Dubois dont on fait les formidables romans.

Ça fait des mois et des années que je guette les parutions de Jean-Paul Dubois dont j’adore l’esprit et le talent. Tout est fait en douceur et avec intelligence, jamais de violence ou de vulgarité dans ses histoires qui sont parfois tragiques. Et toujours enrobées du velours d’un homme empathique et compatissant. Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon est le titre de l’opus qui commence joyeusement par la sarabande d’une bande de rats dans la cellule de six mètres carrés que Paul, le héros, partage avec Patrick, une montagne de chair tatouée aux cheveux longs, adepte des Harley Davidson dont il connaît tout. Ils s’entendent plutôt bien mais il y a l’heure gênante où le mastard fait son gros popo en racontant ses trucs sous le nez du coloc. A part cet épisode de fin de journée, Paul s’est fait au régime puant et dégueu de cette geôle québecoise  où il ne s’abaissera pas à demander pardon pour ce qu’il a fait — ce qui pourrait réduire sa peine  — regrettant même de ne pas avoir tué le sale type. Donc, de là, on apprend peu à peu son histoire : élevé par un père pasteur danois plutôt rigide et une mère joyeuse tenancière d’un ciné d’art et d’essai de plus en plus pointu puisqu’elle y programmera fièrement Gorge profonde, the porno scandaleux de l’époque. Son père est viré du presbytère, plus ou moins radié de France, alors il s’en va au Canada, dans une petite église sans histoire. Le fils le suit péniblement. Je passe la vie du père qui se fourvoie aux jeux du hasard…
Paul, devenu adulte, est le superintendant de l’Excelsior, une résidence haut de gamme où les gens vivent tranquillement puis vieillissent, comme ailleurs, mais où ils lui font tellement confiance qu’il devient indispensable, apprécié de tous et surtout de toutes, même après avoir rencontré la femme de sa vie, une Irlando-Algonquine, pilote d’un aéronef hors d’âge. Hélas, le gentil proprio de l’Exelsior meurt et est remplacé par un type sans âme, sans états d’âme, sans pitié, rabiotant sur tout et même sur la vie des gens. C’est là que Paul va dérailler.

C’est un bouquin extrêmement attachant, fait de mille anecdotes étonnantes, de détails techniques ahurissants, de personnages atypiques comme ce Read qui est adjuster, c’est à dire qu’il doit évaluer le prix des morts pour que l’assurance qui l’emploie verse le minimum d’indemnités aux ayants-droit. Patrick, le codétenu est particulièrement émouvant avec ses peurs et ses phobies qui choquent dans un corps si énorme et si craint. Et la petite chienne de Winonna et de Paul tellement craquante qu’on a envie d’avoir la même chez soi.
Lire Dubois, c’est un vrai bonheur ! Et puis comme je le trouve sexy, je vous offre son portrait.

Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon de Jean-Paul Dubois, 2019 aux éditions de l’Olivier. 250 pages, 19 €

Texte © dominique cozette

Les Fessebouqueries #460

Cette semaine nous offre un super fourzytou de news pas forcément news, de celles qui puent des pieds dans ses tongs made in Brazil à celles qui puent du crâne dans un livre de la rentrée, mais s’en dégagent deux infos de la plus grande importance, elles concernent des volatiles : ce fier coq Gaulois qui remporte le grand prix de la chanson bouseuse et, plus parisienne, ce fringant matheux qui cherche à mater un autre oiseau…Faute de merle on mange des Griveaux, comme disait ton grand-père. Bon week-end dear old friends !
– ES : Bolsonaro est en train de devenir le plus grand défenseur de la francophoBic.
– PI : Un mathématicien veut se faire élire à la mairie de Paris sans placer « comptez sur moi ». Qui gère sa com, sérieux ?
– JC : Rugy, c’est le mec qui évoquait dramatiquement la possibilité de se tirer une balle dans la tête comme Bérégovoy mais qui, après réflexions, a trouvé qu’il était moins risqué pour sa santé de se tirer des balles dans le pied.
– OVH : Quand tu es drogué à mort, il y a toujours des voix qui t’enjoignent de tuer ceux qui insultent Dieu. Jamais de voix qui te commandent de devenir l’Abbé Pierre.
– SL : le coq Maurice est autorisé à chanter et devient notre meilleure chance de gagner l’Eurovision 2020
– LM : Le coq Maurice prépare un duo avec Maître Gims
– PI : —  bah oui docteur je le savais déjà que j’étais allergique aux poils de chat. —  j’ai dit aux graminées. – — aux poils de gros chats si vous voulez, enfin, bon ça change pas grand chose.
– CC : C’est curieux quand même ce monde. Tu as trois personnes qui portent plainte contre un coq et des canards et tu as des députés qui veulent faire une loi où inscrire le cri du dindon dans la constitution
– DH : Un pote me demande: tu as lu le bouquin de Yann Moix ?
 J’ai répondu : «non j’utilise Lotus»
– MK : « Le réchauffement ranime une plante éteinte depuis des millions d’années ». Patience, encore deux degrés et Giscard d’Estaing se ranime lui-aussi.
– HT :  « — Faut-il porter un prénom gaulois pour s’intégrer ? Je me tourne vers vous, Zineb el Rhazoui, votre avis ? —  Oui tout à fait, ceux qui portent un prénom arabe refusent de s’intégrer, c’est évident. —  Merci Zineb »
– MK : Boris Johnson se croit être le jumeau de Trump. Il n’en est que le placenta
– NP : Franchement si Aya Nakamura a le droit de chanter, je ne vois pas pourquoi Maurice devrait fermer sa gueule.
– RO : Sibeth Ndiaye sur la réforme des retraites: « Il n’y aura plus de régimes spéciaux ». Sauf pour les anciens présidents, ministres, sénateurs, députés, conseillers spéciaux, très hauts fonctionnaires, grands patrons…
– OM : Bolsonaro boycotte BIC.  C’est déjà ça de gagné : il ne pourra plus utiliser leurs briquets pour faire flamber l’Amazonie.
– KW : La rentrée scolaire s’est très mal passée. Ils m’ont rendu mon gamin à la fin de la journée !
– LC : On ne fait plus d’omelette sans casser les couilles d’au moins quelques vegans.
– ACD : J’ai un pote, il est tellement sûr de lui qu’on l’a surnommé « Comme j’aime ».
– OM : Yann Moix n’est pas dans la première sélection du Goncourt. Certainement encore un coup de ces enculés de youpin.
– TC : « En Bretagne, ce restaurant offre une crêpe au sucre en échange d’un verre rempli de mégots de cigarettes » Après une bière offerte, une crèpe offerte. A quand « le plaisir de pas être un gros porc dégueulasse mal élevé » en échange de pas jeter ses mégots dans la rue ?
– CC : On est passé de Blaise Pascal à Pascal Bruckner quand même.
– OB : Hey les futures mamans, un conseil : oubliez la préparation à l’accouchement, la sophrologie, l’haptonomie, tout ça. Préparez-vous plutôt à couvrir des livres. Parce que là vous allez souffrir et sans péridurale !
– LC : Le vrai défi d’une mère de famille c’est pas de réussir à coucher ses enfants avant 22h, c’est d’ensuite réussir à regarder un film sans s’endormir avant la fin.
– DA : C’est PARFAIT cette idée de remplacer les pailles en plastique par des pailles en carton qui ramollissent en 20 secondes, du coup on siphonne nos mojitos vitesse lumière, on sauve les tortues, la planète nous dit merci & on peut même pas en être conscients vu qu’on finit torchés.
– NA : Je vous laisse 15 petites minutes, je vais lire le dernier Nothomb.
– PA : Ikéa est le meilleur prénom pour une femme : Suédoise, bon marché, à emmener tout de suite chez soi, et facile à monter. Ça y est, je vais encore perdre des amies…
– DW : Un jour, mon chien a pissé dans le couloir, et, de stress, a chié dans sa pisse. Puis il a essayé de faire disparaître les preuves en commençant à manger sa merde, donc il a fini par gerber. (Véridique) Voilà, quand je lis quoi que ce soit sur Yann Moix, ça m’évoque ce souvenir.
– PS : Ce que je sais sur Villani et sa campagne : —  Il s’est coupé les cheveux — Il a changé de veste — Il a beaucoup impressionné quelqu’un que je ne connais pas —  Il va au café —  Il n’est pas exclus de LREM —  Les gens n’osent pas trop dire du mal de lui — Il a eu la médaille Fields
– PA : Si le plus grand plaisir des hommes est de se payer le corps des femmes, celui des femmes est de se payer la tête des hommes.
– PS : Ce que je ne sais pas sur Villani et sa campagne : —  Sa politique en matière de logement —  Sa politique en matière d’infrastructures —  Sa politique en matière d’aménagement de l’espace —  Sa politique en matière économique —  Sa politique en matière de service public local
– ES : — Ci sono molti pesci nel mare  —  Il y a plein de bars dans le Marais.
– OK : J’aime bien Cédric Villani, juste parce qu’il a foutu une merde intégrale chez LREM.
– NP : En ce moment c’est facile de reconnaître (même de très loin) ceux qui ont des vélos électriques : ils sont déjà en manteau-écharpe alors que toi qui dois pédaler tu es encore en short-tee shirt.
– PR : Il faut louer le parlement britannique de nous prouver que les décisions majeures concernent l’Europe peuvent être prises de façon ouverte et démocratique et non par l’appareil dans le secret de la nuit.
– MK : Ceux qui y exilent leurs économies pourraient être un peu solidaires des Bahamas…

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Les Fessebouqueries #459

 

Ah mais que c’est court, mais que c’est court ! Quoi donc, les vacances qui s’étiolent ? Meuh non ! Les shorts des filles dans les rues concupiscentes  ? Meuh non ! Bah quoi alors ? Les Fessebouqueries, voyons ! Soit mes contributeurs sont encore ensablés, soit l’actu est stérile comme une terre glyphosatéee, soit les deux. Bon, il y a bien cet écrivain chafouin autant que renfrogné qui créé son buzz puant (voir photo), il y a bien le sale dérapage de Macron sur les blessures réparables, il y a bien aussi heu, pas grand chose. Et tout ça très peu dosé, comme d’étiques échantillons retrouvés dans une vieille trousse de toilette de secours au cas où. De toute façon, arrêtez de vous plaindre, vous n’auriez pas eu le temps pour un long article car,  faut-il vous le rappeler, la France rouvre ses portes dès lundi dans un grand fracs de gonds, de cadenas, de serrures et de pênes ! Bon week-end néanmoins !
– CR : Pendant la réunion du G7, les conjointes des divers chefs d’Etat sont allées se promener à Espelette.
 Les médias ne nous ont pas dit si M. Merkel les avait accompagnées ?
– HD : Je sens que l’ambiance sera tendue chez les Moix à Noël autour de la dinde. 
Une fin de Moix et d’année turbulente ??
– OVH : Macron tout bronzé parlait avec Anne Sophie Lapix bourrée de coups de soleil. Je me suis endormie en sursaut.
– PR : Il faut bien admettre que le coup des piments d’Espelette au G7 a été une magnifique opération diplomatique de premier plan, que le monde entier nous envie, évidemment. Ben oui.
– FT « Il n’y a pas eu de violences irréparables », d’après Emmanuel Macron. Les yeux et les mains ça repousse. Quand on veut on peut.
– MK  : Retour des Gilets jaunes : passé les borgnes, y’a plus d’limite !
– AB : Yann Moix se planque avec son avocat Naulleau dans la cave de Zemmour, service d’ordre assuré par Alain « Goebbels » Soral.
– PI : Ma fille a un gros bouton sur le nez. Ça donne « papa je te préviens si c’est comme ça mardi on reporte la rentrée ».
–  EG : Yann Moix a glissé, et en tombant sur son clavier a accidentellement écrit des articles négationnistes. Achetez son livre
– TC : Je suis pas sûr que ce soit bon pour l’environnement de pisser sous la douche…Surtout quand je bois de la bière. J’arrête pas de pisser, du coup j’en suis déjà à 7 douches aujourd’hui.
– CC (écrivaine) :  Changement de programme : je ne suis pas dans la liste des finalistes Fnac en revanche je suis dans la liste des finalistes du prix de la tranche de saint-nectaire en guise de marque-ta-page.
– GD : Un jeudi où l’on se gausse des condamnations de fascistes français ne peut pas être un mauvais jeudi
– OB : Laurent Ruquier, recruteur de psychopathes since l’éternité.
– DA : Le mec du kebab qui venait de m’appeler « chef », « mon ami » puis « bogosse » vient de dire exactement la même chose au gars derrière moi, j’imagine que je dois annuler mes plans de mariage et prévenir mes parents que ce n’était finalement qu’une passade…
– GD : Excusez mon absence, j’étais parti nager la brasse coulée dans les larmes des « ouin ouin les identitaires ne sont pas racistes ».

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Les furies, roman préféré d'Obama !

Je vous ai parlé de Lauren Groff récemment à l’occasion de la sortie de ses nouvelles sur la Floride (lire ici). Encouragée par le Masque et la Plume, j’ai eu envie de lire les Furies et voilà, c’est choses faite. Un excellent roman très tendu, très musclé, d’une lexicographie incroyable  — merci la traductrice — et d’un fourmillement d’anecdotes stupéfiant. Il faut se concentrer pour ne pas oublier le déroulement de l’histoire qui se scinde en deux parties très nettes : la première et la deuxième, ha ha ha ! Pourquoi ? Parce qu’il y a mort d’homme à la fin de la première. Les Furies narre les relations fusionnelles entre deux personnages hors du commun, très grands en taille tous les deux, et charismatiques. Ils nous sont présentés ensemble, à l’âge de 22 ans, juste après un mariage discret et avant une scène de sexe, discrète aussi au niveau de la description mais brûlante, comme il y en aura tant dans le roman. Ils s’adorent, font l’amour tout le temps mais c’est elle, Mathilde, qui s’occupe de tout. Lotto, de son vrai prénom Lancelot, paresse dans la vie, sa mère étant richissime mais vivant cachée depuis son veuvage. Ensuite, Lauren Groff déroule la genèse de leurs existences, lui dans une famille riche mais rongé par l’acné, baisant à tout rompre toutes les filles, elle, rejetée par ses parents pour avoir poussé son petit frère dans l’escalier qui en est mort, pestiférée, ayant connu de grosses difficultés. Coup de foudre puis mariage puis vie de bohème car la mère de Lotto ne lui file pas d’argent pour cause de mauvais mariage. Fêtes, amis, alcool, drogues… Dans ce déluge de plaisirs étourdissants, elle réussit à cadrer cadrer et motiver son mari car il a du talent, elle en est sûre. Et bim, ça marche. Il devient un célèbre dramaturge envié de tous, invité partout, désiré par toutes. Mais il est fidèle. Jusqu’au bout. Et elle ? Elle le sert, elle l’attend, elle le baise, elle le nourrit, elle corrige la nuit ce qu’il a écrit le jour, elle le regarde avec avidité. Et boum ! Un événement se produit qui clôt la première partie.
Alors ? Hé bien l’histoire est re-cacontée. Les satellites qui tournent autour de ce couple lumineux se dévoilent, la passion n’est plus la même et jusqu’au bout, au bout du bout, des tiroirs vont s’ouvrir pour redistribuer les rôles  qui ne sont pas du tout ceux qu’on imaginait. C’est glaçant,  c’est incroyable, c’est horrible, c’est formidable ! Je n’en dirai pas plus. Ah si : sacré bouquin !

Les Furies par Lauren Groff. Titre original Fates and furies, 2015. Chez l’Olivier en 2017. Excellemment traduit par Carine Chichereau. Editions  Points, 524 p. 8,50 €.

Texte © dominique cozette

Les Fessebouqueries #458

Une jolie fille ne peut donner que ce qu’elle a, comme les Fessebouqueries ne peuvent répercuter que ce qu’on leur donne. Et comme beaucoup de cerveaux ont fui pour ce long WE, vous n’aurez que ce que vous méritez : pas grand chose ! Un petit G7 mini bikini, une flambée pas très bossa nova, un Trump de plus en plus couillon etc… Mais je suis pleine d’optimisme, la verve va nous revenir à l’heure de reprendre le collier de perlouzes et les chaînes dorées de l’esclavage moderne. En attendant, ne frottez pas trop votre peau sous la douche, ça fait partir le bronzage. Bon week-end !
– YB : Certes, Jean-Luc Mélenchon est le seul homme politique français à être parti pour le Brésil lutter contre les incendies en Amazonie. Je dis juste qu’il aurait pu y aller en voilier
– AB :  Tout va bien au G7  : la mouche qui avait tenté de forcer un barrage a été abattue par un missile Sol-Air. Castaner jubile…
– CC : Au lieu de mettre des radars partout qui sont dégradés et qui coûtent un bras, remettez les gendarmes sur la route. Et qui ne roulent pas en kangoo.
– PI : Sérieux arrêtez de parler des moustiques, ça leur fait de la pub c’est exactement ce qu’ils cherchent.
– AB : Bregançon. Viré du G8, le démocrate humaniste Poutine, soutien du gentil boucher Assad et des sympathiques mollahs rétrogrades d’Iran vient se faire câliner par Macron. Comme Kadhafi par Sarkozy.
– OVH : Tragique. Jeffrey Epstein violait des jeunes filles dans les Iles Vierges.
– DA : N’empêche, si Gustave Eiffel s’était appelé Gustave Ette, des millions de visiteurs atteindraient chaque année le sommet de la Tour Ette dans notre putain de bordel de capitale de merde.
– AB : Après le Groenland, le déjanté Trump fera une offre à Macron pour racheter la Tour Eiffel et la délocaliser sur son parcours de golf en Floride.
– JPT : Parce que je transpire en randonnant, on me surnomme « le Suif Errant » !
– JMM : Selon l’IGPN, « Il n’y a aucun rapport entre la disparition de 300 000 chômeurs et les 300 000 radiations chez Pôle Emploi. »
– TC : On dit verser un salaire, c’est parce que c’est comme remplir un réservoir de liquide lave-glace. Y en a les deux tiers qui foutent le camp à côté.
– AB : • Allocation de rentrée scolaire : merveilleuse, phénoménale augmentation d’un euro. C’est trop. • Fraude fiscale : 100 milliards dans les paradis fiscaux. C’est rien
– MK : Rentrée politique : un gouvernement de bras cassés et Brigitte le bras en écharpe
– GP : le G7 se  joint aux Gilets Jaunes pour nuire aux commerçants de Biarritz . Mais qu’elle idée un G7 en août à Biarritz .
– PA : Je me suis mis au régime. (Sans l’aide de cet abruti de Canneti). En deux semaines, j’ai perdu 14 jours.
– PI : Ce qui m’inquiète avec la rentrée c’est surtout que c’est le moment à partir duquel l’apéro quotidien devient socialement anormal.
– PV : Tout bronzé, revenant de ses vacances en Corse puis en Grèce, Raphaël Glucksmann vient expliquer aux prolos que pour eux les week-ends à l’étranger c’est fini. La transition écologique les gars. En revanche lui et ses amis auront toujours les moyens, eux.
– AB : Un militant RN : « L »Amazonie, on s’en fou, c’est loint, plein de primittifs qui ne parle pas franssais et risque de débarqué ici, de serpant et d’inssectes, soutient à notre ami jair bolsonaro
– AB : On nous rabâche que l’État doit économiser, et le G7 coûtera 36 millions… Les dirigeants communiquant toute l’année, pourquoi ne pas organiser ces inutiles sommets hors-saison dans un camping ?
– VS : D’où vient le soja qui sert à nourrir les animaux abattus et mangés en France ? Principalement de la forêt amazonienne partie en fumée. Ce qui devrait relativiser certaines lamentations.
– OK : La forêt amazonienne voudrait demander l’asile politique au Groenland ou à l’Antarctique, elle hésite.
– OB : Je dis pas qu’on prend les femmes pour des connes, je dis juste qu’on nous vend des crèmes de jour et de nuit qui hydratent 24h.
– AB : G7 Bison Futé : bouchons à Biarritz, vous roulerez à 0 Km/h de samedi à lundi. Prévoyez un marteau pour briser la vitre si on vous oublie dans votre véhicule.

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Sauver la planète ? Elle s'en tamponne le coquillard, la planète !

Que ce soit moins d’enfants, de glyphosates, de Trump, de dépenses d’énergies, de chasseurs de baleines, de bouteilles de plastoc, de lumières dans la ville, de voitures polluantes, de déchets nucléaires, de sècheresses, d’incendies, de béton, de fumées diverses, de vaches qui rotent… n’importe quoi de moins ou plus, s’il y en a une qui s’en bat la breloque, c’est bien la planète ! Elle va continuer sa petite promenade intersidérale avec des milliards de bandes de cons à l’agonie, aux poumons explosés, au sang marronnasse, au cœur obèse, bavant sur de plus en plus de joujoux technologiques, addicts à de plus en plus de poisons pour se soigner, s’envoyer en l’air ou se tenir debout, des milliards de sans bras et sans dents qui regarderont fixement le nuage pharamineux qui ne fait pas de pluie des fois qu’il s’entrouvre vaguement et qu’on aperçoive ce qu’on nommait le soleil, des milliards de descendants d’idiots qui ont préféré le déluge d’après-moi qu’un peu de confort en moins, alors que quelque part, dans des endroits tenus secrets, se gobergeront des dynasties d’ultrariches dans des demeures à l’air filtré et à l’eau intarissable, regardant se reproduire dans d’immenses bassins sains des huîtres et des langoustes, caressant un chat de luxe et attrapant par-ci par-là des nouvelles de la pourriture extérieure, jusqu’à ce qu’elle s’infiltre dans leurs interstices et les fasse crever les uns après les autres dans l’atroce souffrance du privilégié qui s’aperçoit soudain, tel un Ghosn emmuré ou un Epstein suicidé, qu’on peut tomber dans l’ordinaire, le commun, le vulgum, le mortel quoi, sans qu’un miracle se produise.
Et la planète dans tout ça ? Elle va continuer à tourner autour de son Maître-Soleil, va se nettoyer grâce aux petites bêtes bien plus résistantes que nous et donner naissance à des trucs insensés, des bidules qui vont voir le jour, des trucs qui nous paraîtraient immondes ou monstrueux si nous étions encore là pour les voir, mais nous n’en saurons rien. Le monstre le plus pourri qu’aura porté la terre sera définitivement enseveli sous la couche insensée de son incommensurable connerie.
Pour la peine que je vous cause, je vous invite à écouter une chanson joyeuse en buvant le jus d’un flacon divinement travaillé par une vigneronne sincère en caressant la petite tête blonde ou brune du rejeton que votre avenir n’inquiète pas encore. Mais gardons espoir, le G7 va bientôt se tenir dans un spot où le rouleau compresseur de la police répressive n’a rien à envier à celui de la vague surfante toujours recommencée…

Texte © dominique cozette

A jeter sans ouvrir

Viv Albertine, je l’ai découverte il y a peu avec son premier livre sur sa période punk (voir mon article ici : De fringues, de musique et de mecs). Et comme j’ai bien kiffé, je viens de lire le deuxième opus A jeter sans ouvrir, l’histoire interprétée sur le tard de sa famille restreinte, père, mère et sœur. C’est raconté sans filtre, ça pique, c’est cash. Car la mère de Viv est en train de mourir dans une chambre d’hosto. Viv aimerait bien qu’elle s’éteigne gentiment dans les meilleures conditions, entourée d’elle-même et de sa fille ado. Mais voilà-t-il pas que sa soeur, qui est restée longtemps fâchée avec la mère, débarque du Canada et vient lui voler les derniers instants chéris. Rester digne autour du lit d’agonie, rester digne à tout prix mais… ça déborde, Pascale la sœur s’est approprié la main, les oreilles et même le bord du lit de leur mère dont elle ne veut pas bouger, même pour les soins. C’est trop fort, c’en est trop, Viv est quand même restée une rebelle et après tout, c’est elle qui s’est occupée de leur mère toutes les années d’absence de sa sœur. Donc elle finit par lui sauter dessus et l’attraper par les cheveux par-dessus le corps encore en vie de la mourante, et s’ensuit une baston épique, incroyable de violence, de coups et de sang qui gicle sur les murs de la chambre. Cet épisode, assez long, est découpé en tranches servies au début de chaque chapitre.
Les chapitres eux, nous ramènent dans l’enfance des fillettes, un truc pas marrant du tout car ils étaient d’une pauvreté totale et surtout, les parents se battaient constamment, cruellement, prenant les fillettes en otages. Viv raconte d’abord son souvenir ressenti. Puis, à la mort de son père français réfugié en France, elle trouve une enveloppe « A jeter sans ouvrir » qu’elle garde jusqu’à la mort de sa mère. Puis elle le lit : il s’agit du journal que son père a tenu lors de leur divorce pour démontrer aux juges la cruauté de sa femme, son inaptitude à élever ses filles. C’est vrai que c’est cruel et Viv commence à comprendre la genèse de sa vie à la lumière de ce témoignage extrêmement touchant par rapport à l’amour qu’il portait aux petites. Sauf qu’après la mort de sa mère, elle découvre aussi le journal que celle-ci a tenu dans les mêmes circonstances, où elle décrit la personnalité violente du père. C’est alors que la mémoire de Viv renaît et qu’elle se souvient des coups, des menaces, de sa méchanceté, mais aussi de ses penchants pédophiles. En plus, et ce n’est pas la moindre des fêlures de son enfance, sa mère a été forcée par son mari d’abandonner un fils d’un premier lit à son père, qu’ils ne se sont pas revus avant qu’il ait dix-sept ans, qu’il a appris seulement à ce moment là l’existence de ses sœurs élevées par sa mère. Ne parlons pas des multiples et très graves problèmes de santé de Viv, la coupe est pleine.
Tout cela enrobé de nombreuses citations féministes car Viv est abreuvée de lectures de femmes qui en ont, de Simone de Beauvoir à Virginie Despentes en passant par toutes les autres.
Seul bémol : la fin du livre, les quelques dernières pages, sont un peu chiantes, beaucoup de descriptions et peut-être aussi une sorte de mea culpa envers sa sœur dont elle dit qu’elle l’aime quand même. On peut s’en passer. Sinon, ses démêlées  familiales telles qu’elle les décrypte, tranchantes et sans concessions, nous rendent la lecture de l’ouvrage passionnante.

A jeter sans ouvrir de Viv Albertine, 2018.  2019 aux éditions Buchet Chastel, traduction par Anatole Muchnik. 352 pages, 22 €.

Texte © dominique Cozette

Une autre Floride

Lauren Groft, dont le roman « Furies » fut adoubé par Barak himself qui en fit son préféré, sort Floride, un recueil de formidables nouvelles ou plutôt de tranches d’ambiances tempétueuses. Tueuses ? Oui car ce qui se passe dans ces moment arrachées à cette terre qu’on croit paradisiaque, c’est un enfer, l’enfer de ceux qui n’ont pas les moyens de se protéger de la nature hostile, mouvementée, cruelle et glauque. Des portraits de femmes très à la hauteur mais débordées par les événements, les hommes ou les enfants, des fillettes abandonnées dans la sauvagerie d’un biotope effrayant, un œil de cyclone qui lorgne dangereusement sur une autre qui n’a pas réussi à sauver son voisin ou sa maison. Des choses assez marrantes involontairement quand le récit se situe en France avec des « salades de homards » dégustées vite fait dans une cafèt de Monoprix, si, si…, les vacanciers résidant en Champagne.
Un autre plus réaliste se situe à Yper, vers Etretat, où la mère de deux jeunes garçons vegans a choisi de passer l’été pour fuir la fatale saison humide de Floride. Elle vient visiter les lieux de son écrivain préféré, Guy de Maupassant, elle écrit une thèse sur lui mais elle finit par le détester à cause de ses mœurs dissolus non respectueux des femmes, tout en se nourrissant de bourgogne pas cher acheté à l’épicerie du coin, deux litres chaque soir.
Dans cet étourdissant voyage au bout de l’envers du rêve, on côtoie toutes sortes de bêtes toxiques, serpents, alligators, insectes de toutes sortes, chats sauvages, et des marais qui puent et renferment une faune pestilentielle, et des pluies incessantes, des cyclones, une nature écrasante que l’on aime(rait) bien fuir. D’où la France.
C’est un vrai plaisir de découvrir ces nouvelles, moi qui n’aime pas le genre,  car l’écriture est formidable, le vocabulaire très riche et les personnages intrigants et attachants.

Floride de Lauren Groft, 2019 aux éditions de l’Olivier, traduit par Carine Chichereau. 300 pages, 22,50 €.

Texte © dominique cozette

Les sept mariages d'Edgar et Lumilla

Les sept mariages d’Edgar et Lumilla, dernier opus de Jean-Christophe Ruffin, est un roman assez amusant, disons-le franchement. On assiste à une épopée amoureuse comme il y en a peu en vrai, mais ça existe, de deux personnes que tout réunit et puis sépare — le bien connu « ni avec toi ni sans toi » —  et jamais pour les même raisons. Forcément, ça commence par un coup de foudre. Juste un regard intense, ce qui est très improbable quand la personne est une jeune femme nue que des villageois ukrainiens tentent de soustraire du regard de tous alors que l’autre personne est un jeune homme en voyage initiatique avec trois compagnons et compagnes étudiants dans une grosse voiture française assez singulière. C’est leur premier contact. Le jeune homme doit continuer la route, ayant juste appris que les yeux superbe appartiennent à cette magnifique femme prénommé Ludmilla. Un peu maigre comme indice mais impossible de s’attarder.
Néanmoins, il finit par la retrouver, une autre fois, avec l’audace de tout amoureux pensant que l’attirance est une chose réciproque. Elle se laisse faire, se laisse épouser vite fait à coup de tampons administratifs, elle est tellement pauvre et seule et sans ressources dans un pays fermé. Donc, elle se retrouve avec lui à Paris, mais il est fauché lui aussi et le bonheur est un astre coûteux, parfois. Il a tellement peur de l’avoir arrachée à son pays pour rien, pour une autre vie sans panache ! Et elle a tellement de mal à lui faite comprendre qu’elle est terriblement heureuse d’être arrivée ici. C’est comme ça qu’un malentendu peut déclencher un premier divorce. Ensuite, ce ne sont que péripéties, routes qui se séparent, carrières qui se construisent, hauts et bas, l’une qui devient diva puis insupportable et l’autre entrepreneur de très haut vol très égocentré, puis les choses qui s’écroulent d’un côté comme de l’autre etc…
A part des petites maladresses (il vend sa voiture en Russie mais on le retrouve roulant dedans à Paris un peu plus loin, et quelques fautes d’inattention) on se laisse balader au fil des pays, des motifs de séparation et de retrouvailles jusqu’à la fin de leur vie. L’histoire, en fait, est narrée par le mari de leur fille unique dont ils se sont assez peu occupés, ayant un tas de choses bien plus intéressantes à faire à cette époque de mondanités, de succès, de sorties, de fêtes… Il est obligé d’enquêter afin de retrouver les trous de cette histoire pour le moins cahotique.

Les sept mariages d’Edgar et Lumilla, de Jean-Christophe Ruffin, 2019 aux éditions Gallimard. 376 pages 22 €.

Texte © dominique cozette

Les Fessebouqueries #457

Comme un linceul n’a pas de poches sauf sous les yeux, Mocky est parti là-haut sans pactole, loin du piège à cons qu’est la vie quand on n’est si glandeur ni miraculé mais plutôt une machine à découdre. Drôle de paroissien, dragueur, étalon (17 mômes officiels), roi des bricoleurs, adepte de saisons des plaisirs comme de grandes lessives, pratiquant la colère, Mocky fut solo dans son style, sans grande frousse devant le grabuge et les calomnies qu’il sema. Pas d’arbitre dans cette FIN sans l’ombre d’un doute plus passionnante qu’une nuit à l’assemblée nationale, sans monsieur cauchemar pour lui dire chut ! Bonsoir et… dors mon lapin !*
– OVH : Good bye Pépé le Mocky.
– PR : Avec l’Europe, l’ouverture des marchés est simple : le peuple achète et bouffe de la merde, pendant que les actionnaires chopent la thune et mangent bio. Je trouve ça cool. Très très cool !
– AB : La différence entre Jean-Pierre Mocky et les autres est qu’il était un iconoclaste qui faisait des films coûte que coûte sans concession avec des bouts de ficelle et n’est jamais rentré dans le moule pour plaire.
– HB : Je ne comprends rien a cette histoire d’Achille Zavatta qui se prend pour pour Marty McFly au dessus de la manche
– CV : Afin de coller à l’actualité, après les exactions commises par le gouvernement contre : les manifestants/les chômeurs/les retraités/les réfugiés/ les pauvres, Emmanuel Macron décide de modifier légèrement le nom de son parti.
 LREM devient donc LREMOCESFBTG, ou La République En Marche Ou Crève Et Surtout Ferme Bien Ta Gueule.
– PI : Pour la millième fois, ne mettez pas de photos de vos enfants sur fb. Si vous ne le faites pas pour protéger leur vie privée, faites le au moins parce qu’on en a rien à foutre.
– AB : Alain Delon : « Alain Delon vous remercie de penser à Alain Delon, car Alain Delon se repose tranquillement en Suisse après un AVC signé Alain Delon et une légère hémorragie style Alain Delon dont Alain Delon viendra à bout. »
– PE : 1ère journée du Championnat des Etats-Unis de fusillade : 
Texas-Ohio : 20-9
– JB : Peut-on vraiment faire confiance à un trou de balle pour contrôler les armes à feu ?
– DC : Est-ce que la journée internationale du chat est aussi la journée internationale de la chatte ?
– LC : Les mecs aujourd’hui ils sont incroyables, ils hésitent pas à te bouffer la chatte au premier rencard mais ils bégayent si tu leur empruntes leur brosse à dents
– MH : Franchement, la journée internationale du chat, on aurait pu l’organiser une semaine plus tard, à la mi-août.
– AB : Casino lancera en septembre le premier hypermarché sans caisse ni produit interdit au public (pas de parking). Il ouvrira de 4 à 5 h du matin.
– ME : On nous ment depuis toujours. Le diable ne s’habille pas en Prada. Il est en Pampers, torse-nu et il braille comme un putois à côté de moi depuis un quart d’heure.
– AB : Il y a encore un an, je haussais les épaules en lisant « État policier » ou « Démocrature » au sujet de la Macronie. Aujourd’hui, épaules basses, je grince… Comment en est-on arrivé là si vite ?
– RP : Je n’ai pas attendu le dernier rapport du GIEC pour me sentir, en tant que musicien, extrêmement concerné par l’épuisement des sols. C’est pourquoi j’en utilise le moins possible et compose généralement en Si. ‬
– OVH : Mon smartphone est un text toy.
– AB : Les ex-Premiers ministres coûtent bonbon par an (pareil à Gauche) : • Fillon 103 304 € • Villepin 110 808 € • Raffarin 130 055 € • Juppé 65 436 €.  Je croyais qu’on avait aboli les privilèges.
– RE : Cambriolage d’un collège dans l’Oise : les pertes de matériel informatique s’élèvent à 80 euros. « Ils ont tout pris. » déplore le chef d’établissement.
– PC : Y’a un truc que je ne comprends pas. Quand un juif fait une blague juive, tout le monde rit. Idem pour les arabes, les handicapés, les LGBT… Mais quand une meuf fait une vanne sur les meufs, elle se prend toute la team féministe sur la gueule. Pourquoi ? On n’a pas d’humour ?
– GU : « C’est terrifiant ce qui se passe dans les églises, c’est infesté de pédophiles, de toute façon c’est des gens qui sont obligés d’éjaculer d’une façon ou d’une autre, c’est pas parce qu’on est prêtre qu’on éjacule pas. En clair faudrait leur couper la bite ! » (JP Mocky)
– MM : Toute sa vie il aura gueulé «mort aux cons !  ». Puis il est mort. C’est con. Sa colère échevelée, parfois enfantine, toujours généreuse, va nous manquer.
*(sauras-tu retrouver 24 titres de ses films ?)

Photo Philippe Delacroix © Une de Libé.

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

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