Un mariage américain de Tayari Jones, est un roman passionnant sur les ressorts d’un couple vivant un drame absolu. On se trouve dans un état du sud des Etats-Unis, les jeunes mariés sont noirs ainsi que la plupart de leurs relations. C’est un mariage heureux bien que les époux viennent de deux horizons différents. Elle, Celestial, est issus de la bonne petite bourgeoisie et lui, Roy, d’une classe inférieure où ses parents ont dû faire bien des sacrifices pour l’envoyer à l’université. Mais si la famille plus aisée est déçue par ce choix, elle ne le montre pas et traitera toujours le mari avec bienveillance. C’est un ami de Celestial qui les a présentés l’un à l’autre, un très vieil ami avec lequel elle s’entend comme avec un frère. Le couple est promis à un bel avenir, il gagne bien sa vie, il est devenu l’homme d’une seule femme après une jeunesse de drague, et elle-même se lance dans une carrière artistique pleine d’espoir, remettant la fabrique de bébés à plus plus tard.
Mais un jour, patatras, on vient l’arrêter car il est accusé de viol par une voisine, blanche, chez qui il avait fait un peu de bricolage. Il est innocent puisqu’il était avec sa femme à ce moment-là. Mais la justice n’en tient pas compte et l’envoie en tôle pour 12 ans. Sa vie s’arrête là. Il se trouve dans une cellule avec un homme qui se révèlera être … (pas de spoil) et le protègera. En bonne épouse amoureuse, Celestia lui rend visite régulièrement mais au bout de très longs mois, leur relation va changer. Comment peut-il en être autrement quand l’une rencontre le succès et l’autre stagne entre quatre murs sales ? Ils finissent pas rompre. Néanmoins, elle n’intente pas d’action en divorce, il la considèrera toujours comme sa femme. Elle, entre temps, pour supporter cette lourde charge, s’appuie sur leur ami mais peuvent-ils longtemps rester insensibles l’un à l’autre.
Et coup de tonnerre : on le libère au bout de cinq ans, la justice reconnaissant que le procès a été mal mené. Sans aucune excuse ni indemnité. Ils ne s’y attendent pas, le situation devient très compliquée.
Ce qui est bien dans ce roman, c’est d’avoir choisi le point de vue de chacun. A chaque chapitre, le narrateur est différent, c’est soit le mari, soit la femme ou l’amant. Tout y est confessé, chacun y dévoilant des sentiments ou des secrets inconnus ou pas des deux autres. C’est relaté avec une extrême finesse malgré la complexité des situations. Le suspense n’en est que plus efficace. C’est à chaque fois inattendu. Même le dénouement. J’ai consulté le web pour m’assurer d’une chose : l’autrice, dont ce n’est pas le premier livre, est noire. Elle est bien placée donc pour parler du problème, la place des Noirs dans l’Amérique moyenne, la peur qui les habite face aux jugements arbitraires et aux violences racistes, les efforts qu’ils doivent fournir pour espérer accéder au même niveau social que les Blancs…
Un mariage américain de Tayari Jones, 2019 (titre original ? ) traduit par Karine Lalechère, éditions Pocket. 406 pages. Pas cher.
Cette semaine, les déboires s’accumulent. C’est la fête à la grenouille, on a de l’eau jusque là alors forcément c’est la mort du crop-top, du décolleté oh-mon-dieu, du sein marshmallonesque qui déborde de son petit haut sexy, du cuissot bien grillé tout juste sorti du short, et du nombril tellement excitant pour qui possède un instrument à coulisse ou une fermeture d’esprit. Et pi et pi… Trump s’en est pris une bien belle et je ne parle pas de sa meuf qui, apparemment, ne tient pas ses distances avec lui. Bon, what else, le traintrain darmanesque, macronique, covidien, antimasquesques, et puis un truc dont on ne parle jamais assez : un mirage a franchi le mur du son. Avouez qu’il vaut mieux être sourd que d’entendre ce truc… Gaffe à vous, friends, et bon week-end moins plus vieux. Ça se dit, ça ?
– NP : Je ne dis pas qu’il pleut beaucoup sur la région parisienne en ce moment. Je dis juste qu’à Levallois ils n’ont pas vu autant de liquide tomber du ciel depuis la fois où Patrick Balkany a secoué sa housse de couette par la fenêtre.
– OVH : Au premier qui mentionne encore le boum entendu en Ile de France, à midi le 30 septembre 2020, je propose comme explication que Madame Pécresse a enfin joui.
– JC : Aujourd’hui est la Journée mondiale du migrant et du réfugié. C’est aussi la Saint Adolphe.
– SV : 2020 : L’année de la science fiction. On vit masqués et on manifeste pour porter des jupes.
– CMG : FERMEZ LES BARS, LES RESTOS, LES THÉÂTRES, LES SALLES DE SPECTACLES ETC…. ENFERMEZ LES MAMIES !!! ET AU BOULOT, BANDE DE NAZES !!!
– CV : Ce matin, je voulais rendre hommage à Gréco mais il fait trop froid pour être tout’ nue sous mon poull.
– HD : Dialogue du dimanche ..Père/fils : — Papa, c’est quoi un oxymore ? — C’est quand on associe deux termes contradictoires, comme dans « Renouvellement du Sénat »…
– GP : Drucker opéré du cœur, c’est à vous dégoûter de faire du sport et de ne jamais fumer ni boire.
– ID : Je me demande si tous ces gens qui pensent, au lendemain de cette effroyable attaque, que CHARLIE « met de l’huile sur le feu » comme le dit le décérébré Cyril Hanouna, pensent aussi qu’une femme en mini jupe qui se fait violer l’a un peu cherché tout de même ?
– HD : Le siècle des Lumières est remplacé par celui des ampoules basse consommation.
– MK : Du carmin à l’écarlate, ce gouvernement nous vole jusqu’aux nuances de la colère.
– SH : Quand on voit tant de glands à la télé, faut il changer de chêne ?
– MK : Darmanin ne veut plus que les manifs soient filmées : pas de témoins, pas de journalistes quand on casse du manifestant ! Dupont-Moretti, lui, veut que les procès soient filmés. Discours gouvernemental bordélique, drôle de cinéma vraiment !
– ADS : Je viens d’acheter une boîte de sel de Himalaya sur laquelle il est écrit que le sel s’est formé il y a 250 millions d’années, mais il expire en 2021…
– LE : Je propose d’intuber moi même les anti masques. Ok, je suis pas réanimateur mais je ferai de mon mieux.
– CC : 95% de la population masculine ne se jette pas comme des mabouls sur les femmes QUELLE QUE SOIT leur tenue. Nous n’allons donc pas changer nos styles vestimentaires. Par contre on peut s’occuper des 5% restant avec des tenailles si nécessaire.
– RR : Présentement en train de réfléchir à une façon de sauter en marche de 2020 sans me casser la cheville.
– JDF : Question de provincial du troisième age : qui, en semaine, a le temps les moyens et un métier qui lui permettent d’être à 23 heures dans un bar de façon régulière ?
– CD : Sondage sur la peine de mort, sondage sur la tenue des lycéennes… Manque plus qu’un sondage sur la chasteté jusqu’au mariage et nous en serons revenus à la France des années 1950.
– CL : Jamais aucun journal, aucun 20h, aucun plateau télé n’a débattu au sujet de vos moule-bites Speedo dégueulasses à chier alors que pardon mais ça c’est un réel problème, tout le monde subit en silence tous les étés depuis trop longtemps.
– NMB : L’automne, c’est aller se chercher une couverture dans la buanderie et croiser le dernier moustique de la saison qui enfile un blouson de cuir en disant « I will be back ».
– JLG : Daesh, ils font peur mais ils ne connaissent pas les changements d’adresse, c’est toujours ça de pris.
– CC : noter qu’il y a quand même plein de mecs qui sont en train de réaliser que ce qu’ils trouvaient sexy voire élégant (chemisettes, moules bite etc) est en fait jugé degueu par la gente féminine.
– LL : Si notre lien social tient à la fermeture des bars à 22h, c’est qu’on a vraiment raté un truc. Et c’est un alcoolique qui vous le dit.
– DA : Météo oblige, j’ai ressorti ma petite veste cintrée en cuir de l’année dernière. Sauf qu’il y a un an je faisais 75 kgs contre 83 kgs aujourd’hui. Je ressemble actuellement à une paupiette dominatrice SM en crop top.
– MK : Pensez-vous que Macron sera élu président du Liban, au pire de la Biélorussie ?
– FA : Quand ton voisin de bureau mange un gratin de brocolis, tu chéris le masque.
– JPCM : Imposer Nagui, Florent Pagny, Vianney et Pascal Obispo au peuple libanais est d’une cruauté sans nom.
– MK : Inquiétudes quant à la tenue des prochains débats entre Covid19 et Joe Biden.
– HD : En Italie des archéologues ont mis au jour le plus vieux texte de chanson connu : « ah qu’elles sont jolies les filles de Pompeï ».
– TG : Pour une fois Trump est positif.
– CEMT : Donald Trump : « Les médecins sont cons, ils m’ont dit que j’étais en quarantaine alors que j’ai 74 ans, je sais que je fais jeune mais quand même… »
– IZ : La pluie aime Roland-Garros comme la sauce tomate aime les t-shirts blancs.
– RDB C’est bien la première fois qu’autant de monde accorde de la crédibilité à un tweet de Donald Trump.
– OB : Je suis désolée mais Jean Castex, en terme d’éloquence, on dirait Jean Lasalle qui n’a pas pris l’apéro.
– OK : Donald Trump, touché par le covid, aurait demandé à être hospitalisé à l’hôpital européen Georges Pompidou à Paris, parce que c’est situé dans le quartier Javel.
– GB : Bois un litre de javel et fais pas chier le monde avec ta gripette, Donald.
– OM : Vous allez voir qu’avec ses 750 $ d’impôts payés entre 2016 et 2017, Trump va bénéficier de l’Obamacare…
– CEMT : C’est inquiétant pour Donald Trump, j’espère qu’il guérira pour voir l’élection de Joe Biden.
– DA : Habillez-vous chaudement, on va passer un salivaire.
NOTA : Mon tout nouveau livre « La fois où j’ai failli tuer la reine des yéyés » est toujours à commander chez votre libraire (distribution Hachette).
Hannelore Cayre, c’est elle l’autrice de la Daronne(lire article ici) qui passe actuellement sur les écrans mais que je n’irai pas voir, non que je n’aime pas cette chère Isabelle H, mais surtout parce que ce qui me régale avec Hannelore, c’est son écriture. Ce qui disparaît à l’image. Celui-ci s’intitule Richesse oblige, je ne trouve pas que ce soit très incitatif, c’est juste mon avis. Mais ne nous y trompons pas, c’est une cuvée tout ce qu’il y a de florissant et de cocasse. Déjà, les héroïnes ! La narratrice est une nana cabossée, brisée par un accident de jeunesse très con, et qui porte un exosquelette pour tenir debout. Originaire d’une miette d’île bretonne où les patrnymes sont d’origine certifiée, elle s’appelle bizarrement Blanche de Rigny et ne sait pas trop pourquoi, sa mère étant morte à sa naissance et son père, pêcheur taciturne, ne gâche pas sa salive. Son amie, Clothilde, porteuse d’une maladie rare, est immense et tordue, elle aussi… Les couples improbables font les meilleurs tandems. La narratrice a aussi une fille, attrapée lors d’une beuverie, élevée à la va comme je te pousse qui ne semble pas en souffrir.
C’est à l’occasion de la mort de son père mutique que la narratrice, sur le bateau de la mer d’Iroise, entend parler un trio de citadins au sujet d’une de Rigny décédée dans de louches circonstances. Attisée par le mystère, elle va entreprendre une enquête approfondie sur le pourquoi du comment de la chose qu’elle est. Comme elle travaille dans le secteur justice, elle se procure des fichiers, mais sait aussi comment retrouver des traces de vie. Cela nous embarque au 19ème siècle, lorsque les riches avaient le droit de payer un pauvre pour les remplacer lorsqu’ils étaient conscrits. Officiel. Alors, il fallait aller à la pêche au courageux peigne-cul, en assez bonne santé, qui parfois ne parlait que patois. Et ce qu’elle découvre est passionnant.
Comme dans tous ses romans, Hannelore a le goût de nous apprendre des tas de choses souvent édifiantes, souvent incongrues. Pour finir, elle nous entraîne dans la ville mythique de l’Inde où une société parfaite fut créée dans les années 70 : Auroville, habitée principalement par des Européens, du moins dans l’idée (j’ai un couple d’amis qui s’y est installé définitivement, je saurai si la description est fidèle). La fin du livre est énorme et réjouissante !
Richesse oblige de Hannelore Cayre, 2020 aux éditions Métaillié, 224 pages, 18 €.
NB : Pardon pour cette mise en page mais mon blog bloque sur quelques fonctions…
La trajectoire des confetti est un gros pavé, premier livre de Marie-Eve Thuot, déjà récompensé au Québec. Comme j’ai une grosse flemme, je me permets, pour une fois, de copier coller une partie d’un blog signé Alexandre (pas de nom, chroniqueur) de Bibliosurf ou Un dernier livre avant la fin du monde (pas bien compris l’intitulé du blog en question) :
« Comment résumer autrement ce roman-somme qui, sur plus de six cents pages, nous présente une galerie de portraits fascinants, comme au musée, avec l’ambition d’embrasser l’évolution des rapports humains et amoureux de ce 21ème siècle. Car La trajectoire des confettis renferme une véritable sociologie du couple, et explore les mille et unes façons d’aimer et d’être aimé aujourd’hui. Plus que cela, même, les mille et unes façons d’être dans ce monde, de vivre dans ces temps troublés, devant la catastrophe écologique qui arrive, devant les révolutions qui enflamment les quatre coins de la planète. Ce n’est pas qu’un livre sur l’amour, c’est un livre sur l’Humain, dans toute sa complexité, sa grandeur, sa faiblesse, sa part d’ombre. C’est un livre sur le hasard, ce qu’il provoque et ceux qui le subissent. C’est un livre si fort, si tendre, si beau qu’on pourrait verser une larme en le refermant, la dernière page – effrayante – engloutie.
Il ne sert à rien de tenter un résumé classique de ce roman, il ne nous apprendrait peu et ne saurait englober toute l’immensité du texte. Il y a dans ce roman des dizaines de personnages, et l’un des tours de force est qu’ils sont tous parfaitement incarnés. Il n’y a ni caricature, ni facilités. Une profusion de personnages comme autant de configurations possibles des ordres et désordres amoureux. Les personnages sont si vivants qu’on se prend d’affection pour eux. » Signé Alexandre, donc.
Je vous donnerai quand même un conseil si vous entamez cette lecture hautement distrayante et qui se passe au Québec : notez sur une fiche la composition familiale des personnages car c’est sur trois génération, sans compter quelques antécédents plus lointains, qui n’en finissent pas de s’emmêler. A moins que votre mémoire soit extraordinaire contrairement à la mienne qui tombe en charpie.
La trajectoire des confetti de Marie-Eve Thuot, 2019, éditions du Sous-sol. 620 pages, 22,90 €
Cette semaine, c’est open buffet au Club Med de l’actu où on peut bâfrer seins nus et nombril orné d’une bernique dorée, rouler des patins baveux aux belles et beaux GM, s’enivrer toute la nuit en se postillonnant dessus, boire et croûter sans discontinuer, partouzer dans la case de Nicolas B., se goinfrer de chloro-sardines à la marseillaise, demander à Nicolas S. de dédicacer nos fesses, enfiler gilet jaune ET bonnet phrygien (beaux nénés pas frigides) , accueillir la nouvelle vague à grands coups de toutes sortes de rouges, s’exploser la rate avec Benalla et surtout, surtout, entre deux éclairs de lucidité, essayer de comprendre ce qu’il se passe dans les cerveaux de nos dirigeants. Les quoi ? Ah, y a pas de cerveaux ? Raison de plus pour passer un week-end de l’enfer !
– LA : Benalla hospitalisé : après une radio, les médecins découvrent 3 passeports, un 9mm, 4 clés USB et les clés d’un coffre.
– RR : On n’est pas bien, là, à attendre la deuxième vague, avec notre cellulite débordant du maillot ?
– OVH : on peut remplacer nonagénaire par Giscardénaire.
– FC : Un drame a endeuillé ce midi la Mairie de Bordeaux. Une carotte a été retrouvée morte, nue, cuite et amputée dans une assiette. L’analyse médico-légale a montré qu’un éplucheur municipal est impliqué. La main qui l’a manipulé est en fuite. Crime rituel ? Ou tueur en série ?
– CV : Jupe en jean, petit haut blanc et perfecto rouge. Oh putain, voilà que je porte une tenue républicaine sans même le faire exprès.
– CEMT : Darmanin, il cherche de la drogue partout, il contrôle même pas le peloton du Tour de France sur les Champs-Elysées. Faute professionnelle.
– JB : Revenant d’une soirée en terrasse(s) à Paris, j’ai pu constater que les gestes barrières étaient très bien respectés : comme toutes les barrières se touchent, ça fait une très grande barrière collective.
– NMB : Je dois aller chercher les enfants à l’école, quelqu’un peut me dépanner d’un bonnet phrygien?
– LI : Et on attend impatiemment le numéro vert qui pourra conseiller les lycéennes sur le dresscode républicain…!
– MK : Démissionnaire, le numéro 2 de la LREM dit que son parti « n’est plus capable de produire des idées nouvelles ». Effectivement, même cette affirmation n’est pas nouvelle : nous le savions déjà.
– EP : « Le temps des tempêtes » titre le dernier livre de Nicolas Sarkozy. Pour le clan de l’ex-président, les tempêtes qui s’annoncent sont d’abord judiciaires.
– JB : Le dernier livre de Sarkozy, je trouve qu’il se libyen.
– TG : Hey y’a le nouveau disque de Carla Bruni qui va sortir le 9 octobre. Tu sais quoi ? Je vais pas l’acheter.
– PT : On arrive doucement vers un monde où un gars qui éternue en public sera considéré comme un criminel terroriste….
– MK : Benalla sous oxygène à l’hosto ? Décidément il ne manque pas d’air !
– FR : J’ai surpris un pote marocain en train de manger de la charcuterie, en buvant un verre de vin. Je lui ai donc demandé s’il ne craignait pas la colère de Dieu… Il m’a répondu : dieu, c’est les chrétiens qui l’ont inventé pour garder le saucisson et le vin pour leur gueule…
– OB : Tu sais qu’on a basculé dans une autre dimension quand tu t’étonnes de voir le visage des gens dans un film.
– YQ : Je pense ne pas trop m’avancer en disant que ce n’est pas dimanche que LREM aura un sénateur dans les Bouches-du-Rhône.
– GM : Dites vous bien que les cafés/restos/bars sont des cibles parce que c’est là que les gens parlent, échangent les infos, et que les révolutions naissent…. il n’y a pas de hasard.
– LO : Benalla hospitalisé pour cause de Covid. On ne peut pas avoir toutes les immunités non plus, hein !
– FIA : Bars et restaurants fermés après 22h à Paris : la vie nocturne de Niort avec les loyers de Saint-Barth.
– OB : Devant l’extrême gravité de son cas, je propose de fermer Olivier Véran.
– FC : Au fond, les Nicolas Bedos qui jouent les rebelles libertaires préconisent le darwinisme médical. Les faibles meurent, les autres se marrent. Est-ce une posture artistique? En tout cas, c’est l’application à la santé de «la loi du plus fort» prônée par Donald Trump.
– NP : Il va bientôt y a voir plus de nuances de couleur pour définir la situation sanitaire que de nuances de rouge à lèvre chez Séphora…
– CEMT : Une pensée pour les daltoniens qui vont sortir sans masque en croyant que l’épidémie est finie.
– JE : « C’est bien la première fois que mon immunité ne fonctionne pas. » commente l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron.
– CEMT : Didier Raoult : « Rassurez-vous, à Marseille le bar à chloroquine reste ouvert. »
– CC : Les bars ferment après 22 heures, vous allez être obligés d’avoir une vie sexuelle. Je vous préviens, au début, ça fait tout drôle.
– MK : Dites, c’est quand que Véran son tablier ?
– HD : La blague favorite à faire au bistrot : — Qu’est-ce que je vous sers ? — La vis.
– BD : VACANCES : Soyons sympas avec les Marseillais, faisons de Marseille une Zone Nicolas Bedos, free style… et regardons les résultats dans un mois.
– BR : La Marseillaise n’a jamais aussi bien porté son nom. « Aux armes citoyens »
– TG : N’empêche qu’un virus qui ne te vise qu’en dehors de tes heures de taf, que dans les lieux où tu t’amuses, que dans les endroits où tu peux échanger avec les autres, bah ça ressemble quand même beaucoup à un virus évadé d’un labo du Medef…
– NMB : 1000 spectateurs par jour à Roland-Garros alors qu’en remplaçant les raquettes par des arbalètes et les t-shirts par des cottes de maille, on peut facilement remplir les gradins avec 9000 personnes…
– FC : Si une giga météorite menaçait la terre, les médias se demanderaient si elle est de gauche ou de droite, le Sénat créerait une commission d’enquête, EELV lancerait une pétition, le RN porterait plainte contre X, Mélenchon annoncerait sa candidature à la présidence de l’au-delà.
– KA : Il a de la chance, Nicolas Bedos, quand même, de vivre dans un pays où les médecins ont prêté serment de prendre soin de tout le monde. Même des cons.
– HD : Ils te disent que t’es dans une zone rouge, comme ça t’as une peur bleue et t’appelles le numéro vert, tu ris jaune, tu passes une nuit blanche et tu broies du noir … tout n’est pas rose !!!! Tu te prends pour Rimbaud ( sous titrage Rainbow) et tu en vois de toutes les couleurs..
– CC : Certains français avaient déjà peur des nichons, des fesses, maintenant c’est le nombril. En revanche leur connerie ne les effraye pas.
– LW : Donner à manger à des gens qui ont faim est une infraction dans le nord de la France. Si cette idée parait acceptable à 66 millions de personnes, il y a un problème quelque part.
– CEMT : Idée de film d’horreur : Envoyer Nicolas Bedos en stage dans les hôpitaux de Marseille et filmer la réaction des médecins quand il débranchera les patients en réa pour qu’ils vivent à fond leurs dernières minutes.
– NP : Ce midi j’ai vu un mec qui faisait son footing, sans poche d’hydratation, sans téléphone portable, sans airpods… sans rien.. Il courait juste pour le plaisir de courir, comme un psychopathe.
– JB : Une pandémie. Des attentats. De la pluie et du froid. L’heure de l’apéro est officiellement ramenée à 15h45.
– PE : « Face à la seconde vague du virus, c’est plus facile de prendre des mesures qui servent à rien que de savoir quoi faire » Jean Bricolex, Premier ministre
BONUS POUR Y VOIR PLUS CLAIR SUR LES RESTRICTIONS :
– BM : A tous ceux qui râlent contre la prétendue incohérence des mesures annoncées hier par Olivier Véran alors qu’elles tombent pourtant sous le sens, voici un petit récapitulatif :
Si vous habitez dans un département rouge grenat : les bars ferment à 15h.
Si vous habitez dans un département rouge coquelicot : les piscines ferment à 22h22.
Si vous habitez dans un département rouge cerise : vous n’avez plus le droit d’acheter de la bière à partir de 19h45 (mais pouvez continuer d’acheter du vin jusqu’à 21h04).
Si vous habitez dans un département rouge tomate : fermeture des clubs libertins les mardi et jeudi.
Si vous habitez dans un département rouge pourpre : pas de restriction sauf si le préfet le décide.
Si vous habitez dans un département rouge vermillon : peine de mort si vous portez mal le masque par écartèlement sur la place publique, et fermeture des bowlings à 18h37.
NOTA : Mon tout nouveau livre « La fois où j’ai failli tuer la reine des yéyés » est toujours à commander chez votre libraire (distribution Hachette).
De Deborah Levy que je ne connaissais pas, Le coût de la vie est sur les tables des bonnes libraires avec un deuxième opus intitulé Ce que je ne veux pas savoir (le premier tome en fait), que je lirai prochainement tant celui-ci est intéressant. En cela qu’il fait réfléchir, bourré de réflexions originales de l’auteur ou d’autres intellectuel.le.s comme Duras, Godard, de Beauvoir… ou inspirées de poètes américain.e.s.
C’est une autobiographie qui fait suite au divorce de l’autrice, qu’elle évoquera principalement pour ses conséquences, l’autre vie qu’elle doit s’inventer. D’abord, quitter la belle maison pour s’installer avec ses deux grandes filles dans un appartement très inconfortable présentant toutes sortes d’inconvénients : pannes de chauffage et d’eau chaude, bâtiment en friche, jamais terminé, manque de confort général. Une bonne âme lui loue à moindre coût une cabane de son jardin où elle entrepose un encombrant bazar comme congélateur et ustensiles de jardin. Mais l’écrivaine y fait son nid, entre deux courses au centre ville sur son vélo électrique.
Ce que nous fait passer le texte, c’est le peu de liberté qu’ont les femmes en général, le fait que tout ce qu’elles font pour le foyer est jugé comme normal par le mari — certains maris ne regardent plus jamais leur épouse — les enfants et le patron qui demande en plus une tenue vestimentaire appropriée. Tout est ici très subtil, analysé avec délicatesse et parfois humour, mais d’une grande clarté sur le rôle de la femme dans la société. Il y a les premiers rôles, que les mâles leur croient dévolus, et qui tombent de haut lorsqu’ils n’ont qu’un rôle secondaire. La féminité est toute la question. On ne fait que ce que la société attend de vous.
Le récit est court, il participe par saynètes, moments impressionnistes et analyses. Ce n’est pas un texte linéaire, on peut le mettre sur sa table et en feuilleter quelques passages, je pense qu’on en tirera plus qu’en le lisant d’une traite. Quelques passages : « A en croire la version classique de l’histoire, le héros et le rêveur, c’est le père. Il se détache des exigences pitoyables de ses femmes et de ses enfants pour s’élancer dans le monde et faire ce qu’il a à faire. On s’attend à ce qu’il soit lui-même. Quand il revient au foyer que nos mères nous ont créé, soit il réintègre le bercail, soit il devient un inconnu qui aura finalement plus besoin de nous que nous de lui. […] Quand notre père fait ce qu’il à faire dans le monde, nous comprenons que c’est son dû. Si notre mère fait ce qu’elle a à faire dans le monde, nous avons l’impression qu’elle nous abandonne. C’est miraculeux qu’elle survive à nos messages contradictoires, trempés dans l’encre la plus empoisonnée de la société. Ça suffit à la rendre folle ».
Elle évoque souvent Beauvoir qui a choisi de ne pas avoir d’enfant et aussi de ne rien sacrifier à l’amour d’un homme, elle qui a refusé de vivre avec Algren, son grand amour américain, car ce n’était pas son but, le prix à payer pour s’installer chez lui en était trop élevé. « Vivre sans amour est une perte de temps. je vivais dans la République de l’Ecriture et des Enfants. Je n’étais pas Simone de Beauvoir, après tout. Non, j’étais descendue du train à un arrêt différent (mariage) et avais changé de quai (enfants). Elle était ma muse, mais je n’étais certainement pas la sienne ».
Ailleurs : « J’étais seule et j’étais libre. Libre de payer des charges considérables pour un appartement qui offrait peu d’avantages .[…] Libre de subvenir aux besoins de ma famille en écrivant sur un ordinateur à l’agonie. » Et, sur la féminité d’entreprise « où les femmes, avec patrons de sexe masculin se retrouvaient encore à devoir s’habiller d’une façon qui convienne à la salle de réunion autant qu’à la chambre à coucher. Comment peut-on se donner en permanence érotiquement et commercialement pour son patron ? Ce type de féminité ne tient pas bien la route. L’usure finit par se voir ».
En guise de conclusion : « Quand une femme doit trouver une nouvelle façon de vivre et s’émancipe du récit sociétal qui a effacé son nom, on s’attend à ce qu’elle se déteste par-dessus tout, que la souffrance la rende folle, qu’elle pleure de remords. Ce sont les bijoux qui lui sont réservés sur la couronne du patriarcat, qui ne demande qu’à être portée. Cela provoque beaucoup de larmes, mais mieux vaut marcher dans l’obscurité noire et bleutée que choisir ces bijoux de pacotille. » Loin d’être misandre, Deborrah Levy nous donne une version nuancée du féminisme.
J’achète très vite le premier tome de la trilogie. Le troisième étant à paraître.
Le coût de la vie (The cost of living 2018), traduit par Céline Leroy. 2020 aux éditions du sous-sol. 160 pages, 16,50 €.
Très chers Amish, comme aurait pu dire notre ecsh préjident académichien, la chemaine a été rude à Pompidouche mais les jinfirmières, pluche que profechionnelles, pour ne pas dire ecchepchionnelles che chont bien occupées de moi puichque me revoilà prêt à attaquer un nouveau mandat, ch’est pas comme Jean-Pierre Pernaut qui démichionne à peine retraité. Je cherai à l’arrivée du Tour pour applaudir Poupou, avec la belle Bridget Jonnjze qui a, je crois, des problèmes de pneumatiques. Voilà che que ch’est que le Brecshit. Que des carabichtouilles ! Quelqu’un me demande de porter mon machque, je ne chavais pas que mardi-gras était déjà là et que mon coma avait duré chi longtemps. Enfin, tout est bien qui finit bien, ch’est pas Richard Nic’chon qui dira le contraire. Joyeux noël à toutjétouches, et meilleure année !
– MK : Giscard à Pompidou : « Franchais, Franchaises, mes très chers amishs »
– CEMT : Emmanuel Macron: « C’est pas mal le Tour de France, mais pourquoi les vélos n’ont pas de moteurs, vous vous croyez chez les Amish ? »
– PB : Jean-Marie Bigard amer après avoir été hué par les gilets jaunes : j’ai été Lâché par des Salopes
– CR : C’est quand même bien foutu 2020 : si t’as raté la vague de Covid du mois de mars et la canicule du mois d’août, y’a le mois de septembre qui te fait un best-of.
– NP : Le fait que ma fille ait des poux, deux semaines après la rentrée, en dit assez long sur le respect des distances physiques par les élèves du primaire…
– CL : Quand je porte un masque, des lunettes, des boucles d’oreille et des écouteurs, je me dis qu’on aurait dû prévoir une deuxième paire d’oreilles en option.
– CV : Je me demande pourquoi personne n’a encore inventé le mot islamistophobie, qui règlerait peut-être un certain nombre de quiproquos.
– HD : l’ironie du sort … Giscard est à Pompidou..
– ES : Pour trouver un remplaçant à Jean-Pierre Pernaut, TF1 va devoir déployer des treize-heures d’ingéniosité.
– CEMT : Jean-Pierre Pernaut : « Oui, je quitte le 13 heures, CNews et Valeurs Actuelles me piquent tous mes sujets, et bientôt Europe 1. Fait chier. »
– LP : Je n’apprécie vraiment pas ce mépris de Macron envers les Amish ! Ce sont tout de même eux qui ont sauvé Harrison Ford.
– DC : Je propose Matthieu Ricard pour remplacer Jean-Pierre Pernaut. Après tout, les anis de nos anis sont nos anis et les absinthes n’ont pas toujours raison…
– OVH : Si Jean Pierre Pernaut ne quitte pas le JT tout de suite tout de suite, c’est parce qu’il espère encore faire l’éloge funèbre de Giscard.
– FJ : En hommage à Valéry Giscard d’Estaing, membre immortel de l’académie française (1926-2020) le ministère de l’éducation nationale proposera une courte dictée extraite de son roman Parce que c’était Moi, parce que c’était elle : » Lady Di releva d’un geste brusque sa mini jupe de skaï rouge et s’offrit à moi, sur le capot encore tiède de ma Simca 1200 S. Je la pénétrai, elle feula… » Salut, l’artiste!
– LJ : Comment un gouvernement peut résoudre le problème d’une nation quand le problème de cette nation est le gouvernement ?
– FC : « Cela finira par se refroidir » is the new « je ne crois pas au modèle Amish. »
– ES : Trump aussi finira par se refroidir, c’est la seule bonne nouvelle.
– JPT : Un EELV, c’est un Amish qui vous veut du rien.
– CV : Avec sa nouvelle allocution, Macron ne s’est pas fait que des Amish.
– JS : Bordeaux : Désormais les rassemblements de plus de 1000 personnes devront se faire au Puy du Fou.
– CL : Est-ce qu’il reste des jeux de mots à base d’Amish ou j’arrive trop tard ?
– CH : Ma fille revient de la salle de sport «c’était bien parce qu’une des salles était réservée aux filles. On a pu faire notre sport tranquille ». C’est désespérant d’en arriver là. Parents, élevez vos garçons, bordel !
– AC : Il faut être acteur de sa propre vie, c’est bien gentil, mais c’est qui le réalisateur ?
– LJ : L’hôpital manque de moyens. L’école manque de moyens. Le transport manque de moyens. La justice manque de moyens. L’armée manque de moyens. La police manque de moyens. Et nous sommes l’un des pays les plus taxés au monde. Où passe tout cet argent ?
– JSL : Quand dans votre vie, vous avez l’impression que les choses n’avancent pas, respirez un grand coup. Puis pensez à Michel Barnier qui tente de négocier depuis 4 ans avec le Royaume-Uni.
– AR : Des décennies qu’on analyse Mars sous toutes les coutures pour y trouver de la vie et c’est finalement sur Venus qu’on va peut-être la détecter. Le patriarcat nous fait perdre un temps précieux.
– MP : — Les mecs sont tous des connards ! — Oh faut le dire vite. — Lesmecssonttousdesconnards ! — super, merci.
– FIA : « 36°6, c’est bon tu peux y aller ! » is the new « Bonjour ! » quand tu arrives à l’accueil de ton entreprise.
– NS : « Le journaliste Jean-Pierre Pernaut va arrêter le 13h. » L’ info la plus étonnante dans cette histoire, c’est d’apprendre qu’il est journaliste.
– OVH : Bordeaux. Le sapin, c’est l’arbre de Noël qui cache la forêt des écoloculs.
– FI : Un de ses collègues avait très sérieusement expliqué à la cheffe Claire Gibault : « Biologiquement les femmes ne peuvent pas être cheffe d’orchestre, elles ont les bras tournés vers l’avant, c’est naturel, c’est pour tenir les bébés’.
– HM : Parfois, je me dis que je vais acheter en viager. Puis je pense à Giscard et ça me dissuade.
– PI : Faites vos cadeaux de Noël comme si c’était pour vous, et faites le dès maintenant. Si on est confiné à Noël, vous pourrez ouvrir les cadeaux des autres. Et n’oubliez pas de me remercier.
– NP : Donc là Trump vient de promettre que dans 7 mois, on aura 328 millions de doses d »un vaccin qui n’existe pas encore… Je ne dis pas qu’il se fout de la gueule du monde, je dis juste qu’il faudrait être vraiment con pour y croire.
– FIA : Les files d’attente pour les tests vont devenir la première source de clusters. Le savoir-faire français.
– LC : J’imagine que, comme moi, chaque Français se sent beaucoup plus en sécurité maintenant que ce sachet de beuh a été saisi dans un train grâce à nos excellents enquêteurs de la Police Nationale.
– JS : Donc, pour vérifier que j’ai bien suivi : On a un avocat qui a déposé plainte. Comme il a été nommé garde des sceaux, il a retiré à sa plainte mais, en tant que garde des sceaux, il a déclenché une procédure disciplinaire contre les magistrats contre qui il avait déposé la plainte qu’il a retirée.
– FS : Ah c’est pas Bridget Jones qui ferme son usine de pneus en fait. Je me disais, c’était bizarre.
– CC : Avec les masques, les rides aux coins des yeux vont redevenir à la mode : c’est la seule trace de votre sourire, prenez en soin.
NOTA : Mon tout nouveau livre « La fois où j’ai failli tuer la reine des yéyés » est toujours à commander chez votre libraire (distribution Hachette).
J’aime beaucoup Lola Lafon, elle a une gueule, elle a du style, elle m’épate. Chavirer est son dernier roman. Chavirer raconte la dérive de gamines rêvant de gloire, de paillettes et de réussite, tombant dans les griffes french-manucurées d’une rabatteuse chic et tellement gentille. Cléo va donc tomber dans le piège de Cathy lui vantant les mérites de la fondation Galatée auprès des jeunes très doués voulant faire carrière, et quelle carrière. Internationale, siouplaît. Pour Cléo, petite banlieusarde de classe moyenne basse, c’est la danse, la danse et rien que ça. Cathy n’a pas de peine à lui allumer les étoiles dans les yeux en l’emmenant dans les beaux endroits de Paris, lui montrant les belles choses, lui offrant de grands parfums et l’invitant dans de sublimes restaurants en compagnie d’une partie du jury. Des hommes, bien sûr, bien mis, polis, insistant sur le fait qu’elle doit gagner en maturité, tellement important ça, qu’il ne faut pas être « frigide ». Quand on a treize ans, des rêves bigger than life et aucune expérience, quand le monsieur lui demande gentiment si elle veut bien, la petite Cléo acquiesce : son avenir est en jeu, sa mère compte sur elle pour réussir, tout le reste, eh bien… Même si bizarrement, mais comment peut-on faire le lien à cet âge, le corps collectionne des souffrances, symptômes inexplicables pour le docteur.
Donc un réseau de pédophilie dont les acteurs, rusés, font de leurs proies des prédatrices. Devenir « assistante » de Cathy, c’est être douée pour repérer dans son collège d’autres jeunes filles dévorées par la réussite. Ainsi, de victime on devient coupable, ainsi plus tard, on n’osera jamais en parler, c’est tellement honteux d’avoir participé à ce marchandage. Car ça paye, des gros billets pour épater les copines, pour s’acheter des rêves, pour commencer à frimer.
Ce roman est formidable mais.
Je m’étais attachée à une critique qui me promettait de voir Cloé jusqu’à la petite cinquantaine, or on quitte Cloé pour aller en voir une autre, puis d’autres, à d’autres époques, une habilleuse de danseuses de revue, malproprement virée, un régisseur de shows, une jeune femme qui se prostitue dans des peep-shows… Le récit s’éparpille et même si cela est vraiment intéressant, je me sens frustrée de ne pas voir ma fillette grandir. Même si je retrouve son histoire en pièces détachées, surtout si elle change de prénom. Cela n’enlève rien à l’intérêt de ce livre extrêmement riche de détails sur la danse notamment, les années 80 aussi, au style très travaillé. Les allers et retours d’époques et de personnages à d’autres époques et personnages complexifie la compréhension mais on finit par retomber sur ses … pointes. La fin nous amènera à nos années post me-too où les victimes, pas toutes, finiront par parler et où l’on apprend que tout ce petit monde de Galatée n’est en fait qu’un réseau de people désireux de se faire une petite comme on se fait une petite ligne.
Chavirer de Lola Lafon, 2020 aux éditions Actes Sud. 350 pages, 20,50 €
Je suis embêtée pour commenter cette riche semaine où, à part le masque qui tient la vedette haut les nez, j’ai l’impression de fouiller dans le sac à main d’une rombière qui cherche une pastille Vichy… A l’extrême droite du sac, mémé, près de Darmanin et de ton fusil de chasse. Gaffe au dentier de Trump, ça mord, à la boîte à gifles de Bayrou… Tiens, c’est quoi ce machin ? Un calcif … de DSK ou de Bigard ? Et ce truc jaune, un maillot du Tour ? Mais non mémé, un Gilet ! Fais gaffe aux LBD de Castaner ! Ah quel fourbi ! Et ce bouquin « dix petits singes de Sarkozy » ? Et ces bottes de cuir dans ce chapeau melon !… Et ça ? Des boules de noël ! On est à Bordeaux, mémé, fini le sapin ! Ah la la ! Et remets-moi ton masque, y a le président qui tousse ! Allez, chouette week-end à vous toutse en attendant la fin du monde.
– OVH : La quarantaine réduite à 8 jours, la distance sociale à 10cm, le gel hydroalcoolique remplacé par du whisky 12 ans d’âge, le masque adapté à la taille du trou de nez, et bientôt les boîtes à partouzes qui rouvrent ? C’est Byzance.
– CC : Je ne vois pas le problème du dopage dans le cyclisme, nous (écrivains) on a bien le droit d’utiliser le dico des synonymes
– PE : Drame sanitaire : Macron voulait Francois Baroin au plan, mais à cause du masque, le secrétaire général de l’Elysée a mal compris et a appelé Francois Bayrou, qui s’est empressé d’accepter le poste.
– DA : Levé à 7h un dimanche pour un dernier effort afin d’atteindre mes objectifs avant ma rentrée demain. J’ai 24h pour perdre 4 kilos, être bronzé, avoir une barbe et arrêter de fumer, j’suis confiant.
– RR : Il serait temps d’organiser un Grenelle sur la façon de porter des boucles d’oreilles sans qu’elles s’accrochent dans le masque.
– RDB : « Je ne voudrais pas que les Français pensent qu’on leur a caché l’utilité du masque parce qu’on en aurait manqué », (Olivier Véran). Oh ben oui ce serait con !
– EF : En salle des profs, les claviers d’ordi sont emballés dans du film alimentaire. J’ai la sensation de taper sur une barquette de côtes de porc !
– DA : La DGSI va enquêter sur une attaque informatique exécutée pour le compte de Sarkozy. Y a quelque chose qui cloche dans cette phrase mais je n’arrive pas à savoir quoi exactement…
– COP : Je n’achèterai pas d’agenda 2021 tant que je n’aurai pas vu la bande annonce.
– TL : résumé de TENET : j’ai sauvé le monde, j’ai pas compris comment mais c’était easy au niveau action.
– CD : Je soussignée n’avoir pas été en contact avec le prem’s ni avec le prez qui, après avoir bien toussé 5 minutes dans son masque, l’enlève et le dépose dans la main tendue d’un de ces collaborateurs.
– MK : Donc, pour la quatorzaine, on vous la fait sous huitaine en guise de quarantaine.
– BG ; Mon fils dessine des cartes au trésor puis il les utilise pour aller chercher des trésors. J’admire sa confiance en lui.
– DA : Le Covid-19 a en réalité été créé et fabriqué de toutes pièces par l’Institut Pasteur sur demande de Macron sous la pression des pédo-satanistes uniquement pour faire annuler l’Eurovision 2020 parce que la France allait terminer dernière du concours. Maintenant vous savez.
– ADS : Je me suis toujours demandé pourquoi les repas des enfants à la cantine doivent être payés par les parents pendant que ceux des détenus dans les prisons le sont par nos impôts…
– FT : Le capitalisme, c’est juste l’évolution de l’esclavage traditionnel. Le jour où les exploiteurs ont compris que le meilleur moyen pour qu’un esclave ne se révolte pas était de lui expliquer qu’il était libre, on est entré dans la modernité.
– NMB : Si ça se trouve, le bilboquet a été inventé vers 1267, mais c’est seulement en 1534 qu’ils ont pensé à mettre une ficelle entre la tige et la boule. On sait pas.
– HT : Existe-t-il une enquête sérieuse sur tous ces numéros verts créés dès que le gouvernement veut se débarrasser d’un problème ?
– HD : « Si DSK avait été pauvre, il serait aujourd’hui en prison » : Nafissatou Diallo se confie à Paris Match, neuf ans après l’affaire du Sofitel. De quoi relancer FB plongé dans la routine du Covid …après les casses couilles….les couilles tout court..
– IG : Riss , à la barre , a dit : « Quand on ne pratique pas une religion, on n’est pas tenu par ses interdits. » C’est simple, non ?
– OOC : En 50 ans, 68% de la faune mondiale a disparu… Si tu croises un oiseau migrateur, dis-lui bravo au lieu de lui tirer dessus
– DA : Si vous mangez sans ressentir de goût ni d’odeur, ne paniquez pas, vous n’avez pas forcément le Covid, c’est peut-être juste du tofu ou de la mozzarella.
– CEMT : Je me souviens du 11 septembre 2001, on pensait que les Etats-Unis n’auraient jamais un Président plus con que George W. Bush, on avait tort.
– CC : Enlever son masque en rentrant du boulot rejoint désormais le top 3 de satisfaction après enlever ses chaussures et dégrafer son soutien-gorge : on a les petits plaisirs qu’on peut.
– NP : Faire confiance à l’intelligence des citoyens pour gérer une épidémie, c’est exactement comme éteindre les feux de signalisation et faire confiance à l’intelligence des conducteurs pour gérer la circulation…
– MK : Emma Peel qui nous quitte : ça y est, je sais ce que c’est le Brexit !
– CV : J’ai envie de tirer mon chapeau melon à Diana Rigg. Parce qu’elle me botte.
– MK : Castaner-de-boeuf enfin revenu, Macron est de nouveau en marche. Qu’il croit !
– CV : Je suis de si mauvaise humeur aujourd’hui que j’ai l’impression d’être Jean-Pierre Bacri.
– MV : C’est bon, Bordeaux, vous avez gagné le concours du maire le plus hors sol. À Lyon on s’est bien battu, mais là on s’est fait battre à plate couture. Félicitations à vous, Bordelais!!
– HD : apprend avec stupeur que Sapin est interdit de séjour à Bordeaux. MH nous apprend que Diane Dufresne, Jacques Dutronc, Patrick Chêne, Sonia Dubois et Robert Charlebois s’insurgent contre cette décision, à laquelle la regrettée Marie Laforêt se serait certainement associée… Pour ma part, j’associe Maxime Le Forestier et Gilles Bouleau. Jean Dujardin s’est planté et n’a pas pu s’associer au mouvement.
– PB : Chaque tir de LBD sera désormais déclenché par le Président à partir de la mallette nucléaire après avis du Conseil de Défense
– CEMT : Jean Castex : « Vous resterez en isolement chez vous 7 jours au lieu de 14, on vous voit faire semblant d’être malades pour pas aller bosser, bande de feignasses gauchistes. »
– JT : Plus que 5 dodos avant de recommencer à applaudir le personnel soignant.
– DA : Il vous reste 24h pour adopter un chat pour le reconfinement.
– ES : Pas de Fête de l’Humanité cette année. A la place, face au Covid, on aimerait bien être invités à la Fête de l’Immunité.
– EG : Ce qui est hallucinant, c’est d’être dans un pays qui annonce pépère qu’il va balancer des grenades (nouvelles ou pas, same shit) contre ses citoyens qui veulent exercer un droit fondamental.
– CEMT : Jean Castex : « Roland-Garros aura lieu en télétravail via l’application Pong. »
– RR : Les annonces de Castex : toute la semaine on a eu la bande-annonce de « Mission Impossible » et on se retrouve avec un épisode de « Louis la Brocante ».
– LDC : Darmanin interdit la distribution de repas aux migrants par les associations. Le Rassemblement National débordé à sa droite par le gouvernement
– MQ : C’est génial, d’être de droite en fait : tout ce qui n’est pas de droite est communiste. Génie. Changez rien, vous nous décevez jamais.
– PS : C’est mignon tous ces journalistes d’extrême-droite qui ont réellement cru que parce que Bigard faisait des blagues sur les couilles et la bière, ça voulait automatiquement dire que c’était un représentant du petit peuple. Ça en dit aussi long sur leur vision du dit petit peuple.
– NA : En associant «singe» et «nègre», Sarkozy nous rappelle combien on est heureux de ne plus l’avoir comme président !
– CC : Que le singe qui a écrit le livre de Sarkozy se dénonce.
– CC : Pour Rachida Dati, Nicolas Sarkozy ne peut pas être taxé de racisme parce qu’il a reçu Barack Obama. Véridique
– JB : J’ai l’impression qu’aujourd’hui on ne peut plus dire qu’on ne peut plus rien dire.
– CC : Les gens en couple tu les vois au petit-dèj’ à l’hôtel, tu ne sais pas si ils sont en vacances ou au parloir
– PE : Une rentrée normale, c’est quand l’Etat donne des masque en tissu aux enseignants, puis les place en quarantaine parce que ces masques ne les protègent en rien du virus.
– LJ : Durée du temps de présence de Jean Marie Bigard à la manif du 12 septembre : 2 minutes 46 secondes
NOTA : Mon tout nouveau livre « La fois où j’ai failli tuer la reine des yéyés » est toujours à commander chez votre libraire (distribution Hachette).
Je ne saisis pas trop l’intitulé du livre, Ce qu’il faut de nuit *, c’est un code poétique peut-être mais ce roman de Laurent Petitmangin est limpide : Un père qui vient de perdre sa femme après trois ans de cancer et visites incalculables dans l’hôpital de Metz où elle s’éteint, doit élever seul ses deux fils, Fus et Gillou. Ils s’aiment tendrement, vont tous ensemble au foot, les enfants pour jouer, le père pour encourager, ils sont sages et matures, le grand s’occupe très bien du petit et de la maison quand le père doit s’absenter pour son travail (dépôts SNCF), surveillés avec bienveillance par le Jackie, le voisin qui adore Fus.
Mais les années passent et Fus devient bizarre, il ne parle plus beaucoup, sort avec ses copains, des types à la coupe militaire, abandonne le foot pour d’autres actions parfois très sociales, d’ailleurs. Gillou, qui est très bon élève, est admis pour faire une bonne prépa à Paris. Il rentre tous les week-ends où les frères se retrouvent avec le père. Un jour, en rentrant de la gare, Gillou et son père trouve Fus allongé sur le canapé, pissant le sang, amoché de partout. Hosto. Il ne veut pas dire qui lui a fait ça ni pourquoi. Et puis, le drame se produit et la deuxième partie du roman devient alors tragique et terriblement éprouvante.
Le père qui est le narrateur se débat depuis les débuts de la dérive de Fus vers l’extrême-droite. Il pense avoir élevé ses fils dans le respect de ses valeurs, il est militant PS, et avoir suivi leur évolution en allant aux réunions parents et autres preuves d’intérêt. Il ne comprend pas. Quand il en parle à Gillou, celui-ci lui dit de ne pas s’inquiéter, que c’est toujours un bon garçon, qu’il a un bon fond. Mais peu à peu, contre son gré, il lâchera, son fils sera devenu un étranger avec lequel plus d’échange n’est possible, plus de rémission. Ou de façon très ténue.
Roman très émouvant sur un père empêtré dans l’immense tourment que posent les dérives d’un enfant, sa peine à ne plus pouvoir communiquer simplement, son impuissance face au mur dressé par celui qu’on a tellement aimé et en qui on a placé une si grande confiance et de beaux espoirs. Un style très attachant, fluide et simple, truffé d’expressions ou de tournures populaires, sans excès.
Ce qu’il faut de nuit de Laurent Petitmangin, 2020 à la Manufacture de livres. 190 pages, 16,90 €.
* En cherchant, j’ai vu qu’il s’agissait d’un très joli poème de Jules Supervielle.