se faire des masques avec des chaussettes sales.
– CEMT : Aujourd’hui, tu quittes twitter cinq minutes pour aller pisser, en revenant tu apprends que Macron a visité 12 villes, rencontré le Professeur Raoult, la Reine d’Angleterre et Jean-Claude Vandamme.
– TC : On est d’accord que le gars qui prend une augmentation pendant qu’il est confiné, c’est forcément une promotion canapé ?
– DA : Je voudrais pas vous décevoir mais après vérification, au regard de ma fine analyse sur le terrain de plouc provincial et d’après une étude Covimoov-Monkusurlacomod, c’est bien la globalité des Français qui sont de complets abrutis irresponsables, pas uniquement les Parisiens.*
– OVH : Vous allez voir que maintenant, on va s’écharper pour trouver des Niqab.
– TC : Concrètement tout est parti en couilles depuis cette histoire de « Dry January ». Que ça vous serve de leçon, plus jamais ça !
– JPT : Vivement le covid interruptus !
– OV : Je ne dis pas que Trump se trompe quand il exhorte les américains à prendre de la chloroquine en automédication. 
Je rappelle juste qu’il voulait que les pompiers de Paris utilisent des Canadairs pour éteindre l’incendie de Notre-Dame.
– RR : Si à 50 ans t’as une Rolex mais pas de machine à coudre ni d’élastique, t’as raté ta vie.
– PA : Lorsque les gosses vont reprendre l’école, je redoute ce qu’ils vont raconter à leurs profs sur leur confinement à la maison…
– CC : On passe à l’heure de confinement : vous pouvez avancer vos balances de cinq kilos.
– PI : Ça va les Daft Punk? On fait ses courses peinard ?
– RR : Comme je n’ai pas de masque et pas envie de faire l’attestation, je viens de tourner 15 minutes en rond entre les quatre murs du parking extérieur. Je suis à deux doigts d’appeler Isabelle Balkany pour qu’elle me fasse libérer.
– MA : Chouette, on a enfin réussi à charger des avions en Chine avec les masques. Il ne reste plus qu’à attendre qu’on nous rende le pilote qui était positif au Covid 19 On ne l’avait même pas testé. Pourquoi je ne suis pas surpris ?
– TH : Mon insulte préférée est désormais « Vas sucer des poignées de portes ! »
– EP : Je propose qu’on ne déconfine pas les hommes.
– TC : Après avoir testé les milles une positions sur un canapé, j’envisage d’écrire le Canap-Sutra.
– LE : Lavez vous fréquemment les mains, toussez dans votre coude et anéantissez le capitalisme.
– DA : Sibeth Ndiaye vient d’annoncer que le 1er Mai sera exceptionnellement renommé Fête du Télétravail.
– JT : On pourrait peut-être demander à l’équipe d’ouvriers chinois qui a fabriqué l’hôpital en 10 jours de venir nous aider à fabriquer des masques en papier.
– LE : Si les cons fabriquaient des masques, y en aurait pour tout le monde.
– GD : In French, we do not say « reconnaître avoir menti sur les masques », we say « réévaluer la doctrine pour équiper les Français » and I think qu’on nous prend bien pour des canetons de deux semaines.
– GD : J’essaie vaguement de comprendre pourquoi la popularité du Jupiter du Touquet remonte, mais à part que les gens sniffent leur levure et leur farine, je n’ai pas d’explication.
– UL : La 6ème puissance mondiale recherche des sacs poubelles de 120 l pour fabriquer des surblouses…
– GD : Il faut voir le positif de cette crise pour Jupiter : il n’a jamais pu autant se déplacer tranquillement partout en France.
– OB : Les gens qui relient Coronavirus et privation de liberté, profitez-en bien pour râler parce que quand vous serez intubé vous ne pourrez plus le faire.
– LE : Je rappelle que « fils de pute » n’est pas une insulte acceptable, pute c’est un métier honorable et difficile. La profession des parents ne peut être une insulte. Préférez « raclure de fosse septique » ou « sac à merde ».
– DC : En ce temps de confinement, il est sage de prendre son mâle en patience.
– SM : Dénonce tes voisins qui font du jogging, et accumule des points pour gagner un week-end à Vichy.
– VS : Quizz : Comment le gouvernement va-t-il relancer l’économie : —  En allant récupérer les 80 milliards d’euros d’évasion fiscale ? —  En défonçant le code du travail ?
– DNP : Morbihan : Des chéquiers de dix chèques de 3,5 € sont distribués aux personnes sans domicile fixe sans ressources pour s’approvisionner le temps de la crise sanitaire. Quel esprit tordu a pu imaginer un montant de 3,5 € ??????
– JT : « Noël au pangolin, Pâques dans le pétrin ». Confucius 485 av.J-C
– CEMT : « Et au bout de trois jours Jésus-Christ a ressuscité grâce à une dose de chloroquine, donc vous voyez, le traitement marche. »
– LE : Ça commence à se voir que les éditorialistes et autres philosophes de bureau de tabac ne sont pas très utiles au bien être de la population.
– HB : Liliane a fait ses valises pour de bon cette fois, c’est la fin d’une époque… A noter que le virus venait d’un pays communiste.
– MK : Pénurie de préservatifs : la situation semble très tendue
– CC : C’est quand l’allocution présidentielle ? Que je me prépare pour cette demi-finale du ni oui ni non.
– XX : Le « monde d’après », on n’a qu’à l’appeler l’e-Monde. Ça sonne bien.
–  LC : Mes soutifs doivent croire que j’suis morte.
– RP : « Papa, penses-tu que la crise sanitaire aura pour conséquence une recomposition géopolitique du capitalisme, marquée par la montée en puissance de la Chine ?  » Titouan, 14 mois.
– IT : 94% des Français n’ont pas été convaincus par le discours que Macron prononcera lundi prochain.
– PI : J’ai une pensée pour cet homme ou cette femme qui, s’il ou elle est vivant(e), se dit tous les soirs en s’endormant « c’est vrai qu’il avait un goût de chauve-souris ce pangolin ».
– CC : Ils doivent bien s’emmerder en ce moment chez bison futé.
– LR : J’ai entendu dire que Pamela Anderson était atteinte du Coronavirus mais en fait elle est juste à seins pneumatiques.
– CC : J’’ai tous mes points sur mon permis, je les échange contre des sacs de farine.

* (note pour ceux qui, comme moi, sont restés malgré tout à Paris, délaissant leur ryad, longère et autre manoir plus accueillants en cette période quasi estivale)

NOTE IMPORTANTE : Je suis harcelée de vidéos, articles  et autres bidules en MP. Les messages MP, c’est personnel. Je ne lis rien en MP qui ne soit perso et ne regarde pas les vidéos. Merci de m’épargner ce petit désagrément, restons fessebouquiens sur le fil ordinaire, ça me va bien comme ça.

RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site et mon blog. Merci d’avance.

Parlons masque…

Paraît que ça va être obligatoire. Le masque. A défaut de pouvoir m’en procurer,  je vais porter ce masque, un authentique masque de Dali qu’il a offert à ma sœur en 1966. Parfaitement ! Cette année-là, mon père m’avait filé son énorme Beaulieu, six places, moteur V8, phare au plancher et changement de vitesses au volant, rutilante, un paquebot des routes et nous partîmes à quatre blondes, cap sud, à Cadaquès exactement, avec un chèque en blanc pour la location, un petit appartement avec vue sur la plage. A peine garée, sur qui tombé-je ? Sur Simon le philosophe rencontré  au bal de la Contrescarpe du 14 juillet ! Et que me m’annonce-t-il ? Qu’il se rend illico chez le Maïtrrrre Dali himself, alors que si ça m’amuse… Et comment donc !
Me voilà partie avec un vieux jeans coupé aux genoux et un T-shirt quelconque, le truc pour conduire à l’aise quoi. Nous arrivons à Port LLigat où l’ours géant nous accueille avant que le Maîtrrre nous prie d’entrer. Il est dans le patio avec Jean-Christophe Averty auquel il est fier de montrer son dernier chef d’œuvre géniââââl : un flacon de Vim cabossé sur lequel il a collé quelques mouches en plastoc. Magnifique ! dit l’homme aux bébés passés  à la moulinette.
Introduite dans le saint des seins et des godes (la chambre des gouines en offre une affriolante collection), je suis régulièrement invitée à ses soirées où ma jeune sœur et moi-même avons l’honneur de chanter deux trois chansons à la guitare et mon harmonica en do en haut d’un petit escalier blanc.
Un soir, tard, ma sœur, pas encore habituée au champagne, attrape ce masque sur un banc, qui sert à un film en tournage, et se met à déclamer le Roi des Aulnes en allemand. Vous savez : Wer reitet so spät durch Nacht and Wind… qu’on apprenait par cœur en allemand deuxième langue. Tout s’arrête, même Wagner, tout le monde regarde cette adolescente qui déclame sans vergogne du Goethe dans le texte… le Maîtrrrre, un peu amorti dans son fauteuil Emmanuelle, s’ébroue, il est ravi, il applaudit et pour la peine,  fait cadeau du masque à sa sister.
Non seulement on n’en fait pas un plat, mais surtout on en fait une lampe : facile, deux bouts de fil de fer, deux clous et l’ampoule nue de notre chambre prend la forme d’une créature inquiétante illuminée de l’intérieur. Et l’ampoule est chaude, ça crame le masque. Bon, tant pis. Et puis on va vivre notre vie, ma sœur met le masque avec d’autres vieilleries.  Puis, quand nos parents sont morts et qu’il nous faut vider la maison, nous tombons sur le masque de Dali, tout chiffonné, patiné. Ma sœur le jette comme tout le reste. Oh mais non, le masque de Dali quand même ! Et je le récupère. Et voilà des siècles que je le trimballe de maisons en maisons dans une jolie boîte, enveloppé de papier de soie.
Aujourd’hui où il est question de masques obligatoires, je veux le lui rendre mais refuse : Encore un fouilles en plus, merci bien ! Alors bon, je vais finir par le porter, je ne dis pas qu’il est très confortable, ni très seyant, si très approprié, mais c’est le masque de Dali, quand même !
(Si vous voulez me braquer pour en tirer une fortune, il ne vaut rien, il n’est même pas signé, je me suis déjà renseignée, vous pensez !)

PS : Jamais retrouvé Simon le Philosophe par la suite à Paris, un garçon charmant. Ce premier jour, il m’a raccompagnée à l’appart et pour le remercier, je l’ai fait monter, lui ai présenté mes sœurs et la copine et nous lui avons proposé un bon café. Car les trois blondes avaient vidé la voiture et fait les courses pendant ce temps-là. Un bon café, certes, à en juger par le sourire de connaisseur de Simon. Puis l’une de nous en avale une gorgée et recrache tout, dégoûtée : on ne savait pas que l’eau du robinet était saumâtre !

Texte et photo © dominique cozette

Les Fessebouqueries #490

Alors que vous êtes tous partis en vacances, hou, la honte !, le chien de garde Lallement répand sa rage baveuse, ouh le vilain !, et Darmanin fait la manche, hou le ballot !, après nous avoir sucré un pognon de dingue en faveur de ses chers amis, ouh la crapule ! Les masques tombent, enfin, quand il y en a, le bac chute, les balcons s’emplissent à huit heures pétantes et Paul et Mick Victor continuent de se prendre le chou sur la pandémie. Quand on parle du déconfinement, on n’en voit pas la queue, moi je vous l’dis ! Bon zweekande à vous nez en moins et des bisous solaires.

– CX : J’adore voir Macron et Philippe remercier encore et encore le personnel hospitalier après leur avoir envoyé des charges de CRS en manif. Ça me fait penser aux mecs qui tabassent leur meuf avant de leur dire « t’en vas pas bébé je t’aime ».
– PR : C’est là qu’on se rendit compte que la moitié des gens qui bossaient ne servaient à rien.
– CC : Je ne suis pas du tout préparée pour le covid-19, déjà j’ai pas vu les 18 premières saisons.
– COP : Nabilla a été nommée pour seconder Sibeth Ndiaye. C’est Marlène Shiappa qui l’a annoncé chez Hannouna !
– AV : Mon gynécologue me propose des consultations en vidéo … Ça va être compliqué quand même … Oui ? Non ?
– MA : Capillairement parlant, je prépare un hommage à Agnès Varda.
– CEMT : « Non, la Chine n’a pas falsifié les chiffres de mortalité du coronavirus, les 17 habitants du pays vont très bien. » !
– MA : Nous avons assez de recul à présent pour comprendre que Castaner aurait dû être ministre de la santé et Buzyn ministre de la défense. Les masques auraient eu de l’avance et les LBD auraient eu un retard monstrueux !
– MK : Livraison de 10000 respirateurs à la mi-mai : on retient son souffle !
– JPT : Chaque soir, pour remercier nos soignants, je prends deux couvercles de casseroles et je fais du bruit. Ok, je ressemble au lapin Duracell, mais j’assume.
– TC : Ça vous dit on fait une collecte de bouquins de cuisine pour les envoyer en Chine ? Si on peut éviter le prochain virus en leur apprenant à faire une blanquette, ça vaut le coup.
– RR : J’ai aussi lavé les sacs monoprix et nettoyé toutes mes courses avec des lingettes javellisées. Tous les articles respectent le mètre de distance. Je les rangerai demain matin après les avoir passées au four à 63 degrés. Sinon ça va.
– HD : La cagnotte de  Darmanin : En voilà une idée qu’elle est bonne !! On pourrait tous donner une partie de nos revenus à l’État pour qu’il l’utilise pour le bien de tous… on appellerait ça l’impôt ! Là Gérald tu t’es surpassé !
– RV : Une femme vient d’être ponctionnée de 135 € pour avoir coché la case « achat de première nécessité  » alors qu’elle achetait une pâtisserie. On avait pourtant demandé aux flics de faire preuve de discernement. Mais c’est vrai que s’ils faisaient preuve de discernement, ils ne seraient pas flics.
– NS : Du coup pour Pâques les gens vont rester chez œufs !
– MF : Mon mari a sorti une carte du monde, m’a donné une fléchette et m’a dit : « Lance la fléchette sur la carte et je t’emmène là où elle tombe, après la pandémie. » On va passer deux semaines derrière le frigo.
– DA : J’ai pris rendez-vous chez le coiffeur pour la sortie du confinement, il m’a bloqué un rendez-vous le 17 février 2021 sous réserve de confirmation par carte bleue & versement d’un acompte de 130€.
– OB : Pendant que Monsieur Darmanin lance un appel aux dons …. les entreprises européennes s’apprêtent à verser aux actionnaires 359 milliards d’euros de dividendes !
– TC : Allumer les lumières et se mettre au balcon en tapant des mains tous les soirs… encore quelques mois et on a résolu le problème des moustiques.
– NA : Pour Lallement, les choses sont simples : tu es frappé par un CRS ? Tu l’as mérité ! Tu es frappé par le COVID 19 ? Tu l’as mérité ! Et quand tu es frappé par la connerie, c’est que tu es préfet de police de Paris !
– DCF : « Je regrette mes propos. Les malades doivent être respectés. Je leur pardonne de nous créer des problèmes ». Lallement.
– RR : Apparemment Lallement a franchi la ligne Maginot.
– MA : La bonne nouvelle, c’est qu’on va échapper aux spectacles de fin d’année dans les écoles
– SE : Vous en êtes où de votre prise de poids pour cause de confinement? Perso, je suis passé de la taille 42 à sarouel.
– CH : on ne m’enlèvera pas de l’idée que les gamins de 7 ans qui ne sont que faiblement impactés par le coronavirus pourraient très bien faire tourner l’économie mais bien sûr les Cassandre vont encore hurler à l’esclavage infantile.
– PI : C’est presque perturbant de voir les Américains vivre quelque chose qu’on a déjà vécu.
– CEMT : —  Monsieur le Premier Ministre, excusez si ma question semble trop directe, mais est-ce que ça va ? —  Oui, ça va, merci. —  Je n’ai pas d’autre question, cette commission d’enquête sur le coronavirus est terminée.
– GP : Les Tchèques volent les masques destinés aux Italiens, les Français s’emparent de ceux prévus pour les Espagnols, les Américains rachètent cash sur les tarmacs chinois les cargaisons en partance pour la France… Elle est pas belle l’Europe ?
– CV : – Mamaaaan ? Mieux vaut que j’aie le Coronavirus ou que tu aies le Coronavirus ?
- … Confinement, dix-neuvième jour.
– CC : Du coup, si tu fais la vaisselle tous les jours pendant le confinement, tu obtiens le bac à évier ?
–  JB : J’espère que pour le déconfinement, il y aura des soldats américains sur des chars qui distribueront des chewing-gums à la chloroquine, sinon je demande à être remboursé.
– CC : Le sachiez-vous ? Il est nécessaire d’avoir une attestation pour sortir son chien, mais pas pour ramasser ses crottes. Merci d’avance.
– HD : On vit dans un monde où on en vient à regretter que Roselyne Bachelot ne soit plus ministre de la santé. C’est vous dire à quel point c’est parti en vrille.
– DS : Alors on fabrique des A 380, des Rafales, des Satellites, des Paquebots, mais un bout de tissus avec 2 élastiques on y arrive pas ?????
– JC : Nous déplorons deux disparitions tragiques consécutives à la crise du coronavirus: — l’Union européenne, définitivement ridiculisée…  — la parole politique, définitivement discréditée…
– OM : Et ce connard de voisin du 3ème qui n’a pas daigné sortir une seule fois pour applaudir à 20h sous prétexte qu’il est au « travail »… Enculé d’infirmier.
– MI : Quand je vais expliquer à mes gosses que j’ai mon bac grâce à un pangolin !
– OK : La France, l’autre pays du jogging.
– CX: Comment ça m’énerve tous ces parisiens qui prennent la route pour partir en vacances aujourd’hui. À cause de ces connards je suis obligé de partir demain pour éviter les bouchons.
– AA : Faire son pain, c’est tellement so la 1ère semaine de confinement, moi, je fais moi-même mes steaks maintenant. Il suffit d’un bœuf ou d’une vache et d’un couteau bien aiguisé. En plus, point de vue pédagogie, avec les enfants, c’est super.
– DA : Spéciale dédicace à la meuf de la résidence d’en face qui beugle tous les soirs à 19h55 « YOUHOOOUUU VOUS ÊTES TOUS LÀ ??! » de sa fenêtre avant de taper sur une casserole jusqu’à 20h12 avec ses gosses : par pitié contentez-vous de faire une bataille d’oreillers avec des parpaings.
– JB : N’oublions pas que ce confinement est aussi une grande vague d’espoir pour les boîtes de salsifis et de flageolets abandonnées depuis 1997 dans nos placards.
– CC : Femmes et hommes des milieux soignant, alimentaire, éducatif et sanitaire, n’hésitez pas à inscrire la moitié de la France dans les personnes à charge lorsque vous remplirez votre déclaration d’impôts.

RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site et mon blog. Merci d’avance.

Du tambour au tam-tam

Mais pourquoi cette image ? Ici, nous sommes au 7 rue Sainte Croix de la Bretonnerie, dans le Marais parisien où je me promène souvent. Ici, certains s’en souviennent, se tenait une belle boulangerie. Et d’un seul coup, fini ! J’y vois cet affichage, preuve s’il en est de la disparition de commerces traditionnels au profit d’une boboïsation totalement inutile.  Qui va acheter un soutif en se levant pour le tremper dans son café au lait ?
Et sous la boulangerie, qui se souvient d’un club de jazz réputé dans les années 60, appelé le Gill’s Club, labyrinthe de caves voutées puant le tabac et le salpêtre du temps de sa splendeur ? Il fut créé en 1963 par Gilles Nicolas, d’où le nom, et Jean-Claude Weill qui logeait dans les étages. Jean-Claude était guitariste et Gilles batteur de jazz.
Parallèlement, ils fondèrent le Gill’s Club de l’été, derrière Saint de Monts, dans une bourrine au toit de chaume en plein marais (le marais, encore) vendéen où défilèrent de nombreux musiciens de jazz qui tournaient sur les plages avec France Gall ou Carlos, heureux de pouvoir y faire un bœuf et « se laver les oreilles de cette variétoche de m… ».

Revenons à celui de Paris que je n’ai pas beaucoup fréquenté, étant un peu jeune à cette époque bénie du bebop, de Coltrane, Mac Coy Tyner et autres Messengers. Ce club marchait bien, surtout les vendredis ou samedis soir et rien ne laissait présager qu’il fermerait pour une raison brutale : 141 jeunes morts dans l’incendie d’un dancing à Saint Laurent du Pont, le 1er novembre 70, le bal tragique qui anticipa d’une semaine le « bal tragique à Colombey » (mort du général de Gaulle) pour lequel Hara Kiri fut immédiatement interdit à la vente, remplacé aussi sec par Charlie Hebdo.
Mais pourquoi vous assommé-je avec ces sombres histoires ? Parce que ça m’a frappée de voir qu’à la batterie de Gilles Nicolas (devenu plus tard mon ex-mari, je résume) succèderait un autre instrument de la famille des percussions : le tam-tam d’une princesse. C’est un peu maigre ? Continuons.
En 1970, donc, l’incendie ravageur du dancing où se produisait un groupe de rock tua en moins de dix minutes ces 141 malheureux jeunes, soit qu’ils furent asphyxiés par les vapeurs dégagées par le polystyrène, soit qu’ils furent brûlés vifs, d’autant qu’une boule de feu traversa l’espace quand quelques-uns réussirent à forcer une issue de secours, fermée comme toutes les autres par peur du resquillage. En dix minutes, tout fut fini. Les musiciens furent retrouvés figés sur scène, jouant probablement sans se rendre compte qu’ils étaient en train de s’asphyxier. 63 fautes furent retenues contre le gérant lors du procès. Il fit de la prison.
Après cet horrible fait divers, tous les établissements publics qui ne possédaient pas d’issues de secours durent fermer. Ainsi les caves. Donc le Gill’s club.
Gilles me raconta que pour maintenir cet établissement, ils avaient essayé de racheter la boulangerie et j’ai gobé ça, comme s’ils en avaient les moyens ! D’autant qu’en fouillant le net pour en savoir un peu plus (les protagonistes étant décédés), j’apprends que le Gill’s Club de Paris avait été repris en 1965 par un autre fou de jazz, Gérard Terronès, — plus rien à voir avec Gilles — qui y implanta le free jazz et y créa un label et qui est mort lui aussi il y a peu.
La fondatrice de Princesse tam-tam  est, elle aussi, décédée avec son mari, lors d’un attentat à Bombay qui tua 130 personnes.

Quant au Gill’s Club vendéen, il finit en flammes, ces foutues flammes, par une nuit d’hiver 72, frappé par la foudre.
Ces incendies, ces attentats, ces morts brutales bientôt effacées par une enseigne de produits pou-pou-pidou qui font rêver les femmes pour ce qu’elle leur promet et les hommes pour le désir de l’ôter au plus vite du buste de leur conquête, sans tambour ni trompette, sur la superbe couche d’un magnifique Airbnb dont les affaires, figées par le confinement, repartiront hélas dans quelques temps avec les incessants bruits de roulettes de ses petites valises taille cabine, qui passeront devant l’ex- chouette librairie gay (et pas que) au 6 de la même rue, les Mots à la bouche*, priée de plier les gaules pour laisser la place à un marchand de pompes vintage d’un docteur anglais. Ciao culture.
Qui a dit que Paris sera toujours Paris ?
(Maurice Chevalier qui honora joyeusement les seins avec Valentine et ses petits tétons et les chaussures avec ses petits petons. La boucle est-elle bouclée ?)

* la librairie va rouvrir pas loin, rue St Amboise dans le 11ème. Ouf.

Texte © dominique cozette.

Cupide Cupidon

Dans ce livre étonnant, Eloge de la marâtre de Mario Vargas Llosa, l’héroïne est doniã Lucrecia, deuxième femme de don Rigorberto et donc belle-mère de son fils, l’adorable Alfonsito, gentil comme un ange, beau comme un chérubin, amour de naïveté et de vertu. Enfin qu’on croit.
Ce livre est drôle car il est à la fois libertin et très poétique. Tout y est décrit en termes tendrement nuancés, impressionnistes voire compassés. Les sens, particulièrement le toucher et l’odorat, y sont magnifiés, les sentiments exacerbés. Ça pourrait se passer au XVIIIème siècle  s’il n’y avait de temps en temps l’intrusion d’un objet actuel, une télé, une moto. Le tableau sur la couverture nous donne bien le ton : le jeune garçon, appelé aussi enfant, n’a pas d’âge défini, comme Eros, et un soir qu’elle vient l’embrasser en chemise de nuit très légère, il lui rend des caresses qui vont la troubler, peu à peu, et se matérialiser en vibrante relation amoureuse. Mais elle aime aussi son mari qui le lui rend bien, chaque nuit, au lit, inventant des jeux amoureux de toutes sortes. Ce mari qui a trouvé la femme de sa vie passe un temps fou chaque soir dans la salle de bain. Il veut être parfait, beau, lisse, sans un poil dans le nez ou l’oreille, ou un point noir, des ongles impeccables, des aisselles admirables… Chaque partie du corps un peu scabreuse a son jour de la semaine dévolu. C’est ainsi que l’auteur nous conte sur deux pages comment il prend soin de son nez. Plus loin, sur deux pages aussi, il décrit comment don fait son popo, et ce, sans aucune trivialité, tout est dans la poésie, vous dis-je.
Et puis il y a aussi la jeune femme de compagnie qui prévient Lucrecia que l’enfant est un sacré voyeur.
Et on avance dans ce livre avec, intercalés, des récits sur la mythologie ou sur Marie, qui se rapportent à l’histoire. Et même un portfolio de quelques peintures qui l’illustrent.
C’est léger, aérien, parfumé, imagé, même si la fin est inattendue, cruelle. La perversion du jeune fils peut sembler candide puisqu’il ne ment jamais. Mais il n’éprouve jamais de remords. C’est un petit chef d’œuvre de dentelle littéraire.

Eloge de la marâtre de Mario Vargas Llosa, 1988, tradiot par Albert Bensoussan. Aux éditions Folio, 216 pages.

Texte © dominique cozette

 

Les Fessebouqueries #489

Semaine confite à la sauce télétravail, couples qui s’emmerdent, mômes qui braillent, formulaires à imprimer et applaudissements à 20 heures. En attendant, le virus frappe des innocents comme le Prince Charles qui n’a même pas encore été sur le trône ou ce pauvre Weinstein qui en est descendu. Que dire de cette débâcle qui annule tout ce qui devait faire la grandeur de notre pays : vente des aéroports, mais y a plus d’avions, réforme des retraites, mais aura plus de retraités… heureusement, les actionnaires de tous pays nous tendent la main… pour qu’on y dépose les chères oboles dues à leurs mérites. L’air est redevenu sain alors bon week-end, soyez sages, soyez braves, soyez patients (je voulais dire faites preuve de patience)…

– FIA : Sur la prochaine attestation, il faudra indiquer la position du soleil au moment de votre sortie, votre groupe sanguin, le nom de votre garant ainsi que votre symbole de porte-manteau d’école maternelle.
– OM : Vous plaignez pas, vous pourriez être à la place de l’ingénieur qui doit concevoir un masque qui fasse le tour des oreilles du Prince Charles.
– PE : S’il vous plaît, veuillez synchroniser vos montres. Ils sont gênant les gens qui applaudissent à 19h57.
– ME : Pour le corona, à 60 ans t’es vieux et fragile, mais pour la retraite à 60 ans t’es jeune et en pleine forme
– PM : Je viens de faire le calcul, à la fin, on aura passé plus de temps enfermés que les Balkany.
– PE : Applaudir à 20 heures, ça me permet de garder le lien avec mes enfants, c’est le seul truc pour lequel ils sortent de leur chambre.
– CC : la police municipale de Clermont-Ferrand obligera chaque parisien descendu de l’Intercités ce weekend à manger la croûte du fromage aux artisous pour se prémunir contre le virus.
– CV : Si on m’avait dit que je passerais ma cinquantaine en quarantaine…
– CC : En fait, si j’ai bien compris, en ce moment ce sont les chiens qui promènent leur maître.
– CK : Longtemps, je me suis confinée de bonne heure.
– NP : Jour 6 du confinement : je commence à avoir un doute. Ce troisième enfant qui se pointe au moment des repas, il habitait chez moi avant ?
– JF : Il ne faut quand même pas rire de toux : Je viens d’apprendre que le pâtissier du quartier est gravement tatin.
– CC : Dès ce soir, le gouvernement adoptera le décret n°7 instaurant une distance de sécurité d’un mètre entre vous et votre frigo.
– RR : Présentement en train de regarder désespérément mon kilo de farine, en me demandant qu’en faire sans œufs, beurre ni lait. Je vais la sniffer.
– JH : Du coup les fonctionnaires, c’est toujours autant des privilégiés payés à rien faire et qui coûtent un pognon de dingue ? Et les caissières, c’est toujours des illettrées avec un boulot dont personne ne veut parce qu’il est inutile et dégradant ? J’ai pas suivi.
– CC : Je porte une collerette à chien pour manger mes repas, on appelle cela le régime vétérinaire
– JMC : Harvey saute un pangolin en prison pensant que c’est une starlette fringuée en Paco Rabanne
– RV : Trop dangereux de sortir en ce moment. J’ai trouvé le moyen de me claquer le mollet entre chez moi et le Monoprix !
– AdN : Les joies simples à savourer. Le gars qui reçoit un appel de la pharmacie : « votre gel hydroalcoolique est arrivé. » La fête quoi.
– CEMT : Le coronavirus a fait revenir Jean-Jacques Goldman et tué Manu Dibango, en plus d’être dangereux il a vraiment des goûts de chiotte.
– OM : J’attends les premières photos de Benjamin Grivaux en train de ramasser des courgettes.
– DC : Un seul être vous manque et tout est poussiéreux.
– MA : « Si je suis élu, je ne veux plus de femmes et d’hommes dans les rues » Emmanuel Macron 2017 : Promesse tenue…
– LO : La seule chose qui me remonte le moral en ce moment, c’est de me dire que les dossiers de toute la France sont actuellement gérés par des fonctionnaires en slip.
– TA : Du coup, je m’épile sur la terrasse comme ça les oiseaux auront de quoi garnir leur nid.
– CEMT : C’est quand même étonnant que l’épidémie de coronavirus reparte de plus belle alors que tout le monde a fait absolument n’importe quoi depuis l’annonce du confinement.
– NP : Jour 9 du Grand Confinement : la maison commence vraiment à sentir très mauvais. Je me demande si un animal est mort quelque part, ou si j’ai oublié de surveiller que l’ado se lavait tous les jours.
– TC : Encore deux mois sans coiffeurs et 99% des blondes auront disparu.
– CC : C’est étonnant ces dirigeants qui demandent de tousser dans le coude mais qui crachent à la gueule des enseignants.
– PE : Ce matin, j’ai failli arriver en retard à mon télétravail. C’était bouché sur le chemin de la salle de bain.
– FC : Au vu du temps qu’il va falloir passer enfermé, merci à tous ceux qui ont un jardin ou sont à la campagne de ménager les citadins … c’est dur de ne pas vivre la nature … donc merci de ne pas nous inonder d’images.
– CC : Comme par hasard, au moment où tu as le temps, enfin, de remplir ton dossier agessa, l’agessa n’existe plus
– CC : Voyez le bon côté des choses : Polanski est enfin enfermé.
– CEMT : Allons au bout de l’idée, le Tour de France sur des vélos d’appartement filmés par des webcams.
– SF : Avant on ne parlait pas de maison de retraite, encore moins d’EHPAD. On disait « mouroir ». On appelait les choses par leur nom, en fait.
– GP : «Il va sans dire que nous n’entendons pas demander à un enseignant, qui aujourd’hui ne travaille pas compte tenu de la fermeture des écoles, de traverser toute la France pour aller récolter des fraises gariguettes.» SiBeth N’diaye.
– MP : On a vérifié si Sibeth n’était pas l’amie noire de Nadine Morano ?
– NO : Mais j’y pense, les profs ont rien à foutre entre 21h et 6h du matin on pourrait réouvrir les mines de charbon.
– NP : Le néo libéralisme dans tout sa splendeur : donnez nous de l’argent public pour éponger nos dettes, on est trop occupés à verser des dividendes à nos actionnaires.
– HT : Il avait raison, Boris Johnson, ça va marcher, la sélection naturelle.
– OVH : Cela fait 37 ans que je suis confinée avec mon mari. Jamais de ciné, de théâtre, de concerts, d’expos, de pique-nique, de restaus, de dîners en ville, de vacances, d’invitations, de conversations enrichissantes, même pas de séries télé en VO. Je suis reconnaissante, car nous n’avons pris aucun risque de contamination. Je suis mariée avec un visionnaire.
– CC : Celles et ceux qui envoient des messages dégueulasses aux soignants (genre allez habiter ailleurs, ne touchez pas les poignées de porte, cessez de promener votre chien), c’est quoi l’idée ? Vous repoussez ceux qui peuvent vous aider parce que vous avez envie de mourir plus vite que les autres ?
– OM : Du coup c’est le 15 avril qu’on apprend qu’on est confiné jusqu’au 3 mai ?
– PR Globalement, je suis assez content que l’argent de la planche à billet soit affecté en priorité, aux actionnaires, aux petits copains, intermédiaires et autres branleurs de la République. J’ai eu peur qu’il soit distribué aux infirmières, chauffeurs, caissières, éboueurs etc… Ça aurait été un très mauvais signal envoyé au marché ! Ben oui. Toutafé.

RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site et mon blog. Merci d’avance.

Un livre pour les survivalistes

Marlen Haushofer (1920-1970), écrivaine autrichienne de la petite bourgeoisie provinciale, a publié Le mur invisible en 1968, un classique de la littérature autrichienne devenu, paraît-il, la bible éco-féministe. Ce n’est pas forcément le bon moment pour le lire ce roman qui y conte l’histoire d’une femme seule prisonnière d’une nature où un mur l’a confinée. Quoi que. Que s’est-il passé ? Elle ne sait pas, ni nous. Elle était tranquillement chez des amis dans leur maison de vacances à la montagne. Ils sont allés au village voisin faire des courses et elle est restée seule avec le chien. Mais comme ils ne sont jamais rentrés, elle est partie, à pied avec le chien, à leur recherche. Et là, ils se sont fracassé le nez contre un mur invisible. Un truc d’une matière qui n’existe pas, comme du verre, mais immatériel. En longeant ce mur, elle a vu que tous les êtres derrière lui étaient pétrifiés dans une position habituelle : fermier assis sur une chaise, vaches broutant…
A partir de là, sûre qu’il n’y a plus un survivant sur terre, l’héroïne va entreprendre une nouvelle vie, envahie de solitude, loin de tout car il n’y a aucun moyen de communiquer dans ce chalet d’été, à part la radio de la vieille voiture qui ne produit que des crachouillis. Heureusement, le chien est là, qui va devenir son partenaire, son confident, le gardien de ses nuits. Puis une chatte qui se réfugie chez elle, qui lui donnera un petit, puis un autre, suite à ses cavales dans la nature. Puis une vache rescapée qui meugle pour qu’on la traie. Des charges énormes tout ça, mais aussi des complices. La vache leur donne son lait, de son côté, elle apprend comment s’en occuper d’autant qu’il faudra l’aider à vêler. Un petit taureau complètera la famille mais avec le temps, cela compliquera beaucoup les choses. Elle en perdra aussi…
Nous suivons cette survie sur deux années où l’héroïne ne compte pas sa peine, gère les maigres ressources du chalet, fait des stocks de bois, scie, cultive quelques denrées, mène la vache et son petit à l’alpage, répare, tue du gibier, se prive, tombe malade, affronte le terrible foehn, de violents orages, de rudes hivers…
C’est très bien écrit car vous pensez bien que ça pourrait être ennuyeux ! Et si ce livre a pour vertu de nous évader lorsque nous souffrons d’un excès de populo, il fait moins le job lorsque nous subissons un confinement forcé. A moins de vouloir s’isoler d’une famille devenue envahissante et ingérable !
Pour la petite histoire, ce livre a explosé les ventes il y a un an grâce au blog d’une instagrameuse : une sacrée histoire à lire ici.

Le mur invisible de Marlen Haushofer aux éditions Babel Actes Sud. 350 p.

Texte © dominique cozette

Les services compétents

Iegor Gran a écrit Les services compétents à la mémoire de ses parents, dissidents soviétiques, André Siniavski et Maria Rozanova. Ecrivain, le père a produit un texte paru en France, dans la revue Esprit, décrivant les principes du « réalisme socialiste », qu’il signe évidemment d’un pseudo. Le KGB s’affole, on est en 1959 et le jeune policier Ivanov, avec d’autres gardiens du régime, va se mettre en quête de retrouver ce traite. Le pays commence à s’ouvrir ce qui énerve prodigieusement les apparatchiks qui en sont à interdire le Docteur Jivago de Pasternak qui se deale sous le manteau. Le jazz les indispose, les blue-jeans itou, bref, il faut absolument redonner de la rigueur au régime. L’enquête va durer des années malgré la parution d’autres livres de cet auteur mystère (l’enquête à Paris ne donne rien) et leur parution à l’international. Mais ils vont y arriver.
C’est comme ça que le livre débute : le KGB vient perquisitionner chez eux, André n’est pas là mais Maria se fout ouvertement de la gueule des mecs, leur collant le bébé (Iegor lui-même qui a alors neuf mois) dans les bras et leur faisant des remarques moqueuses sur leurs cheveux, leur posant des questions farfelues.
Iegor savait, depuis la parution de ce premier texte qu’un jour il serait arrêté. Et envoyé dans les camps. On devine même qu’il l’espérait. Ça l’amuse beaucoup durant cette enquête de plusieurs années, de mener ses poursuivants en bourrique. Il est très aimé par les dissidents et les intellos occidentaux de gauche, son incarcération fera d’ailleurs beaucoup de bruit, tellement de bruit qu’Ivanov, monté en grade, sera dépêché après de Maria pour qu’elle convainc son mari de se laisser libérer pour bonne conduite. Ce qu’il refusera car il ne s’est jamais autant amusé de sa vie. Ces années d’emprisonnement ne sont hélas pas dans le livre.
Dans le livre, on est du côté des « services compétents », des brimades qu’il font endurer au peuple, des curiosité du régime et de leurs propres faiblesses. On y apprend des choses amusantes, comment Maurice Thorez était adulé là-bas, il y passait d’ailleurs toutes ses vacances, et à sa mort, une ville a été débaptisée pour s’appeler Thorez.
Le début est peu compliqué quand on ne sait pas trop pourquoi on parle de tous ces Soviétiques et non pas de la famille d’Iegor Gran, mais une fois qu’on sait que c’est le point de vue choisi par l’auteur, ça roule. C’est même extrêmement truculent !

Les services compétents  par Iegor Gran, 2019 aux éditions P.O.L. 302 pages, 19 €.

Texte © dominique cozette

Les Fessebouqueries #488

Cette première semaine de cons finement mis en place dans leur petite boîte qui fait suite à une obligation d’urner civiquement dans la fente à voix, nous impose LE sujet qui, hélas, va tourner en boucle et se mordre la queue sans égard pour lui même ni pour vous qui allez vous taper des Fessebouqueries plus longues qu’un jour sans collègues de bureau pénibles, machine à café sans sucre, lèche-vitrine enrichissante, ballade décoiffante, drague respectueuse, apéro sans modération …. C’est là qu’on voit que, si l’humain est un personnage social, ce n’est nullement un personnage familial ni voisinal. C’est là qu’on voit aussi … pas grand chose car circulez pas, y a rien à voir. Le dernier post de cette rubrique qui nous faisait encore rêver hier est devenu un cauchemar. Bon week-end malgré tout avec énormes mercis à tous ceux qui bossent pour nous tousse !

– TG : Est-ce que les mecs qui sont en train de vider les supermarchés sont les mêmes qui viennent mettre leurs serviettes à 6h du mat sur les transats des piscines en été ?
– CC : Les animaux ne sont pas porteurs. Dans un souci sanitaire, il vaut mieux se taper la chèvre du voisin que d’embrasser sa femme. C’est formidable.
– PE : Bon, en hommage à nos amis italiens, je me suis mis à ma fenêtre pour chanter moi aussi. J’ai récolté deux « Ta gueule! », des pleurs de bébé, et « Hé, Johnny, je te rappelle que t’es mort !!! »…
– DA : ALLONS ENFANTS DE LA PÂTES RIIIIIIZ
– XY : Les gens : « Les migrants qui fuient leur pays en guerre c’est vraiment des lâches. Ils feraient mieux de rester chez eux pour résister et aider leurs compatriotes dans le malheur ».  Les mêmes gens après 3 jours de coronavirus : « LÂCHE CE PQ SALOPE OU JE TE BUTE ! »
– CC : J’ai rêvé que je glissais une feuille de pq dans l’urne.
– JM : Attention ! Des groupes d’individus (roumains en camionnettes blanches) profitent de l’absence des gens qui ne respectent pas le confinement pour s’introduire chez eux et voler leurs pâtes et leurs rouleaux de PQ. Vous êtes prévenus. Partagez un max !
– RR : ON VA PAS ÊTRE BIEN LÀ SANS LES BANLIEUSARDS, LES PROVINCIAUX ET LES TOURISTES, ENTRE NOUS LES VRAIS PARISIENS NEURASTHÉNIQUES ??!!
– NP : Nos grands parents avaient le Général de Gaulle réfugié à Londres. Nous on a Gérard Miller réfugié en Ardèche… Monde de merde.
– FB : Bon, maintenant que l’État a fait sa déclaration d’amour aux soignants, on pourrait avoir des masques et des solutions hydro-alcooliques ?
– PI : Je me lève. Ma fille est en train de faire des cookies, elle se retourne vers moi et me fait « c’est la survie papa, et la survie ça commence par des cookies ».
– PU : Tous les lundis, vous pleurez pour pas aller bosser et aujourd’hui vous allez pleurer parce que vous pouvez pas y aller …..Posez-vous les vraies questions, vous seriez pas un peu chiants en fait ?
– ME : Donc moi, je me prive de ma famille, de mes proches, parce que je bosse en réa, pour que quand je sors en voiture, je voie quoi?? Que vous êtes tous dans les rues ? En train de vous balader, vos enfants en train de faire de la trottinettes? Mais vous vous foutez de la gueule de qui ?
– TW : Suite à la fermeture de tout ce qui est non-indispensable au fonctionnement du pays, je vous annonce que j’ai décidé de fermer ma gueule.
– GD : Si on m’avait dit que je devrais me signer un jour un mot pour m’autoriser à sortir de chez moi, j’aurais vu flou, j’avoue.
– CC : Détail comique dans Le Parisien 94 « dans les cités, même les dealers prennent des précautions, tu poses l’argent par terre et ils te jettent le shit »
– XY : Nos dirigeants ne sont pas très psychologues non plus. Connaissant les Français, pour lutter contre la propagation du COVID_19, il suffisait de les obliger à se rassembler dans les lieux publics et de faire des activités culturelles pour qu’il n’y ait plus un chat dans les rues.
– CC : On a fermé les écoles, les collèges, les lycées, les universités, les bars, les restaurants, les commerces MAIS PAS LA GUEULE DE NADINE MORANO !
– GB : Moins d’humains qui turbinent, qui polluent par leur présence tous les beaux endroits, moins de déchets crachés, moins de destruction de la nature… ce sont les premières vacances pour la planète depuis le début de l’ère industrielle. Repose toi bien mémère… profite.
– PA : A vrai dire, on ne s’ennuie pas trop à la maison, mais il est étrange que dans un paquet de riz d’un kg il y a 7759 grains et dans un autre du même poids et de même marque il y a 7789. Bizarre !
– PR : J’ai vu beaucoup de jeux de mot sur le nom qui sera donné à la génération issue du baby boom dû au Coronavirus. Pour le moment mon cœur balance entre « the coronials » et « the quaranteens ».
– PE : Aujourd’hui j’ai repassé uniquement le haut de ma chemise. Pile poil ce qui rentre dans le cadre de la webcam.
– HD : Drôles de gens, les Français qui couinent qu’ils n’ont plus un rond le 15 du mois alors qu’ils font les courses pour 6 mois !
– MK : On peut promener son chien. Le soir, à Paris, ils lâchent leur berger Lallement.
– CK : En raison du Covid 19, j’ai décidé de reporter ma date d’anniversaire, prévue lundi prochain. Grapiller quelques mois de jeunesse me semble un acte nécessaire, et judicieux.
– CC : J’ai hâte d’avoir mes règles, histoire qu’il se passe un truc. Peut-être même qu’elles ne vont pas arriver le jour prévu, quelle aventure nom de dieu.
– NBF : Question, le bac à ordures se situe à cent mètres de chez moi, dois-je avoir une attestation pour m’y rendre ?
– MK : Et puis avouez quand même qu’entendre la droite parler de nationalisations d’entreprises c’est … un peu comme le dépôt de chantilly sur un Irish coffee. Ça se savoure ..
–  AO : Oui, tout ce que vous lisez sur l’Institut Pasteur aujourd’hui est vrai. Nous avons créé le COVID-19. Nous sommes également responsables des G-Squad, des opercules de CD qui sont très durs à défaire, du caractère tranchant des enveloppes et de la tartine de beurre qui tombe toujours du mauvais côté le matin quand tu es à moitié réveillé. 
Par contre, Cyril Hanouna, c’est pas nous.
– CEMT : —  Et vous avez une attestation pour courir, monsieur Sarkozy ? — Non mais vous mettrez ça sur ma note.
– MK : Affaire Buzyn : dire que, pour remplacer Griveaux, ils ont pris une branleuse…
– GP : Je me fais une attestation pour aller chercher de l’encre pour l’imprimante pour imprimer mes attestations
– PR : L’Eurovision est annulé. La science progresse…
– JPT : Quand on applaudit les soignants à 20 heures dans un hameau de 8 personnes, je ne vous cache pas qu’on a l’air un peu con.
– PE : —  Papa, pourquoi il y a des supporters à 20h sur les balcons? —  C’est pour supporter le corps médical.  —  Ils jouent contre qui?  —  Le Coronavirus.  —  Ils vont gagner??  —  Uniquement si on joue à domicile.
– MPM : Hier, j’ai appris que mon père était admis en urgences. 80 ans. Il a un coronavirus et des facteurs de comorbidités. Son état a empiré. Il ne sera pas réanimé mais sédaté et sous morphine. Il va partir sereinement et sans souffrir. Je ne suis pas là pour vous faire pleurer.
– PI : Ma fille qui me dit qu’elle est inquiète pour les chats qui sortent, je lui dis que les animaux ne sont pas concernés par ce coronavirus, elle me répond ET LE PANGOLIN C’EST QUOI UN MEUBLE ? Je n’ai pas su quoi répondre.
– MM : Mon voisin vient de gueuler tellement fort sur ses enfants que, du coup, moi aussi je range ma chambre.
– DM : Passer ses journées chez soi. Travailler, lire, glander, regarder des films. Picoler. Bouffer des chips. Aller sur Tweeter. Vous savez tous maintenant ce à quoi ressemble la vie d’un scénariste.
– NP : « Vérifier que l’enfant joue seul dans la cour » is the new « Vérifier que l’enfant n’est pas en train de tondre le chat avec la tondeuse à barbe de papa »
– PA : J’ai nettoyé ma télé avec du gel désinfectant, j’ai perdu BFMTV et C News.
– KC : Pour s’occuper pendant le confinement, ma voisine du dessus a décidé de faire des aller-retour avec des talons. Je ne vais pas tarder à monter pour lui lancer un objet contondant à la gueule, à un mètre bien sûr.
– OB : Après « Faut-il séparer l’homme de l’artiste ? », je propose : « Faut-il séparer le parent de l’enseignant avant qu’il pète un câble ? »
– GD : Il fait un temps radieux à rester enfermé chez soi.
– TC : Une amie pharmacienne nous a confié que les ventes de capotes ont dépassé les ventes de gel hydro-alcoolique et de Doliprane. Y aura ni divorce, ni baby-boom les mecs !
– TA : J’ai bien peur que mon conjoint ne survive pas à cette tragique épidémie de coronavirus. Il est en pleine forme, par contre il sifflote pendant qu’il travaille et je pense lui mettre un coup de chaise sur la nuque d’ici demain.
– LC : Confinement jour 3, les punitions évoluent, mes enfants sont actuellement en train de recopier l’attestation de déplacement dérogatoire en trois exemplaires.
– CEMT : Finalement, c’est Benjamin Griveaux qui a gagné, on peut maintenant faire un Central Park à la française n’importe où dans Paris.
– GD : Je me suis fait une petite liste de rêves accessibles : descendre la poubelle, saluer un voisin lointain qui arrose ses plantes, entrapercevoir la rue vide entre les échafaudages du ravalement, battre mon record de toupie…
– OVH : Une pensée pour Benjamin Griveaux, confiné avec sa femme et ses enfants après une grave crise conjugale.
– PE : [APPEL À TÉMOIGNAGE] Mère juive et confinement : racontez-nous.
– NP : Alors les parents ? C’est bon ? Vous avez compris que votre enfant n’est pas un petit génie surdoué qui s’ennuie en classe parce qu’il est en avance pour son âge mais juste un petit con chiant ?
– TC : Il va de soi que c’est parce que j’ai le plus grand respect pour le corps médical, que je vais pas encombrer les urgences en allant coller sa tondeuse dans le rectum de ce fdp de voisin qui tond pendant que je bosse !!!
– JH : Jour 4. Ma soeur : « T’es communiste mais tu bois du coca ? » Le confinement va être très très long.
– NP : Si montrer aux gens des images des malades à l’hôpital ne suffit pas à leur faire comprendre les risques qu’ils courent en sortant de chez eux, alors il faut aller plus loin : il faut carrément leur montrer des photos des plateaux repas de l’hôpital.
– JT : Confinement avec ma femme et mes gosses, jour 8: Je commence à penser qu’il faut dissocier l’homme de l’artiste concernant Xavier Dupont de Ligonnès.
– PI : Ma fille est effondrée, genre littéralement, elle est au sol là, elle a posé une question à une prof elle a terminé son mail par « bisous ».
– OM : Je viens de tomber par hasard sur Koh Lanta. C’est complètement hallucinant ces gens qui survivent sans avoir 6 mois de stock de PQ devant eux !
– NP : À force de fouiller partout pour trouver des masques, les mecs vont finir par retrouver Dupont De Ligonnès et le coffre fort de Benalla..
– ?? : Ça me rassure un peu de voir qu’à jour +3 la moitié de ceux qui comptaient profiter du confinement pour apprendre à jouer de la harpe et à parler hébreu, en robe en soie, sont en train de manger des biscottes au ketchup devant Friends, en slip.
– DA : Confinement total jour 5, je ne prends même plus la peine de m’habiller mais par acquis de conscience , j’ai quand même enfilé un gin.
– PE : Applaudir aux fenêtres à 20 h, on va pas se mentir, c’est juste un alibi pour repérer dans le voisinage immédiat, qui on peut espérer pécho après la fin du virus.
– TC : Ahhh enfin le week end ! On va pouvoir rester tranquille à la maison…

RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site et mon blog. Merci d’avance.
Et pardon pour ceux dont j’ai perdu les initiales…


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