Se sacrifier pour ses enfants ou pas

Joyce Maynard, vous savez, cette écrivaine qui toute jeune fille fut pratiquement enlevée et mal traitée (oui, en deux mots) par J. D. Salinger (voir article ici), de 38 ans son aîné, en est à son dixième roman avec Où vivaient les gens heureux, mais comme les gens heureux n’ont pas d’histoire, ils ne le furent pas très longtemps. Le thème de la famille, exploité ici, est affiné par celui du devoir sacrificiel, à savoir : doit-on tout dire à ses enfants pour qu’ils comprennent ce qu’il s’est passé dans le couple des parents et pourquoi ils en sont arrivés là. Eleonor décide de la fermer et la cruauté de la vie fera qu’elle y perdra énormément, jusqu’à l’amour de ses enfants. Partiellement.
Le début est un peu compliqué car il grouille de personnages, tous ceux que l’on retrouvera dans les chapitres suivants qui content la genèse des relations entre eux. Il s’agit du mariage de la fille aînée du couple, devenu garçon, d’une partie de la famille recomposée et du voisinage. Outre Eleonor, l’autre personnage principal est la grande vieille ferme en pleine campagne où se passe la fête, où s’est passée la vie heureuse puis tragique des personnages.
Cette ferme, Eleanor l’achète lorsqu’elle a dix-huit ans, avec l’argent des livres pour enfants qu’elle vient de publier. Ce n’est pas un château, tout est à faire, le lieu est isolée, les vieilles pierres, l’immense hêtre et le cours d’eau en-bas : un coup de foudre. Ses parents, alcooliques, mondains, égocentrés, qui ne vivaient que pour eux sans jamais lui montrer de preuves d’amour, sont morts deux ans avant dans un accident. Elle continue sa série de petits livres qui se vendent très bien et, un jour de foire, elle rencontre l’homme de sa vie, Mac, un très grand mec plein de cheveux roux, coolissime, chaleureux, gentil.
Tout de suite, il lui annonce qu’il veut plein de bébés avec elle, ce dont elle rêve aussi. Deux fillettes naissent puis un petit gars, terriblement suractif, intelligent, avec un plumeau roux sur la tête, comme son père. Le père qui gagne très mollement sa vie en sculptant des bols en bois qu’il vend par-ci, par-là. Sans jamais se biler. Ni stresser. Il sait faire tellement de choses, il est tellement fait pour vivre en pleine nature avec ses petits, il aime tellement l’amour avec sa femme. Tout est beau.
Sauf que l’argent ne rentre pas toujours. Et qu’il s’impatiente de ce qu’elle le lui demande pour qu’il contribue aux charges. Il trouve qu’elle ne pense qu’à l’argent, que c’est négatif.
Un jour, un premier drame frappe la famille, un terrible accident sur un des enfants. Par une faute d’inattention de Cam qu’elle ne peut pardonner. Mais l’amour est là qui va remédier au handicap. Puis un autre drame qui va scinder la famille. Pour ne pas détruire l’image de leur père, et tenir la promesse de ne jamais dire du mal de l’autre, Eleonor va devenir peu à peu la méchante, amère, pleine de ressentiment, celle par qui tout le malheur arrive, celle qui est partie, celle qui a fait tellement souffrir son mari. Et pourtant, c’est à cause de lui que tout est arrivé. Lui qui, en plus, n’a jamais subvenu aux besoins de tous, lui qui, plus tard, ne lui sera même pas reconnaissant pour son abnégation qui la grille auprès de ceux qu’elle aime le plus. Et dont profite tellement.
Cette très longue partie du livre est très agaçante pour la lectrice que je suis. Cette injustice me fait mal, l’attitude des enfants est tellement blessante, l’image du père est tellement indûment valorisée…
C’est un gros livre sentimental qui, comme beaucoup de romans américains, décortique à l’envi les sentiments de tous, va chercher dans leur entourage d’autres caractères qui vivent aussi leurs bonheurs et leurs drames tout en étayant l’épaisseur des protagonistes. Une saga bouleversante qui court sur des décennies en accompagnant subtilement l’évolution de la société américaine.

Où vivaient les gens heureux de Joyce Maynard, 2021 aux Editions Philippe Rey (titre original : Count the Ways.) Traduit par Florence Lévy Paolini. 550 pages, 24 €.

Texte © dominique cozette

Les Fessebouqueries #570

Alors, l’actu de cette semaine, qu’en penser ? Que dalle, vous allez me dire, et c’est pas faux. A part la greffe d’un cœur de porc qui représente une sacrée bonne nouvelle pour les cochons qu’on va considérer d’un autre œil, que valent les saillies d’un Castex, d’un Blanquer, d’un Zemmour ? Que dalle absolu, non ? Et la gauche explosée en miettes, et les élèves et les profs abasourdis par les directives sans sens ? Ben, maousse que dalle ! Et la galette combinée au dry January, tu sais, ce mois maudit des cavistes et autres sommeliers où il est recommandé ne pas boire ? Ah bah que dalle de chez que dalle ! Moi, je soutiens les cavistes et je bois, pardi ! Et Stromae qui chante au JT ? Bah que dalle, c’est son job de chanter, non ? Et la mort de Jean-Jacques Beinex, ça t’inspire quoi ? Que Dalle, forcément ! Un que Dalle majuscule ! Ah la Béatrice ! La bouche de Béatrice, le cul de Béatrice, les seins de Béatrice, la gouaille de Béatrice ! Et tous les autres aussi, y a pas que Dalle dans Beineix, non plus… Bon alors, contre la tristesse, un bon petit tchin-tchin entre potes, merde au dry J. et bon week-end !

– DC : — Et toi, tu retiens quoi de Jean-Jacques Beineix ? — Que Dalle, mec, que Dalle !
– OR : Ce matin je suis allé chez Castorama et au retour j’ai changé deux ampoules et le siphon de l’évier. Les idées de Zemmour sur la vraie place des hommes, c’est pas du tout mon truc finalement.
– RP : Janvier est le mois sans alcool. Tout à l’heure je me suis coupé et j’ai mis du Schweppes, on verra bien…
– PA : La SNCF se met en grève à cause de l’épidémie. Alors pourquoi pas ma concierge, mon facteur, mon boulanger, mon dermatologue ?
– SJR : J’ai fait mon choix pour la présidentielle. Je voterai pour le candida albicans.
– RR : On vit quand même dans un monde où une partie de la gauche fait la grève de la faim et l’autre l’éloge de la gastronomie française. Fabuleux.
– DC : J’ai deux amies qui ont sucé Johnny, les veinardes ! Enfin, c’était seulement une fève. Moi j’ai eu Brassens : un peu de respect !
– ES : Désormais à l’école on apprend à lire, à écrire et à contaminer.
– PA : Le mouton a craint le loup toute sa vie. Mais c’est le berger qui l’a mangé. Dicton géorgien.
– DrP : En téléconsultation, un patient m’a dit penser avoir le covid. Quand je lui ai demandé ce qui lui faisait penser cela, il m’a tranquillement dit qu’il ne sentait plus ses pets au lit. Voilà.
– DC : Le greffé d’un cœur de cochon s’est réveillé en pleine forme et a réclamé une assiettée de glands.
– SJR : Aujourd’hui, le protocole sanitaire a changé. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de Castex : Objectif : laisser au maximum les écoles ouvertes. Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier.
– FC : J’apprends que Marlène Schiappa a peur du vide. Sa vie doit être un enfer…
– OV : Christiane Taubira : « Si je suis élue présidente de la République le 24 avril 2022, alors j’annoncerai ma candidature ».
– GD : La phrase « Mais c’est con comme du Blanquer, ça ! » est en train de devenir un réflexe pavlovien chez moi.
– NP : Chaque fois que tu crois que Blanquer a touché le fond, il sort la pelle et il creuse… Il ne devrait pas tarder à arriver au centre de la Terre.
– HM : Je ne dis pas que j’ai une sale peau en ce moment, mais je me prépare à tout instant à recevoir une visite de la police pour la réouverture du dossier du « Grêlé ».
– OR : Si tu fermes les écoles à cause de la pandémie, l’instruction en pâtit, si l’instruction baisse, les gens se méfient de la science, s’ils se méfient de la science, ils refusent de se faire vacciner. S’ils sont moins vaccinés, la pandémie progresse. Si la pandémie progresse, on fermera les écoles.
– OM : Si ça se trouve le mec qui s’est fait greffer un cœur de cochon, c’est juste le début du prochain happening de Stromae.
– NMB : Stromae qui chante sa dépression dimanche sur TF1, Jean Castex qui récite son protocole sanitaire hier sur France 2, je peux me tromper, mais d’après mes calculs, on devrait avoir Jean Lassalle, ce soir, sur France 3 pour parler tuning et produits du terroir.
– FR : Quand on pense qu’au moment de son élection, certains se sont réjouis que Macron soit l’époux d’une enseignante…
– HS : On ne sait plus comment être de gauche. De droite, on voit à peu près, mais de gauche, maintenant que le PC et les entrecôtes en sont sortis, c’est trop compliqué et ça change tout le temps. Il faudrait une définition en iridium qu’on mettrait à Sèvres avec le mètre et le kilo.
– PA : Madame de Maintenon s’est tapée un des plus grands artistes de son temps avant d’épouser le roi. C’est la Carla Bruni du XVIIe siècle.
– GO : —  Je viens pour le poste de Trésorier chez les LR —  Casier judiciaire ? —  Vierge ! —  Revenez quand vous aurez plus d’expérience.
– PA : Je refuse 2022 tant qu’on ne me dit pas ce qu’il contient. On manque de recul !
– OM : Présent à la manif des enseignants, Mélenchon qualifie Blanquer de crétin.  C’est bien la première fois que j’entends dire que Blanquer est qualifié…
– PA : Hier soir, j’ai vu une étoile filante et j’ai fait le vœu que tous les antivax soient moins égoïstes et qu’ils pensent aux autres (personnels soignants, malades à qui on doit reporter une opération…). L’étoile filante a fait demi tour.
– OB : Quand je pense au cinéma qu’a fait Proust pour une madeleine, j’ose pas imaginer ce qu’il aurait écrit pour un Kinder Bueno.

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La décision, le dernier Tuil

Le roman tout juste sorti de Karine Tuil, la Décision, nous fait entrer dans un univers pas si lointain de celui de Les Choses Humaines, son précédent qui traitait du consentement lors d’un prétendu viol disséqué dans un tribunal, et mis en scène par Yvan Attal. Ici, nous somme encore dans le judiciaire, mais dans l’aile ultra-sécurisée du Palais de Justice qui abrite les procès des terroristes. L’héroïne du livre, Alma, est juge d’instruction antiterroriste, un métier extrêmement dangereux, stressant, passionnant. Elle doit juger du sort d’Abdeldjalil Kacem, un très jeune homme qui a épousé une très jeune musulmane, maintenant enceinte de son bébé, qui affirme qu’ils sont partis en Syrie pour lutter contre la guerre, en toute naïveté, sans rien connaître des exactions commises par Etat Islamique. Des extraits de ses interrogatoires émaillent le récit, car il est incarcéré, et il ne demande qu’à ce qu’on croie en sa sincérité quand il repousse toute assimilation à un quelconque terrorisme.
Alma est troublée par l’opinion de l’homme dont elle est tombée follement amoureuse, l’avocat du jeune homme, ce qui créé un conflit d’intérêt interdit par l’éthique et la profession. Elle est en instance de divorce d’avec un écrivain à la ramasse, aigri, qui a connu trop tôt un succès fulgurant et se  raccroche à sa judéité comme à une bouée. Même si elle manque de temps vu la charge de sa profession, elle s’efforce de ménager leurs trois enfants, deux jumeaux ados et une aînée qui vit avec un Arabe, ce qui n’arrange évidemment pas l’ambiance générale.
La décision, titre du livre, est celle qu’elle devra prendre, dont elle se sait seule responsable au finish, concernant la remise en liberté du jeune homme dont certains pensent qu’il est sincère et réinsérable, et d’autres qu’il joue un rôle pour mieux concocter un attentat une fois libre. Enorme enjeu.
Pendant ce procès, elle se fait agresser sauvagement, ça la choque bien qu’elle soit habituée aux menaces de mort et autres violences verbales qui justifient une protection policière non-stop.
A cette décision essentielle se greffe la décision personnelle de vivre son amour, de se battre pour lui, même si cet homme est épris de liberté, pas toujours fiable ou fidèle et qu’il fait équipe avec son ex-femme professionnellement collée à lui, intransigeante, et d’un autre bord qu’Alma.
Ce que j’aime avec les livres de Karine Tuil, c’est qu’elle nous introduit avec précision dans des mondes très fermés, impénétrables. Ici, elle décrit la dureté de  cette profession qui rend presque impossible une vie normale, saine, confiante… elle montre l’implication totale de personnes en charge de défis très lourds, elle  tente de comprendre et de nous faire comprendre l’inhumanité de certains êtres, analyse la difficulté des juges et avocats à devoir trancher en leur âme et conscience, sans plus de preuve ou de convictions : vaut-il mieux libérer un possible coupable extrêmement dangereux pour la société, le considérer comme un innocent à qui donner une seconde chance, ou encore continuer à contraindre un jeune homme victime de sa naïveté en le maintenant en prison où il sera alors radicalisée et encore plus dangereux pour la société.
Ceci n’est que le début d’une histoire qui va se poursuivre avec des rebondissements tragiques, ou pas, des embrasements, un suspense éprouvant… Puissant !

La Décision par Karine Tuil, 2022 aux éditions Gallimard. 300 pages, 20 €

Texte © dominique cozette

 

 

Les Fessebouqueries #569

Mais mais mais qu’est-ce que c’est que ce galimatias ? Moi, les chiffres, les calculs de prob, je les emmerde, les stats, les variants covidesques, je les emmerde aussi, et les busynades légiondhonnorisées, je les emmerde bien profond, les Bogdanoff, je les emme… ah non, c’est eux les plus emmerdés, pardon, c’est comme Sidney Poitier, il est Noir aux USA, alors forcément, il a dû être très emmerdé, mais Blanquer et ses stratégies alambiquées-foireuses, je l’emmerde à un point, le tennisman Djo Covidz, toute cette histoire australienne, heu, ça, c’est elle qui m’emmerde parce j’y comprends rien… Et puis quoi encore ? Ah oui, les galettes et les fèves, je les emmerde comme pas possible, les Balbany  dé-braceletisés, les Bernararnault siglés, c’est dingue comme je les emmerde mais celui que j’emmerde le plus et de façon excessivement républicaine, dans le bleu européen, le blanc des yeux et le rouge de colère, c’est bien celui qui emmerde tout le monde. Alors, un gros merde supplémentaire à tous ceux qui veulent nous pourrir le week-end. Non mais des fois ! On va tout de même pas se laisser emmerder ! Vous êtes prévenus ! Quant à vous, friends de tous bords, plein de tchin-tchin !

– NP : C’est quand tu vois que les gens ne comprennent pas qu’un variant qui entraînerait 4 fois moins de formes graves mais qui contaminerait 10 fois plus de monde enverrait 2,5 fois plus de monde à l’hôpital que tu te dis qu’il faut complètement revoir l’enseignement des maths dans ce pays.
– OM : BREAKING : le département Recherche et Statistique du MIT de Cambridge (Massachusetts) vient de créer une chaire « Analyse et compréhension mathématique des protocoles sanitaires de Jean-Michel Blanquer ».
– CEMT : Scandaleux ces gens qui s’indignent de la Légion d’Honneur d’Agnès Buzyn, c’est pas eux qui, pour lutter contre le COVID, auraient eu l’idée géniale de coller des affichettes dans les aéroports.
– GB : « Les devoirs valent avant les droits » et dès le lendemain, Agnès Buzyn, récipiendaire de la Légion d’Honneur. Je crois qu’on ne pourra plus faire mieux comme résumé de ce quinquennat.
– RV : Agnès Buzyn décorée de la Légion d’honneur ! Avec les durs combats qu’elle a menés dans le monde entier pour venir à bout de la pandémie, moi je l’aurais décorée de la Légion Étrangère.
– EB : COVID-19 : 92% des personnes vaccinées dans le Bas-Rhin ont tout de même ressenti des douleurs dans l’épaule
– EB : la maire de Besançon demande aux boulangers de sa ville d’utiliser l’appellation « Fantastique galette » à la place de « Galette des Rois », qu’elle juge à la fois sexiste et anti-républicaine.
– PR : Donc les mecs ont fait toute une histoire à cause de la couleur du linge qui séchait sous l’Arc de Triomphe. Tu vois le niveau.
– NP : On dit que la France n’a plus aucune influence au plan mondial mais c’est faux ! La preuve : Macron a à peine dit qu’il veut emmerder les non vaccinés que PAF ! l’Australie emmerde un non vacciné.
– FA : « La priorité est mise sur le face à face avec les élèves » is the new « on n’a pas recruté assez de personnel et ça commence à se voir que les écoles sont des clusters parce que les profs tombent comme des mouches ».
– PDJ : Effet secondaire un peu passé sous silence des dernières mesures appliquées dans les bars : les brèves de comptoir seront temporairement remplacées par des courtes d’assise.
– AC : Nouvelles règles: « La SNCF prévient qu’il ne sera « pas permis d’enlever le masque pour consommer de la nourriture ou des boissons » quel que soit le train, à l’exception des Thalys et Eurostar ». Les Thalys et Eurostar sont donc officiellement des trains sans virus.
– ES : Quelle tristesse, Caddie ! C’est pourtant une entreprise qui a toujours supermarché…
– DC : 100% des Bogdanoff non vaccinés sont tous deux morts du Covid. Les antivax vont encore nous dire que ça n’a rien à voir…
– HDN : Le type insignifiant sur le plateau de Punchline qui dit qu’il ne comprend pas pourquoi les Bogdanoff qui ont fait de grandes études ne soient pas vaccinés me fait vomir. Mon père non vacciné, bac +6. n’est pas un abruti, alors arrêtez d’inviter n’importe qui.
– DS : Ma femme m’a demandé une galette des reines pour ce soir. J’y ai dit OK mais tu fais des bouchées au roi. Merde, quoi !
– FA : Aujourd’hui, ma coiffeuse m’a dit que prof et coiffeur c’était un peu la même chose : tout le monde pense savoir faire notre métier mieux que nous, mais on s’est rendu compte pendant le confinement que c’était pas le cas.
– VV : les Balkany expliquent que leur propriété est trop grande et que leurs bracelets sonnent quand ils vont chercher leur courrier au portail ou quand ils sortent les chiens le soir dans leur jardin.
– BR : Macron de la Tourette vous souhaite une année de merde.
– DC : Hey, m’sieur Macron, il semblerait que c’est plus facile d’emmerder les non-vaccinés que les évadés fiscaux, non ?
– PC : La République En Merde.
– DC : Macron : « Allez vous faire vacciner bien profond, bande de nazes ».
– DT : Une déclaration choc qui a quand même réveillé une campagne électorale dans laquelle on commençait vraiment à s’emmerder : Zemmour veut emmerder les Arabes, Marine le Pen veut emmerder les juges, Mélenchon veut emmerder l’Europe, Hidalgo veut emmerder les automobilistes, Jadot veut emmerder les agriculteurs, Pécresse veut emmerder les LGBT…
– CV : — Mamaaan ? Ça veut dire quoi, Garou ? —  Ça veut dire chanter très très fort avec une grande bouche.
– DC : Non, je trouve qu’il a été plus que correk, le prèz. Il aurait pu dire des non-vaccinés qu’il allait les enc… à sec avec une poignée de graviers. Ou bien d’autres choses bien plus vulgaires. Mais il paraît que ces éléments de langage sont prévus pour plus tard !
– CEMT : Bizarrement, quand t’es pas vacciné mais que tu es une célébrité sportive, Macron n’a plus du tout envie de t’emmerder.
– MK : Ce sera ou l’emmerdant ou Pécresse ou LePen ou Zemmour. Puisque la gôche tient absolument à perdre…
– DSF : C’est quand il a ajouté «  je leur pisse dessus à ces fils de pute » qu’on a compris qu’il avait pris trop de poudre de perlimpinpin.
– CEMT : Jean Castex : « Grande nouvelle, Emmanuel Macron s’est dit prêt à faire soigner sa maladie de Gilles de la Tourette au moins jusqu’à la présidentielle. »
– GD : Agnèsbuzyner (v. intr.) : être récompensé après avoir fui une situation problématique à laquelle on avait apporté une solution inadéquate, voire grotesque. Par ex. : Durand jouissait d’une retraite paisiblement imméritée, après une carrière entière passée à agnèsbuzyner ».
– OM : Astuce : pour faire apprendre les tables de multiplication à votre enfant, faites lui calculer le nombre de tests nasopharyngés qu´il lui reste à faire d’ici les vacances de février.
– MM : J’ai un élève qui a trouvé que le Covid c’était beaucoup trop mainstream, du coup il a la coqueluche.
– FC : Bernard Arnault : « Les emplois publics, ce ne sont pas de vrais emplois ». Professeure, j’ai pourtant l’impression d’être plus utile à la société qu’un sac à main monogrammé.
– JCD : On a eu Mitterand et sa rose, maintenant nous avons mi-tyran et sa dose.
– PD : Avoir des relations sexuelles après 55 ans est très excitant. Vous ne savez jamais si voua allez avoir un orgasme, une crampe ou une crise cardiaque.
– VM : Mon mec : « Je suis pas en haut de la chaîne alimentaire pour bouffer de la salade »
– OR : Sidney Poitier a fait toute sa carrière avec des rôles de Noirs, c’est dommage qu’on n’ait pas vu toute la variété et la richesse de son répertoire.
– ET : J’étais assise, tranquille entrain de jouer du ukulele, mon chien est arrivé en courant, s’est assis en face de moi et a commencé à hurler à la mort… Je ne sais pas comment je dois le prendre…
– EB : Doubs : un chasseur dyslexique abat un cendrier.
– OR : Charlie… Sept ans…C’est presque l’âge d’Aïcha quand elle a épousé le Prophète.

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Changer, sacré livre !

Je ne suis pas une fan inconditionnelle d’Edouard Louis mais son dernier livre Change : méthode m’a bluffée. Enfin pas bluffée car je sais ce dont il parlait, mais disons emballée.  Son gros problème tient à son origine, la sous-classe dont il est issu, qui a imprégné son enfance et son adolescence et qu’il lui a fallu fuir à tout prix pour se hisser à un niveau enviable. Il le raconte très bien. Et explicite surtout les niveaux qu’il faut franchir pour sortir de cette caste minable, mais en sort-on réellement ? C’est aussi toute la question.
Pour ne pas être condamné à cette non-vie que partagent tous les habitants du village paumé du nord où il pousse, il lui en a fallu des efforts, et un énorme travail. On ne peut imaginer la petite baraque où ils sont vécus, avec ses frères, sans chambre pour eux, lui travaillant sur la table commune et rendant ses cahiers maculés de gras, le père au chômage qui boit et braille, la mère épuisée par une vie rude de mère de famille nombreuse et son boulot de soins aux fins de vie, les mômes qui réclament aux voisins un peu de pain car ils n’ont rien à manger, l’hygiène, n’y pensons pas et les soixante clopes que les parents fument dans la pièce unique, plus les aînés qui s’y mettent aussi. Sans parler de l’immense télé qui hurle du matin au soir.
Pour s’en sortir, Eddy Bellegueule, raillé pour ses manières effeminées, se réfugie dans la bibliothèque du collège mais ne lit pas encore. Il bosse, il se donne du mal, ce qui lui ouvre la route pour Amiens, le lycée. Ouf. C’est début de l’ascension. Rien n’est encore gagné sauf que par chance, il devient ami avec une fille de bourges qui l’invite régulièrement chez eux (il ne détaille pas comment ses parents se prennent d’affection pour le péquenot qu’il est vraiment). A son contact, il découvre la culture livresque — Elena, c’est une dévoreuse de bouquins intellos —, la musique classique qu’on sélectionne pour le dîner. Il s’inscrit à tout ce qu’il peut pour qu’on le considère, il va voir les films qu’il faut connaître, et Elena lui apprend à tenir ses couverts, à manger convenablement et toutes sortes d’autres choses dont il n’a jamais eu conscience. Geste, voix, posture, fringues etc. (Je ne comprends pas vraiment comment il reste dormir chez ces gens très bien, comment il passe les nuits dans le lit de la fille qui ne sait pas qu’il est homo mais il l’est…). Grâce à elle, encore, il trouve un boulot d’étudiant au théâtre, ouvreur, ce qui lui permet de lire encore et encore (il s’y est mis et pas qu’un peu) et de rencontrer des artistes, des personnes sympas et bohèmes.
Puis un jour, il va écouter Didier Eribon, philosophe et homo, qui raconte la même chose que ce qu’il a vécu mais, à cette différence près qu’il s’est installé directement à Paris… Edouard fait sa connaissance et se rend bien compte que rester à Amiens est pire que tout, que ça ne l’emmènera nulle part. Dès lors, il va tout faire pour accéder à cette vie palpitante, foisonnante espérée dans la capitale. Il va apporter des transformation physiques à son personnage, et bosser comme un damné pour réussir à entrer à Normale Sup.
Ce qui est extraordinairement bien raconté, c’est l’effort permanent qu’il doit faire pour être ce que tous les autres sont normalement puisque élevés selon des normes qu’il découvre seulement. Il y commet de grossières erreurs et sait, forcément, que jamais il ne sera à sa place. C’est superbement illustré par les anecdotes qu’il vit douloureusement.
Bien sûr, il connut aussi d’énormes joies et de précieux moments et rencontres dans cette terrible ascension.

Changer : méthode par Edouard Louis. 2021 aux éditions du Seuil. 332 pages, 20 €.

Texte © dominique cozette

Les Fessebouqueries #568

Veuillez excuser mon fotochopeur, il a fait une bringue éhontée pour cette fin damnée et voilà comment il traite not’ pov’ prez ! Not’ pov’ prez obligé de faire son télétravail de tous les ans, nous sweatant de la sueur et des larmes, c’est à dire de bosser quoi, de faire monter le PIB afin qu’il ne soit pas obligé de déménager de l’Elysée, de la Lanterne et du Capdecouleur, ça serait con, Bribri a tout refait les bureaux, les chambres, les plafons, le mobilier, elle a même fait installer une piscine hors sol ! Alors penser que c’est peut-être Zemmour en caleçon de bain mochard, LePen avec une charlotte sul’ crâne ou Pécresse poil aux fesses qui vont en profiter ! Non, mais je vous jure, on n’est plus chez soi au Palais… Bon bref, moi-même assise sur un tabouret récupéré de l’armée pour ne pas boire mon café debout, n’ayant pas le cœur d’ironiser sur nos derniers morts, monsieur Toutou et monsieur Botox — ça ne se fait pas — mais vous souhaitant le mieux du possible avec l’interdiction d’être méchant, con, cruel, prétentieux, envieux, rapace, injurieux et méprisant, je met aussi au féminin, interdiction d’être méchante, conne, cruelle, prétentieuse, envieuse, rapacette, injurieuse et méprisante, déjà ça serait chouette. Bon, on verra, mais rien n’empêche un petit tchin-tchin* plein de bulles, dearest friends !
(Rien à voir avec chin-chin ou double menton in english).

– CEMT : Emmanuel Macron : « Mes chers compatriotes, le but de ce message est de présenter mes vœux et pas du tout de parler de ma réélection triomphale en 2022. »
– CEMT : Emmanuel Macron : « J’ai fait le calcul, avec les cas contacts, vous êtes 40 millions à être obligés de me regarder, je vais donc parler deux heures, ça va vous occuper. »
– GD : A-t-on suffisamment témoigné notre reconnaissance à la personne ayant inventé le porte-serviette chauffant ?
– CU : — Allô BFM, je voudrais un RDV pour l’hôpital ! — Mais monsieur vous êtes sur une chaîne TV ! — Oui je sais mais tous les toubibs sont sur les plateaux TV, y’en a plus dans les hôpitaux !
– PE : L’hommage de Obama à Desmond Tutu, traduit par mes soins (je cherche du boulot dans ce domaine) : « Même quand tous t’eurent lu, Tutu, Jamais tu ne lâchas, Pope oint, Tutu »
– DS : Tutu qui meurt, quel desmonde de merde !
– DC : Dis-donc toi ! Toi tu te tais, Tutu s’est tu, c’est tout !
– OB : 1998: On se lève tous pour Danette. 2022 : On s’assoit tous pour Castex.
– JPT : Le comble de la solitude pour Noël, c’est de s’offrir à soi-même un cadeau que l’on revend le lendemain sur e-bay.
– OM : Je me rappelle jamais, Grichka Bogdanoff c’est celui qui avait un grand menton ou c’est l’autre ?
– OR : Si l’autre jumeau Bogdanov n’est pas vacciné non plus, c’est une bonne nouvelle pour les antivax : une chance sur deux de survivre à la pandémie.
– OR : Je n’y mangerai pas ni n’y boirai et j’y respecterai scrupuleusement la jauge, mais que ce soit clair : je continuerai à y pisser debout, aux WC !
– BR : Sur les trottoirs pairs, il faudra respirer par la narine gauche, sur les trottoirs impairs, par la narine droite
– SDO : Pensez à accrocher du gui dans vos chaumières pour la Saint Sylvestre, afin de vous procurer prospérité et luxe. C’est ce qu’on appelle le gui luxe.
– HD : Les mesures empêchant le masticage du pop corn au cinéma me paraissent excellentes ..on devrait imposer le Cachou Lajaunie et le déodorant..ça sera parfait !!!
– RR :En cette année Molière, soyons savants sans être précieusement ridicules et faisons fi des fourberies de la vie, des tartuffes et des fâcheux ! Ne soyons avares ni d’art ni de culture et faisons en sorte de ne rester que malades imaginaires ! Tous mes vœux les amis !
– ES : Les patrons de bars vont désormais avoir du mal à joindre les debout.
– VE : J’étais au bar,  j’ai demandé un café allongé…
– ES : En toute logique, si on veut respecter les règles de distanciation sociale, il devrait également devenir impossible de consommer des cafés serrés.
– BLR : On va boire du Perrier dans les toilettes du TGV comme si on prenait un rail de coke en boite de nuit.
– CWR : Chantal Goya effondrée à l’annonce qui lui est désormais INTERDIT de prendre son café avec Jean-Jacques Debout.
– OB : Les vieux : « De mon temps pour Noël on avait une orange et une papillote ». Nous quand on sera vieux: « De mon temps pour le Nouvel an on avait pas le droit de boire debout ».
– ML : Arrêtez de râler et soyez pro actifs. Vendez des chaises.
– GO : « Désormais, les boissons devront être consommées en faisant le poirier, ce qui permettra en prime de lutter contre l’épidémie de hoquet à chaque fois que je fais une annonce »
– RP : Direction les Baumettes après avoir consommé un diabolo menthe debout dans un bar. Cher payé mais ça valait le coup.
– GD : Cette obligation de consommer assis, c’est une histoire à dormir debout.
– ME : Grichka Bogdanoff est décédé à l’âge de 72 ans, sa crémation aura lieu dans quelques jours dans un centre de tri et de recyclage des plastiques que la famille n’a pas souhaité communiquer.
– CF : Grichka Bogdanoff sera inhumé a Menton.
– OS : C’était bien la peine de faire des émissions de vulgarisation scientifique pour faire si peu confiance en la science.
– DD : Je me rends dans la cuisine, et que vois-je ? Ma femme, debout en train de siroter un café ! J’ai appelé les flics.
– OB : Le saviez-vous ? C’est après avoir échoué à de nombreux castings de télé-réalité que Marlène Schiappa est devenue politicienne. Aujourd’hui, elle allie les deux ! Croivez en vos rêves !
– NMB : Je ne dis pas qu’il fait anormalement doux pour la saison, je dis juste que c’est la première fois que je cueille des cerises entre Noël et le jour de l’An.
– NP : Donc pour Tal Schaller (gourou des antivaxx) non seulement une femme vaccinée deviendra stérile mais EN PLUS elle transmettra cette stérilité à ses enfants. Cherchez pas, c’est quantique.
– ES : Michel Houellebecq vous souhaite une bonne année en tirs.
– LED : Il recommandé d’aérer tous les lieux fermés avec un air qui nécessite le port d’un masque lorsqu’on sort.
– NMB : Je vous rappelle qu’on va cumuler Omicron avec une campagne présidentielle, donc non, on ne se souhaite pas une bonne année 2022, merci par avance.
– DC : Est-ce qu’on peut se souhaiter une bonne fin damnée, ou c’est exagéré ?
– MP : Les mecs qui vont tenter des cambriolages dans les apparts calmes le soir du réveillon, ils vont tomber sur des cas contacts devant Arte ou des covidés sortis de walking dead.  Bordel, j’espère qu’on aura des vidéos.
– CY : Ma patiente de 100 ans qui croise une autre dame ( minimum 85 ans ) et qui lui sort : » profitez tant que vous êtes jeune « ,  je trouve ça absolument génial.
– RR : On vient de me souhaiter mon premier « Bonne année !! ». J’ai immédiatement sorti la gousse d’ail.
– DC : A partir d’aujourd’hui, les suremballages en plastique pour les fruits et légumes de moins de 1,5 kg sont interdits.  Stop aux préservatifs !

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RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les initiales sont celles des auteurs, ou les premières lettres de leur pseudo. Illustration ou montage d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site, mon blog, mon Insta. Merci d’avance.

Un pavé top de chez top sur le mariage…

Taffy Brodesser-Akner, chroniqueuse vitriolique au New York Magazine, a écrit ce premier roman, Fleishman a des ennuis, comme un artiste qui n’en a jamais fini de triturer des détails, d’ajouter des pointes de ceci, de préciser tel fragment avec une minutie (de ouf) d’une pertinence absolue. C’est d’une acidité totale en ce qui concerne les relations d’un homme et d’une femme étudiant à la même université de New-York, qui ont décidé un beau jour d’unir leur soif d’amour. Ils ont ressenti une telle gratitude l’un envers l’autre d’avoir sur apprécier la personne qu’ils étaient. Non pas qu’ils fussent indésirables, au contraire même, elle, Rachel, très jolie nana intelligente et fine, lui, Toby, très sympathique jeune homme prometteur présentant bien, tous deux entourés de l’amitié de deux autres comparses, un gars une fille que Toby avait connus en Israël  où ils avaient fait les quatre coups. Et Rachel qui s’intègre très bien au creux du trio qui ne se rompt pas après des décennies. C’est un couple juif privilégié qui vit dans un quartier chic de Manhattan. Ils ont deux enfants mais c’est lui qui s’en occupe le plus, qui va aux réunions de classe, aux fêtes etc. car Rachel a monté une boîte d’agents (comme la série 10%) qui marche très fort et lui bouffe tout son temps.
Le couple, au bout de quinze ans, a atteint son obsolescence non programmée car tous deux s’en veulent et se demandent comment ils en sont arrivés là. Dans la partie la plus longue du livre, on suit l’homme et c’est raconté par la copine. L’homme, une fois le divorce décidé, découvre la folle joie de pouvoir s’envoyer en l’air avec des tas de femmes en demande, sans aucune conséquence, grâce aux applis de rencontres. Son complexe —  il est petit et en a souffert —  s’envole avec toutes ses adorables femmes revenues, comme lui, de la vie de couple, qui cherchent juste à s’encanailler. Son métier : hépatologue. Il en est fou car il prend soin personnellement de ses patients et ça le passionne. Rachel lui a beaucoup reproché de n’avoir pas plus d’ambiation que ça car les médecins ne sont plus à la mode, ils ont été surpassés par les financiers et autres professionnels des services haut de gamme, qui gagnent des fortunes et peuvent se payer tout. Tout. Rachel est avide de ça. En partie parce que les amis qu’ils fréquentent sont issus de lignées richissimes et que rien ne leur coûte.
Un jour, Rachel dépose les enfants en catimini chez lui alors que ce n’est pas son jour. Elle ne laisse pas un mot, rien. Puis disparaît. Littéralement. Impossible de la joindre. Elle ne répond pas aux messages. Elle n’est pas chez elle, ni à son bureau. Personne ne sait, ni pourquoi. Et notre Toby va devoir se débrouiller avec sa fille adolescente qui lui reproche tout, qui fait des éclats, qui ne communique plus avec lui, et son petit garçon éperdu d’amour pour sa mère… Je ne divulgâche pas, c’est au début, tout ça. Et ça dure, et ça dure, et lui qui se débat, qui jongle avec ses patients, sa soif de sexe, les demandes de ses gosses, les ruses auprès de ses relations pour assumer tout ça.
L’autrice, très fine mouche, analyse leur relation, pourquoi les mariages ne peuvent pas fonctionner, pourquoi les charges mentales sur les épouses… C’est très long, très détaillé, très intéressant. Mais il arrive qu’on puisse aussi sauter l’histoire d’un rôle secondaire pour revenir à nos héros.
Et là où ça devient encore plus palpitant, c’est lorsque la troisième partie s’intéresse à Rachel, la disparue. Peu à peu, on va comprendre sa démarche, on va accepter ses raisons, on va avoir même pitié d’elle. Déjà, elle n’a pas eu une enfance très drôle, mais surtout, elle s’est plantée sur la construction de son couple, ce qu’on attend des femmes et la place des femmes dans l’entreprise, surtout lorsqu’elles sont devenues mères. Epouses, déjà, mais mères ! Autant dire un personnel pas très important qu’il est vain de hisser vers le haut de la hiérarchie. Ne parlons même pas du moment où elles ne sont plus « baisables », alors quoi, à quoi elles servent.
Comme je l’ai dit au début, l’analyse est très fine et on ne peut pas dire que l’autrice tisse une ode au mariage. Mais ce n’est pas non plus un violent réquisitoire contre le fait de se marier ou la place de l’homme dans cette affaire. C’est tout en nuances et c’est ce qui m’a plu dans ce roman assez ébouriffant aux 600 pages serrées et bien remplies !

Fleishman a des ennuis par Taffy Brodesser-Akner, 2019. Titre original Fleishman is in trouble, traduit par Diniz Galhos, aux éditions J’ai lu. 604 pages.

Texte © dominique cozette.

Les Fessebouqueries #567

 

Je remercie pas le père noël pour ces Fessebouqueries pourries, je sais qu’il a abattu pas mal de boulot, mais crotte, il travaille un jour dans l’année ! Pas merci non plus pour ce brushing de tonton Frank Provost qui a été arrêté pour blanchiment de cheveux de ma mamie qui l’a fait virer mémère, pas merci à Onc’ Fillon qui sent le gaz russe et nous a toujours pas remboursé, ni à onc’ Guéant qui a trouvé un bon prétexte, un problème de Santé soi-disant, pour ne pas me faire de cadeau, j’y avais commandé l’album d’Orelsan mais vu que la Stasi y fait des misères, il a été épuisé, l’album, pas le rappeur, bon bah c’est tout. Pour la bûche, on vous a pas attendus, mais on a mis du Chili à gauche pour si vous venez à l’improvisse. On vous embrasse bien fort quand même !


– MK : Ce soir, fête rituelle de ceux qui n’existent pas : le bon dieu et le père Noël
– JM : Donc au Chili toute la gauche (des communistes au centre gauche) s’est rassemblée dans un front commun, a organisé une primaire avec plusieurs millions de votants et au final a remporté la présidentielle face à l’extrême droite, avec un candidat de 35 ans ? D’accord.
– DC : Elections présidentielles au Chili. Les Chiliens n’ont pas opinochet du bonnet. Bravo !
– CH : Youhou c’est la journée mondiale de l’orgasme. L’occasion pour les gros beaufs de dire: « je peux pas être partout, mesdames. »
– OB : Une pensée pour tous ceux qui vont se farcir la dinde ET les cousins antivax au repas de Noël.
– CEMT : Dupont Aignan  est passé directement de « Debout la France » à « Couché avec 39° de fièvre la France ».
– EM : Une pensée pour les vaccinés magnétisés qui vont passer Noël seuls collés sur le frigo.
– LJ : Depuis qu’il y a le Covid, on ne parle plus de la bite à Griveaux, des affaires de Bayrou, Ferrand, Moretti, on ne parle pas non-plus des affaires de mœurs de Darmanin, des homards de De Rugy, des 930.000 euros de la rénovation du salon doré de l’Elysée. Merci le Covid !
– DC : On ne croit pas au père Nono, on ne croit pas en dieu, mais qu’est-ce qu’on croit aux agapes !
– PI : Tu crois que tu gagnes correctement ta vie jusqu’au jour ou tu te pointes dans un magasin pour acheter des rideaux.
– DC : Quand on fait un faux pass, on a toutes les chances de marcher dans la m…
– GF : Petit rappel : si quelqu’un avait pu économiser 8000 euros par jour depuis la prise de la Bastille, il n’arriverait qu’à 1% de la fortune de Bernard Arnault. Bonne journée !
– JC : C’est dégueulasse d’emprisonner Claude Guéant l’année de son anniversaire.
– PA : Est-ce qu’à force de rater son bus on peut devenir ceinture noire de car raté ?
– RP : Ma fille vient de prononcer son premier mot aujourd’hui : wokisme…
– LT : L’amicale des travailleurs en pétrochimie et l’association nationale des détaillants en carburant portent également plainte contre Orelsan !! Ils jugeraient discriminatoire le fait de pointer du doigt constamment l’odeur de l’essence !
– OJ : S’ils gagnent la présidentielle, Zemmour et LePen voudraient vendre le groupe France TV, par contre ils sont hésitants pour l’acheteur, entre Bolloré et les Russes, preuve de leur grande ouverture d’esprit et d’équité, ils ne font jamais les choses par intérêt personnel…
– OA : Ma cousine, elle a accouché aujourd’hui, elle a appelé son fils André. Là je suis sur l’autoroute, dès que je me pose je vais aller crier un peu.
– MK : Quand même, Omacron est bien plus efficace que tous les autres variants. Bien mieux qu’Opécresse, Ozemmour et Olepen…
– OK : Franck Provost va être déf’hair’é devant le juge.
– BLR : Sur quels crit’hair Franck Provost est-il désigné fugi’tif ?
– NA : Je découvre qu’il y a des conservateurs dans ma sauce tomate. La droite est vraiment partout, au secours.
– NP : — Moi, de mon temps, à Noël on avait une orange et un Jésus en sucre. Et on était contents. — Ouais, Et après tu as eu le plein emploi, les salaires indexés sur l’inflation, tu as pourri la planète avec ta 504 diesel et maintenant tu as une retraite… Alors ta gueule.
– JPT : Vu la taille des plateaux qui se préparent chez les écaillers, ce soir le menu est fruits de mer et cluster.
– LM : Fillon et l’argent une très belle histoire d’amour ! L’argent n’a pas d’odeur ? Si, celle des hydrocarbures. Pénélope pourra s’en parfumer.
– NP : L’évêché de Strasbourg rappelle les règles dans les églises pour les messes de noël : On peut enlever la culotte des enfants de chœur mais pas leur masque.
– MA : Mes cadeaux ne sont pas gros. Ils sont enveloppés.
– RP : Liste des sujets qu’on peut aborder ce soir : – Les films de Fernandel – Comment ouvrir des huîtres – les déodorants intimes – Les vraies règles du Monopoly – Le règne de Louis XI – L’accord des verbes pronominaux.

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Personnages secondaires

Personnages secondaires a été écrit par Joyce Johnson, bien après ce qu’elle raconte et qui se déroule à la fin des années cinquante, en pleine Beat Generation où elle va se lier avec Jack Kerouac.
Je me suis furieusement intéressée à lui et à cette période il y a six ans, quand j’ai lu Sur la route le rouleau original (article ici, super bien torché, à la relecture !!!), le formidable original restauré de ce roman-culte qui avait été mutilé lors de sa sortie. J’avais lu aussi les écrits de son héros appelé Dean Moriarty dans la première édition alors que son nom, rendu dans l’original est Neal Cassady. Sa correspondance entre lui et Jack (ici) était passionnante et j’avais même déniché le très rare livre écrit par la femme de ce dernier Carolyn Cassady (ici), racontant sa vision de l’épopée de son mari qui l’avait poussé dans les bras de Jack. Lui-même y étant d’ailleurs déjà lové. Une sorte de trouple. Bref, tout ceci explique pourquoi j’ai voulu voir ce qui était raconté dans le livre d’une femme qui l’a connu à l’aube de sa gloire, dans les quelques années qui entourent la naissance de sa celle-ci.
Et ce livre est passionnant, non seulement parce qu’il raconte une tranche de la vie des jeunes à NYC avant l’avènement des 60’s, en particulier de celle des hipsters ou autres beatniks, étudiants en rupture de famille, traîne-patins des bas fonds de la ville, poètes en mal de reconnaissance et clochards célestes. Des vies extrêmement précaires dans des logements pourris, des boulots de rien qu’on trouvait facilement et qu’on quittait encore plus vite. Des virées dans les bars vérolés des quartiers miséreux où se produisaient des jazzmen pas encore très connus, des vies de bohême où l’on venait s’entasser chez l’un.e ou l’autre en attendant mieux. Des logements de sept à onze dollars par mois. C’est dire.
C’est ce que raconte Joyce Johnson qui décide de quitter le nid familial pour aller à l’université où, de fil en aiguille, grâce à une copine, Alice Cowen,  tombée amoureuse d’Allen Ginsberg qui lui échappera sans cesse car il lui préfère son amant, elle va entrer dans le cercle béant et accueillant de la bande qui a inventé la Beat Generation. Elle se sait tellement ordinaire et sans intérêt à côté de tous ces aventuriers et routards, elle reste discrète mais les suit partout, ces marginaux qui boivent, se droguent, écrivent, voyagent, disparaissent. Et les relations plus intimes se nouent avec Kerouac dont elle tombe très amoureuse. Même s’il disparaît fréquemment, qu’il taille la route ou se réfugie chez Mémère, sa mère qui vit à Orlando et avec qui il se sent fusionnel, il donne toujours des nouvelles à Joyce, lui déclare même sa flamme quand il plane en plein ivresse. Leur relation va durer deux ans, une vie si intense pour elle que les années 60 lui paraîtront fades et sans attrait. « Les années soixante furent pour moi un désenchantement. Malgré tous leurs feux d’artifice, elles me déçurent, comme une apothéose avortée. Je vis les hippies remplacer les beatniks, les sociologues remplacer les poètes, les toiles vides remplacer les Kline. J’observai sans enthousiasme l’émergence d’un « style de vie ». Les anciennes intensités laissèrent place au mièvre slogan « Fais ton truc » — revendication d’une liberté castrée de tout combat. L’extase devint chimique, l’oubli se prescrivit sur ordonnance. »
Ce livre est passionnant de par le way of life qu’elle restitue  de ces années-là, la jeunesse que nous n’avons connue que par des films devenus cultes, l’explosion d’une génération avide d’expériences de toutes sortes, de poésie, de littérature et de paradis artificiels.
Voir Kerouac dans une vie ordinaire, plus ou moins quand même, embêté qu’on lui demande de conduire car le chantre de la route ne sait pas, ce genre de détail ! Le rêve de Jack : gagner quelques sous avec ses livres pour acheter une maison dans laquelle il vivra avec Mémère, il sera tranquille, loin de tous ces gens qui l’ennuient, à taper sur sa machine…  Un fantasme. La gloire comme une traînée de poudre qui a suivi la publication de Sur la route ne lui sied pas du tout, il n’imaginait pas ça comme ça, en permanence, où qu’il aille. Il aimerait pouvoir l’arrêter et la déclencher seulement quand il en a besoin, lors des lectures publiques par exemple. Et Joyce, amoureuse, serviable, présente, assiste impuissante à la lente destruction de son idole par l’alcool et la vie nocturne. Et puis, elle le sent, il va partir, la quitter, elle ne correspond pas à ses canons de beauté, de vie, elle est trop gentille, trop coulante. Alors, oui, elle finira par renoncer à son beau rêve. Elle analyse avec clairvoyance la propension des femmes à toujours se positionner par rapport aux hommes, à ne pas pouvoir exister sans eux, à ne pas pouvoir être artistes par elles-mêmes. D’où le très bon titre : Personnages secondaires.
Plus tard, elle aura un enfant (devenu écrivain) d’un premier mari  et encore plus tard, livrera ce témoignage palpitant sur les meilleures années de sa vie, même si ses compagnons de l’époque  sont tous morts de façon plus ou moins stupide, sa meilleure amie Alice Cowen, poétesse et figure de la Beat, n’a rien pu réaliser avec Ginsberg sauf bâtir sur une jolie amitié, elle a subi des misères dues à ses addictions puis après des passages en psychiatrie, s’est défenestrée. La plupart de ses écrits ont été détruits par ses parents. Le prix à payer pour cette liberté fut très élevé.

Personnages secondaires de Joyce Johnson. Titre anglais : Minor characters. 1983. Traduit par Brice Matthieussent. Edition Cambourakis. 12,50 €.

Texte © dominique cozette

Les Fessebouqueries #566

C’est comme au buffet campagnard gratuit, il y a de tout cette semaine : des travers de porc, pauvres porcs, je parle des travers de ministres qui arnaquent, qui agressent, qui tabassent, qui font leur boulot de porteurs de maroquins quoi, ne pas confondre avec Marocains, d’autres (ex-ministres) qui reviennent, se représentent ou pas, se transformant en véritables page-turners à faire tourner en bourriques les bourriques des médias, et ceux qui gueulent dans le poste, etc, rien que de très ordinaire… Sinon quoi ? les foies des canards qui n’ont rien à envier au foie des futurs réveillonneurs décidés à se venger du covidisme en bâfrant. La seule surprise du jour c’est la grève de la SNCF, ah non, on me dit que c’est un marronnier :  pas de noël sans grèves de trains, sans grègrève de traintrain. Jésus, que ma joie demeure en cette période festive où rien n’est joué, où tout se joujoux sous le sapin qui, on espère, ne sera pas la planche (de salut) qui nous recouvrira cette fois, donc tchin-tchin, dearest friends, on est les meilleur.e.s !

– NO : Montebourg, c’est le mec qui arrive en milieu de repas, il n’a pas fait les courses, pas mis la table, pas préparé le repas, se met les pieds sous la table, se sert, mange et se barre avant la fin pour pas faire la vaisselle
– GD : On est jeune, un peu foufou, des rêves plein la tête, le romantisme en bandoulière et puis on se retrouve un soir de décembre, quelques décennies plus tard, à regarder un tutoriel en ligne sur « comment défeutrer un pull en laine qui a rétréci ».
– GP : L’actualité va tellement vite de nos jours, que tu vas te chercher une bière au frigo et t’as raté une agression sexuelle.
– RR : La gauche a un pied dans la tombe et l’autre dans le bureau de Taubira. Suspense.
– JPT : Il faut quand même rendre cette justice aux roulants de la SNCF : ils sont plus efficaces pour conduire une grève que leurs trains à l’heure dans les gares. (Un usager de la SNCF en colère).
– PI : Être français, c’est dire poil aux fesses quand on entend le nom de Pécresse et puis c’est tout.
– DC : Accusée d’être une femme transexuelle, Brigitte Macron a porté plainte. En réalité, elle est le papa de Sheila.
– PE : Macron : « j’ai blessé les Français ».  Castaner : « Ah non, c’est moi! »
– RR : On en est quand même à une période de l’humanité où on regrette les pots de fin d’année avec les quiches froides et les gobelets en plastique.
– ED : Dans l’attente d’une candidature Taubira, la gauche socialiste brûle des cierges et prie son saint patron : Saint Quepourcent.
– MK : « Au CHU de Nice, 30 % des malades en réanimation disposent d’un faux pass sanitaire ». J’espère qu’on leur réserve des faux respirateurs artificiels, qu’on leur dispense des faux soins, faux médicaments, fausse compassion. Et, au bout du bout, fausses condoléances pour ces vrais cons.
– ET : Dites, si on finit par sortir du Covid, vous voulez pas qu’on sorte du patriarcat en même temps ?
– LG : Le Dyson, c’est l’Iphone des aspirateurs. Quelqu’un qui a un Dyson te dira jamais qu’il a un aspirateur. Il dira qu’il a un Dyson.
– TB : Tout politicien plongé dans l’exercice du pouvoir en ressort mouillé jusqu’aux oreilles, le fameux principe d’Archimerde.
– TP : Sauver le foie gras plutôt que les migrants : voilà le combat des droites.
– JPT : Il paraît qu’aucun acteur n’a refusé la troisième dose. Mais quand a-t-on vu un cabotin refuser un rappel ?
– LO : La primaire carcérale de la droite bat son plein. Claude Guéant arrive en tête devant Sarkozy et les époux Fillon… Si la gauche est éclatée, la droite, elle, est déférée… 6ème République ! Vite !!
– Y3 : Claude Guéant ( 77 ans) incarcéré depuis ce matin, va être vu par un médecin pour vérifier si son état de santé est compatible avec une incarcération ! Vous la sentez venir la remise en liberté façon Balkany ?
– AS : La poste a refusé de créer un timbre à l’effigie de Macron. Manuel Valls serait trop tenté de lui lécher le cul.
– MK : Le festival continue : Benalla mis en garde à vue pour un contrat avec un oligarque russe. Un nouveau voisin pour Guéant ?
– DC : Est-ce que le sexe de PPDA peut être considéré comme une pièce à conviction ? Parce qu’il en a convaincu (con-vaincu) plus d’une.
– GD : Ça rapplique enfin dans mes notifications à grands coups de « Il faut séparer l’homme du gentil garçon champion de dos crawlé ». Cette époque ne déçoit jamais.
– DC : Comment ça, y a plus de gauche ? Y en a au moins six ou sept pour la présidentielle ! Arrêtez de dire des bêtises !
– CC : « Afin de ne pas tenter les pickpockets surveillez vos affaires ». J’attends avec impatience « afin de ne pas tenter les pédophiles, ne voyagez pas avec des enfants ».
– NP : On vit quand même une époque où dans l’ascenseur les collègues te regardent plus bizarrement si tu tousses que si tu pètes.
– PI : Je connais le beau-frère du cousin de la femme du voisin d’un proche de Macron et j’ai une info : ce soir il va insinuer qu’il a fait du bon travail mais que les gens sont trop cons pour comprendre.
GD : Quand les policiers descendent dans la rue pour demander des moyens, leur ministre les y rejoint. Quand les personnels de Justice font pareil, le leur va à la radio pour les insulter.
– DC : Dupont-Moretti a failli ne pas honorer son invitation à France Inter ce matin : son ego surdimensionné ne passait pas la porte. On a dû le treuiller.
– ES : C’est le moment de réactualiser cette belle chanson, en plein hiver pas indien : Taubira… où tu voudras quand tuuu voudras…
–  CEMT : « Coucou, c’est Castex ! Vous pensiez peut-être que j’allais vous laisser partir en vacances sans vous faire chier une dernière fois cette année ? »
– RR : Je ne voudrais pas trop m’avancer, mais à mon avis l’esprit de Noël s’est cassé dans un paradis fiscal.
– JB : EN FAIT C’ÉTAIT PAS OMAR, JE DÉCONNER
– DC : Pas de foie gras à Claude Guéant pour noël. Quelques marrons peut-être, en pleine poire !
– KJ : (Jérôme Kerviel) Si quelqu’un a le contact de Claude Guéant et peut me dire dans quelle cellule il se trouve à la Santé, cela serait sympa. J’ai oublié ma carte bancaire là-bas en 2008 … s’il peut me la récupérer ce serait top. Joyeux noël.

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