Personnellement, j’adore les road-trips américains, les types qui n’ont souvent plus rien, ou plus rien à attendre de leur vie, ou qui végètent dans une existence sans intérêt, ou qui ont besoin d’un shoot d’adrénaline pour ressusciter, ou qui ont quelque chose à fuir, un chagrin d’amour par exemple, ou qui veulent tout bêtement revivre la Route de la Beat Generation, ses Kérouac, Cassady et consorts. Idiot wind rassemble tous ces prétextes à tailler la route. Idiot Wind est une expression qui correspond à la petite voix idiote qui vous pousse à faire des conneries. C’est bête, Peter Kaldheim aurait dû réussir sans problème, il avait étudié dans une bonne université et avait un diplôme qui le destinait à une voie fleurie dans la littérature. Voilà, il voulait devenir écrivain. Il admirait nos deux héros de la Route et bien d’autres, des poètes aussi. Mais il s’est laissé tomber dans l’alcool et la dope, n’a pas su dire non à un petit trafic qui lui permettait de se maintenir entre deux trips, il a perdu le sens commun et aussi ses maigres possessions, et surtout, l’imbécile, il a trahi son fournisseur, l’impitoyable Bob la Batte en ne lui payant pas les doses de coke qu’il avait claquées dans un feu d’artifice d’inconscience.
Revenu sur terre lorsqu’il a su que Bob la Batte attendait le fric, il a fui la Grosse Pomme tel quel, son manteau, son portefeuille vide (il a escroqué une gentille cliente pour se payer un trajet de Grey Hound).
Mais c’est le Blizzard, rien ne va lui être épargné. Il parvient quand même à partir, il faut voir dans quelles conditions et petit à petit, en voulant gagner l’Ouest où il pense naïvement qu’on l’attend, il va trouver de bonnes âmes sur la route du stop ainsi que des foyers de charité, très inconfortables certes, mais qui lui sauvent la vie. Durant les huit mille kilomètres qu’il parcourt contre vent et marées, dans la crasse, la pluie, le froid, la peur, les nuits à la belle étoile, les menaces policières, il fait preuve d’une force de résistance inouïe face à l’alcool que lui offrent ses compagnons de route…
Le long passage sur la pause de plusieurs mois qu’il effectue à Portland nous montre combien il y a d’assos, très souvent religieuses, qui se sont créées pour aider les indigents, les sans grades et sans avenir. Malgré cela, il n’a pas réussi à trouver des pompes à sa taille et durant des dizaines de pages, on souffre pour lui qui passe son temps à arpenter la ville à la recherche de petits boulots, de repas gratuits, de papiers importants, d’endroits où crécher au sec. Mais la vie continue…
Idiot wind de Peter Kaldheim, 2019, traduit par Séverine Weiss. Chez Pocket. 450 pages.
Oui, Impunité c’est le titre du livre d’Hélène Devynck qui a été violée par PPDA, une journaliste qui a décidé de montrer comment le viol en entreprise est une institution systémique, protégé donc par le système (patriarcal of course) qui ferme si bien les yeux sur ce que subissent les femmes, ici, en tout cas. Car « à partir d’un certain niveau de célébrité, aucun Français n’a jamais été condamné pour des faits de délinquance sexuelle. Jamais. Aucun. » Classé sans suite.
(J’ouvre une parenthèse pour évoquer DSK, mais c’est en Amérique). Et de citer les femmes qui ont eu le courage de porter plainte contre ces personnes connues. Rien. « Le harcèlement prospère parce qu’il est autorisé, parce qu’il indiffère ou qu’il amuse mais aussi, comme le résume […] Jacqueline Rose, parce que le harcèlement sexuel est la performance masculine par excellence, l’acte par lequel un homme vise à convaincre sa cible non seulement qu’il est l’unique détenteur du pouvoir (ce qui est vrai) mais aussi que son pouvoir et sa sexualité sont une seule et même chose. » Sûrement pour cela que PPDA n’a pas nié avoir eu ces relations. Il s’assure juste que la personne est libre (à toutes il demande si elle est en couple). Et qu’elle est disponible.
L’autrice a fouillé un peu partout pour montrer comment se construit et perdure cette violence sur les femmes, pourquoi la plupart ne peut pas se défendre, avec exemple à l’appui de l’effet de sidération, et la complaisance des deux secrétaires qui ne pouvaient vraiment pas ignorer ce qu’il se passait, en cinq minutes pas plus, dans le bureau du boss.
Hélène Devynck a réussi à entrer en contact avec une vingtaine de violées et classées sans suite pour qu’elles témoignent dans ce livre. Toutes racontent la même scène, un viol (sexe, doigts ou fellation pour les malheureuses anorexiques dans la bouche desquelles il éjacule, parfois sous le portrait de sa fille anorexique suicidée). Elle montre que la justice ne répare pas, les classements sans suite étant la règle la plus courante, dissuadant les autres victimes de porter plainte. Ces hommes qui violent, eux, ne le font pas dans l’angoisse, ils font ça tranquillement parce qu’ils le peuvent et qu’ils seront impunis. La journaliste raconte que dans son métier, elle a révélé des scandales de la Vème république et n’a jamais vu l’ombre d’une rétorsion. Ah mais ici, quand il s’agit de viol, les accusés attaquent à leur tour pour diffamation. Elle sait bien que ce livre peut en entraîner car comment prouver qu’elle et toutes les autres)ont été agressées. Aucune ne s’est précipitée chez un médecin ou n’a conservé le sperme (ce qu’avait fait la stagiaire de Clinton, souvenez-vous, mais on est aux Etats-Unis).
On apprend qu’en Australie, respectueuse de la parole des femmes, lorsque l’une d’elle porte plainte pour viol, il est interdit de fouiller son passé et sa vie privé, ce qui signifie qu’aucun comportement de femme ne légitime violence qu’on lui fait subir. Ce qui est très loin de ce qui se passe chez nous puisque la violée à très souvent eu un comportement qui bla bla bla, ce qui fait la part belle aux avocats de l’accusé.
Un fait bizarre aussi est rapporté aussi. Vous imaginez le nombre de lettres qu’a reçues PPDA durant sa carrière, des dizaines de milliers, peut-être plus, mais il a réussi a montrer au juge qui prenait sa déposition des mots, des cartes et des lettres des plaignantes (qui avaient eu besoin de son recours ou avaient dû se plier à des rituels de politesse durant leur collaboration avec lui), qu’il avaient gardées et classées, évidemment/ Mais qui fait ça ? Et pourquoi ? Et comment, dans cette avalanche de paperasse ? En pensant que ça lui servirait au cas où ? Va savoir.
Une dernière chose aussi : une femme, madame K., a réussi, après une bataille de vingt-deux ans, a faire qu’une femme accusée de diffamation peut elle aussi compter sur la présomption d’innocence (je résume, mais c’est extrêmement important pour les victimes).
Ce livre est très riche, prenant, écrit dans l’urgence et ça se ressent. Mais encore une brique ajoutée au mur de l’indifférence du système.
Impunité d’Hélène Devynck, 2022 aux éditions du Seuil. 272 pages, 19 €.
Alors qu’il y en a plein qui se donnent un mal de staffordshire bull terrier pour nous pourrir la vie — je parle bien entendu de ceux qui fustigent les remplisseurs de jerricans, les refuseurs d’obtempérer ou de tempérer même le climat, les réquisitionneurs de tout poil, les footballeurs qui s’en vont marquer ailleurs que dans notre beau pays sentimental, je parle aussi des alouettes qui vont venir harceler les chasseurs pour qu’ils leur tirent dessus alors qu’en même temps le soleil éblouit cruellement leurs yeux injectés du sang de la vigne, des empêcheurs de quaranteneuftroiser en rond alors que qui c’est le chef ici, de ceux qui critiquent l’augmentation de salaire du monsieur de Total qui défie tous les efforts dont ils ne seront jamais récompensés, et les dîners fins de grande tradition française offerts par Wauwau, tout ça et tout le reste — hé bien figurez-vous qu’il y en a certains qui préfèrent gâcher (je n’ai pas dit Gachet, hein) gâcher la vitre blindée d’un tableau de nature morte plutôt que de gâcher la planète et pourtant dieu sait (si, il me l’a dit) que c’est quand même un sacré boulot que de gâcher la Terre. Voilà où on en est, au bord de cette fin de semaine qu’on va arroser ce soir autour d’un pot locaux. Alors tchinons en saluant la théorie du ruissellement qui va peut-être aider à remplir nos nappes.
– PG : Je viens d’avoir Vincent van Gogh au téléphone, franchement lui le truc avec la soupe sur les tournesols, il trouve ça stylé. « A l’époque, j’ai jamais réussi à les échanger contre une soupe ».
– DU : Immense soutien à la vitre de protection du Van Gogh qui doit être traumatisée.
– RP : Toute la team Liebig condamne fermement l’acte de vandalisme commis contre le tableau de Van Gogh. Nos soupes sont avant tout là pour véhiculer des valeurs de tolérance. Signé le service légumes de saison.
– NMB : Tu m’étonnes qu’il va faire chaud la semaine prochaine, ils annoncent jusqu’à 49.3 à Paris.
– PA : Je n’ai rien contre les religions, je dis juste que ça fait quand même beaucoup de guerres et de morts pour savoir qui a le meilleur pote imaginaire !
– CC : Il n’y a plus de voitures neuves, de moutarde, il va falloir pédaler comme des hamsters pour avoir de l’électricité, tu fais dix heures de queue pour avoir de l’essence, les trains arrivent avec trois heures de retard, tu dessines tes timbres à la main et on bute les mésanges à la glu.
– EM : (Edgar Morin) : Le matin je veux rester au lit c’est tout chaud, aussi bon que là où j’étais avant de naître il y a 101 ans et d’où j’ai été expulsé par une force extérieure. Et chaque matin, revient la force extérieure, qui arrache la couverture et me catapulte dans le monde froid.
– BR : Vu que les élèves qui mettent le trouble dans les couloirs refusent de plus en plus d’obtempérer et s’enfuient quand on leur demande leur carnet, il faudra bientôt nous équiper de lassos pour les livrer pieds et poings liés à la vie scolaire…
– MMR : Quand on me dit » je passe te prendre chez toi » j’hésite toujours à savoir si je dois m’habiller ou pas.
– PA : Je me suis inscrit sur Meetic il y a deux heures. J’ai dit que je travaillais chez EDF et que je ne payais pas l’électricité. J’ai déjà reçu plus de 500 messages. Ça marche pour moi.
– OV : Qu’est-ce que je dois faire à votre avis ? Un élève m’affirme qu’il n’a pas fait d’erreur dans sa copie mais qu’il a simplement été « ébloui par le soleil ».
– MPG : « C’est vrai que sur la crise du carburant, on s’est un peu retrouvé en panne sèche d’idées, mais c’est lié à la pénurie de cerveaux au sein du gouvernement. » (Gabriel Attal)
– EL : Les courageux chasseurs virils qui en ont entre les cuisses vont pouvoir à nouveau faire vivre nos traditions, buter ces putains d’alouettes qui sont les meilleurs oiseaux chanteurs. Avec un filet tendu, ce qui est un combat de l’homme contre l’animal, sublime ! Bravo à eux.
– NO : Quand j’ai lu que le gouvernement envisageait la réquisition, j’ai naturellement cru qu’il s’agissait de puiser dans les « profits records » de Total pour améliorer le sort des salariés…
– OR : Mbappé annonce qu’il veut quitter le PSG et aussitôt le gouvernement annonce la réquisition du personnel des dépôts de carburant pour qu’il puisse faire le plein de sa Ferrari, c’est vraiment le gouvernement des super riches !
– PE : Comment en vouloir aux riches de préférer aller acheter leur pain en jet plutôt qu’en voiture, en ces temps où l’essence manque mais pas le kérosène ?
– HD : Afin de limiter les discussions clivantes sur l’actualité du moment, je propose que M’Bappé se mette en ménage avec Annie Ernaux et qu’on mette PPDA à la France insoumise en binôme avec les membres de la commission de purge, et qu’on indexe le cours du PQ sur le baril de brut …
– EL : Est ce vous connaissez un prix Nobel qui a été autant insulté par les illettrés qu’Annie Ernaux ? Tous prix confondus ?
– ADN : Électricité trop chère, les CRS remplacent le taser par des orties.
– DT : Les gens pensaient Covid. Maintenant ils pensent qu’au plein.
– PA : Le plus heureux des hommes sera celui qui terminera l’année avec le plein d’essence, un pot de moutarde, une bouteille d’huile de tournesol, qui n’aura chopé ni le covid ni la grippe ni la gastro et qui aura survécu aux bombes nucléaires de Poutine. Bonne chance !
– MPG : Bruno Le Maire : « Je demande à chaque internaute de s’excuser pour s’être moqué de mon col roulé sur les réseaux sociaux. »
– NA : On imaginait 2022 avec des voitures volantes fonctionnant à la fusion nucléaire. On se retrouve dans un remake de Mad Max.
– ZSG : Laurent Wauquiez mis en cause pour un dîner à 100.000 euros financé par la Région ? Il faut bien avouer aussi à sa décharge que le cours de la pomme de terre s’est envolé.
– DC : On ne dit plus je vais dîner chez Ducasse. On dit je vais dîner avec Wauquiez.
– OB : On m’a raconté une blague sur l’essence, et jerricané.
– MT : Je suis pas moche, j’ai fait le choix de la sobriété esthétique.
– JML : Je ne comprends pas pourquoi des hackers russes s’en prennent à nos hôpitaux alors que le gouvernement s’en occupe tout seul.
– RS : On comprend mieux maintenant pourquoi tous ces gens éblouis par le soleil ratent le cendrier et jettent leur mégot par terre.
– PI : En racontant ma vie de parent j’ai dissuadé involontairement deux femmes d’avoir des enfants. Et toi c’est quoi ton petit geste pour la planète ?
– OM : On n’en peut plus, on est à bout ! Quand est-ce que les salariés vont cesser de bloquer les usines de moutarde ?
– AS : Apparemment, c’est plus facile de discuter avec Poutine qu’avec la CGT.
– EL : Wauquiez, c’est pas le mec qui en a marre de tous ces assistés au RSA qui vivent largement ?? Il vient juste de dépenser deux cents RSA en un repas !
– RS : On voit Goldman à la télé. Je dis à ma fille de 7 ans, « tu sais j’avais toutes ses cassettes“ — “c’est quoi une cassette ? » — “c’est comme un CD mais en plus vieux » — “c’est quoi un CD ? » Je pars pleurer dans le jardin.
– PA : Elle est là, la saison du « Je laisse la porte du four ouverte pendant qu’il refroidit, ça va chauffer l’appart ! ».
– ZSG : Demain je suis invité à un mariage. Pour le cadeau, j’hésite entre un service de table en argent, un jerrican d’essence, une bouteille de gaz ou une paire de moufles.
– VL : Le Van Gogh aspergé de soupe était protégé par une vitre. Donc, aucun tableau innocent n’a été blessé (c’est bon, rassurés ?), et les activistes ont prouvé leur point : les « braves gens » s’indignent environ 10 quadri-zilliards de fois plus pour un tableau que pour le climat.
– GD : Ce qui me fait marrer, c’est que la plupart des gens outrés se seraient moqué des Tournesols alors. Van Gogh était considéré comme un tartouilleur de bas étage par tout le monde à l’époque, sauf son frère et Gachet.
– VI : Si Van Gogh était vivant, les mêmes qui hurlent aujourd’hui à l’art qu’on assassine le traiteraient de fainéant, d’assisté, et exigeraient qu’on lui fasse sauter son RSA. « Payé pour peindre des fleurs ? Et puis quoi encore ?
– FI : Aujourd’hui, alors que le « j’assume » devient synonyme de « je vous emmerde », inquiétons nous.
– JB : J’attends avec impatience la création de l’emoji « Non, mais en réalité c’est beaucoup plus compliqué que ça, et il faut aborder cette problématique sous plusieurs angles, en tenant compte de sa dimension socio-économique ».
Un coup de gueule, ça faisait longtemps. Mais là, ça déborde. Oh c’est juste un tweet* scrollé par hasard, qui parle d’un père, un père magistrat, excusez du peu, pas un sans dents, un cassos, un Insoumis (ha ha), non, le vice-président du tribunal judiciare de Dijon, un type très honorable dans sa belle province — qui propose forcément à ses commensaux de se servir généreusement de moutarde — époux d’une magistrate avec qui il fréquente depuis des années des sites échangistes (chacun fait ce qu’il veut entre adultes consentants, ce n’est pas le propos) sur lesquels il a commis l’acte infâme. Qui concerne sa fille. Et figurez-vous que c’est un client du site échangiste, choqué vraisemblablement par la proposition, qui l’a dénoncé ce chouette papa.
Bien sûr, il y a des dénonciations qui peuvent mettre mal à l’aise, pas toutes, je suis pour #metoo, mais laisser faire sans rien dire, je ne trouve pas que ce soit plus moral, en tout cas, fermer les yeux n’a jamais été efficace. A voir le nombre de personnes condamnées par rapport aux personnes agressées, violées ou tuées, aux enfants surtout qui n’ont pas les mots. A voir le chemin de croix dans lequel s’engagent les plaignant.e.s lorsqu’elles cherchent de l’aide, notamment celle de la police ou de la justice, à savoir que ces personnes sont souvent soupçonnées d’être (un peu ?) responsables de ce qui leur arrive, à avoir vu pleurer des hommes solides comme des rugbymen évoquant les violences d’entraîneurs ou de curés sur leur jeune corps…
à constater comment le silence fait la part belle à la culture du viol et de l’inceste. Le silence est la principale cause de la perdurance de ces crimes.
à entendre les voix adverses, principalement issues du patriarcat, ou de partis radicaux, ou du monde des puissants ou juste de petits phallocrates pas forcément violents qui ne savent peut-être même pas pourquoi on les ennuie avec ça,
à ne pas en croire mes oreilles lorsque Elisabeth Badinter elle-même s’est mise dans le camp des bien-pensants qui s’indignent qu’on se mêle des affaires privées et que, bon sang, les victimes n’ont qu’à « prendre leurs responsabilités », c’est à dire ne pas attendre que la prescription soit effective pour porter plainte. Merde (non elle n’a pas dit merde mais l’a pensé) « mais quand même, dix ans, ce n’est pas si mal ».
se dire que des gens d’importance dans la lutte contre les violences en sont encore à ignorer — alors que c’est dit, su, avéré, raconté, filmé — à ignorer donc le refoulement des événements traumatiques durant souvent plus de dix ans. Qui surgissent brusquement dans la vie brisée des victimes, leur permettant de comprendre pourquoi elles ont été aussi mal toute leur vie,
et de continuer à entendre cette phrase « il faut faire confiance à la justice », seule façon autorisée par ces honnêtes moralisateurs de régler le problème. C’est cela : faire confiance à la machine judiciaire tellement dégradée qu’il faut attendre des mois, voire des années son jugement. Et encore à condition que l’accusé présumé innocent ne fasse pas appel, ce qui décale d’autant l’éventuelle condamnation, remet tout en cause, laisse le crime impuni pour encore combien de temps…
et puis savoir que si tu es plaignant.e, si le présumé innocent (quand je pense que PPDA, après 90 récits de viols à ce jour est malgré tout présumé innocent) a les moyens de démolir ta vie avec ses trois avocats stars, de mettre en pièce ton intimité comme ton corps l’a été, de faire douter la partie adverse sur ta moralité,
c’est la colère alors, la rage, l’indignation.
Tout ça parce que j’ai eu connaissance d’un fait qui montre bien comment marche « la justice de notre pays de droit » comme ils disent, à qui il faut faire confiance. Même si l’accusé est immonde. Voici le fait :
Un magistrat de Dijon, il s’appelle Olivier Bailly, offrait sa fille de 12 ans à qui voulait bien sur des sites coquins. En 2019 et 2020. En première instance, en mars 22 (donc deux ans après la dénonciation) il avait pris deux ans de prison, dont un ferme. Je le redis : pour avoir proposé à des hommes d’avoir des relations sexuelles avec sa fille de 12 ans. Pas cher payé. Et fin septembre, ce magistrat bon père de famille voit sa peine allégée par la cour d’appel de Besançon. Il ne fera finalement que du sursis.
Il y a très peu d’article, la presse n’en parle pas beaucoup. Vérifiez sur le net, vous verrez. Donc, mis en examen en 2020. Puis appel et hop, allègement de la peine. Des juges très cléments pour leur pote car l’art. 227-2 du Code pénal prévoit que « Le fait de favoriser ou de tenter de favoriser la corruption d’un mineur est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. »
Je relis l’article du Monde, car ce n’est pas tout : il a proposé sa fille de 12 ans sur des sites libertins pendant neuf mois. Pas une petite fois comme ça, en passant, pour être chouette avec un pote désireux de bouffer de la chair fraîche et à l’origine garantie. Oui mais c’était mon enfant, je suis son père, elle m’appartient, j’en fais ce que je veux, ça ne regarde personne. Mais il ne proposait pas que des rapports sexuels. Tant qu’à faire dans le trash, dans le monstrueux, on va pas se contenter de caresser son minou, ah non, il y a des truc plus marrants à faire, l’agresser par exemple, lui faire du mal comme vous voulez, comme vous le sentez, c’est vous le mec bon dieu ! Si vous trouvez que j’exagère, lisez ses verbatims ci-dessous qui sont à gerber, mais comment peut-on demander à des mecs de faire ça non seulement à son enfant, mais à n’importe quel enfant, à n’importe quelle personne. C’est tellement immonde.
Quelques verbatims :
«Tu vas la forcer» répétait le magistrat à ses interlocuteurs. Il leur suggérait qu’elle soit «humiliée», qu’ils urinent sur elle, qu’ils s’y prennent à «plusieurs», voire qu’ils la mettent dans un «réseau de pédo».* Dans ce dossier, Médiapart précise qu’aucun interlocuteur d’Olivier Bailly n’a été inquiété. Aucun de ces hommes ne sera mis en cause durant la procédure. «Une occasion manquée», regrette l’avocate de l’association Agir contre la prostitution des enfants. Il est vrai qu’il n’y a pas eu, heureusement, de passage à l’acte. Ça n’excuse rien.
Et sinon, heu… Ah si. Ce brave homme, bon époux, magistrat important, people respecté dans sa ville, a deux autres enfants, par contre, il n’a plus le droit d’exercer (ça c’était avant l’appel). Il ne doit plus approcher de mineurs pendant dix ans. Mais il habite toujours sa maison avec ses enfants !!! Oui, bon on ne va tout de même pas priver ce notable de son petit confort de vie. Et c’est-y pas drôle ça, qu’il ne soit même pas déchu de son autorité parentale ?
Sinon, comment vit la jeune fille ? Oh, elle n’a pas à se plaindre, elle aurait dû recevoir 5000 balles de dommages et intérêts, en première instance, notez, mais peut-être qu’après l’appel, cette somme a été négociée à la baisse ou purement et simplement annulée. Et les deux autres enfants, et sa femme, et son entourage ? Il va encore acheter son journal sans se cacher ? On lui donne toujours du mon cher confrère s’il va jouer au golf ? Je m’interroge.
Ah j’oubliais son avocate, une femme donc, Pauline Neveu (est-elle maman ?) qui avait alors, en mars, plaidé sa relaxe. Vous me direz, c’est son boulot.
Alors oui, assaillants divers, harceleurs, violeurs, qu’avez vous à craindre de la justice de notre pays de droit, dont certains justiciables d’ailleurs se trouvent parmi les hautes instances de notre pays. Hé bien continuons à lui faire confiance.
Il y a quand même des problèmes qui fâchent dans l’actu de cette semaine. Je ne dis pas que tout va mal, la preuve, tout va bien, notre compteur Linky s’occupe de nous chauffer (les glandes), il n’y a pas de pénurie aux pompes (dans le Q), les smicards vont pouvoir se payer grave du bon temps, et puis notre gouvernement penche vers l’honnêteté en nous affirmant que les Kohler, Dupont-Moretti et autres mis en examen ou du moins présumés innocents des viols qu’ils ont commis sont des gens probes, propres, de bons éléments macaroniques (mon correcteur est un petit rigolo) à qui on peut faire confiance, donc de quoi se plaint-on ? Ah bah voilà, y a une bonne femme très chiante qui a volé le prix Nobel à plein de types vachement bien, la bonne femme qui fait rien que d’écrire sur la cause des femmes (la cause des femmes !!! mais quelle cause ? Qu’elles causent et arrêtent avec ça) et la cause des salauds de pauvres qui n’auraient pas les mêmes chances que les salauds de riches. Franchement, on marche sur la tête de nœud, là. A la niche, les meufs, merde quoi ! Qu’elles nous laissent trinquer tranquille entre potes décontractés du gland ! Donc tchin tchin, dearest friends de mes deux !
– GI : Si vous avez des problèmes d’insomnie, au lieu de compter les moutons, essayez de trouver le nombre de mis en examen de la Macronie…
– OK : Lundi matin : — T’as fait quoi ce weekend ? — J’ai fait le plein.
– GD : Avec les larmes de la fachosphère sur le prix Nobel d’Annie Ernaux aujourd’hui, on pourrait refroidir tout le parc nucléaire français pour des années.
– GL : Ernaux, ça vous cloue le Houellebecq.
– NA : Nobel : on peut dire que Michel Houellebecq l’a dans la dernière lettre de son nom.
– CC : C’est super pour Annie Ernaux mais aux states Joyce Carol Oates commence à s’impatienter donc cette année en signe de bouderie elle n’écrira que sept livres en trois mois
– RT : Je comprends toujours pas pourquoi LREM s’est rebaptisé « Renaissance » et pas « Présomption d’innocence »
– MPG : Elisabeth Borne : « Je tiens à rassurer les Français, s’il y a un risque de coupures d’eau ou d’électricité cet hiver, il n’y a pas de risque de coupures de dividendes pour les actionnaires. »
– JLL : Il n’y a pas que dans la nature qu’il y a des espèces en voie de disparition, j’ai remarqué qu’il y en a aussi dans beaucoup de portefeuilles.
– PR : Je me ferais bien une prise illégale d’intérêts vite faite, avec un peu de trafic d’influence. Mais personne ne me le propose. La vie est trop injuste. C’est toujours les mêmes qui profitent des bons plans.
– MA : Dupond-Moretti trouve qu’il est légitime à son poste parce qu’il garde la confiance de Macron et Borne. Ça fait deux Français sur 67 millions. En monarchie, ça irait mais en démocratie ça fait court…
– MPG : Bruno Le Maire annonce la nationalisation du groupe Damart « pour répondre aux enjeux climatiques et énergétiques actuels. »
– RT : Je vois les macronistes mettre des cols roulés, du coup j’en déduis que les tribunaux ne seront pas chauffés cet hiver.
– MPG : Remaniement ministériel : Gilles Le Gendre est nommé secrétaire d’Etat à l’électroménager.
– MPG : Agnès Pannier-Runacher : « Avec le chèque étendoir de dix euros, chaque Français pourra faire sécher son linge de manière écologique. »
– EB : Les Émirats Arabes Unis organiseront la 111e édition du Tour de France, en 2024. Pour la première fois depuis sa création, le Tour de France se déroulera intégralement dans un pays étranger.
– CH : Je pense toujours que la lettre de motivation c’est le truc le plus humiliant de notre société moderne : on doit jouer aux saltimbanques pour caricaturer l’idée qu’on va adorer le boulot pour faire plaisir au patron alors qu’on veut juste réussir a payer nos factures.
– GE : Aurore Berger « Je ne pense pas que l’augmentation du SMIC rende service aux salariés ». Je propose que Aurore Berger touche le SMIC pour lui rendre service.
– MGC : L’Arabie saoudite désignée pour accueillir les Jeux asiatiques d’hiver en 2029. Marseille désignée pour accueillir les Journées Mondiales de la Courtoisie au volant.
– NA : Éric Dupond-Moretti : je réponds quoi aux journalistes qui me questionneront sur mon renvoi devant la Cour de justice de la République ? McKinsey : Gardez le silence et portez un col roulé.
– OM : « Dupond-Moretti et Kohler maintenus : Véran appelle à ne pas « confondre mise en examen et condamnation ». Je crois qu’il est en train de confondre « nous prendre pour des cons » et « nous prendre pour des cons ».
– NA : Comme Dupont-Moretii et Kohler, je fais le choix de la sobriété éthique.
– PA : A cause du prix du gaz, le tarif des crémations risque d’augmenter de 40% en 2023. Faites vous incinérer dès maintenant !
– NA : J’ai rempli dix jerricanes d’essence et j’en ai profité pour vider le rayon PQ du supermarché parce que si tout le monde fait comme moi, on va en chier.
– CC : Dans Le Parisien, au procès pour emploi fictif de Jean-Chistophe Lagarde, l’audition de Belle-Maman est terrible : la voix bredouillante, elle a justifié ses 39 000€ d’indemnités « en parlant de son étude des sommaires des journaux en allant au bar-tabac ».
– MPG : Suite à ses signes ésotériques à l’assemblée nationale, Sandrine Rousseau sera brûlée pour « crime de sorcellerie » en place de Grève samedi 8 octobre 2022.
– NA : Mon compteur Linky a changé ma serrure et refuse de me laisser entrer parce que mon ballon d’eau chaude est resté allumé toute la nuit.
– DC : Les publicités lumineuses interdites entre 1 heure et 6 heures partout en France (le Monde). Fin du gag.
– DE : Les éléphants du PS y vont tous de leur tweet pour refuser de marcher le 16 octobre prochain. Je les comprends et je trouve ça plutôt logique, ça pourrait laisser penser qu’ils sont de gauche ! T’imagines !!!?
– DC : Pour Macron, tout est bon pour garder ses mis en examen : « Alexis Kohler ne démissionnera pas, c’est un mec bien, il se lave bien les mains après être allé aux toilettes ».
– DA : C’est marran,t les groupes WhatsApp de flics racistes ça fait vachement moins de bruit que les groupes WhatsApp de meufs qui se préviennent des mecs violents.
– MPG : Christophe Béchu : « Rien n’est plus fatigant que de remettre perpétuellement à plus tard un travail pas commencé. »
– DC : — Mais comment as-tu trouvé le temps d’écrire ce gros bouquin ? — Bêtement, en allant faire de l’essence.
– CD : Conseil aux hommes frileux : maquez-vous avec une fraîchement ménopausée. Vous bénéficierez de ses bouffées de chaleur à chaque câlin.
– ME : Punaise, je viens de m’apercevoir que la température chez moi est remontée à 21°C. J’allume tout de suite la clim pour redescendre à 19° comme me l’a demandé Macron notre guide.
J’avais tellement apprécié l’énorme ouvrage de Grégoire Bouillier sur Le Dossier M, une histoire d’amour perdu qui lui était arrivée et qu’il contait en 1800 pages environ (voir ici) (en deux tomes. Existe en poche en trois tomes je crois), je ne me suis pas laissée impressionner par les presque mille pages de son dernier livre Le Cœur ne cède pas où il enquête comme un fou sur Marcelle Pichon, une femme qui a décidé de se laisser mourir de faim (j’avais écrit « de fin ») et a tenu son journal d’agonie. C’est un info entendue à la radio en 84 qui l’a obsédé un temps, puis qui s’est réactivée en 2017 lorsqu’un voisin de table lui en a reparlé.
Quand Grégoire Bouillier enquête sur quelque chose (ici, il s’invente en détective avec Penny, son assistante futée), il ne lâche pas le morceau, il va jusqu’aux moindres détails de la vie de la personne, de celle de ses aïeux, il fouille son arbre généalogique, visite une multitude de cimetières pour retrouver sa tombe, épluche toutes les archives, lit des documents qui contextualisent la vie de cette femme, etc. Ce faisant, il nous explique aussi ses états d’âme concomitants à sa recherche qui lui apporte aussi nombre de coïncidences sur son propre parcours. Et ce n’est pas le moins intéressant de ce livre. Le fait qu’il ait découvert, par exemple, qu’il n’est pas le fils de son père mais d’un interne algérien avec lequel avait couché sa mère alors qu’elle avait rejoint son époux conscrit pendant la guerre d’Algérie.
Il nous livre aussi, grâce à son assistance qui n’a pas les pieds dans le même sabot, des tas d’informations sur la faim, et tout ce que l’être humain était capable de faire pour la calmer jusqu’à perdre son humanité durant les disettes.
Marcelle Pichon morte à soixante-cinq ans était deux fois divorcée et avait deux enfants qui, il faut croire, ne s’inquiétaient pas vraiment pour elle car, après un jeûne de quarante-cinq jours, son corps momifié n’a été découvert à son domicile qu’au bout de dix mois. Elle fut mannequin-vedette chez Jacques Fath sous le nom de Florence.
Bouillier il peine à avancer car cette femme s’est tout simplement rayée de la surface de la terre. Sauf qu’elle a répondu à une annonce pour paraître dans une émission télé d’Anna Gaillard sur les divorcés, c’était très peu de temps avant le début de son jeûne et on peut la voir et l’entendre, souffrant de sa solitude. Il ne trouve pas sa trace chez le couturier Jacques Fath, elle n’est ni sur les listes ni sur les photos et ceci l’amène à nous renseigner sur ce couturier qui fut le rival de Coco Chanel dans les années 40 mais mourut très jeune. Il nous dresse le portrait des mannequins de l’époque qui n’ont pas l’aura des célébrités d’après, mal rémunérées, considérées comme des objets de peu d’importance et pourtant invitées partout afin de porter les tenues de couture pour les riches clients internationaux.
Il nous tarde de rencontrer la Pichon, on avance et il nous raconte ce qu’il imagine de cette femme, privée de sa mère qui l’a abandonnée au père, coiffeur rapiat mais pas plus méchant que ça, cette femme très belle qui plaît beaucoup. Il en apprend plus grâce à Paris-Match qui documenta sur elle après sa mort, photos et quelques témoignages à l’appui.
Grâce à des petits hasards, il suivra une trace imprécise — ce qui lui permet, inopinément, de suivre la sienne propre et de déterrer des pans de sa vie qu’il avait enfouis, à cause desquels il s’était bien fêlé. Pour en savoir plus sur Marcelle Pichon, il a fait appel à diverses sciences parfois occultes, graphologie, morphopsychologie, voyante, magnétiseuse et même psychiatre. Puis s’aperçoit que Marcelle P. n’est pas précisément le sujet de son enquête. « Depuis le début, il ne s’agissait que d’une chose : transformer l’impossible désir de savoir qui était Marcelle Pichon en possible désir d’écrire sur elle ». Objectif réussi.
Ce livre, ce récit, et sa masse d’infos et de farfouillage opiniâtre et méticuleux, est littéralement passionnant. Bouillier écrit d’une belle façon et nous entraîne, dans chaque voyage du temps ou de l’espace de cette œuvre avec une telle grâce que nous ne pouvons éviter de le suivre dans ses méandres. Je ne dis pas que je n’ai pas lu en diagonales quelques passages comme un rêve qu’il fait sur le père de Marcelle et qu’il développe sur plusieurs pages (je déteste les rêves racontés dans les livres et les plans de brossage de dents dans les films), ou sur les similitudes qu’il trouve avec des films qu’il nous raconte par le menu, mais dans l’ensemble, c’est formidable d’érudition, de ravissement, de rapprochements. « Malgré quelques longueurs – inévitables quand on tient à rendre compte de toutes les facettes de la réalité investiguée… » écrit le critique du Monde.
En plus, en plus !!! comme si ce n’était pas assez, il nous offre un site foisonnant (voir image ci-dessous ou lien ici) dédié au livre avec une foule d’entrées où sont posés tous les documents, photos, émissions et journaux TV, sa propre analyse ADN qui va lui permettre d’enfin parler à son très vieux père avec lequel il n’a pratiquement jamais échangé…
La fin est inattendue, vraiment. Peut-être préparera-t-il un nouveau récit à partir de ce qu’il a découvert. Mystère…
Le cœur ne cède pas par Grégoire Bouillier. 2022 aux Editions Flammarion. 904 pages, 26 €
Je ne dis pas que ces 600èmes Fessebouqueries sont les plus hilarantes, je dis juste que mes zygomatiques m’ont fait une petite crise de froncements de soucis devant la connerie générale qui va accompagner la fin imminente de notre civilisation après les Mayas et les Paztèques dont se fichent éperdument nos petits chefaillons qui ne pensent qu’à annexer, faire bosser, violer, dérégler le temps… tout est tellement grotesque, un imam qu’on attrape pour le relâcher plus loin, des gens qui élisent des fachas, féminin de fachos, des ministres qui font semblant qu’ils vont avoir froid dans leurs bureaux et voitures climatisés, des jets privés en pagaille pour bouffer du foot au désert, des boulots (bulots ?) créés pour des potes à Macron, on court vers le délétère, on y court ventre à terre, attention ! Néanmoins on ne rate pas l’heure de l’apéro. Tchin tchin !
(Oui, ma télé-teuf pour cette six centième, on va y venir, comme disent les journaleux, c’est cidsou, onc’ picsou.)
– NA : — Ça te dit un dernier verre chez moi ? — Il se fait tard, je dois rentrer. — J’ai un radiateur. — Ok, je monte mais pas plus de 6 mois.
– OR : Quand tu penses à tout le temps qu’à mis la Grande Bretagne à sortir de l’Union Européenne, elle aurait demandé son rattachement à la Russie, c’était plié en 24 heures !
– BE : À Dubai, tu peux louer un chalet chauffé qui se situe à l’intérieur d’une piste de ski réfrigérée à moins 10 degrés, elle-même intégrée dans un centre commercial climatisé, lui-même construit dans le désert. Et nous, on hésite à allumer la chaudière.
– EB : Camaïeu et Coolio qui disparaissent. Sale temps pour les voyelles.
– JD : je sais pas comment Sandrousseau elle tient. Comment elle a pas envie de dire « oh et puis merde vous me faites tous chier, je vais mater des séries sur Netflix toute la journée, vous êtes tous trop cons. »
– FU : Surprise dans le Donbass : les habitants de la région occupée par la Russie ont eux aussi dit non à la réforme des retraites voulue par Macron et le gouvernement français.
– JB : Plus que 1706 dodos avant la fin du quinquennat Macron.
– NP : Pour éviter toute contestation les urnes des « référendums » russes ont été scellées avant le début du vote. Et elles seront jetées sans être ouvertes.
– PPL : “On est des femmes très jeunes, très fines, très maigres. Il nous parle de sa fille Solenn qui souffrait d’anorexie et qui s’est suicidée. A chaque fois, il nous dit qu’on lui fait penser à sa fille qui s’est suicidée et il nous agresse sexuellement”.
– JPT : Avez-vous remarqué ? Cadavre, corbillard, commémoration, cimetière, cérémonie, cercueil, crémation, catafalque… Tous ces mots commencent par décès.
– FU : Racisme : Dans un zoo de Madrid, un match de foot est arrêté après que des singes ont mimé des voix humaines pour moquer un gorille albinos, gardien de l’équipe adverse.
– NP : « Participer ne signifie pas cautionner d’après la FFF. » Ben oui c’est évident. D’ailleurs tu peux très bien participer à un braquage sans cautionner. Ou participer à un viol mais sans cautionner. Non ? Franchement j’ai déjà lu des trucs très cons depuis que je suis sur Twitter. Mais rarement des trucs aussi cons que ça.
– PA : Vous pouvez dire ce que vous voulez, mais pour moi, Nadal est le meilleur footballeur du Tour de France.
– DC : Le Qatar ne pourra pas accueillir tous les supporters attendus pour la Coupe du monde. OUAIS !!!! Alors, il va mettre en place des navettes en avion pour les personnes résidant dans les pays voisins. Plus de 160 vols par jour sont prévus. Fin du gag.
– DB : L’ex-préfet Didier Lallemant nommé secrétaire général de la mer. De la mer… Méditerranée notamment ? Et c’est quoi sa mission, au juste ? Empêcher tout éventuel migrant économique, climatique ou politique de poser un pied sur le sol français ? Effacer toute trace de ces dizaines de milliers de malheureux qui ont péri en tentant de rejoindre l’Europe sur des embarcations de fortune ?
– PI : *kchhhh* ici Didier ici Didier, un banc de poissons a été repéré au kilomètre 13, dispersez les belligérants, usez de tous les moyens à votre disposition *kchhhh over*
– GD : In French, we do not say « pantoufler dans l’administration », we say « être nommé secrétaire général de la Mer » and I think it’s beautiful.
– CC : Castaner au conseil de surveillance du port de Marseille. Parce que c’est quoi les compétences de Castaner ? Je veux dire au-delà d’être un professionnel de la politique et de savoir doser son eau dans le pastis ? Certes avant beaucoup il a compris qu’il devait sucer la roue de Macron mais c’est un peu léger nan ? Nan. Ok.
– DC : Castaner au conseil de surveillance du port de Marseille, Lallemant secrétaire général de la mer … La mer n’a pas assez de déchets comme ça ?
– RR : Après le Covid, la peste brune. Italie, Honte et colère.
– MK : Passer des euros à des lires. Quitter les heureux pour le délire. L’Italie ne me botte plus.
– NA : « J’ai allumé le chauffage » is the new « je sirote du champagne sur la banquette arrière de ma Rolls ».
– GP : Y avait déjà de l’eau dans le gaz entre l’Europe et la Russie maintenant y a du gaz dans l’eau.
– FP : Ce matin, j’ai écouté Elisabeth Badinter et je n’aurais pas dû.
– OR : Je viens d’organiser un vote dans notre immeuble haussmannien du Neuvième pour notre rattachement à la Russie. J’ai les noms des voisins qui ont voté contre. Il y a un cinq pièces et un studio qui se libèrent bientôt, si vous êtes intéressés…
– VE : Lave toi les mains , baisse ton chauffage, bois ton café assis debout couché, met un col roulé…depuis trois ans j’ai l’impression d’être dans un camp disciplinaire pour ados.
– RDB : J’allais fermer les volets pour garder la chaleur à l’intérieur mais aucun ministre n’a rien dit à ce sujet alors je sais pas j’ai paniqué, j’ai ouvert les fenêtres.
– NMB : Bruno Le Maire en col roulé, Elisabeth Borne en doudoune, à ce rythme là, le prochain conseil des ministres va ressembler à une assemblée générale de zadistes, Darmanin va bégayer sévère pour ne pas balancer des lacrymos.
– AP : TotalEnergies va verser à ses actionnaires un acompte sur dividende exceptionnel de 2,62 milliards d’euros. Sinon ça va vous, la fin de l’abondance ?
– NA : Je viens de prendre ma température. Eh oh, les organes internes, ça va on vous dérange pas ? 37ºC ! Vous avez cru que c’était Versailles ici ?
– PI : On se sent pas du tout pris pour des cons hein, dirigés que nous sommes par des gens qui nous suggèrent de nous habiller plus chaudement l’hiver.?
– FU : Moins de 24h après son élection, Meloni envoie des troupes à la frontière française pour préparer une action militaire visant l’annexion du comté de Nice…
– RP : N’oubliez pas de laisser allumée votre télé toute la journée pour savoir quand il faut l’éteindre.
– JB : Le col roulé : l’astuce sobriété pour tenir le cou cet hiver.
– DC : Il eût été préférable que le test de destruction d’un astéroïde menaçant la terre fût réalisé sur l’astéroïde Poutine. C’eût été tellement plus salutaire ! (salut terre ?)
– CC : Donc l’imam bidule vient d’être arrêté en Belgique, ils vont nous le refourguer pour qu’on puisse l’expulser ? J’ai bon ?
– BR : Imagine : tu gagnes à peine 450 000 euros par an et en plus ton boulot est emmerdant !
– LO : Le ministère de l’Économie a réclamé l’accès à toutes les transactions bancaires des Français. Les mêmes qui claironnent « secret bancaire !! » quand on leur réclame des comptes sur l’évasion fiscale. Merveilleux.
– SG : L’imam expulsable qui s’était auto-expulsé va pouvoir être expulsé pour être réexpulsé. Comme au début mais en plus cher.
– NMB : Je ne dis pas que les commémorations étaient longues, je dis juste que j’étais en short quand la Reine est décédée et que là, je suis enroulé dans un plaid au moment de l’inhumation.
IMPORTANTE NB : A l’occasion de ces 600èmes Fessebouqueries, j’avais évoqué une téléteuf avec vous, très chers souteneurs/euses. J’ai regardé alors qui m’avait liké la semaine dernière. Le score est lamentable ! Minable ! Calamiteux ! Nan mais franchement, ça vous briserait l’index de me liker pour tout le mal que je me donne ? Ça vous gâcherait la journée d’encourager une pauvre employée bénévole du rire d’un petit pouce levé ou autre émoticône reflétant votre sentiment face à la (parfois) bêtise humaine que je vais pêcher au fin fond de la lie inhumaine sous votre regard encore plus indifférent que celui du blofish (photo) qui lui, du fin fond des océans, se demande qui nous sommes pour nous permettre de venir le déranger. Ho, hé, hein ? Bon…
L’autrice Brigitte Giraud attribue la citation Vivre vite mourir jeune à Lou Reed. Peut-être ajoute t-elle. Elle a intitulé son dernier opus Vivre vite. Ce n’est pas un roman, loin s’en faut, c’est une blessure non cicatrisée après vingt ans. C’est ce qui n’aurait jamais dû arriver à son homme — accident mortel à moto — si ceci et puis si cela et puis si encore etc.
La construction du récit me rappelle le superbe film de Dominique Moll La Nuit du 12 où il relate la vaine enquête de la police pour retrouver l’homme qui a tué une jeune fille en la brûlant vive. Dès le début, une voix dit qu’on ne l’a jamais retrouvé, mais à chaque nouvel élément, le suspens est là, nous croyons que l’assassin sera arrêté. Et puis non. Dans ce livre, c’est un peu pareil. Brigitte Giraud liste tous les faits qui auraient pu éviter la tragédie, des choses que normalement on ne fait jamais, ou n’ont pas de raison de se faire, et les décortique minutieusement jusqu’à ce qu’on comprenne, comme elle, que ce qui est fait est fait.
Mais reprenons cet énorme drame : Le couple, qui a un garçon de sept ans, décide d’acheter une maison, avec un jardin, une pièce qui puisse servir de bureau à l’autrice déjà écrivaine, et surtout un garage pour la moto du mari. C’est un motard passionné mais qui sait rester prudent. Le propriétaire de la maison accepte de leur donner les clés deux jours avant la signature. De plus, le frère de Brigitte part en vacances et cherche un lieu où enfermer sa précieuse 900 Honda CBR Fireblade, une moto tellement démoniaque (tous les détails techniques sont dans le livre) qu’elle a été interdite au Japon mais que l’Union Européenne a accepté de commercialiser malgré les accidents*. Et les autres nombreux autres petits (ou pas, comme la transgression qui a poussé Claude à utiliser cet engin sans autorisation de son beau-frère ni assurance spécifique qu’il aurait fallu prendre) faits sont relatés ici qui ont conduit l’homme à la mort. Des choses avec ou sans importance : un coup de fil à la mère, l’oubli de prendre les billets dans un DAB, l’accident de Stephen King, l’écoute d’une musique plutôt qu’un autre etc.
Le pire, c’est que l’écrivaine était à Paris pour un rendez-vous littéraire et n’a pas non plus donné le coup de fil disant à Claude de ne pas aller chercher le gamin à l’école. Et explique pourquoi elle n’a pas passé le coup de fil, une raison réellement stupide.
Donc, la maison était encore vierge d’habitation quand Claude est mort. On imagine (ce n’est pas dans le livre) l’installation de cette femme brutalement veuve, avec un petit garçon, devant investir un lieu de rêve, leur avenir, leurs projets, leur amour et peut-être un autre enfant. Seule définitivement. L’horrible étant que cette maison va être démolie pour un plan d’urbanisation quelconque.
Ce livre n’est pas romantico-pleurnichard, c’est juste moi. Il nous montre la fragilité de la vie. A quoi ça tient, tout ça. Quel en est le sens. Pourquoi. On s’interroge même sur toutes ces morts que nous n’avons pas vécues car il n’y a pas eu ces petits grains de sable dans le déroulement de notre existence. C’est un livre minutieux, intelligent qui nous donne terriblement envie de rewinder les faits pour que Claude ne soit pas tombé inutilement, connement, gratuitement. Superbe
Vivre Vite de Brigitte Giraud. 2020 aux éditions Flammarion. 208 pages, 20 €.
Lionel Duroy est un écrivain dont j’adore les autofictions. Je les suis depuis qu’il a raconté son incroyable enfance avec ses dix frères et sœurs auprès de parents d’une inconsciente indignité. C’était dans Le chagrin. Puis j’ai lu ses histoires d’amour, en général rutilantes au début puis complètement navrantes ensuite, l’entamant physiquement de façon sérieuse. Et ses problèmes avec son fils aussi. Maintenant qu’il a atteint soixante-dix ans et qu’il pense avoir tout raconté, il se décide à aller mourir au loin, comme un vieil indien, ou un éléphant hors d’âge. Il appelle son livre Disparaître. Et devinez comment il envisage de partir ? En vélo.
Le vélo, cela fait cinquante ans qu’il le pratique. Aujourd’hui, il habite au pied du mont Ventoux, c’est peu dire et il fait régulièrement ses soixante-dix kilomètres par jour. Sur de magnifiques ou luxueuses montures ultra-légères. Et voilà t-il pas qu’il a pour projet de pédaler jusqu’à Stalingrad (qui s’appelle autrement, c’est pour mieux comprendre, dit-il). Pour cela, ses beaux engins en titane ne seront d’aucune utilité. Alors il ressort son vieux Singer, un truc bien costaud, bien utile, où il peut accrocher tout plein de sacoches. Car il a besoin de tas de choses, pour son voyage : matos de camping, tente, petit réchaud et tout le bazar. Il lui faut aussi toute la techno du web et de l’écriture car il a pris contrat avec son éditeur pour lui envoyer son œuvre au fur et à mesure. Deux livres aussi, très importants pour lui car il va aller sur les traces de ceux qui les ont écrits, là-bas à l’est. Une liseuse, quand même et je se sais plus quoi. Au total, 75 kilos ! Quand il grimpe dessus pour tester si ça marche, il se casse la figure. Trop lourd. Puis suivent diverses avaries. Bon, je ne vous en dis pas plus, mais il part quand même, en automne, saison tardive qui le mènera sous la pluie et dans le froid. Tout ça, c’est la deuxième partie du livre.
la première partie est le récit extrêmement vivant et bien écrit d’un dimanche avant son départ où il a réuni ses quatre enfants (de deux lits différents) dans une brasserie du 13ème où il avait coutume d’aller. C’est très rare d’avoir réussi à les réunir mais ce n’est pas facile pour lui car ils ont tous des griefs envers lui plus ou moins prégnants, les uns attaquant ou défendant les autres, ce qui génère des bagarres verbales et fait renaître une mer de ressentiments. Bien sûr, il passe pour un fou en leur racontant son projet, mais il tient bon.
Livre très plaisant quand on aime cet écrivain, j’ignore si la première partie où sont relatés les « exploits » de son passé et de ses aventures maritales et sentimentales est intéressante pour les néophytes. En tout cas, ça m’a beaucoup plu, à part quelques petites longueurs historiques sur les traces de ses deux écrivains de prédilection… En tout cas, il n’est pas mort dans un fossé comme il le projetait. Je ne spoile pas, on l’aurait su très vite s’il avait succombé !
Disparaître de Lionel Duroy. 2022 aux éditions Mialet Barrault. 292 pages, 20 €
Cette semaine, appelée semaine de la gifle, m’emmerde car j’avais fini par savoir écrire Quatennens que j’écrivais Quatremains avant — vous me direz que pour filer des baffes, quatre mains valent mieux que deux — et voilà que je n’aurai peut-être plus l’occasion de l’écrire, bref, tel qui roux vendredi…, les roux pètent chaud, le cinquième roux du carrosse, et autres jeux de mots ne sauront avoir cours dans cette rubrique de haute tenue que sont mes Fessebouqueries, je vous signale en passant qu’on en sera à la 600ème la semaine prochaine et que je ferai peut-être une téléfête avec un télépot en cet honneur. Sans jets privés dans mon jardin et gardes du corps disséminés dans mes fusains, le gouv’ pourra être heureux de voir comme on est sobre ! Pas de chasseurs conviés non plus, trop peur qu’ils nous dézinguent, nous prenant pour de sales gauchistes (que je suis, ça ne vous aura pas échappé) mais pas de niqab, burqini, cornettes et autres signes de soumission à une quelconque religion machiste s’il vous pléonasme. Le reste, bah oui, Poutine, Charles III que je n’inviterai pas non plus pour un problème de type grec, c’est du Godard qui ne disait pas que des conneries mais on ne comprenait pas tout… Donc voilà une semaine qui prend ses cliques et surtout ses claques alors qu’une autre se pointe qu’on espère plus allègre, un verre à la main, en tchin-tchinant avec le verre de la charmante personne à nos côté. Ou des charm…. etc.
– CC : Chez LFI, ils auraient dû prévoir un roux de secours !
– LE : On retiendra de cette affaire Quatennens que dire la vérité n’est pas une chose à faire en politique, mieux vaut nier les faits et se terrer dans le mensonge comme Darmanin, Abad, et tous les violeurs, pédophiles, agresseurs sexuels et harceleurs du parti RENAISSANCE.
– OR : Toutes ces affaires de harcèlement visant à discréditer l’élite de la gauche… Je me demande si on ne nous prépare pas le retour de DSK pour 2027.
– JPT : Le nouveau slogan de la NUPES : « T’ar ta gueule à l’Assemblée ! »
– DT : Adrien Quatennens et Bertrand Cantat ont apparemment comme groupe préféré Supertramp. Depuis Adrien a pris ses clics et ses claques.
– JNP : Adrien n´a donc pas supporté que sa femme ne soit pas soumise.
– PA : DEVINETTE : Pourquoi on ne prend pas Charles III au sérieux ? Parce que ça fait trop longtemps que Charles attend.
– TL : Aujourd’hui c’est l’ouverture officielle du tir au cycliste / jogger, dans l’espace public forestier. Profitez bien !
– NMB : Je ne dis pas que ça s’est rafraîchi, je dis juste que je viens de croiser un moustique avec un col roulé.
– CEMT : L’enterrement d’Elizabeth II. Temps réel : 4 heures. Temps ressenti : Environ 4 fois son règne.
– OR : À l’issue de la cérémonie des obsèques, Charles III a déclaré avec satisfaction: “C’était encore mieux que pour Diana.”
– FDV : N’empêche, Emmanuel Macron est le seul mec que je connaisse à mettre des lunettes de soleil à Londres, évidemment très connue pour son soleil éclatant.
– JFJ : — Les pub lumineuses? « C’est rien en mégawatt » — Les jets privés? « A côté de la plaque » — La rénovation des logements ? On fait déjà notre possible » — La 5G ? « On n’est pas des Amish ». A un moment il va falloir nous expliquer où le gouvernement va les trouver ses économies d’énergie.
– MED : Agnès Pannier-Runacher : « Si votre frigo est vide à la fin du mois, autant le débrancher pour faire des économies d’énergie. »
– MED : Christophe Béchu : « En respirant une fois sur deux, on pourrait diminuer par deux les émissions de CO2. »
– HU : Le gouvernement s’apprête à interdire le célibat durant l’hiver pour réduire la consommation énergétique : « Dépêchez-vous de trouver un.e partenaire, sans quoi l’ademe vous en affectera un.e, sur la base de critères géographiques », annonce Elisabeth Borne.
– JM : On peut quand même souligner le savoir-vivre de Vladimir Poutine qui a attendu la fin des obsèques de la reine pour nous dire qu’il allait tous nous terminer à l’ogive nucléaire.
– FR (Ruffin) : Pour la solidarité nationale, Bernard Arnault coupe plus vite le chauffage qu’il ne paye ses impôts en France. Mais Bruno Le Maire a autre chose à faire que d’aller chercher les évadés fiscaux, il doit faire le tour des thermostats des boutiques de luxe sur les Champs Élysées.
– EB : Rappelons que Nestlé ne fabrique pas de l’eau. Il vous vend des bouteilles plastique dans lesquelles il fout de la flotte qu’il chourave par ailleurs.
– GB : L’un des grands mystères modernes restera la façon dont le Quai d’Orsay accepte de voir ses efforts diplomatiques régulièrement ridiculisés par un illuminé en costume de laine peignée et chemise amidonnée, tiraillé entre encombrer les soldats qu’il suit et préserver ses mocassins.*
– TV : C’est aujourd’hui la Journée Mondiale de la Surdité. J’en profite donc pour souhaiter une bonne fête à nos différents ministres de l’Éducation Nationale.
– SF : Quand je vois la légèreté avec laquelle celles et ceux qui votent nos lois minimisent les violences conjugales, je me dis qu’on a pas fini de prendre des raclées.
– MP : Donc une gifle, ok. Mais du coup : deux, ç’aurait pas été ok ? Trois ? Y a un nombre ? Une fréquence ? Faut que ce soit tous les mois ? Tous les trois jours ? Dites-nous franchement en fait : à quel niveau c’est ok pour vous de cogner sa femme ? Qu’on se mette à jour, hein.
– PA : L’humain ne court pas à sa perte. Il y va en voiture.
– ZA : « Quelle est la question dont l’humanité n’a pas encore la réponse que vous aimeriez bien qu’elle l’ait de votre vivant ? » L’explication de la cote de popularité d’Édouard Philippe.
– NMB : Automne : saison où le moustique croise le virus du Covid en lui faisant un petit geste de la main façon motard.
– OK : Le président iranien refuse l’interview d’une journaliste non voilée. Il a eu peur d’avoir des érections incontrôlées ? Pauv’ pépère.
– NMB : Le paradoxe de Schrödinger, c’est d’être à la fois mort et vivant. Le paradoxe de Chronopost, c’est d’être à la fois présent à la maison pour attendre un colis et absent sur l’avis de passage.
– PE : Même morte, la mère de Charles III, dont elle connaissait l’engagement écologique, continue de lui pourrir la vie en lui léguant le pire bilan carbone jamais produit en une journée dans tout le Commonwealth.
– OR : «Une gifle n’est pas égale à un homme qui bat sa femme tous les jours. » (Manuel Bompard). Mais faut bien commencer et arrêter de procrastiner.
– PC : Si Eddy Mitchell se crève un œil avec le coin d’un dictionnaire, il se transforme en cyclope, Eddy ?