Les Fessebouqueries #584

Quelle semaine ! Rendez-vous compte qu’on a un nouveau gouvernement. Enfin, pas vraiment neuf, lavé avec Mir Laine, un peu rapetassé, néanmoins  reconnaissable à la rondelle Dupont-Moretti aux coudes, au col Claudine Darmanin, au jeu de boutons de chez Lemaire & Attal, et aux épaulettes lecornues, le logo Véran ayant été dissimulé dans la poche poitrine…Merci Borne de tant de créativité, merci la Renaissance de tant d’adéquation à ton nom de marque. Heureusement, on a autre chose à se mettre sous l’Adam : Eve en burkini dégoulinant qui, telle Vénus sortant de l’onde, arborera ses tétons durcis comme aux plus beaux temps des concours de tee-shirts mouillés sur une musique de Vangelis. Yeahhh ! C’est sûr que l’accoutrement ci-nommé ne fera pas les beaux jours du Festival de Cannes suffocant déjà sous le bilan carbone de ses ouailles-aïe-aïe-aïe. Pour finir, méfions-nous du singe, tenons-nous en éloignés, un simple coucou de la main suffira car seuls les contacts intimes sont contagieux. Profitez du beau temps, bonne fin de semaine à voustes toustes, et tchin !

– TE : Pour info, Élisabeth Borne est l’actuelle vice-championne du monde de « je te tiens par la barbichette » et n’a pas ri depuis 2013. J’aime autant vous dire qu’on va morfler.
– JB : Hey, dites, c’est quand qu’elle Cresson gouvernement ?
– MO : Le masque sous le nez dans les transports maintenant qu’il n’est plus obligatoire me fait poser tant de questions.
– OK : Cette pandémie a un bon côté, en 2 ans on a tous appris à se servir du coude pour ouvrir le robinet, demander l’arrêt du bus, allumer la lumière, ouvrir la porte du métro, etc…
– PC : C’est si compliqué que cela, de trouver une quarantaine de macronistes sans casseroles ni affaires judiciaires ni condamnation pour former un gouvernement ? Peut-être, finalement…
– MH : McDonald’s vient d’annoncer qu’ils se retirent de la Russie.  La seule consolation pour ses habitants, c’est qu’ils vont être en meilleure santé et y laisser beaucoup de kilos superflus…
– ML : On est plus proche de Recyclage que de Renaissance.
– OV : Ils n’ont quand même pas renommé le parti « Renaissance » juste pour pouvoir faire le jeu de mots « Borne Again »
– JD : Suggestion de nouvel angle d’attaque pour les chiens de garde du système : Mélenchon est misogyne : il veut prendre la place d’une femme.
– FR : Et dire que toute cette histoire de procès est partie d’un soir où Amber Heard a ouvert une boîte contenant de la drogue et que Johnny Depp, désapprouvant, lui a dit « Ferme ta boîte à came Amber. » C’est dingue. Franchement.
– JM : Si on veut vraiment supprimer un truc qui dérange quand on est à la piscine, c’est les enfants qu’il faut interdire.
– TB : USA, le pays de la Liberté. Celui où on veut contrôler les utérus et pas les armes…
– OR : Personnellement j’ai renoncé à combattre le réchauffement climatique quand j’ai vu comment les filles s’habillent quand il fait beau.
– BR : C’est moi ou la saison du burkini commence très tôt cette année ? D’habitude c’était plutôt un mois après la viande à la cantine.
– SA : Plus de trois semaines sans gouvernement. Je me sens de plus en plus belge.
– CP : A mon avis le débat sur le burkini est destiné a cacher celui, beaucoup plus grave, du port de chaussettes avec des sandales.
– OK : Alors les femmes, heureuses que votre corps soit au centre des préoccupations et des conversations ?
– DS : —  Mais ils se sont éteints comment, les humains ? —  Ils ont ravagé leur écosystème. Leurs dirigeants étaient avides et corrompus. —  Et le peuple n’a rien fait ? —  On a retrouvé des messages « Non au burkini dans les piscines » sur les murs. —  Ca signifie quoi ? —  Aucune idée.
– GB : Je ne sais pas vous, mais cette euphorie qui flotte depuis la nomination d’Elisabeth Borne, c’est du jamais vu depuis Mai 81 ou Juillet 98. Les Français hilares dansent dans les rues les yeux emplis de vie. Distribuant des accolades et rêvant enfin de lendemains qui chantent. L’espoir renaît.
– GD : « D’accord, Jerôme Peyrat battait sa femme mais il était fortiche en sudoku et chaque année, il tenait le stand des canards à la fête de l’école. »
– CEMT : Et Emile Louis était un excellent conducteur de car.
– PI : Si Schiappa n’est pas dans le prochain gouvernement, j’espère qu’elle trouvera quand même le temps d’écrire des livres.
– MK : Peut-on garder ses chaussettes avec son burkini à la piscine pour ne pas avoir froid aux pieds ?
– PS : Ok pour le burkini et tout, mais c’est quand qu’on peut mettre un short au taf ?
– SA : Quand je dois choisir des avocats au marché, j’essaie de prendre des « Dupont-Moretti » : mûrs mais pas trop. Bon là mauvaise pioche, je suis tombé sur un « Badinter ».
– OR : Tom Cruise est donc venu en jet privé passer une journée à Cannes pour faire la promotion de Top Gun que nous verrons bientôt en salle climatisée… Ça nous permettra d’oublier un peu le réchauffement et notre bilan carbone.
– HA : Chaud en mai : Vivement août qu’on puisse faire griller les merguez sans allumer de barbecue.
– OVH : Bon vent Gélis, tu ne faisais pas les choses à Demis.
– ALD : Grand merci à Piolle qui aide les femmes à disparaître. Signé les Frères Musulmans.
– SA : N’empêche, on progresse en matière de condition féminine. Voilà deux jours qu’Elisabeth Borne est nommée à Matignon et Fabius n’a toujours pas demandé « qui va garder les gosses ? »
– OK : Vous êtes blasés du covid ? La guerre en Ukraine vous lasse ? Devenez experts en variole du singe.
– PT : La chauve-souris a mordu le pangolin… Bon… Qui s’est tapé l’singe ?
– BP : Omar Sy qui arrive au festival de Cannes en jet privé, Tom Cruise qui arrive en hélico et monte les marches accompagné de la patrouille de France… Vraiment hâte que la remise des prix arrive et qu’ils nous expliquent la larme à l’œil à quel point il faut préserver la planète.
– RR : On a longtemps attendu la fumée blanche, mais c’est fait, habemus Pap Ndiaye !
– OVH : Pape N’Dyaye à l’Education nationale ? C’est pas un footballeur ?
– BR : « Allo Emmanuel ? Oui c’est Manuel … Valls…. Manuel Valls, tu sais…. c’est bizarre … je ne trouve pas mon nom sur la liste … j’ai quel poste finalement ?
– JNS : Marlene Schiappa n’est plus au gouvernement ? Ah merde ! Quand va donc-t’elle pouvoir trouver le temps d’écrire ?
– CEMT : Hé, les experts du GIEC, c’est bien gentil de nous faire des rapports alarmants sur le réchauffement climatique mais si vous voulez qu’on vous écoute, mettez au moins un burkini !
– RE : On a quand même plus de 80% des Français qui sont contre la chasse à courre, contre la chasse le dimanche, contre la chasse en enclos, contre l’élevage pour la chasse. Et ils arrivent à nous mettre un ministre de l’Agriculture … qui chasse à l’arc !
– BR : Marlène Schiappa nommée ministre du lissage brésilien et des chroniques chez Hanouna
– RR : Il y a eu tellement peu de ministres issus de la diversité que leurs noms sont plus écorchés que des bœufs par le boucher.
– GB : Bien sûr que vous pouvez être mis en examen pour « prise illégale d’intérêts » avec un procès requis contre vous, et rester Ministre de la Justice. Quel est le problème ?
– MK : Si le ministre de l’éducation nationale se prénomme Pap, j’en conclue que Blanquer n’était qu’une soupape
– DC : Un singe en hiver, une variole en été !
– OM : C’est un peu tôt, je trouve, pour se faire une idée négative de ce nouveau gouvernement. Je vais attendre demain matin.
– SA : Pap Ndiaye qui succède à Blanquer comme ministre de l’Education nationale, toute proportion gardée, c’est un peu comme si Guy Georges succédait à Dupont-Moretti.
GD : J’étais à deux doigts de m’intéresser à la composition du gouvernement mais j’ai finalement préféré lire le mode d’emploi de mon four.

NB : le sourire de Borne a été grossièrement extrait de l’œuvre du peintre Yue Minjun.

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Les Fessebouqueries #583

Cette semaine voit courir non pas le furet mais la Corée, enfin plutôt le Covid qui est entré subrepticement, sans autorisation, visa, passeport, dérogation, ruse ou menace nucléaire, dans ce pays riant et libre… Comment le petit roi va-t-il gérer ça ? Clystère et boule de shit, nous avons d’autres chats à fouetter, sans me vanter : Zemmour qui prend possession de la Madrague, bon d’accord, BB n’est pas non plus gauchiste malgré tout le respect que j’ai pour elle, Willy Schraen (c’est français, ça ?) le patron des chasseurs qui nous renvoie à la maison comme de vulgaires femmes d’intérieur, non mais !, Macron qui erre devant le buffet Club Med et ses petits canapés de ministrables sans se décider lequel croquer, Elon Musk qui au contraire, gavé d’avance, remet son offre d’achat de Twitter dans sa culotte, hé oui, il porte un slip, pas comme ces Américaines qui se font engrosser à qui mieux-mieux et après demandent à avorter ! Non mais puis quoi ? Elles se croivent dans une république démocratique ? C’est pas rigolo tout ça, heureusement notre masque va sauter lundi tel un bouchon de champagne pour fêter ça. Quoi, ça ? Ben la libération du nez des gens. Mouais… Bon week-end tout de même, va faire chaud, mettez ce qu’il faut au frais et tchin, friends !

– MK : Le Covid chez Kim Jong-un : ça chie Corée !
– CEMT : Se confiner en Corée du Nord, c’est un peu comme se priver de viande pour un vegan, ils vont pas voir tout de suite la différence.
– OR : Remercions Florian Philippot qui a réussi à convaincre nos amis nord-coréens de participer à l’expérience scientifique « un pays pas vacciné est un pays de liberté ».
– MK : « La Corée du Nord est confinée » : stop aux pléonasmes !
– RV : J’ai déjà du mal avec « seum », « woke », « iel » et autres joyeusetés langagières alors « nupes » je sature… Hu hu hu…
– RT : Le véritable intérêt de la cérémonie d’investiture du président le plus mal élu de l’Histoire, c’est que ça permet de constater quelle serait la population carcérale si on avait une justice indépendante du pouvoir politique.
– GD : Pouf-pouf-pouf-vous-avez-vu-l’extrême-droite-a-disparu-le-vrai-danger-maintenant-c’est-la-gauche-quelle-surprise-dites-donc.
– AI : Ne dites plus Renaissance, dites Second En Pire.
– OR : Le droit à l’avortement est anticonstitutionnel parce qu’il est profondément discriminatoire : il ne profite qu’aux femmes. Suivez-moi pour d’autres éléments de langage réactionnaires.
– SA : Désolée d’interrompre votre journée avec une info sans importance mais ma mère prononce « Doudou liste ».
– AS : Le masque dans les transports en commun, dès lundi, c’est fini. Tant que le port du soutif noir est autorisé sous le tee-shirt blanc, ça me va.
– BLR : Fabius, le papa du directeur de McKinsey France qui proclame Macron président, comme c’est beau !
– GD : Moi je prononce la Nupes « Noupèss » pour lui donner une petite teinte hispanophone bienvenue qui donne des envies de voyage.
– GD : En version lusophone, ça donne à peu près « noupch » et ça colle une douceur océanique lisboète à l’affaire (et c’est bien aussi).
– AS : J’ai regardé les prix des salons de jardin. Je comprends mieux pourquoi vous bricolez tous des trucs avec des vieilles palettes.
– GD : Jérôme Peyrat, condamné en 2020 à verser 3.000€ pour violences conjugales à son ex-compagne qui avait eu 14 jours d’ITT, a été investi par la majorité présidentielle LREM aux législatives. La fameuse « grande cause du quinquennat » ???
– OM : « Pour éviter les accidents, le patron des chasseurs conseille aux promeneurs de se promener « chez eux » .  Super idée ! Je viens de flâner 2h dans ma cuisine et maintenant, go prendre l’air dans mes chiottes !
– OM : Et sinon tu connais la blague de l’ado qui a réclamé un smartphone pour « être joignable » et qui ne répond jamais au téléphone ?
– ZH : En fait pour être investi par macron pour les législatives, il faut avoir un casier judiciaire, non ?
– CR : On comprend mieux pourquoi Robert Ménard, sous le coup d’une enquête pour corruption, rallie Emmanuel Macron.
– MK : Zémourroïde pustule sur Saint-Tropez : un nouveau et vilain furoncle sur la Côte d’Azur !
– FN : On a débranché Bouhafs beaucoup plus vite que Darmanin, je trouve.
– AQ : Se faire dépasser dans les montées par des guignols en costard juste parce qu’ils ont un vélo électrique, ça devient soûlant !
– OS : Jadot pourrait faire son entrée au gouvernement. La vérité c’est qu’il va hériter d’un placard chez Macron genre haut commissaire à la gentrification des composteurs en milieu urbain.
– DE : Des fois, je suis tellement con que je me prend pour Enthoven.
– MK : Les socialistes dissidents sont ceux qui, il y a peu, raillaient les « sans-dents ».
– SA : Zemmour candidat dans le Var, à St Tropez. Du coup, il rebaptise son parti « Reconquête, Coquillages et Crustacés. »
– NW : Castex profitera du Falcon gouvernemental une dernière fois pour se rendre au Vatican ce dimanche, annonce Matignon aux rédactions.  Et ça vient nous parler laïcité et environnement !
– OM : « Dire d’un homme qu’il est chauve relève du harcèlement sexuel, juge un tribunal anglais ».  On savait qu’on n’avait pas les mêmes goûts culinaires que les Anglais, on sait maintenant qu’on n’a pas la même sexualité non plus…
– VG : Je confonds toujours les religions, c’est laquelle où on n’a pas le droit de tuer des gens ?
– CI : C’était quoi l’unique truc de cuisine que votre père faisait et devant lequel tout le monde devait s’extasier ? J’en reviens toujours pas de me dire que, chez moi, c’était la vinaigrette.
– DS : Finalement Elon Musk est comme moi : il voit un truc qui lui plaît, il l’envisage, il rêve dessus, se dit que ça va changer sa vie et puis ça le gave. Il n’en veut plus. Moi, pareil quand j’achète (pas) un pantalon.
– SA : C’est l’histoire d’un lycéen ukrainien qui cherchait un établissement en France pour la rentrée. Non seulement il a trouvé facilement, mais en plus il y enseignera les maths.

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Quand Fabrice Caro a piscine

Fabrice Caro et Fab Caro (Zaï zaï zaï zaï) c’est la même personne. Une personne déjantée d’un côté pour la BD et de l’autre pour la littérature. Fabrice, donc, signe ici son quatrième roman, Samouraï, sans se départir de sa singularité, la digression. Il ne peut pas s’empêcher d’aller chercher dans le fatras de sa tête le pourquoi du comment, se poser mille questions sans réponses, surtout lorsque qu’il baigne dans l’absurdité de sa vie. Et de la nôtre.
Il pensait être casé avec Lisa, la femme de ses rêves lorsque bam, elle le quitte en lui disant « tu ne pourrais pas écrire un roman sérieux pour une fois ? » et se met à roucouler avec un bellâtre aux tempes grises et au cerveau nickel. Pensez, il vient de publier « L’énonciation lyrique dans la poésie amoureuse de Ronsard et Baïf : étude stylistique comparative. »* Alors pour lui faire regretter cet affront, il va lui montrer qu’il est parfaitement capable d’écrire un super roman d’une profondeur insensée, voilà. Il tient un sujet et comble de la chance, ses voisins qui partent en vacances lui confient leur piscine à surveiller. Ce sera sa retraite d’écriture, cet endroit calme et serein.
Mais ses meilleurs amis (un couple qui a eu la chance d’avoir des jumeaux après avoir pensé que ça leur serait impossible mais la malchance que l’un des deux jumeaux cherche à tuer l’autre depuis sa naissance) ne veulent pas qu’il s’enferme dans la tristesse et la solitude, alors ils n’arrêtent pas d’organiser des dîners-surprises avec d’aimables jeunes femmes. En même temps qu’il est contacté par la mère de Marc, son inséparable copain de jeunesse suicidé d’une balle dans la bouche, qui fait un transfert sur lui et ne cesse de l’inviter alors que ça fait vingt ans qu’ils ne se voyaient plus. Et puis il y a aussi cette bestiole qui marche sur l’eau de la piscine, une notonecte, et puis sa mère, assez prenante aussi.
Comme on peut l’imaginer, tout ça ne va pas bien se passer. Déjà, l’eau de la piscine perd de sa transparence… Mais je n’en dévoile pas plus car ma copine  Chloé trouve que j’en dis trop. De toute façon, c’est du Fab ou Fabrice Caro, c’est super drôle, ironique, décalé, inattendu, désopilant, moi ça m’a éclatée et même fait réfléchir, oui oui. Alors ne vous privez pas de ce petit bonheur ciselé aux petits oignons.

Samouraï de Fabrice Caro, 2022 aux éditions Cygne Gallimard. 220 pages, 18€.

*Note de moi-même pour vous éviter de chercher : Jean-Antoine de Baïf, né à Venise le 19 février 1532 et mort à Paris le 19 septembre 1589 est un poète français. Ami de Pierre de Ronsard et membre de la Pléiade, il se distingue comme le principal artisan de l’introduction en France d’une versification quantitative mesurée, calquée sur la poésie de l’Antiquité gréco-latine. (Wikipedia). (Avant de googler, je pensais que ce poète était une pure invention).

Texte © dominique cozette

Les Fessebouqueries #582

La Renaissance bat son plein. Pour ceux qui ne sont pas briefés, c’est le nouveau nom du parti du Roi Macron II, c’est pas une blague, qui en a marre de marcher à pied alors qu’il existe des chaises à porteur. Donc renaître, ouiiiiiii pour Emmanunuche Valls qui va nous interpréter le chant du cygne avec conviction,  ouiiiii pour le Brand New Band « Méluche and the NUPES » et … heu pour personne d’autre puisque Régine est plutôt re-partie, la députée aux petites culottes est passée au profits et pertes dont j’éviterai de citer la couleur,  Caseneuve qui pourra s’appeler Casevieille, Proutine qui dénaîtrait  plutôt, et surtout, SURTOUT, encore moins pour le démantèlement du droit à l’avortement par nos chers amis réacs yankees, mais… mais… mais  en fait si, c’est une sale forme de renaissance de bébés non désirés, l’horreur totale. Bientôt la burqa, ou quoi ? Mais c’est la fin de semaine et son rayon de soleil qui nous appelle à plus de joie, dear friends, et des tchin-tchin sans arrière-pensées.

– AP : Manuel Valls représentera le Luxembourg au prochain concours Eurovision de la chanson.
– RR : Toux et fatigue… les symptômes post-Covid reviennent à la charge. Ça doit être le variant Valls.
– OK : C’est la cérémonie d’investiture de Macron. J’ai hâte de voir, comme tous les 5 ans, cette image pleine d’émotions, hâte de voir Macron raccompagner Macron à sa voiture et lui faire un coucou avec la main.
– GD : Dépenser des dizaines de milliers d’euros d’argent public pour organiser le pot d’arrivée d’une personne qui n’est pas partie, c’est ça, ma France sûre.
– X? : Il existe d’autres pays où on attaque les pompiers ou on est les seuls à avoir atteint un tel niveau de déficience mentale ?
– OVH : Régine est morte. Amanda Lear est veuf..
– OR : Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. Une vieille qui meurt, c’est une boîte de nuit qui ferme.
– OR : N’EMPÊCHE QUE TU BOIS,TU FUMES, TU PASSES TES NUITS EN BOÎTE ET TU T’ÉTEINS TRANQUILLEMENT À 92 ANS…ON SE MOQUE DE NOUS !
– GE : Sachez que j’ai croisé aujourd’hui un enfant de deux ans qui portait le prénom Roger. Je ne m’en suis pas remise.
– GE : Paris rempli de manifestants et de casseurs qui hurlent aux mégaphones contre Macron. C’est bien la même ville qui a voté pour ce même Macron à 80% il y a 7 jours ?
– MK : Si Caseneuve quitte le PS à cause de l’accord avec les Insoumis, je reprendrai deux fois des nouilles.
– PH : Franchement si Emmanuel Macron en est à investir Manuel Valls, c’est que c’est vraiment la dèche. Je me marre !
– RDB : C’est chaud en ce moment, quand ton téléphone sonne. Tu sais pas si c’est pour te parler de ton compte CPF ou pour te proposer un poste de 1er ministre.
– BR : Suite à l’accord PS-LFI, Emmanuel Macron annonce quitter le Parti Socialiste.
– DC : Valls, c’est fait. Que devient Vincent Placé, au fait ?
– GE : Pour remplacer Jean Castex au poste de 1er ministre, Macron hésiterait entre Élisabeth Borne, Christine Lagarde, Nathalie Kosciusko-Morizet et Nicole Notat. Suspens insoutenable. Passionnant. Je n’avais plus été aussi enthousiaste depuis la foire aux pneus de Melun en 2010.
– AP : Sérieusement, il y a des gens qui vont voter Valls au législatives ? Qui sont-ils ?
– PLM : Les quatre saisons de l’année : – Hiver – Printemps – Débat sur le burkini – Automne.
– FC : Soyons sérieux ! Qui voudrait être le successeur de Castex et prédécesseur de Mélenchon … durant 3 mois ? Une socialiste peut être … Marysol !!! SÉGO ???
– JFP : Selon certaines rumeurs, Emmanuel Macron serait le prochain premier ministre ….
– RS : Je vois qu’il y a des gens qui sont offusqués que Marion Maréchal Le Pen puisse choisir un prénom italien pour son futur enfant, je trouve ça limite, d’abord parce que ça ne nous regarde pas et puis franchement, Benito Maréchal Le Pen, ça choque pas…
– AGG : Vous êtes contre l’avortement? Faites une vasectomie. Bonsoir.
– PC : Donc Coralie Dubost se « met en retrait » de la vie politique, au lieu de tout simplement démissionner de son mandat de députée, ce qui va lui permettre de continuer à toucher son indemnité jusqu’à mi-juin, avant de partir en vacances !
– RL : Quelqu’un a regardé sur le compte vinted de Coralie Dubost ? Y a sûrement des affaires à faire en ce moment.
– BR : Renaissance. On dirait le nom d’un EHPAD pour post-covidés triple vaselinés.
– GD : Le nouveau nom de LREM, « Renaissance », sonne comme celui d’une salle de réunion sans fenêtres où toute l’entreprise, réunie en séminaire de team building, ronfle après un déjeuner un peu trop copieux devant une interminable présentation PowerPoint du service marketing.
– RT : Je sens qu’avec Renaissance, on aura plus le chambard que Chambord.
– BR : Trois mâles blancs de 50, 59 et 70 ans. Et ils appellent ça Renaissance !
– GB : Faut bien se figurer qu’un conseiller McKinsey a dû prendre un chèque à 6 chiffres pour pondre une telle ineptie qui laisse entendre que le précédent quinquennat était donc le Moyen-âge.
– RDB : Emmanuel Macron annonce qu’il portera désormais une fraise et des hauts-de-chausse bouffants.
– LC : Je rappelle à ceux pour qui l’avortement est contre nature que quand une femelle mammifère ne veut pas de bébé, elle le mange. Personnellement j’aime bien avoir des alternatives.
– DA : Je suis fascinée par ces hommes qui se soucient de notre vagin, utérus et « bien-être » quand il s’agit d’avortement mais qui fuient quand faut parler de règles, endométriose, fibromes, mycoses, contraception etc…
– OM : »Royaume-Uni : le député accusé d’avoir regardé du porno au Parlement plaide  l’erreur. »  Que celui qui n’a jamais confondu une double sodomie et la politique lui jette la première pierre…
– FL : Exclusif : JL Mélenchon a désormais son rond de serviette et son lit pliant dans les studios de France Inter, jusqu’au 19 juin. Gîte et repas offerts .
– NMB : J’avais un message en absence, j’ai cru que c’était l’Élysée qui m’avais appelé pour me proposer Matignon. Pas de panique, c’était ma maman qui me disait qu’elle allait exceptionnellement à sa gym ce soir parce que le cours d’hier avait été annulé et qu’il avait fait beau.
– RDB : « Des révélations qui confirmeraient que Vladimir Poutine est bien en couple avec Alina Kabaeva ». Le mec menace de faire sauter la planète mais allons-y, demandons-nous qui il baise.
– MN : C’est cool d’avoir des lunettes parce que quand quelqu’un dit de la merde, tu peux les retirer de manière mélodramatique et les jeter sur la table avant de te frotter les yeux en secouant la tête et en soufflant, et ça rajoute du panache à la consternation.
– MV : Y’a une série d’arguments pour critiquer la coalition NUPES, de qualité diverse et variée, mais définitivement mon préféré est : Vous faites juste ça pour gagner. I love it.
– GD : Ces gens de gauche qui ont l’outrecuidance de s’entendre pour tenter de gagner des élections.
– OR : Après 18 ans, la série « Plus belle la vie » s’arrête. Elle devrait être remplacée par une nouvelle série  : « Plus chère la vie ».
– DC : « Il y a les tenues de mandat et les tenues perso » dit  Coralie Dubost. C’est vrai qu’il y a des culottes spéciales pour le boulot comme on le sait toutes, sans avoir été conseillées.
– DC : Les hommes naissent libres et égo… istes. Et les femmes se démerdent.
– MI : Élève de 4ème : « mais madame, si on met les spermatozoïdes dans un bocal avec de l’eau et qu’on leur donne de la nourriture on peut les garder combien de temps ? »

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Wonder landes ou l'embrouillamini

Non, ce Wonderland-ci n’est pas le pays des merveilles même si un lapin géant y habite, mais un repaire de trucs très bizarres qui se passent dans les Landes. Wonder Landes est un journal de bord que tient Alexandre Labruffe pour mettre au clair la disparition de son frère. Ils ont la quarantaine, Alexandre Labruffe est le cadet et son frère s’appelle PH, alias Pierre-Henri, nom de son grand-père explosé sur un obus, alias des tas de pseudos qu’il utilise à tout bout de champs. PH est flou (c’est de famille, a dit leur mère avant de mourir), peu structuré, fragile, brouillon, instable, cinglé, zarbi, improbable etc. Le préféré des parents depuis toujours. Leur mère était genre hippy, leur père est lui aussi très bizarre, sorte de gourou psy qui laisse des ardoises partout mais n’explique rien quand Alexandre lui demande quelques détails sur son frère.
Car PH a disparu depuis quelques jours. Il a piqué les papiers d’Alexandre et a laissé son sac chez lui avec de drôles de choses dedans, un amas d’objets et de papiers sans queue ni tête. Alors Alexandre va commencer son enquête pour le retrouver mais vite, on lui apprendra qu’il a été arrêté et emprisonné pour des faits très graves.
Dans cette histoire pleine de nœuds, on rencontre les amis louches de PH, Diego le gitan, Loulou Escobar, des montagnes de Kinder Bueno, des tractopelles volées, des voitures de luxe éclatées dès que conduites, des soirées très alcoolisées, des secrets de famille et des délires douteux. La femme de l’auteur, Kim, est coréenne et ne manque pas de bons sens lorsqu’il s’agit de dénouer un mystère. Plus jeune, Alexandre, fatigué de cette famille insupportable, avait fui la France pour vivre en Asie quelques temps. Le couple vit à Paris mais le père, qui prend très mal l’incarcération de son fils adoré (le père est psy, au fait), somatise très gravement, ce qui oblige Alexandre à revenir dans ce le trou landais où il a quelques amis fidèles. C’est une immense maison avec un immense terrain. Le père ne jette rien, tout est rempli à ras-bord, rien n’est fait dans les règles, rien ne permet de tirer des conclusions sur le fait que PH a été outrageusement gâté, et pourquoi il a déraillé lorsqu’ils ont quitté leur première habitat pleine d’animaux, en pleine forêt, à quatorze ans.
C’est un curieux ouvrage avec des parties rédigées en prose classique, d’autre en  vers libres, d’autres encore sous forme de SMS qui ponctuent les rapports entre les uns et les autres.
C’est néanmoins un livre prenant, parfois poétique, parfois surprenant, souvent frustrant par le fait de ne pas en savoir plus. Alexandre Labruffe considère-t-il l’écriture de ce récit comme une catharsis ? Peur-être, parce qu’il s’y implique fortement et révèle des secrets de famille qu’on pourrait considérer comme très gênants. La dernière partie, quand le frère est libéré, nous dévoile encore une folie de ce frère sur laquelle ont aimerait s’attarder longuement. Et connaître la suite.

Wonder Landes d’Alexandre Labruffe, 2021 aux éditions Verticales. 286 pages, 19 €.

Texte © dominique cozette

Les Fessebouqueries #581


Les Fessebouqueries sont de retour avec une actu bof-bof. Qu’on en juge : on t’emmène faire du shopping dans une galerie marchande (j’ai pas dit un centre commercial et encore moins le Bon Marché) et finalement, malgré les conseils avisés des marchands, les offres commerciales alléchantes, les promos inédites, tu n’achètes rien et tu te retrouves avec ta vieille robe que tu portes depuis cinq ans et qui te sort par les trous de nez. Comment est-ce possible ? On  te dit : on va la ravauder, la customiser, la recouper, la raccourcir, la teindre en vert (et contre tout), on ne la reconnaîtrapas, tu seras épatée ! Bon. Et puis, il y aura un autre shopping en juin, les vieux soldes du printemps, j’espère que les vitrines seront plus attrayantes. Sinon, moi je vous le dis : je me mettrai à poil ! ! Farpaitement. Trève de blagues, on défile ou on se défile, on renifle un brin de muguet, on s’offre un petit moment de plaisir avec ses potes, enfants, parents, proches etc… on est en mai donc on fait ce qui … Des bises, friends, et tchin !

– RP : Statistique intéressante : en plus d’être le premier président réélu hors période de cohabitation, Emmanuel Macron est aussi le premier sagittaire ascendant capricorne a être élu un 24 avril. Soit l’équivalent de 9 terrains de football.
– OK : Pardonnez mon absence, j’étais sur SNCF Connect.
– EFQ : Exclusif ! Après sa mésaventure de Cergy où il a été reçu sous des jets de tomates, Macron a décidé d’annuler son voyage à Cavaillon.
– OM : Gérard Majax… C’est pas le magicien qui a fait disparaître le coffre de Benalla ?
– PA : Comment ça se passe pour les impôts cette année ? On est toujours prélevé à la source, ou on peut payer en applaudissant le gouvernement à la fenêtre ?
– DVR : Elon Musk vient de payer 44 milliards pour que l’on ait le droit d’insulter sa mère, sa femme et ses enfants, sans conséquences. Sympa.
– OK : Élections législatives : la gauche la plus conne du monde sauvera-t-elle la droite la plus conne ? Ou l’inverse ?
– ZA : Imagine, t’as suffisamment d’argent pour stopper la famine dans le monde mais tu préfères foutre 40 milliards dans un réseau social de dépressifs et de personnes qui jouent à « place bite dans un titre de film ».
– FA : C’est quoi vos pronostics pour le choix du nouveau premier ministre ? Moi je vous parie un décapsuleur CGT qu’il choisit Melenchon.
– DC : Ecologie, femme première ministre… le président nous prépare à ce que Greta Thunberg devienne chef du gouvernement.
– OR : Bonne nouvelle pour la Gauche ! les Insoumis acceptent de discuter avec le PS qu’on appellera désormais le Parti Soumis.
– PP : Emmanuel Macron promet plus de bienveillance dans la destruction du service public d’éducation.
– OR : Tout ce boucan sur le Champ de Mars, je me demande si c’est un bon signe que Macron envoie aux riches qui habitent le quartier en les emmerdant de la sorte.
– BLR : Le nouveau quinquennat de Macron n’a que quelques heures et il y a déjà 2 morts au Pont Neuf.
– PI : Macron premier président sortant réélu hors cohabitation, on dirait des records NBA genre premier joueur à scorer 3 paniers main droite et 3 main gauche dans un premier quart-temps un soir de pleine lune.
– OK : Dire qu’au lieu de dépenser 44 milliards pour acheter Twitter, Elon Musk aurait pu acheter 10 litres d’huile de tournesol. Quel loser !
– YQ : Je passais une mauvaise journée puis je me suis souvenu que c’est sûrement le dernier conseil des ministres de Blanquer.
– DC : Dans l’attentat contre Macron, on a arrêté Tomate. Mais quid de Mozzarella ?
– DC : PPDA porte plainte contre ces femmes qui insinuent qu’il serait un éjaculateur précoce. Deux minutes tout compris, disent-elles.
– OK : Macron a dit que le futur premier ministre devra avoir la fibre sociale, la fibre environnementale et la fibre productive. Donc, ce sera Xavier Niel.
– CD : Il se murmure que Despote Premier recherche une femme de gauche pour le poste de premier ministre, il se murmure qu’Elizabeth Borne serait pressentie ( Borne de gauche ?)
– PDJ : Rappelons qu’Elisabeth Borne, favorite pour le poste de Premier Ministre, est la petite-fille d’Emile, inventeur du célèbre jeu d’Emile Borne.
– JMB : SI j’avais su, j’aurais écrit à Danièle Mitterrand que je soupçonnais une prof de français d’un lycée d’Amiens d’avoir une relation inappropriée avec un élève mineur, elle aurait été inspectée et on serait pas dans cette merde.
– RR : Paradoxalement, tout ce que sait faire la Gauche actuellement, c’est de se donner des bonnes droites.
– RE : 3000 euros par mois pour de la lingerie. Peut-on dire qu’elle ne fait pas dans la dentelle, la députée En Marche Coralie Dubosc ?
– CC : Un bon soutien-gorge, ça coûte les yeux de la tête en même temps
– RR : Quand je pense que lorsque j’étais prof, c’est moi qui achetais mes craies… O tempora, o mores !
– RP : Elle utilisait l’argent public pour de la lingerie ou un restau de plage à Palavas-les-Flots. La chose la plus scandaleuse dans cette histoire, c’est d’avoir dépensé cet argent pour aller à Palavas-les-Flots.
– SG : Parmi les frais délictueux figurent des dépenses mensuelles de vêtements de 1500 à̀ 2000 €. Et ça vote la baisses des APL. Et ça valide les fermetures de classes et de lits d’hôpitaux. Et ça veut voter la retraite à 65 ans et le RSA conditionné.
– PI : Quand je dis « on joue au roi du silence, le premier qui parle a perdu » à mon fils, ça marche. Je me dis qu’on pourrait essayer avec plein de gens mais on commence par Manuel Valls.
– LO : Macron à peine réélu et il met les 1er et 8 mai un dimanche !  Mais réveillez-vous enfin !
– NMB : Elon Musk, c’est le gars qui se lève, qui regarde son agenda, et qui dit « tiens, j’ai un trou entre 9h30 et 10h00, je vais en profiter pour acheter un réseau social ».
– LC : Je trouve ça SUPER frustrant et scandaleux qu’en Belgique vous n’indiquiez pas sur les plaques d’immatriculation la région de provenance de la voiture… Comment vous faites pour insultez les connards de touristes qui vous emmerdent sur la route ? COMMENT ?
– RR : Les bottines de Dumas. Les montres de Dray. Les costumes de Fillon. La lingerie de Dubost. Les retournements de veste de Valls. La politique française ce n’est plus de la politique, c’est un dressing de luxe.

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RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les initiales sont celles des auteurs, ou les premières lettres de leur pseudo. Illustration ou montage d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site, mon blog, mon Insta. Merci d’avance.

Vol au-dessus d'un livre

Je tournais et retournais devant Vol au-dessus d’un nid de coucou, le livre, qui me tendait les bras depuis différentes tables de différentes librairies. A l’occasion du centenaire de la naissance de Jack Kerouac, probablement. Pourquoi ne l’achetai-je point ? Parce que je connaissais tellement le film joué divinement et magistralement par Jack Nicholson que je craignais de ne rien découvrir de plus. Pourquoi en avais-je envie, alors ? Parce que Ken Kesey est un monstre de la littérature de l’époque beat, un monstre aussi de rigolade et de vivacité, un bouffeur de vie, un excessif total avec ce bus qu’il a créé pour prôner l’usage du LSD, soutenu par tout une bande de cinglés dont Cassady, je ne vais pas tout vous redire, c’est dans mon blog, vous tapez Ken Kesey et il y a tout ce qui le concerne. Notamment, son pavé J’ai quelquefois comme une grande idée (voir mon article)
Finalement, j’ai craqué, c’est un Poche, ça ne va pas me ruiner.
Alors oui, le film de Milos Forman est tellement bien adapté qu’il n’y a pas vraiment de surprise à lire le livre. Sauf que. Sauf que déjà c’est de la super bonne littérature, bien moins déjantée que l’autre livre. Là, ce sont les personnages qui le sont, dans cet asile rigide régi par une infirmière impitoyable, ex de l’armée, d’où son autoritarisme sans faille qui fait régner la terreur sur tous, même les médecins qui n’osent pas s’opposer à ses décisions.
On y retrouve McMurphy, celui joué par Nicholson, sauf que j’ai eu du mal à l’ajuster car ici il est roux/rouge, velu, bouclé. Il réussit à se fait admettre dans cet établissement pour échapper à la prison et aux travaux agricoles, se faisant passer pour inadapté. L’indien immense qui fait semblant d’être sourd-muet pour avoir la paix. Et l’infirmière, moins sexy que dans le film, la cinquantaine rigide aux énormes seins. Et tout le petit monde des fous et des soignants dans cet univers oppressif où les punitions vont de l’électro-choc à la lobotomie pour les plus rétifs.
Malgré tout, j’ai poursuivi la lecture jusqu’au bout car il y a beaucoup plus de détails et d’informations que dans le film sur les soins, les traitements, le règlement, les brimades. Et puis je voulais revoir comment le héros s’y prend pour tenter de redonner confiance et dignité aux prisonniers, revivre ses bras de fer avec la matonne, l’épisode complètement foutraque de la pêche au saumon et tout ça m’a bien tenue. Et je voulais savoir si c’était la même fin.
Roman super intéressant sur la façon dont étaient traités (et hélas, le sont encore) les malades mentaux dans les années 60. Petit plus : plein de croquis de personnages par l’auteur au fil des pages.

Vol au-dessus d’un nid de coucou de Ken Kesey. (One flew over the cuckoo’s nest, 1962.) Traduit par Michel Deutsch et révisé par Virginie Buhl. Edité au Livre de Poche. 476 pages. 8,40 €

Texte © dominique cozette

Trois petits livres pour le train

Oui, ils sont courts, pas chers et assez vite lus, mais suffisamment distrayants pour que je vous en parle un chouïa.

 

1/ Bartleby, le scribe de Herman Melville.
Vous avez tous entendu parler de cette expression en anglais : « I would prefer not to » qui est la réponse préférée du scribe du titre, en fait un simple copiste engagé par un notaire qui a pitié de ce pauvre type se présentant à lui pour gagner sa croûte (il ne mange que des biscuits). Il lui aménage un coin derrière un paravent et le met au boulot. Oui, il veut bien copier, mais pour tout autre tâche quelle qu’elle soit, Bartleby répond sans violence ni ironie : I would prefer not to. Même poser le doigt sur une ficelle pour aider à fermer un envoi : I would prefer not to. Total, il ne fait rien, au grand dam des deux autres employés qui se tapent les corvées. Et ce refus de tout pourra très mal se terminer car le personnage est buté et ne cèdera jamais, quoi qu’on lui demande.
A propos de la traduction française, j’ai peu apprécié celle du livre, faite quand même par Pierre Leyris, qui écrit : Je préférerais pas. » Voici un article du Monde sur la question :
« Comment traduire cette étrange et très courtoise négation ? Comment rendre en français ce caractère tranchant et cette suspension qui semble contenir une lointaine et déchirante imploration ? En 1951, Pierre Leyris proposait : « Je préférerais ne pas le faire. » Puis il opta pour « Je préférerais pas. » Michèle Causse de son côté évolua également, de « Je préférerais n’en rien faire » à « J’aimerais mieux pas ». Jean-Yves Lacroix, comme Maurice Blanchot et Gilles Deleuze, adopte la solution qui nous semble la moins mauvaise : « Je préférerais ne pas. »
Pour moi, mais qui suis-je pour m’opposer à Leyris, je préfère cette dernière.
Autre question, j’ai toujours dit Bartlebaille. Or, j’ai entendu des gens bien dire Bartlebi. Qui sait comment dire ? Merci. Au fait cette grande nouvelle date de 1835.
Le très connu Alain Schiffres a, lui, écrit un livre de chroniques très sympas, intitulé Je préfère ne pas (2021, le Dilettante. 126 pages, 9,80 €. Pour lui, user de cette expression non violente constitue une posture qu’il appelle l’évitisme.

Bartleby, le Scribe par Herman Melville, 1835, traduit par Pierre Leyris, suivi de Notes pour une vie de Herman Melville,  Edition Folio. 100 pages, pas cher.

 

2/ Deux novellas comme c’est dit sur la couverture composent le petit livre de Nicolas Mathieu, dont le dernier, Connemara, connaît à juste titre un succès fou. La première histoire, Rose Royal, a pour personnage une femme de cinquante balais, au coeur fêlé, qui va tous les soirs boire un coup, ou plus, à son rade habituel, le Royal, où parfois, sa copine coiffeuse vient pour couper les cheveux. Rose trimballe un petit pistolet dans son sac, des fois que. Ambiance un peu nulle qu’elle égaie vainement  par une recherche sur site de  mecs avec qui passer un moment. L’amour, elle n’y croit plus. Mais, par hasard, devant le bistro, elle  rencontre Luc.
La deuxième histoire conte la Retraite du juge Wagner, un brave vieux monsieur qui prend en pitié un jeune petit con qui, s’il écoute son pote un peu taré, finira en prison. Le môme semble comprendre la leçon mais ce n’est pas toujours facile de renoncer à de l’argent vite gagné quand une petit mignonne fait son apparition.
Rose Royal (2019) et La Retraite du juge Wagner (2015) , 2021 chez Babel Actes Sud. 136 pages, 6,50 €

 

3/ Une histoire que vous connaissez peut-être pour en avoir vu le film : Nous ne vieillirons pas ensemble, livre écrit par Maurice Pialat avant d’en faire un formidable film avec Marlène Jobert et Jean Yanne. Le type dans le livre est moins une brute et la fille est plus forte-tête que ce que j’ai gardé comme souvenir de la Jobert. Donc ici, c’est un couple qui a six ans d’âge et est rattrapé par l’usure d’une routine mal vécue. Pourquoi ? Parce que l’homme, plus vieux que la fille, est par ailleurs marié, il dort dans la même maison que sa femme, qui est bien sûr au courant de son aventure, mais éprouve toujours une sorte d’amitié compassionnelle pour cet homme qui, finalement, est très malheureux. C’est lui,le narrateur et on sent bien son désarroi quand il tente plusieurs choses pour rattraper une maîtresse déterminée à aller voir ailleurs. On le voit avec les parents d’icelle, des gens corrects qui ne lui jettent pas la pierre. Il cherche secours auprès de la mère et même auprès de sa propre épouse qui compatit sans forfanterie.
C’est assez curieux de voir comme il supporte mal le désamour, ce Pialat qu’on voit comme une brute sans coeur, car cette histoire est la sienne, écrite sans chichi comme un journal factuel, brut de décoffrage et très expressif. Intéressant.

Nous ne vieillirons pas ensemble par Maurice Pialat, 2005 puis 2022 pour cette ravissante édition en couleur, chez l’Olivier. 142 pages, 8,90 €

Texte © dominique cozette

Fessebouqueries en pause…

Ce message s’adresse principalement à mes abonnés qui ne fréquentent pas FB.
Chers abonné.es,
Pourquoi toujours pas de Fessebouqueries ? Parce que regardez l’image. Cette actualité douloureuse (sans parler de l’Ukraine) fait que l’humour léger que nous apprécions tant a déserté mes sources et que de ce fait, j’en ai assez de fouiller de mes blanches mains vaguement tavelées les posts de haine qui circulent sans vergogne sur ces autoroutes sans limitation de promesses non tenues, d’injuriesses, d’approximativesses de toutes sortes.
Mais pas d’inquiétude, les Fessebouqueries reviendront un beau jour pour notre plus grand plaisir, et j’espère que ce ne sera pas sous la présidence de la première femme française ayant réussi à exploser le plafond de verre du machisme. Je ne vous dis pas non plus que je me réjouis de continuer à subir Jupiter et toute sa petite cour de petits technocrates à petites chaussures pointues et son lot de casseroles qu’ils agitent à notre nez et à notre barbe.
Voilà…
Profitez bien du soleil
ne donnez pas de chocolat à vos chiens et chats
pensez à mettre votre rosé ou blanc au frais
consommez avec mode et rations
Des bisous tout plein et à bientôt !

Dans la famille beat generation, je demande la toute jeune LuAnne

Dans le livre Sur la route de Jack Kerouac, Marylou (de son vrai nom LuAnne dans l’édition rétablie et plus récente du rouleau voir ici ) est une très jeune fille de seize ans, en fait l’épouse toute fraîche de Neal Cassady qui l’a connue dans leur ville de Denver. Lui a eu une enfance malheureuse puis une adolescence auprès d’un père alcoolique vivant dans des squatts. Il a appris à voler, il fallait bien manger, a fait de la prison mais est tombé amoureux des livres. C’est un feu follet, toujours en mouvement, toujours sur des plans, des idées plus ou moins recommandables, des projets de fuite ici et là. Folle de lui, LuAnne le suit à New-York où ils rencontreront Kerouac et d’autres principaux acteurs de la Beat Generation, Allen Ginsberg par exemple.
L’auteur de ce « roman » , Jean-François Duval, est un cinglé de cette épopée et il sillonne depuis des années les Etats-Unis pour en retrouver toutes les traces, tous les personnages, tous les lieux. Il a écrit plusieurs livres sur le sujet et celui-ci est directement issu de sa rencontre avec LuAnne en 97 (je crois), décédée en 2007. Je ne sais pas pourquoi ce livre paraît si tard.
Le style du livre est extrêmement vivant. Il comporte beaucoup de citations en anglais afin de respecter le parler de LuAnne. Elle se prête avec fraîcheur et humour et une sacrée mémoire à cette interview hors norme et donne une nouvelle vision de cette époque déjantée. Elle n’a pas été mariée très longtemps à Cassady, mais est restée en contact et a revécu des bouts d’aventure avec lui. Très vite, encore marié, il tombe fou amoureux de Carolyn, qui deviendra sa deuxième femme et la mère de ses enfants. Elle a aussi écrit son livre sur toute cette épopée passionnante.
Duval et LuAnne, qui vivait toujours du côté de Frisco, racontent plus l’histoire de l’incroyable héros que fut Cassady qui représente l’essence même du livre de Kerouac. Il ne tient pas en place, il vole des dizaines et des dizaines de superbes caisses américaines pour foncer d’un bout à l’autre des Etats-Unis et du Nord au Sud, sans craindre quoi que ce soit car il est vraiment fondu de conduite avec toute sa petite cour collé à lui sur les banquettes, fumant, buvant et prenant des substances. Retrouvant une de ses femmes, la laissant pour une autre, y revenant avec un tel pouvoir de séduction qu’elles ne pouvaient pas lui claquer la porte au nez. Lorsqu’il vit avec Carolyn, il bosse comme serre-freins dans une compagnie de trains. Et il continue à écrire à LuAnne. Il écrit aussi, parfois, de longues heures. Ses textes et ses lettres ont été publiés.
Kerouac est décrit par LuAnne comme un type timide et peu entreprenant. Quand il n’est pas sur la route, il vit avec Mémère, sa maman qu’il adore. Le troisième larron évoqué par LuAnne est Allen Ginsberg, complètement dingue de Cassady. Il fait tout ce qu’il peut pour le séduire (il est homo mais a réussi à coucher avec lui) et on le retrouve aussi par étapes dans une ville ou une autre. Ce qui rend le livre si vivant, c’est que LuAnne demande aussi à Duval (qu’elle appelle Jerry) de lui ce que lui ont dit les autres car elle ne s’est pas fixée sur cette aventure et apparemment, n’en connaît que ce qu’elle a vécu. Elle se permet aussi de rectifier des anecdotes, d’en clarifier ou d’en ajouter. C’est très plaisant de s’y retrouver avec elle comme guide.

Puis LuAnne évoque comment les choses ont changé quand Sur la Route est paru, des années plus tard (en 57). La célébrité est montée à la tête de Cassady qui ne se sentait plus. La bohême était morte, Jack Kerouac, désemparé de son côté, détestant cette notoriété, buvait pour se donner du courage avant chaque interview. Il est devenu alcoolo. Envolé, le clochard céleste, le mec high des années de jeunesse !
Quant à Neal Cassady, toujours sur la brèche, il s’est ensuite associé à Ken Kesey, l’auteur de Vol au-dessus d’un nid de coucous, et ensemble, ils sont aller porter la bonne parole à bord d’un bus rose, conduit par Cassady bien sûr, sans les mains, ni les pieds ni parfois les yeux, avec une tripotée d’excités, les Merry Pranksters, et le Grateful Dead jouant sur le toit. Drogues, musique à fond, orgies diverses, ils ont semé le bazar pour promouvoir le LSD, entre autres. C’est Tom Wolfe qui raconte cette épopée dans Acid Test (voir ici).
Tout au long du récit, il est beaucoup question du livre de Carolyn Cassady (voir ici), introuvable mais que j’ai dégoté à la médiathèque de Montélimar, sur laquelle LuAnne fait quelques mises au point. Le livre de Carolyn est passionnant, alimenté de détails dus à la tenue de son journal et aux lettres que tous s’écrivaient.
Et ce livre de LuAnne, en me replongeant dans l’aventure extraordinaire de cette bande d’allumés, m’a passionnée. Je ne crois pas qu’il faille avoir lu Sur la route pour l’apprécier tellement il est explicite. (Pour les amateurs, il y a toute une liste de documents qui renseignent sur l’aventure Beat à la fin du livre)

LuAnne sur la route avec Neal Cassady et Jack Kerouac de Jean-François Duval, 2022 aux éditions Gallimard. 346 pages, 21 euros.

Texte © dominique cozette

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