Fessebouqueries #163

 

Où sont les bonnes nouvelles que nous souhaitons tous comme de petits imbéciles heureux en peluche disposés sur un flot de coussins au crochet eux-mêmes emplis de fausse laine bourrés d’acariens ? Voyons voir : La rentrée ? Bah… Le retour de Sarkozy ? Heu… La tuerie en Syrie ?  Aïe ! Les propos de Delon ? Oups ! Les déodorants ? Beurk ! Marseille ? Ouh la la ! Mylène Farmer ? Mouais… Le départ de Morandini ? Bon, bah si y a que ça, vous m’en mettrez un sachet, le petit modèle… Heu, non finalement, excusez-moi, j’avais pas vu le prix ! Hé, y a pas une erreur de zéro ? Non ? Je comprends mieux qu’y ait pas plus de bonnes nouvelles, au prix que ça coûte ! Mazette !
– LB : Le 31 août restera la date mémorable où j’ai épousé un imbécile il y a 22 ans. Pardon, ça m’a échappé.
– DC : Quelques attardés manifestent encore contre le mariage pour tous. Avec ceux contre la peine de mort, la ceinture de sécurité, la clope dans les lieux publics…
– DP : Les Jeunes Pop sont réunis ce we à Puteaux et attendent le retour de Nicolas Sarkozy. Ils me feraient presque de la peine…
– JC : Parmi les huit aliments à limiter pour paraître plus jeune et ne pas avoir de rides : le sel, le sucre, le café, l’alcool, la viande rouge et les épices. Et bien disons le tout net : je préfère être fripé de la tête aux fesses comme une vieille pomme desséchée que de me priver de ça.
– ETD : Crise en scierie: Marine Le Pin déclare:  » les érables, dehors!! »
– ETD : La compagnie Créole en tournée dans le Nord:  » c’est bon pour le maroil…. »
– LB : C’est bizarre, la bière que j’ai demandé à ma femme de m’amener ressemble étrangement à un aspirateur…
– AD : Quand je pense qu’il aurait suffit à Boris Boillon de coller RTL sur sa valise …
– AE : Mouarf, la « dictature socialiste » me font penser aux ados qui aboient « esclavage » quand il faut débarrasser la table
– WM : On baise on baise puis un jour faut courir à Auchan parce qu’il n’y a plus de crayons HB à Carrefour putain de bordel de merde.
– JPT : I have a dream : un jour, à la télé, le journaliste laissera son invité finir de répondre à la question qu’il vient de lui poser.
– GG : Certains ne sont vraiment pas convaincus du réchauffement climatique au point d’arpenter le bitume en cette saison avec des bâtons de marche nordique.. çà jette un froid
– EN : Propose une motion pour l’euthanasie des anciens sex symboles du cinéma français.
– DC : On invite un vieux con (il a dit lui-même qu’il en était un) et on semble s’étonner qu’il dise des conneries :  qui est le plus con ?
– ETD : Bon, alors….elle vient, cette guerre ou on va être obligé de faire l’amour?
– FG : Les pauvres volent les pauvres, ça tombe bien les riches aussi, ça fait au moins un point commun.
– EL : L’homme est un loup pour l’homme, et un relou pour la femme.
– BL : bosser déforme l’esprit et le corps, j’ai décidé de déposer plainte contre mon employeur pour atteinte a mon intégrité physique et morale. Ai je une chance de gagner?
– MC :  Ce matin, dans le 64, au moment ou la dame assise à côté a tendu le bras pour marquer l’arrêt exposant ainsi son aisselle fatiguée, j’ai repensé avec mélancolie à ce cours de géographie sur la faille de San Andreas en Californie. Des fois on sait pas bien ce qui se passe.
– DT : Musicien opéré de la anche vend bel hautbois dormant.
– CV :  ne comprend pas la décision du FN de suspendre l’un de ses candidats aux municipales, parce qu’il est accusé de xénophobie. C’est pourtant la condition sine qua non pour entrer dans cette fosse à purin de parti, non ?
– ML : J’allais me réjouir du départ de Morandini. Et puis j’ai pensé qu’il y a encore Cauet, Arthur, Castaldi, Barthès, Pernaut…
– EL : Les mecs quand ils mettent « Littérature, balades, Sport » sur leurs profil Meetic, comprennez « L’Équipe, Bar, TéléFoot »..
– RP : Au moins, pendant la Première Guerre mondiale, les positions étaient tranchées !
– AA : « Si tu dors et que tu rêves que tu dors, il faut que tu te réveilles deux fois pour te lever. »
– LY : Je viens de mettre une vidéo YouTube à charger. Ça me laisse le temps de me préparer une salade. Là, je plante la laitue et les tomates.
– PB : Bon, allez, fini de procrastiner, je prends mon courage à demain.
– CV se demande si elle aura encore le hoquet quand elle aura écrit son best-seller. Ce dont elle est sûre, en revanche, c’est qu’elle ne sera plus obligée de supporter les abrutis du métro, vautrés sur les sièges les genoux écartés et qui prennent toute la place.
– JPT : Je ne comprends pas très bien pourquoi on cherche à empêcher les racailles marseillaises de s’éradiquer les unes les autres. On devrait plutôt encourager ce type de démarche citoyenne, non ?
– EN : vous voit défiler tous, de bon potron-minet, déjà créatifs, rebelles, tendus comme des strings et affûtés comme des lames et se demande : mais vous prenez quoi comme petit déj, bordel ?!
– DC : Le G20 ne change rien pour Al Assad : il reste très sarin !
– JPT : Plein de tentes devant les guichets du concert de Mylène Farmer. (Une faute d’orthographe ? Où ça ?)
– RP : C’est bien ce que je pensais, dans cette charte sur la laïcité, il est précisé qu’on n’a pas le droit de venir en classe crucifié.
– WM : Putain Groupama a encore changé de Cerise. J’en ai marre de cette société où tous nos repères sont chamboulés.
– LY : « Le Pape appelle au jeûne et la prière pour la Syrie » BIM ! AH TU FAIS MOINS LE MALIN BACHAR, AVEC TES LANCE-ROQUETTES ET TON GAZ SARIN.

Dessin © dominique cozette

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Vertiges de l’amour 100% chagrin !

Je me régale comme c’est pas permis avec ce nouvel opus de Lionel Duroy, Vertiges, qui re re re raconte ses chagrins d’enfance où il voit la cause de tous ses chagrins actuels, ses peines d’amour. C’est du grattage de croûte permanent, de l’empêchement de cicatrisation, du report de responsabilité sur autrui, de la vaine course au bonheur qu’il ne goûte jamais puisque tout occupé à essayer de comprendre le pourquoi du pourri de sa vie.
Pourquoi ça me passionne ? Parce qu’on (je, oui) a souvent tendance à essayer d’entrevoir ce qui peut amener à tel ou tel comportement par ce qu’on a vécu dans l’enfance, lors de la formation de nos affects.  Sorte de déterminisme rédhibitoire. Mais contrairement à Duroy, je lâche l’affaire de la culpabilité des parents car autant remonter au couple  de néanderthal.
Dans Vertiges, Duroy nous remets une vaste couche de son premier mariage où sa femme tant aimée, mère de ses deux premiers, lui a préféré un ami décorateur, bas du front et peu gracieux. Pour survivre, il décide de tomber amoureux d’Esther, sa future deuxième femme — qui le prévient d’emblée de ses tendances destructives — Esther qui attend avec patience qu’il ait fini d’écrire l’ode à la première et qui supportera toujours patiemment, sans moufter semble-t-til, ses absences, ses écarts, ses disparitions. Qu’il finira par mettre sur un tel piédestal qu’il s’en rendra malade. Il ne peut plus l’approcher sans trembler. Une vie infernale. Il avait déjà écrit sur elle dans Le cahier de Turin (2003) : cette femme avait entamé leur amour en lui écrivant très régulièrement. Mais il n’a jamais lu ses lettres, ses cahiers. C’est après leur rupture qu’il décide de mettre la main dessus.
Etrange personnage qui ne vit que dans le passé, la douleur, l’interrogation maladive, la recherche de sa vérité, mouvante, puisque chaque livre raconte la chose différemment.
Ce gros livre suintant de douleur relate encore et encore son enfance pourrie et ses deux principales amours. Mais aussi sa quête incessante sur l’origine des êtres et des récits. Comme ses romans ne lui permettent pas de vivre aisément, il écrit avec  succès diverses bios (Libé précise lesquelles : Ingrid Betancourt, Vartan, Mireille Darc, le curé d’Outreau, Bigart etc). Un jour, il est sollicité pour écrire la vie de la fille d’un dictateur sud-américain, celui qui avait mis au point la disparition des opposants en les balançant vivants, attachés et lestés, au milieu de l’océan. Passage ahurissant où, impuissant avec Esther, il passe des jours et des nuits à faire l’amour à cette femme à laquelle il apporte la preuve que son père adoré est bien un terrible assassin. Elle refusera l’écriture du livre. Puis il passe à une cantatrice célèbre à qui il confiera maladroitement que sa merveilleuse voix lui fait penser à sa mère folle lorsqu’elle criait.
Beaucoup de choses témoignent de détresse l’écrivain exacerbé, émouvant par ses efforts pour faire bien, odieux par l’utilisation de la matière vivante de ses personnages pour construire son oeuvre. En même temps sincère car il explique comment il procède ou a procédé, les légers travestissements de la vérité pour en changer le faciès.
Il y a énormément à dire sur ce bouquin, exceptionnel d’un certain point de vue  : je vous renvoie à une analyse très claire par une blogueuse plus littéraire que moi (Sophielit sur facebook) voir l’article ici, et aussi sur le portrait négatif mais puissant qu’en a fait Luc Vaillant ici sur  la 4ème de Libé (il a connu la vraie Esther  qui a été journaliste au journal).
Et si vous voulez en savoir plus sur d’autres livres que j’ai lus, le lien ici sur mes articles.

Vertiges de Lionel Duroy, éditions Julliard, 2013, 468 pages, 21 euros.

Texte © dominique cozette

Nous les femmes…

Un texte de Françoise Héritier que j’avais gardé par devers moi au cas où. Le « cas où » pourrait bien être cette journée du 8 mars. Mais les choses ont changé. Aujourd’hui, les hommes ne nous considèrent plus de la même façon. Pour la bonne raison qu’ils sont devenus, notamment les hommes politiques, ce qu’ils nous reprochaient d’être au premier paragraphe et partiellement au deuxième. (Genre : c’est çui qui dit qui y est…). Pas sûre que ce soit un signe d’évolution…

Dans notre société, l’homme est dominant et a mis en place toutes sortes de stéréotypes pour qualifier les femmes. En gros, deux catégories (plutôt antagonistes) :
– créatures irrationnelles et illogiques, dépourvues d’esprit critique, curieuses, indiscrètes, bavardes, incapables de garder un secret, routinières, peu inventives, peu créatrices notamment dans les activités de type intellectuel ou esthétique, peureuses et lâches, esclaves de leur corps et de leurs sentiments, peu aptes à dominer et à contrôler leurs passions, inconséquentes, hystériques, changeantes, peu fiables voire traîtresses, rusées, jalouses, envieuses, incapables d’être bonnes camarades entre elles, indisciplinées, désobéissantes, impudiques, perverses…
– ou alors : fragiles, casanières, peu douées pour l’aventure intellectuelle et physique, douces, émotives, recherchant la paix, la stabilité et le confort du foyer, fuyant les responsabilités, incapables d’esprit de décision, d’esprit d’abstraction, crédules, intuitives, sensibles, les femmes ont besoin par nature d’être soumises, dirigées et contrôlées par un homme.

Françoise Héritier Masculin/féminin I.

Fessebouqueries #162

Actu qui frappe cette semaine et nous met face à notre éthique : doit-on punir Copé et Sarkozy, Marc Lévy, Belluci et Cassel, la Mamie de CR, les gens qui refoulent du goulot, ceux qui vapotent, Estrosi, les retraités, JP Pernaut, Eric Clapton, le frère de PPDA ou seulement Bachar El Assad ? La question est posée…
– CR : jsuis épuisée, j’ai fait les courses avec Mamie ….
– G : oN PeuT RiRe de TouT, Mais pas avec des GeNs qui oNT Mauvaise HaLeiNe.
– DC : Ciao Le Pyla. La succursale des amis de Sarkozy, pulls sur les épaules, chaussures de bateau et genre je mets la main au cul de la bonne après la messe, à la longue on s’en lasse un peu.
– NR : Copé le poids de Meaux le choc des faux taux !
– PB : Je m’en fous, j’en achète jamais, du carbone.
– PB : … ramasse tous les petits yeux morts des enfants de Damas et les mets dans un bocal en attendant des jours meilleurs.
– LB : Tu n’arrives pas à résoudre tes problèmes de constipation ? Lis quelques lignes d’un bouquin de Marc Lévy. De rien.
– HY : Si qui que ce soit ce matin rencontre des problèmes de quoi que ce soit dans quelque domaine de compétences que ce soit, je suis encore là 10min
– HY : Allons ! Qu’on me baille céans force rots et entremets ! J’entends m’emplir la panse devant de me lever. Hé bien ? Personne ? Drelin ! Drelin !
??????????? Oh wuuutain !
– DC : Copé agacé par Sarkozy… Ce réac en aura mis du temps pour avoir une réaction !
– CC : Pour les fumeurs, on a inventé la cigarette électronique. Les gros attendent toujours le Big Mac électronique.
– DC : La belle Ucci et canard VC, c’est fini. 
Ouf se disent les hommes, on va enfin pouvoir tenter notre chance !
 Quant aux femmes, elles espèrent croiser le beau Vincent au détour d’un endroit où il serait seul et aurait besoin d’elles…
– HD : J’aime bien la belle Monica Bellucci dans ses comparatifs culturels.. « Quand on s’engueule en Italie, on ouvre les fenêtres! À Paris, on les ferme! », de ses engueulades avec Vincent Cassel
– HDD : Mais qui donc aurait intérêt à dire que la cigarette électronique est très très très nocive?
– MD : Un chasseur meurt empalé sur son fusil à lunette : On peut parler d’un accident de chasse qui finit bien puisque la balle a trouvé son trou !
– HD : Certaines femmes portent la culotte comme on dit.. Pourquoi ne porteraient-elles pas le Panthéon ??
– CV attend avec impatience la Paix dans le monde, l’avènement de la téléportation et la fin des travaux dans la cour.
– ML : Les jours où tu doutes du sens de ta vie, pense à ce scientifique chargé pendant 52 ans d’observer la chute d’une goutte de poix. 8 gouttes sont tombées depuis 1927. Pendant qu’il dormait ou qu’il était aux WC.
– JPT : Nouveau Grand Journal : 2 Caunes valent-elles mieux que 2 Nizots ? On se pose la question.
– KT : L’avantage de se détacher de soi-même, c’est qu’on peut, ainsi, lire par dessus sa propre épaule.
– DP : Christian Estrosi vient d’apporter son soutien sans réserve à la position de F.Hollande sur la Syrie. Ce n’est pas un peu inquiétant?
– HDD : Si je comprends bien les critiques de la droite, la réforme des retraites est une NON REFORME avec des conséquences GRAVISSIMES.
– PB … découvre que les durites se vendent au mètre comme le boudin et diffuse ce nouveau savoir pour rassurer les péteurs desdites.
– KT : « Un homme azerty en vaut deux » (Christian Clavier).
– FC : À bien y réfléchir, je pense que le Couscous est une bonne raison d’être pro-immigrationniste.
– OVH : Hollande tout prêt à aller jouer dans la cour des grands en Syrie. Il faut bien de temps en temps aérer Mamy Rafale et Papy Charles de Gaule.
– DC : Syrie de bordel de merde !
– SG : Frappes en Syrie : l’opération n’a pas encore commencé, mais elle fait déjà une victime : -3,14% pour le CAC40.
– ALD : Intervention en Syrie, Coppé soutient Hollande, EELV aussi ! J’ai du rater un épisode…
– ED : GIVE PISSE A CHANCE ( Jaunes, les nonnes)
– SF : Parfois une femme doit choisir: gravure ou manucure.
– ML : Il reste 20 minutes à Jean-Pierre Pernaut pour choisir entre une ouverture sur la Syrie ou sur la rentrée scolaire. Il paraît qu’il est vraiment dans la merde.
– DC : Les hommes ont plus souvent que les femmes l’air pénétré. Mais on ne sait pas par quoi i
– PJ : Quand on a le regard perçant, mieux vaut avoir les yeux en face des trous.
– RP : Ils recommencent avec leurs voitures sans pilote !Tu vois le con qui part sur la Côte en vacances et s’aperçoit qu’il s’est oublié chez lui!
– JPT : Montrons à la scierie de quel bois on se chauffe !
– HM : Non mais dans quel monde vivons-nous mes enfants… De nos jours, on ne peut plus surfer innocemment sur des sites cochons, en quête – par exemple – de bondage avec de girondes Japonaises, sans tomber sur des vidéos d’Eric Clapton. Triste, triste époque.
– JC : Où l’on apprend que le frère de PPDA a décidé un jour de passer un spermogramme pour comptabiliser ses spermatozoïdes, puis a décidé d’en faire un livre. Dès que je me fais faire un examen parasitologique des selles, je contacte Gallimard pour qu’ils me réservent trois tomes dans la Pléiade.
– JC :  6h32 ce matin, je suis en train de boire mon café tranquillement et quatre minutes après je me retrouve plongé dans l’horreur des massacres en Syrie et l’angoisse existentielle d’Oliver Poivre Truc concernant l’intérieur de ses couilles. Rendez-moi mes livres d’enfance ! Je veux des nouvelles de Martine : ses vacances en bord de mer se sont-elles bien passées ? Et Caroline, comment va-t-elle ? Ses chiens, Bobi, Youpi et Pipo sont-ils en forme ? Quelle nouvelle énigme le Club des Cinq est-il en train de résoudre ?
– ML : Et dire que ma retraite dépend des Kevin qui ne cherchent qu’à dépasser le niveau 43 de Candy Crush…
– OVH : Ce matin, le poissonnier m’a raconté n’importe quoi. Je lui ai pris un beau bar.

Bonus à faible taux de mélanine d’EO :
A été officiellement radiée du groupe des brunes aux yeux bleus à la peau laiteuse anonymes. La Présidente Isabelle Adjani m’a personnellement envoyé une lettre avec AR pour me signifier que mes marques de maillots et mes pointes décolorées par le sel étaient deux manquements graves au réglement interne, et je soupçonne Nolween Leroy d’avoir taggué « pétasse » sur ma porte cette nuit à la crème solaire indice 50 mais je n’ai aucune preuve tangible si ce n’est un monoplacophore (petit coquillage qu’on ne trouve qu’en Bretagne) retrouvé sur le pas de ma porte.
j’attends mon châtiment, recouverte de biafine cachée dans un point soleil là où je sais qu’elles ne viendront jamais me chercher, recroquevillée en position de foetus avec une petite fiole d’huile de monoï bénite pour leur jeter à la figure au cas où les cagoles de l’accueil et les lampes à UV ne réussissent pas à les retenir.

Laisse-moi te taper et on après on ira chez les flics, salope !

– Laisse-toi faire, chienne, et après on ira chez les flics, allez, retire tes bras !
– Oui mais tu dis toujours ça ! Aïe ! Et quand tu m’as défoncé la tronche, aïe ! tu te défiles à chaque fois, aïe !
– Tu me traites de menteur, salope, tiens prends-ça !!!
– Aïe ! Mais après tu m’accompagnes chez les aïe ! flics, pour que je puisse porter aïe ! plainte ! Tu promets ? aïe !
– Puisque je te le dis, chienne ! Tiens, paf, pour t’apprendre à douter de moi !
– Aïe !aïe !aïe !aïe !aïe !aïe !aïe !aïe !aïe !aïe ! Allez, on y va, j’en peux plus !
– Moi non plus, j’en peux plus, connasse ! Tu crois ça m’amuse de te frapper ? Ça me crève, ça m’épuise, sale conne, tiens, encore celle-la !
– Aïe ! Allez, s’il te plaît, allez…
– Oh ! Arrête avec ça ! Tiens !  Tu crois que j’ai que ça à foutre d’aller chez les flics ?
– Tu avais promis ! Ouille !
– Je fais ce que je veux quand je veux, saloperie. Tiens, attrape celle-là !
– Tu m’as encore fracturé le nez …Aïe !aïe !aïe !aïe !aïe !aïe !

Bref, une scène de ménage comme il y en aura beaucoup en Arabie Saoudite. Car depuis quelques jours, cela ne vous a pas échappé, la violence sur les femmes et les enfants sort du cadre privé. Oui, dorénavant, elles peuvent porter plainte pour violences conjugales. C’est énorme !
Sauf qu’il faut que leur mari (ou leur tuteur) soit d’accord pour les accompagner dans cette démarche. Comme ce sont des braves types, si, si, ils ne vont pas se faire prier. Ainsi, la vie de milliers de femmes va réellement être transformée ! Heureux pays !

C’est mieux dit ici.

Texte et image © dominique cozette

Tu fais quoi là ? Je jouis…

Imaginez que les femmes puissent avoir aussi leur Viagra.
Que votre maîtresse qui avait  déjà le feu au chose multiplie ses assauts à votre endroit par dix …
Que votre épouse — qui montrait devant votre belle érection autant d’enthousiasme que devant un kilo de poiscaille à vider et à écailler  — se mette brusquement à grimper aux rideaux de 4 mètres  — hauteur sous plafond de votre loft …
Que  votre pauvre mère racornie par dix ans de veuvage se mette à danser la gigue en entendant les pas feutrés de monsieur le vicaire…
Que votre voisine d’open space — miss momolle d’ordinaire amorphe — disparaisse tous les quarts d’heure à l’appel de jeunes stagiaires glandus à  moustache naissante …
Que votre belle-soeur au physique ingrat et gras — appelée l’Antibaise — soit subitement devenue la folle du cul des dimanches à la campagne, faisant partager ses feulements à toute la famille recomposée…
Que votre grande fille sérieuse née d’un premier lit ait brusquement découvert la commodité des sites de rencontres, de sa chambre  au grenier  munie d’une échelle d’où vous voyez descendre ou monter des sortes de technocrates juniors, à houppette et à chaussures pointues venus dans des sortes de faux 4×4 de marques asiatiques…
Que votre soeur aka la Frigide soit changée en barjot délurée, jamais plus partante pour les corvées spéciales vieilles filles comme s’occuper des dîner familiaux, des cadeaux familiaux, des projets familiaux, des recherches de lieux pour vacances familiales, de la généalogie familiale…
Voilà ce que nous réservent les futures pilules de désir pour les femmes en manque de libido. Et attendez, ça s’appelle Lybrido, pour l’une d’elles, ça fait de l’effet au bout de trois heures, et son effet NE dure QUE quelques heures ! Quelques heures !
Qui va tenir la maison, les enfants, le ménage ? Qui va s’occuper des courses, des repas, du budget ? Bon, ça encore !
Mais qui va en profiter pour coucher avec le plombier, le charcutier, le boulanger, le réparateur de machine à laver, le livreur de Nespresso, le type du contrôle technique, le généraliste, le gynécologue, le mec de la mammographie et du labo d’analyses, le dentiste, le coiffeur, le voisin de droite et de gauche, celui du dessus et du dessous, le chauffeur de taxi, le contrôleur de train, son patron, ses collègues de travail, le technicien de surface, les clients, le conseiller bancaire, le type de la médiathèque, le prof de Qi Gong et puis pourquoi pas les autres nanas, ses copines !!!
On nous a déjà imposé le mariage pour tous, on ne va pas laisser passer l’orgasme pour toutes ! Non mais des fois !

texte et illustration © dominique cozette

Quand je pense à Fernande, je pense à Lafarge…

Fernande est à droite. Je n’ai pas demandé le prénom de son amie. Ces deux femmes vivent ici, ont toujours vécu ici, dans la cité Lafarge ou cité Blanche — du nom de Blanche Lafarge, épouse de l’industriel —, au bord du Rhône, qui fut construite pour loger ouvriers et contremaîtres des célèbres ciments qui, il n’y a pas si longtemps, blanchissaient de leur fine poussière blanche, justement, tous les environs.

Une première partie des bâtiments fut construire au XIXème siècle. Celle où n’habitent plus que cinq personnes (et peut-être moins), en 2013. Le centenaire, donc.

Jadis, c’était la vie, les gosses, les écoles, les jeux, la chapelle, les petits potagers pour chacun, avec poules et lapins, les cris des enfants, la bouffarde dans le café (sans alcool) où les ouvriers se retrouvaient pour taper le carton. Les hommes. Les femmes, celles qui voulaient rajouter le beurre dans les rutabagas, travaillaient à la sacherie, raccommodant les sacs de ciment déchirés.

Puis dans les années 50, on put s’acheter une voiture, un logement en ville grâce à l’intérêt 0 offert par le patron, alors beaucoup quittèrent cet univers clos. Sans parler de l’automatisation qui réduisit le nombre de postes.
Aujourd’hui, la cité Blanche est une ville morte. A part nos deux petites vieilles fort sympathiques qui prenaient le frais, nous n’avons pas croisé un chat. au propre comme au figuré. Les petites dames nous confient qu’il y a pas de mal de visiteurs l’été, ça les distrait, et qu’il y a un monde fou lors des journées du patrimoine. Quand même, je n’aimerais pas être la dernière à vivre ici, l’hiver… Brrrr

On peut rêver et imaginer ces superbes bâtiments repris par un mécène pour en faire une cité d’art, avec lofts, cantines, expos, scènes, etc… mais bien que le monument soit dorénavant protégé, rien n’est prévu pour une éventuelle restauration.
Ici, le site pour en savoir plus et écouter le bel accent ardéchois de Fernande

Texte et photos © dominique cozette

Fessebouqueries #161

Serait-ce la rentrée qui approche, l’été qui s’éloigne, les printemps arabes qui pourrissent, les fans d’Aznavour qui le sifflent (sans les dents, comment font-ils), le sable resté dans le livre et qui se déverse dans les draps, le dos qui pèle, les copies doubles roses à trous et à petits carreaux à acheter mais pas les petites maman, les grandes ! , en tout cas j’ai trouvé les amis FB un peu crispés cette semaine,  prises de becs, Paul-Emique et bisebises comme dit l’autre. Tu me copieras 100 fois le mot bisbilles ET A LA MAIN.
Vous ne les trouverez pas ici, les bisbilles,  j’ai bisounoursé. Exceptionnellement…

– OVH : Tout à l’heure, devant un Ricard-sinon-rien bien tassé, j’ai eu une conversation de fond avec Allah, Boudha, Jésus roi des Juifs et ce vieux con de Dieu. Après un débat contradictoire mais ouvert, ils se sont rangés à mon opinion et sont désormais à fond pour la laïcité. Ils ont clairement affirmé leur position : « Que les Coptes et les Frères musulmans se démerdent… » et à ce moment-là, Ponce Pilate a débarqué avec des rince-doigt.
– JFD : Quand j’ai eu mon premier téléphone portable et ma première adresse mail, tout le monde me prenait pour un gros frimeur, voire un gros branleur. Un an après, si tu n’avais pas de mobile et de mail, on te prenait pour un gros con… Comme quoi, les temps changent, mais les gens, pas trop….
– AB :  » Star White donne un éclat immédiat à ces parties et met votre beauté en valeur ». Après les dents blanches, le trou de balle étincelant!
– OVH : Affrontements en Egypte : les Cairotes sont cuits.
– EN et la grande question du Temps : se demande si elle aura évacué l’apéro de ce midi avant celui de ce soir.
– ML : L’idéalisme porté à Steve Jobs dans son biopic est un peu exagéré. Surtout quand on pense qu’il n’a jamais supprimé la touche « ù » sur les claviers… alors qu’elle n’existe que pour le mot « où ».
– HY : HAHAHAHAHAHA !!!!!!! Je n’ai rien à me mettre ce matin ! …(?)….Ha non. Ça c’est le placard à balais.
– ALD : Mais il est toujours interdit de parler de surpopulation… tout en continuant de croire au « développement » qui pourrait être « durable »! Il y a quelque chose qui cloche là-dedans…
– AR : dans le métro parfois je m’imagine obligée de vivre enfermée là pendant un certain temps avec : le fille en face qui se maquille devant tout le monde et s’étonne qu’on l’observe ; la fille à côté qui a caché son sachet de grignoteries sous son bouquin, discret mais pas silencieux ; et celle en face de celle d’à côté qui a d’énormes boutons sur sa robe, d’énormes boutons sur sa veste et un petit sac qu’elle referme très lentement posé bien droit sur ses genoux …
– HD : Parler de rentrée littéraire à propos de sortie de livres.. c’est tout l’art de l’oxymore.
Aujourd’hui, 20 août 13, on entame notre capital écologique, on s’endette de plus en plus tôt, il faudrait une planète et demie pour répondre à nos besoins. Et de quoi on nous parle, à quoi on nous exhorte à toutes les infos ? A la croissance. La croissance, la croissance. On est vraiment pas très fufutes d’avaler tout ça…
– HM a mis des semaines avant de capter que l’espèce de morceau funky-disco-ringard-répétivo-chiant qu’on entend partout était le fameux « Get Lucky » de Daft Punk. J’me disais aussi, c’était bizarre, ce grand retour soudain de Patrick Juvet…
– DC : Il est ignoble (mais statistiquement vrai) d’affirmer qu’il y a un nombre élevé de thons chez les féministes. J’aurais pas dû écrire ça. Je suis désolé.
– LPDC:  *Une feministe aujourd’hui , c’est juste un macho avec des seins qui tombent et un gros cul*
– CB : Aïe aïe aïe, au milieu de toutes les misères du monde, (au moins 2 guerres civiles, une centrale qui via les courants marins tuera plus sûrement que lesnuages de Tchernobyl, des enfants prostitués, d’autres mourrant de faim, etc…) Je ME découvre un sourcil blanc!
– AB :  Foutushima : 80 millions de becquerels de strontium et moi et moi et moi
– CV a la chair de poule. C’est joli, on dirait du Braille.
– SG : J’ai exactement 7 minutes pour écrire une reco, pondre une créa, baiser une cliente, passer l’aspirateur et acheter du fromage pour une femme que j’ai promis de nourrir ce soir. Je vais encore décevoir des gens.
– SF : La vie, c’est une suite de trucs pénibles avec quelques fois un caniche qui danse en tutu.
– JPW :  Quelques emplettes à Géant Casino et constat habituel : Il faut en moyenne 4 minutes pour qu’une mère finisse par mettre une baffe à son gosse au rayon des fournitures scolaires !
– DC : Aznavour sifflé lors de son concert  jugé trop court. Il s’en fout, il est sourd !
– MC : On ne pense pas assez aux états d’âme des femmes de dictateurs sanglants. Asma Al Assad par exemple: ce doit être une torture pour elle de s’habiller en ce moment. Porter du noir pourrait signifier qu’elle porte le deuil des enfants tués par son mari, ça risquerait créer des tensions dans son couple. D’un autre côté, une tenue un peu trop vive et sexy pourrait passer pour de la provocation. L’ONU devrait peut-être intervenir et lui apporter de l’aide.
– PB… trouve que les croyants ont bien peu foi, bien peu confiance dans leurs dieux pour s’entretuer de la sorte dans ce monde.
– LS : « Je ne sais pas si j’ai dormi mais je sais que je me suis réveillé » par le dormeur du Val (aurie, dans la Drôme)
– HDD : 1. Lire sa feuille d’impôts 2. Penser que Depardieu ne la recevra jamais.
– BD : Enfin Paris Plage bientôt terminé, plus de bactéries, de mycoses et autres micros organismes repoussants… merci de nous redonner notre dioxine de carbone et nos points en moins.

Bonus mariage pour tous de CC : Laissez-les se dire oui !
Août fut beau et cruel, mes amis. L’un de ceux qui font partie de ce groupe et qui me faisait l’honneur et la joie de son amitié s’en est allé. Il s’appelait René. Cette lutte que nous avons menée, et que nous continuons de mener, fut la sienne. Félicitons-nous de ce que cette loi salutaire ait pu être votée, car René a ainsi pu épouser celui qui était à ses côtés depuis toujours avant de nous quitter. Si vous le voulez bien, pensez à lui, à eux.

Image/photo © dominique cozette

Les Papesses d’Avignon, c’est d’enfer !

L’exposition les Papesses à Avignon, c’est du lourd. Cinq artistes « papesses » en hommage à Jeanne, la seule femme pape, morte en couches avec son bébé pour ne pas se faire choper. Il faut bien donner un titre aux expos, d’autant que celle-ci investit le Palais des Papes — pour de monumentales oeuvres — en plus de la confortable galerie Lambert.
Ces cinq monstres de la création sont Camille Claudel, Louise Bourgeois, Kiki Smith, Berlinde de Bruyckere et Jana Sterbak.
Dès l’entrée, j’ai  été scotchée par le travail, répugnant pour certains, admirable pour d’autres dont moi, de Berlinde de Bruyckere, sculptrice flamande née en 1964, présente pour la seconde fois cette année à la biennale de Venise. Les pièces exposées ici sont principalement faites de chair, d’os et de sang, je veux dire de cire tellement bien travaillée qu’on dirait de vrais parties humaines ou animales. Sidérant.

La souffrance, la mort, les assemblages fusionnels, les mutilations, les inventions de monstres sont une résurgence de son éducation bien-pensante mêlée à l’ambiance morbide de la boucherie familiale. La mythologie l’a beaucoup inspirée, de légendaires cerfs aux bois fantastiques ont façonné son inspiration.

Le plus impressionnant est ce cheval monstre, gigantesque, dérangeant, vraie peau, fausse anatomie, pendu comme à un croc de boucher sous l’immense hauteur de plafond du Palais des Papes

Et entre autres nombreuses autres sculptures de Berlinde de Bruyckere, voici Caroline aux cheveux en crin de cheval, et « cousu ensemble » :

Passons à l’inénarrable Louise Bourgeois dont certaines oeuvres sont  tellement connues, comme les araignées, que je ne les ai pas photographiées. Ainsi que ses installations, vastes, qui ne rendent pas bien comme on dit. Voici donc quelques dessins et peintures que j’aime beaucoup, qui traitent de la conception et de maternité. Il faut voir aussi le film  où elle exprimait son féminisme : c’est très très drôle ! Sacrée nana !

Pour les mêmes raisons, j’ai fait l’impasse sur la délicate Camille Claudel. Je vous offre quand même cette oeuvre superbe et une lettre écrite de sa main où elle avoue aimer le saucisson. C’est touchant, d’autant que ses missives n’étaient jamais envoyées à son frère Paul, interdiction  de leur mère, et étaient conservées dans son épais dossier médical visible ici pour ceux/celles que les documents passionnent. C’est passionnant…

Une papesse que je ne connaissais pas : Kiki Smith, grande figure de la mouvance féministe américaine à la fin du siècle dernier.  Elle a réalisé dans cette expo beaucoup de couronnes, oui, des couronnes de rois, avec des étoiles, qui m’ont laissée de marbre. Mais j’ai énormément apprécié ses magnifiques tableaux, dessins sur papier népalais,  bronzes et quelques sculptures.


Pour finir, voici Jana Sterbak, mais si, c’est elle qui a inventé la robe en viande, portée par Lady Gaga (je ne parle pas de Liliane Bettencourt). Elle n’arrête pas de créer de drôle de vêtements étonnants. Entre autres, une robe électrique qui irradie lorsqu’on s’en approche (imphotographiable), un petit haut avec toison virile incrustée, une chemise de nuit en organdi avec le même motif, et, idéal pour les soirées qui s’éternisent, des chaises au siège et au dossier de glace qui fondent en quelques heures en ne laissant que leur ruine… Elle fait aussi beaucoup de boules, de très belles et très grosses boules, mais les boules, bon, hein…

Pour en savoir plus, allez sur le site des Papesses. Ou direct à Avignon, c’est à 5 mn de la gare, et il y a un petit resto de tapas très miam : Tapas locas, 15 rue Galante, 7/7 de midi à 1 h. du mat’. N’y venez pas de ma part, j’y vais incognito…

Texte © dominique cozette

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A la pointe de Boby

Chloé Radiguet, après avoir ABCdé Brassens, s’est attaquée à Boby  Lapointe (de ch’val). Un abécédaire  tout ce qu’il y a de plus complet sur notre chanteur le plus déjanté de tous les temps, inventeur du changement de vitesse automatique — c’est vrai — et d’un système mathématique bibi-binaire — sérieux — entre autres excroissances créatrices de son cerveau prolixe. Vous connaissez tous quelques-unes de ses chansons (de ch’val), des plus neuneux aux plus bizarres, d’ailleurs elles le sont toutes, et beaucoup de ses co-compositeurs en parlent encore avec des frissons dans les poils de bras.
Dans ce livre accueillant parce qu’on peut le prendre comme on veut, au milieu, à l’envers, debout ou même les yeux clos, Chloé vous raconte le mastard rigolard que fut l’homme avant de devenir l’icône que l’on sait suite à sa mort causée par une infâme bestiole astro-illogique.
Chloé vous parle de ses ripailles, ses trouvailles, ses amours canailles, ses farces et attrape-couillons, ses coups de bourre-pif quand on l’emmerdait, son pays chéri et sa ville de Pézenas qui fit de lui un involontaire Piscénois (de veau) où se trouve son petit museau de ch’val, je voulais dire musée. On apprend qu’il a été homme-grenouille mais aussi magasinier consciencieux chez Philips pour gagner une pauvre croûte. Et savez-vous ce qu’il y faisait ? Il emballait les niaiseries de Sheila et Cloclo au magasin d’expédition. Si c’est pas malheureux ! Mais il était content, le Boby.
Je ne vais pas vous mâcher les 26 lettres de l’ouvrage bourré de ses contrepèteries et de ses pitreries, de ses exploits ou de ses bides dans les cabarets parisiens où il sévissait avec ses potes. Ses potes ? Pierrot, Pou,  André, Claude, Dédé, Eugène, Zizi… puis Brassens, Perret, Averty, et tant d’autres ! Vous connaissez peut-être ses remarquables apparitions cinématographiques chez Truffaut, Sautet, ses impros ingérables au théâtre… Mais ce calamiteux  lever de torchon lors d’un Musicorama des Rolling Stones ? C’est là, dans le livre. Tout ce qui concerne Boby y est. Anecdotes farfelues, souvenirs émouvants, historiettes hallucinantes…  Sans oublier … son hélicon ! Un régal !
Contre le blues de la rentrée, le meilleur remède … de ch’val (oui, bon, on peut bien s’amuser un peu)

Boby Lapointe, c’est bon pour c’que t’as. Abécédaire par Chloé Radiguet. Préface de Brigitte Fontaine. Editions du Cherche Midi, 2013. 276 pages, 17 euros service inclus.

Texte © dominique cozette

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