Fessebouqueries #5

Dans mon filet de pêche de la semaine :

– Ne craignez pas que la vie se termine un jour mais craignez plutot qu elle ne commence jamais. TE
– j’adore les horaires de l’UCPA. Départ à Hourtin Plage 6h30, (1heure à l’avance), retrour à 1h du matin. Tt ça porte de Bagnolet. Un must. CA
– FL a été 5 jours au bureau cette semaine. 2:30 par jour. Il à tafé comme une bête, motivé la stagiaire turgescente, su calmer ses ardeurs visionnaire mais en garder néanmoins la substance et l’envie, emballé son public et fait tourner la roue si ce n’est de l’Histoire du moins de ses boîtes de conserve, des ses culs de bougies chauffe-plats et de ses chambres-à-air dont fait faire des bijoux. Maintenant, après le boulot, c’est dodo, vélo pour un week-end de récup’ et m’enfermer un peu pour oublier cette vie de bureau. T’as qu’à voir le bureau… Open space comme y disent.
– Parigots, go home… GG
– TE propose à Lopez de faire sa prochaine émission « rendez-vous en Terre inconnue » avec Hortefeux comme guest:
 »A la rencontre du peuple Roms »
– L’avenir de l’industrie du nuage semble très compromis en Bretagne sud. CP
– « Sarkozy a décidé de délocaliser son gouvernement : il hésite encore entre Vichy et Laval… » JPT
– CPR aurait voulu être une hard triste
– Consternant ! Je viens d’apprendre que les droits de l’homme, qui avaient demandé l’asile politique en France en déclarant qu’elle était leur patrie, viennent d’être reconduits à la frontière sur ordre de Brice Hortefeux ! JPT
– Réussir sa vie amoureuse, c’est facile. Il suffit d’écouter son coeur et de faire exactement le contraire. Le problème, c’est que réussir, c’est vulgaire. SM
– Si le ciel se découvre, promis, j’en fais autant. GG
– A qui j’ai prêté ma saison 4 de Dexter?? je ne la retrouve plus… JC
– CPR regarde la réalité en biais et dans le rétro
– Il est temps qu’on arrive, ma femme met du Delpech. PAG
– Dans quelques jours Sarko va recevoir les médaillés français des championnats d’Europe de natation. Taille moyenne des nageurs : 1m95. Le pauvre! AB
– Expulsez la grosse Nadine ! MORANO est l’anagramme de ROMANO ! Démasquée, la blonde !Alors ouste ! A Bucarest ! JPT
– C’est clair la FNAC c’est durablement de la MERDE ! VL
– OVH en ravalement.
– J’ai comme l’amer sentiment que nous pouvant pas « foutre dehors les arabes et les noirs », ce gouvernement frustré s’acharne tout soudain sur une poignée de roms qui n’ont rien demandé à personne….CW
– « Le pouvoir use tout ceux qui ne l’ont pas. » AdL
– J’ai un rom et j’le soigne ! TE
– ‎30 ans sans Joe Dassin ? Même pas mal. FB
– Dans la série des phrases qui tuent : « L’aide aux Pakistanais victimes des inondations arrive au compte-gouttes… » JPT
– quand le Chat n’est pas là, la Souris Décadence. PK

Dessin  © dominiquecozette

Et le bousier, dans tout ça ?

La plus belle femme du monde me fixait d’un oeil torve alors que je lui racontais ce qui me préoccupait le plus sur cette planète : la disparition de la biodiversité, tandis que le maître d’hôtel découpait l’os de la côte sur une épaisse planche en citronnier.
– Le bousier, par exemple. Ah, le bousier ! T’en as jamais vu ? Impressionnant, cette petite bestiole qui pousse, tel Sisyphe, une énorme boule de bouse. Mais il a disparu des pampas australiennes parce qu’en remplaçant le vermifuge naturel qu’on donnait au bétail par des produits chimiques, on a intoxiqué les bouses et tué les bousiers.
– C’est gracieux, tout ça ! Qu’est-ce qu’on en a à foutre des bousiers ?
– Eh bien figure-toi que le bousier est le seul être qui déconstruise la bouse…
– Franchement, c’est passionnant !
– Alors la bouse reste intacte et empoisonne le sol. Et on y voit pousser des refus, des herbes énormes et âcres que les animaux ne veulent pas manger. Et alors la prairie se dégrade et
– Et alors ? Et alors ???
– Et les bactéries du sol disparaissent. Donc plus de sol, plus de bétail, tu vois le topo !
– C’est chiant, ton truc, ta bouse, tout ça, on s’en tape !!! (dit-elle en enfournant un gros morceau de viande)
– Eh bien le gouvernement australien vient de voter un crédit de 15 milliards de dollars
– QUINZE MILLIARDS  DE DOLLARS ????? (Elle s’étouffe, tousse, devient rouge, se ridiculise, je ne l’aime plus, ça y est, je la trouve moche)
– … pour réintroduire le bousier. Tu vois la connerie du monde dans lequel on vit, finis-je vivement en sortant ma pince à billets et en ajoutant bien fort :  Garçon, l’addition, s’il vous plaît !
Et je quittais la table, la laissant perplexe devant cette histoire agro-écologique dont elle n’avait rien à foutre car rien ne l’intéressait hors la marque de ses chaussures, le prix de son sac et le nombre d’étoiles de l’hôtel où quelqu’un de plus con que moi l’aurait invitée à passer la nuit. Merde !

Dessin et texte © dominiquecozette d’après un texte de Philippe Desbrosses, agriculteur, docteur en sciences de l’environnement, université Paris-VII, directeur du centre-pilote de la Ferme de Sainte Marthe et président d’Intelligence verte (association pour la promotion de la biodiversité). In Solutions locales pour un désordre global, le livre de Coline Serreau chez Actes Sud

Retraite : L’imposture

Ça y est, voilà, on arrête de nous faire peur avec la retraite. On arrête de monter les jeunes contre les vieux. On arrête ces raisonnements qui ne tiennent pas compte de certaines réalités. On arrête de croire tout ce qu’on nous raconte dans le seul but  de nous faire raquer. Fin de l’imposture si l’on en croit nombre d’économistes dont l’excellent Bernard Friot cité dans cet extrait ô combien démystificateur !
Dans cette vidéo très didactique en même temps que très amusante (comme savent l’être certains profs), vous verrez que, comme la productivité de chaque travailleur s’accroît (en France, nous sommes les plus productifs) en même temps que la richesse du pays, le pourcentage alloué aux retraites suffira largement de donner à pépé et mémé ce qu’ils eux-mêmes donné à leurs aïeux.
C’est ici, c’est donc Franck Lepage.

Si cet extrait vous plaît, allez sur le site de scop-le pavé pour faire connaissance avec cette asso indispensable. Ou regardez une de ses conférences gesticulées : Il est irrésistible ! Ici ou ailleurs sur le web.

Texte et dessin © dominiquecozette

L’horreur vuittonesque

Au secours, je vais mourir, comment vais-je tenir, qui peut m’aider ? Trois mois, voire quatre, c’est à dire pratiquement tout l’hiver de notre hémisphère ou tout l’été au Brésil où je suis toujours fourrée, tout ce temps où je serais obligée, oui, vous avez bien lu : OBLIGÉE !, moi, Dominique Cozette, star planétaire, it girl totale, fashionista absolue, créatricissime de buzzicimes et sourcissime de toutes les tendances, moi dis-je, princesse au grain de riz, prioritaire sur tous les must have du monde, hé bien moi, malgré la complicité unique qui me lie à Marc Jacobs, directeur artistique de la marque aux malles, je dois attendre et faire la queue comme une simple petite milliardaire de rien du tout, comme une cosette du hype,  pour enfin toucher du doigt MON sac Vuitton sur mesure, celui qui ne se commande que chez Comme des Garçons d’Omotesando à Tokyo parce que c’est Rei Kawabuko herself, énorme vuittomonogrammophile depuis plus de trente ans, qui se trouve au commande de cette immense opération. Opération qui va en faire pleurer plus d’une, nom de Dieu, mon clavier est déjà inondé mais par chance, j’ai la version Deepest Submarine qui permet de taper, clicker et surfer depuis le sous-marin que m’a offert le cousin de Poutine et qui peut descendre à des profondeurs abyssales…Bref, j’ai eu beau faire appel à tous mes potes de la planète, de Karl L. à Carla BS qui peut toucher qui elle veut grâce au doigt nucléaire de Son-Mari, rien à faire. Pas de passe-droit, de coupe-file ou de ticket modérateur. Je dois, et c’est la première fois de ma vie, attendre. Attendre comme tout le monde, moi ! Dominique Cozette !!!

(C’était mon quart d’heure putain-ce-que-la-vie-est-rude-quand-on-est-une-icône, écrit en octobre 08, quand je n’avais pas encore de blog)

Texte et dessin © dominiquecozette

Fessebouqueries #4

Pioche de vacances :

– Je ne sais pas ce qui m’a pris mais je viens d’acheter des CD… dans un vrai magasin, ça m’a fait tout bizarre ….DE
– CPR carencée en jambon beurre cornichon
– Pineau blanc, ciel bleu, peaux rouges. PAG
– Difficile de partir en vacances le 13 août avec des billets de train datés du 13 juillet, non ? GG
– Prendre une tisane avec un prix Nobel, c’est avoir la science infuse. OVH
– DC (c’est moi, y a pas de raison) s’est trouvée très belle ce matin au sortir de la douche, bronzée, cheveux en paille… et puis a remis ses lunettes !
– Avec les Ours des Pyrenées…faut pas être fainéant du coude! Je vous le dis, moi !!!!!! AdL
– Une perle de La Montagne : Olivier Ceyrac interviewe le grand Florent Pagny … « Vous paressez terriblement humble » (sic) Faut-il conclure que non seulement Florent se la pète, mais qu’en plus il n’en fiche pas une rame ??? AR
– Y a rien à faire, le lundi, ça reste le lundi…FM
– LMF aime les femmes qui ont des couilles |
– Ca y est, on peut rentrer dans la police à moins de 1m60…Moi j’ai ma petite idée sur la personne qui a pris cette saine décision… CA
– Ce matin, s’est fait engueuler par sa balance et son porte-monnaie….Mon porte-monnaie est mandaté par mon banquier, vil espion tapi au fond de mon sac. Dès que je l’ouvre, une sirène se déclenche. Quant à ma balance, c’est le bourdon de Notre Dame. OVH
– Je suis revenu (sur FB) et là ! Personne ne s’est aperçu de ma disparition. Ça rend modeste. PB
– Ce qu’il y a de génial avec les gens, c’est que j’ ai beau en être aussi, ils ne sont pas comme moi. AR
– Ils ont sorti le bobcat, troué la chaussée de deux trous béants, fument des clopes autour en maugréant avec l’assein du sudeu, l’un téléphone en râlant, les autres me regardent semblant dire « ben ma pov’dam, on n’est pas rendus ».  TE
– Bébé et retraités congelés, Picard contre attaque et demande réparation pour concurrence déloyale.  OVH
– Tes prouts aux croquettes me manquent.  SEB
– Mieux vaut avoir du couchage pour chien que du courage pour rien. CK
– FG termine la lecture de  » grand père  » par Marina Picasso , c’était peut etre un génie le Pablo , mais une chose est sûre , c’était un gros con
– Kate Moss se lance dans la fabrication de confitures de prunes… Heureusement que je regarde le site de Libé, sinon je n’en aurai rien su!-) CA
– Après le Parapou contre les poux et le parachute contre les chutes, après la parafine contre les grosses nous avons testé le parapente… Bon ben, ça marche aussi. BS
– N’ai jamais vu autant de papiers sur le ramadan… Le tourisme et le ramadan, les vacances et le ramadan, le sport et le ramadan… Un nouveau marronnier viendrait-il de naître? CA

Dessin © dominiquecozette d’après des photos d’expo sur des chiens dont j’ai oublié le nom de l’auteur. Auteur, lève-toi et fais-toi connaître !

Bidasses des sixties et autres troufions

 » Je ne pars pas en permission ce week-end, un événement depuis 8 mois. Je ne suis pas de service, seulement, je n’avais rien de particulier pour occuper ces deux jours chez moi. Si, bien sûr, je pouvais sortir le soir, pour aller où ? Encore danser et draguer la faune féminine. Non, je reste dans l’Anjou. Je vais mettre ma correspondance à jour. Ensuite ce soir, j’irai dîner en ville dans une charmante petite auberge où l’on ne voit aucun « bidasse ». (…) Ensuite, je vais tenir une permanence  de cinéma dans une salle d’Angers, je remplace un camarade qui désirait partir en permission. Cette permanence n’est pas déplaisante quand le film est bon, cela me permet de reprendre certains « garçons militaires » bien entendu dans leur tenue. J’ai un peu dans ce sens l’impression de servir à quelque chose, de rénover un peu, rehausser l’attitude vulgaire et délinquante du « bidasse-type ». Et ils sont rarement beaux, ces « affreux gabarits ». Le plus ennuyeux dans cette histoire, c’est que je dois moi-même porter la tenue. Résultat : je suis contraint de repasser pantalon, veste et astiquer mes boutons et chaussures. Un bon petit célibataire.  » (Bob, Angers. 65)

 » Incorporé à Swippes (51) dans le 15ème régiment d’artillerie lourde. Je passe mon temps dans les marches, les revues de paquetage, les piqûres..tout un programme. S’il fait froid à Paris, je vous assure qu’ici il gèle à –27. d’autant plus que le treillis n’est pas épais. Le camp est perché sur une colline balayée par des rafles de vents glacés, entourée de champs gelés à perte de vue habités par des « corbacs ». Swippes : trois maisons et demie, un cinéma et un café. Bourrés de bidasses. Une merveille ! Heureusement qu’il n’y en a que pour 15 mois ou presque ! (JY. Swippes 65) // Ici, c’est à devenir dingue. On court sans arrêt et l’on ne fait rien de sensé, encore moins d’intéressant. Du vrai bourrage de crâne. Exemple de corvée : nettoyer un couloir à trois avec un bout de serpillière de 10 cm // Je fayotte à mort et aujourd’hui, Casimir le chef m’a confié la déco d’un couloir avec pour récompense une PERM. » (Jean-Yves, Swippes. 66)

« Je me retrouve bêtement à l’armée et comme un fait exprès, dans l’arme que j’avais choisie « la Marine ». Je suis donc à bord du sous-marin « L’espadon » et je fais ma première croisière. Ma première impression à bord fut désastreuse. On a plongé à 200 m. et j’étais malade comme une bête, en plus, c’est très petit. La propreté, on n’en parle pas. En deux mois, tu risques de te laver 2 ou 3 fois maximum. Il y a une nette différence entre le laisser aller des vacances et l’armée, enfin tout le monde y passe. » (Dany, Lorient. 65)

« Mon père m’annonce à l’instant que j’ai un sursis militaire jusqu’à 23 ans, ce qui est toujours agréable à apprendre quand on est anti-militariste comme moi ! » (Jean-Eudes, St Cloud. 65 ?)

Petites tranches de vie des années 60 où les garçons étaient tenus de faire leur service.  Nostalgie ? Je ne crois pas.

dessin © dominiquecozette d’après un dessin de Foldvari.

Le chat

Mon mec et moi, on ne s’entend pas. Depuis le début. Ce n’est pas une histoire de désamour — bien sûr, il y aurait à épiloguer —  juste un problème de communication. Mon mari articule mal et parle bas : je l’entends mais ne comprends rien. Moi-même articule peu et manque de conviction : il ne m’écoute pas. Il y a deux mois, j’en ai eu marre de prêcher dans le désert et lui ai annoncé que je le quittais. Que je prendrais mes biens un peu plus tard. Et qu’il n’y voie rien de personnel.
Son mutisme m’a manqué terriblement, étant remaquée avec un jacasseur. Mais le mal était fait. Au bout d’un mois, téléphone. C’était lui. Il voulait savoir si je ne voyais pas d’inconvénient à ce qu’il passe à la maison prendre ses affaires.
– Tes affaires ?
– Oui, mes affaires, mes livres, mon mixer-batteur, enfin mes trucs, quoi !
– Mais… je ne suis plus à la maison. Et justement, je comptais t’appeler pour en faire autant !
– TU N’ES PLUS À LA MAISON ????
– Depuis un mois. Bah et toi ?
– Pareil.
et en choeur : Merde ! Doherty !
Nous sommes arrivés ensemble devant la maison, nous empressant d’ouvrir au plus vite la putain de porte (j’écris comme un amerlock, maintenant) et criant : Doherty ! Doherty ! Comme d’hab, il ne s’est pas précipité vers nous mais nous l’avons découvert dans la cuisine, momifié, avec plusieurs boîtes de Ronron autour de lui dont une entre les pattes. Toutes avaient été griffées et mordues, et leurs étiquettes dévorées. Pauvre Doherty ! Quelle fin atroce !
Nous sommes tombés en pleurs dans les bras l’un de l’autre. Avons enterré Doherty dans le jardin de la maison abandonnée. Avons mis un peu d’ordre, vidé la poubelle qui puait, changé les draps et les serviettes, téléphoné à nos nouveaux compagnons pour leur signifier que c’était la fin de l’histoire.
Puis nous avons entamé une croisade (lettres diverses, ouvertes ou non, dépôt de statuts d’association, groupe sur facebook…) pour inciter les professionnels de l’alimentation animale à repenser le packaging de tous leurs produits afin que nos bêtes puissent les ouvrir en cas d’urgence. Enfin, nous avons décidé de communiquer entre nous via Internet et nos écrans. Doherty ne sera pas mort pour rien.

Texte et dessin © dominiquecozette

Fessebouqueries # 3

La moisson de la semaine :

– Les poules pleines de poussins, 
les bouches de dents, 
et ce qui chut tonne fort. CPR
– Croiser Ophelie Winter au Cabanon Bleu et décider que jamais de chirurgie esthétique quoiqu’il arrive. CA
– Des fois je trouve que les vacances devrait s’appeller ennuiement GARENTIT !! : p –‘ . MDS (une fillette)
– Quand j’entends Sarko parler des problèmes de sécurité j’ai l’impression qu’il veut devenir President de la Republique pour enfin régler tout ça. AB
– Le marathon c’est très pénible à courir mais c’est pénible aussi à regarder à la télé! Pffiou! AB
– Moi je me suis claqué une mandibule en baillant. Trop dur! AB
– Je suis tellement parisien que j’habite au numéro 75 de ma rue! AB
– ils partent en vacances comme des voleurs….PK
– PE signifie à la personne qui a insulté son mur que celui-ci porte plinthe.
– FG va faire un street safari , dans la jungle des poètes des rues , là ou la liberté d’expression prends le gauche ^^
– AM va voir ce qu’est devenu son tronc d’arbre
– JL a passé 10 minutes toute seule en réunion ; du coup, peut-on vraiment appeler ça une réunion ?
– Ya des jours ou je dort , car elle ment nuit. FG
– Plus le dimanche est bon, plus le lundi est long. FM
– Les Gay Games commencent cette semaine à Cologne. Les gays, comme les handicapés, ont leurs propres jeux réservés. C’est vrai, quoi, on ne peut quand même pas exiger d’un homo qu’il concoure à égalité avec un hétéro…JPT
– ah oui mais non parce qu’à mon bureau de Poste en fait, ils ne vendent pas de timbres, ben non ! AR
– Il y a vraiment des jours où je me le rappelle clairement, je suis mariée. OVH
– Si t’es pas dans Paris Match quand t’es liftée et botoxée, c’est que t’as raté ta soirée. OVH
– GG travaille les pieds sur la table et le cerveau dans la poubelle.
– DCP a d’autres chats à caresser
– Le ciel de Montréal fait une gastro. AP
– Quand un aigle a très chaud, c’est l’effet de serre. OVH
– Non d’une cacahuète salée ! Je viens d’avoir l’idée d’un thriller hyper sulfureux et émouvant ! Hâte de pitcher et de synopsiser !!!!!! MM
-CPR a lu sur une pub: wanted la femme idéale, sportive, spontanée, affectueuse. 
Tout le portrait de mes chiens. Et elle aussi, elle ramène la baballe ?
– Je ne sais pas si vous avez remarqué mais ici on ne sert plus jamais du point virgule autrement que pour faire ;). Pauvre point virgule! AB
– il s’en passe de drôles sur FB: ce matin un jeune mec a demandé à être mon ami, un brun tout frisé. Mais qu’est-ce qu’ils ont à draguer les septuagénaires, jm’appelle pas Liliane! FJTG
– comment ça, le guide du routard encourage la politique présidentielle en mettant gratuitement ses applis iphone à disposition de tous ceux qui quittent la France??? PE

Dessin © dominiquecozette

De l’orge, de l’ADN et des WC…

J’étais tranquillement au petit coin en train de lire « comment faire l’amour à une femme » (le livre que je venais de lui offrir), il était 6 du mat’ et vla t’il pas qu’il déboule devant la porte que je n’avais pas fermée à clé. Il l’entrouvre — sa spécialité — pour me causer.
– Arrête, j’y dis, tu vas être déçu par les effluves…
– j’ai juste un truc trop cool à te dire, sinon je vais oublier…
– Si t’oublies, c’est que c’est nase !
– Non, c’est d’une extrême importance. C’est ce truc que je lis sur les  généticiens qui bossent dans l’agro-alimentaire !
– je rêêêêve !
– Figure-toi qu’il ont été vexés comme des poux, tu sais pourquoi ? Parce que  l’orge a deux fois plus de gènes que nous. T’as capté ?
– Ah, t’es chiant ! Oui, j’ai capté, comment tu veux que je fasse autrement !
– Tous ces types, ils pensaient que nous les humains, comme nous sommes les plus intelligents, c’était nous qui avions forcément le plus de gènes… (je le sens sourire comme quand on sait qu’un amant va sortir du placard)
– Et  manque de pot, l’encouragé-je…
– Manque de pot : l’orge a deux fois plus d’ADN que nous. Et c’est une plante !!! Et alors là ils sont très embêtés parce que, comme il y a une partie immense de cet ADN de l’orge qu’ils ne comprennent pas, tu sais comment ils l’ont appelé, cet ADN ?
– heu… Grégory, Valentin, j’sais pas…
– ils l’ont appelé « junk ADN » : ADN de merde. Pour eux, c’est de l’ADN qui ne sert à rien. Non mais avoue le niveau de connerie !
– J’avoue, j’avoue. Allez, tu me laisses ? j’ai moi-même une p’tite junk commission à faire.
Il se retira, heureux d’avoir pu encore m’épater avec ses histoires végétales. Finalement, je trouvai « comment faire l’amour à une femme’ totalement erroné et regrettais de ne pas avoir choisi « le traité de la pomme de terre ».

Dessin et texte© dominiquecozette d’après Claude Bourguignon, ingénieur agronome et docteur ès sciences de la microbiologie des sols in Solutions locales pour désordre global, le livre de Coline Serreau chez Actes Sud

Andy Warhol pas mort.

VIES D’ANDY. Olivia van Hoegarden nous parle du nouveau roman de Philippe Lafitte.

Quand Andy Warhol joue à cache cache, va t-il  droit dans le mur ?

Andy Warhol est mort à New York le 22 février 1987. Mais qui s’en soucie puisque son œuvre l’a immortalisé?  Warhol, lui-même peut-être et Philippe Lafitte qui, avec Vies d’Andy, exhume le génial albinos pour lui offrir un nouveau moment de célébrité. L’auteur dont c’est le 4e roman, révèle que Warhol est bien là où on ne l’attend pas : non pas de l’autre côté du miroir mais de l’autre côté du mur.

Disparu avant la chute du mur de Berlin, Warhol n’aura pas connu la libération des pays de l’Est dont sa famille était originaire . Disparu, oui mais mort ? En est-on bien certain ? Philippe Lafitte avance que le roi du pop art se serait  tout simplement dépouillé de son enveloppe androgyne pour adopter une apparence résolument féminine. Une transformation que n’aurait pas reniée Mary Shelley tant Vies d’Andy conte l’histoire d’une créature de Frankenstein qui aurait bénéficié de toutes les techniques modernes que permet l’argent (une fortune de cinq cent millions de dollars, quand même) pour devenir Sandy Vazhoda.

Si elle modifie l’aspect d’Andy, la chirurgie et les hormones sont impuissantes à résoudre les angoisses existentielles de Sandy qui noie ses incertitudes dans le Valium et les alcools forts. Elle entame un périple qui la mène dans les plus grands musées du monde, sans se douter qu’elle est suivie par Valérie, une gauchiste revancharde qui avait déjà attenté à ses jours vingt ans plus tôt. Jusqu’au jour où dans une galerie parisienne, Sandy découvre un tableau et la réponse à sa quête. Ce n’est pas « en bas » que quelque chose lui manque désormais, c’est à gauche où se situe le cœur exactement ou plutôt l’âme de sa mère tchèque. Dès lors, Sandy n’aura de cesse de retrouver le berceau familial ; que lui importe le Rideau de fer, au travers d’une gueule de bois permanente, elle n’a qu’à dire : « Je veux ».  A Paris, à New York, à Berlin-Est, des « ombres » se démènent et négocient sur le fil,  la réalisation de cette lubie extravagante, somme toute très warholienne. Pour Sandy rien n’est trop cher, rien n’est impossible.

Toute l’aventure est du même tabac. Sandy, toujours imprévisible,  se laisse transporter sans aucun sens du danger afin de retourner dans les contrées ruthènes où jadis sa maman….On ne va tout de même pas tout vous raconter. Mais soyez sûrs que vous ne regarderez plus jamais de la même façon, une boîte de soupe Campbell sérigraphiée…

Avec son style, façon polar drôlatique, Philippe Lafitte nous livre les détails insensés de cette haletante course aux étoiles sur fond de poussière de rêve. Extrêmement bien documenté, l’auteur nous restitue l’exacte ambiance de la fin de la guerre froide  en anecdotes cocasses et situations loufoques. Pour son 4e roman, Lafitte qui édite cette fois chez le Serpent à plumes invente un genre nouveau : l’Eastern, sorte de conquête de l’Est qui inspire à sa plume  cette exploration en warholie sur un mode caustique et drôlatique

A mettre entre toutes les mains, Vies d’Andy se lit d’une traite comme un thriller. Probablement le meilleur opus de Lafitte. Alors Andy ? Dites-lui « Oui ».

© Olivia van Hoegarden

Vies d’Andy de Philippe Lafitte, 17,50 euro
Chez le Serpent à plumes.
Sortie le 26 aout.

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