Les Fessebouqueries #558

Cette semaine, comme tant d’autres, « la vie est une vallée de larmes », c’est dans la Bible, et Jésus d’ajouter  « laissez venir à moi les petits enfants », comme quoi, le doigt de Dieu est souvent malvenu.  C’est décidément la semaine de la glande lacrymale avec le départ de Nanar qui a fait couler beaucoup de pleurs et beaucoup d’encre, Nanar le polythéiste qui croyait en Dieu, en lui et en l’argent, comme d’autres croâ-croassent aussi à longueur de merdias en répandant un parfum de haine peu chanelien, ou d’autres qui croivent qu’il faut mettre leur pognon de dingue à gauche, dans une boîte de Pandore d’où le vrai bonheur jaillira entre leurs doigts crochus. Le vrai bonheur, iléou, iléou ? Je sais pas, peut-être c’est de passer un bon week-end tranquillou avec ceuss qu’on aime. Je crois.

– NMB : Si on reconstruisait Notre-Dame avec toutes les larmes des victimes des pédophiles de l’Église, on aurait un World Trade Center sur l’Île de la Cité
– CEMT :  Normalement, quand les chaînes info vont être obligées au nom de l’équité de rattraper tout le temps de parole donné à l’extrême-droite, on devrait voir Philippe Poutou douze heures par jours pendant trois semaines.
– RS : Si vous deviez choisir entre Mélenchon et Zemmour comme président, dans quel pays vous iriez vivre ?
– PE : Espère que monsieur Tapie aura droit à un hommage national sur le parvis du siège du Crédit Lyonnais.
– MK : Dans les hommages, le sort des salariés de La Vie Claire ne pèse rien, celui des Terraillon ne pèse personne…
– CEMT : Du coup maintenant qu’on a rendu un hommage quasi national à Bernard Tapie, on peut aussi imprimer sa tête sur les billets de 200 euros, il y aurait une logique.
– CC : Alors. Rappelons que les pédophiles ne sont pas des hommes en manque de sexe mais des pervers. Le mariage ne changerait rien.
– GD : Ça fait beaucoup de victimes de « quelques brebis égarées » dans l’Église catholique, quand même.
– CEMT : Jean Castex : « Nous sommes très heureux de cette panne de Facebook, ça prouve qu’au moins un truc est moins bien géré que mon gouvernement ! »
– NP : Est-ce que quelqu’un a pensé à éteindre et redémarrer Mark Zückerberg ?
– OM : Visiblement le statut de Facebook vient de passer de « en couple » à « c’est compliqué ».
– NMB : À tous les coups, y’a un petit malin qui a posté sur Facebook que le vaccin était efficace et qu’il ne donnait pas d’effet secondaire et ils ont préféré couper le signal pour éviter que la nouvelle se répande. On sait pas.
– SI : Faudrait arrêter avec cette expression « avoir un agenda de ministre », ils ont le temps d’écrire des livres, faire la tournée des plateaux télé, tourner des Tiktok et même faire du stand-up.
– RS : Quand j’avais 20 ans, je m’imaginais a 40 ans vivre en Australie, être taillé en V et aller surfer les week-ends avec mon van. Bon j’habite en Suisse, j’ai pris du bide et la dernière fois que j’ai utilisé une planche, c’était pour repasser ma chemise. J’y étais presque !
– NMB : J’ai remarqué que quand il y a une panne mondiale de FB, d’IG et de WA, on parle beaucoup moins d’EZ sur TW.
– ES : Bernard Tapie, un grand OM s’en VA.
– PI : Je suis pour l’optimisation fiscale, par exemple j’aimerais bien qu’ils optimisent l’argent de mes impôts pour plus de profs et d’hôpitaux et moins de surveillance et de répression.
– GD : Quelques-uns des endroits les plus silencieux au monde (liste non exhaustive) : – le Sahara ; – le plateau du Larzac ; – les grands fonds marins ; – le Twitter des politiciens de droite quand un rapport met au grand jour les crimes sexuels dans l’Église catholique.
– OB : 300 000 victimes de viol au sein de l’Église mais à part ça, c’est le mariage homosexuel qui met en danger les enfants.
– PE : Est-ce que vous ne trouvez pas que PandoraPapers ça fait marque de couches adultes pour milliardaires ?
– RR : Est-ce que Benjamin Griveaux peut se présenter aux présidentielles ? Ça remontera le niveau …
– MK : Gang des pédophiles en soutane : il faut dissoudre l’église catholique en conseil des sinistres !
– DC : La lutte contre la peine de mort n’empêche pas de se couper les sourcils !
– JV : Je peux le dire avec fierté que je n’ai jamais bu une goutte d’alcool, des litres oui… Mais une goutte JAMAIS…
– CC : Et dire qu’il y a des journalistes veinards qui ont du recevoir en presse le dernier livre de Schiappa !
– GB : Bah écoutez, si on ne peut plus soulever une jupe ou mettre une main au cul par surprise à une collègue de travail sans que les réseaux sociaux s’en émeuvent, est-ce réellement le monde que l’on veut léguer à nos gosses ?
– LC : “Quand cette merde de virus sera derrière nous” is the new “faut qu’on prenne un verre ensemble bientôt”.
– NS : J’aime pas les films où le héros fait des trucs impossibles. Genre discuter avec sa meuf sans s’embrouiller. Franchement c’est pas crédible.

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RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les initiales sont celles des auteurs, ou les premières lettres de leur pseudo. Illustration ou montage d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site, mon blog, mon Insta. Merci d’avance.

Angot angoisse

Encore un livre sur l’inceste qu’elle a subi, de longues années, avec de longues pauses, mais que la puissance paternelle continue à imposer vaille que vaille, même lorsqu’elle est adulte et mariée, que son mari est au courant, qu’ils sont dans la même maison. Ce que veut la jeune Christine pas encore Angot ou déjà écrivaine ? Des relations « normales » avec un vrai papa, cet homme marié ailleurs qu’elle découvre à l’âge de treize ans et qui entreprend d’en faire sa chose dès le début. Il y va piano mais sano, et elle, petite, ignorante, admirative de ce monsieur si bien, si beau, si important, il est au Conseil de l’Europe et parle une trentaine de langues, ne cesse de l’aimer follement malgré ses glissements destructeurs. Toujours, lorsqu’ils se voient, elle lui fait promettre de ne pas la toucher mais c’est plus fort que lui, il continue d’avancer dans le corps de sa fillette, inventant des jeux sexuels qu’elle a « la chance » de vivre, la sodomisant sans vergogne car il est persuadé que c’est une expérience fantastique de l’être par lui, son père adoré.
Christine Angot a déjà raconté cela mais la nouveauté, ce n’est pas la description chirurgicale des agressions qu’elle passe sous silence mais leurs résultantes des années plus tard. Ses pathologies diverses, boulimie, anorexie, impossibilité d’avoir une ambition de vie. Elle est cassée de l’intérieur. Ses relations sexuelles sont généralement catastrophiques ou douloureuses. Elle s’est mariée à un homme patient, élégant, intellectuel et compréhensif mais après quelques années de relations calamiteuses, il a du mal à savoir s’il l’aime toujours. Pourtant, il est là et lui promet de toujours l’aider quoi qu’il arrive. Pourtant, il ne se battra pas contre le père quand il œuvrera jusque sous son toit, il laissera faire, pensant que c’est l’attitude séante.
Quand la mère de Christine, remariée,l’apprend, elle est immédiatement atteinte de salpingite.
Ce qu’Angot réussit dans ce livre, c’est l’analyse de l’inceste comme processus de destruction de la victime : « L’inceste est une mise en esclavage. Ça détricote les rapports sociaux, le langage, la pensée…vous ne savez plus qui vous êtes, lui, c’est qui, c’est votre père, votre compagnon, votre amant, celui du côté de la mère, le père de votre sœur ? L’inceste s’attaque aux premiers mots du bébé qui apprend à se situer, papa, maman, et détruit toute la vérité du vocabulaire dans la foulée. »
Il faut voir comment elle s’est décidée à porter plainte juste avant la limite de prescription de viol sur mineur, dix ans après la majorité. A 28 ans, donc. Elle a raconté toute l’histoire à un policier mais lorsqu’il lui apprend que, faute de preuve tangible, il pourrait y avoir un non-lieu, elle ne supporte pas. Un non-lieu, ça voudrait dire que rien de tout ça n’a existé, c’est impossible que tout cela disparaisse sans laisser de traces, à part sa propre destruction.
Ce livre devient donc très intéressant à partie de la deuxième partie, ce qu’on ne sait pas des viols subis, les raisons qui font que majeure, elle recommence malgré ses efforts à céder à son père, ce qu’il se passe dans sa tête, la souffrance qu’un tel inceste génère. Même si on n’est pas fan de la personne, on peut apprécier ce que son histoire nous laisse entrevoir sur le drame de ces enfants abusés.

Le voyage dans l’Est, de Christine Angot. 2021. Editions Flammarion. 216 pages, 19,50 €

texte © dominique cozette

 

Les Fessebouqueries #557

Drôle de semaine pour la sphère politico-tico par ci, tico-tico par là… Merkel se retire en douceur avec Daniel Craig, ça vous la coupe, non ? Comme d’autres arrivent en loucedé, sans avoir prévenu ni s’être essuyé les pieds de la m… qu’ils régurgitent à tire-larigot dans les merdias. A propos de pieds, celui qui souhaitait qu’il n’y ait pas de mesures d’aménagement de peine pour les peines supérieures à 6 mois fait appel pour ne pas avoir à cumuler talonnettes et bracelet, ce qui chargerait le baudet. Or donc il redevient présumé innocent, au petit dam de la Pécresse qui ne sait plus pourquoi elle avait prôné d’incarcérer plus. Ou moins. Pécresse, quoi. Et à l’heure où tout le monde enfile Damard sur Thermolactyl, notre arc, notre bel arc, triomphe en se déshabillant en pleine froidure naissante. Oui, dimanche, on démonte alors courez-y, c’est joli ! Sinon, bon feu de dieu dans votre âtre, entre autre.

– OB : On est sûr que Zemmour est candidat et pas candida albicans ? Non parce qu’il est quand même beaucoup plus crédible en champignon qu’en président.
– SB : Imaginons l’immense détresse de Valérie Pécresse qui va devoir exprimer son soutien à Sarkozy trois jours après avoir déclaré: «On a un vrai problème, on n’incarcère plus dans notre pays.»
– RR : Ce week-end s’annonce plus déprimant que Michel Sardou chantant du Mylène Farmer au stand cacahuètes du Leclerc Vesoul…
– CEMT : Sarkozy va faire appel mais dans le contexte il faudrait vérifier que ce n’est pas un appel surtaxé.
– HC : Quelqu’un sait si Cartier fait des bracelets électroniques ?
– RLP : Condamnation de Sarkozy à 1 an de prison ferme, Carla Bruni reste sans voix.
– PA : La forme des pyramides d’Egypte montre que les ouvriers avaient déjà tendance à en faire de moins en moins.
– LU : D’après une étude récente de nombreux Français ont des Zemmouroïdes. C’est comme des hémorroïdes sauf que c’est une inflammation intellectuelle qui touche les trous du cul.
– PE : Pour cause d’appropriation culturelle, l’été indien est annulé.
– BG : Juste parce que je suis un peu vieux et largué : quelqu’un peut me dire ce qu’est le wokisme en vrai. Et simplement svp.
– BDC : Aucune volonté. Je dirais pas que je suis grasse, mais si je tourne sur moi même au soleil ça sent le kebab.
– BR : Pourquoi quand tu es condamné à 4 mois fermes tu dois les faire (gifle a Macron ) et pourquoi quand tu es condamné à un an tu ne les fais pas (Sarkozy)…
– ET : Nos banlieues vont bientôt être débarrassées des racailles. Leur chef vient de prendre 1 an ferme. Même s’il fait appel, ça fait plaisir !
– PE : «Je dois avouer que je ne comprenais pas qui était Nicolas Sarkozy… jusqu’à ce que mon mari m’offre un coffret DVD de Louis de Funès. Ensuite j’ai su qui il était.»  (Angela Merkel)
– PE : Je précise que c’est une vraie citation d’Angela.
– PA2 : La montée de Zemmour dans les sondages m’inquiète car, un jour ou l’autre, une sextape de lui va sortir et je vous le dis, on est pas prêt les gars, mais alors pas du tout.
– JCP : C’est curieux : Nicolas Sarkozy qui a été deux fois condamné à de la prison ferme (respectivement pour corruption et financement illégal de campagne électorale) reçoit le soutien de tous ceux qui passent leur vie à dénoncer le laxisme de la Justice !
– FB : Ma fille ne veut plus manger de viande à cause d’une vidéo sur la maltraitance des poulets… Si quelqu’un possède une vidéo sur la maltraitance des iPhone, des baskets hors de prix et des fringues, je suis prêt à payer.
– CEMT : »Tous les Français devront pédaler trois heures par jour pour produire de l’électricité et faire baisser les prix. » Castex
– OM : Si ça continue comme ça, au 2ème tour on va devoir voter Le Pen pour faire barrage à Zemmour…
– PE : Est-ce que l’on peut dire que Daniel Craig qui arrête 007 nous fait faux bond ?
– VS : Le parquet a requis 18 mois de prison avec sursis et 500 euros d’amende contre Benalla. Le type s’est déguisé en flic pour tabasser des manifestants. Tout va bien dans le système judiciaire.
– ADS : Combien de fois avons nous pensé avoir perdu le goût, avoir le covid.. en fait c’était les fruits et les légumes d’Espagne…
– GD : Respect à celles et ceux qui ont réussi à emballer l’Arc de Triomphe, vu comme je souffre pour changer une simple housse de couette.
– GP : Ça va coûter une blinde le suicide par le gaz !
– ES : Angela Merkel s’en va : les Allemands mettent fin au parcours d’une Mutti-récidiviste.
– IB : Décès de Paul Quilès, la famille d’Abdelaziz Bouteflika s’étonne : « il n’était pas déjà mort ? »
– OM : Quand je pense qu’on aura trouvé le QR code de Macron avant le coffre de Benalla…
– GB : C’est parfait. Plus Sandrine Rousseau développe ses thèses sur l’emprise du patriarcat, plus des caciques ventripotents sortis tout droit de la IVe République la couvrent de moqueries condescendantes validant l’exacte démonstration de ses dires. Un révélateur infaillible.
– GD : Ah mais on dit « polémiste » désormais, plutôt que « xénophobe » ?
– AK : Le programme de Zemmour : – Salaire : En finir avec l’immigration. – Chômage : En finir avec l’immigration. – Santé : En finir avec l’immigration. – Ecologie : En finir avec l’immigragion.
– OK : On a des nouvelles de Ségolène Royal ?
– FT : Les sondages sont formels: Emmanuel Macron est l’homme que strictement personne ne peut blairer le plus populaire de France.
– LP : Ceux qui causent dans leur portable comme s’ils bouffaient une tartine, mais qu’est ce qu’ils ont l’air con !

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RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les initiales sont celles des auteurs, ou les premières lettres de leur pseudo. Illustration ou montage d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site, mon blog, mon Insta. Merci d’avance.

Un tesson d'éternité

Un tesson d’éternité, voici encore un titre de Valérie Tong Cuong qui ne s’imprimera pas dans ma mémoire si réticente tant il n’illustre rien du livre. C’est son tout dernier roman que j’ai dégusté avec plaisir. J’aime sa façon de raconter ses histoires, de peindre ses personnages, de planter ses décors, même si le fait d’entendre chanter les cigales dans les pinèdes des Landes m’a un peu surprise mais vérification faite, elles y ont bien colonisé ce pays merveilleux.
C’est là que vivent un couple et leur grand fils. Anne, issue de modeste classe, parents petits commerçants pauvres, a tout fait pour le cacher et adopter les rituels, manières et marques réussite de la bourgeoisie installée. Elle a une pharmacie dans la bourgade voisine et y emploie une jeune femme. Elle doit son mariage avec Hugues, beau parti, famille riche, à sa beauté. Assez dilettante, il s’occupe des affaires culturelles de leur village. Le club de tennis très sélect dont ils sont membres constitue un lieu important de rencontres de la caste. Ils ont un fils en terminale, Léo, sans histoire, bon esprit, déjà inscrit à l’école de son choix avant même les résultats du bac.
Ils sortent avec leurs pairs, des personnes chics, importantes, dans un entre-soi agréable au bord de l’océan, des piscines des uns et des autres. La belle vie quoi.
Jusqu’au jour où les gendarmes viennent tambouriner à leur porte, à l’aube, et embarquent Léo. Mais qu’a donc t-il fait ? Il a tapé sur un flic pour défendre une amie par eux maltraitée. Et est devenu le héros des réseaux sociaux qui aiment casser du keuf. Bref, c’est un dangereux trublion. Les parents n’y croient pas, ce n’est pas grave, c’est un petit dérapage, une erreur de jeunesse comme tout le monde en a commis, une paille. Mais non. Justement, on est en pleine crise de révolte nationale, Gilets Jaunes ou autre, et il faut mater les rebelles. Pas de chance, ça tombe sur lui. Et ça tombe grave. Et c’est alors que tout l’univers cocooneux d’Anne explose en miettes.
Cela la renvoie à son passé calamiteux, lorsqu’elle était la proie préférée d’une sale bande de nases qui lui ont fait subir toutes les humiliations possibles, jusqu’aux viols, bien sûrs, et qu’ils appelaient la pisseuse. Elle se sent redevenir cette pauvre chose victime d’événements  qui lui échappent. Dans le milieu qu’elle fréquente, aucune compassion, au contraire. Quant à son mari…Elle entre dans un cauchemar.
Valérie Tong Cuong nous montre le chemin de croix que représentent, pour les parents non aguerris comme pour un jeune nanti, la garde à vue puis la mise en examen et la prison, comment s’y faire respecter quand on est un blanc-bec. Et de l’autre côté, l’épreuve du parloir pour les familles, la honte, la réputation définitivement ternie.
C’est drôle, si je puis dire, tous ces romans de rentrée qui traitent des différences de classes, de la quasi impossibilité à se faire une place dans la bourgeoisie bien pensante quand on vient d’en bas. Ce livre le montre avec grand talent.

Un tesson d’éternité de Valérie Tong Cuong. 2021 aux Editions JC Lattès. 300 pages, 20 €

Texte © dominique cozette

 

Les voix de Maylis

Maylis de Kerangal que j’aime énormément sort ici un nouvel opus intitulé Canoës composé d’une très longue nouvelle centrale, Mustang, et de sept autres récits plus ou moins courts sur le thème de la voix qu’on ne retrouve cependant pas toujours ou très subtilement.
« En mars 2020, précise l’autrice à la fin de son recueil, alors que je commençais à écrire sur la voix humaine, des bouches ont brusquement disparu sous les masques, et les voix se sont trouvées filtrées, parasitées, voilées ; leurs vibrations se sont modifiées et un ensemble de récits a pris forme. »
Personnellement, je préfère les romans, j’aime m’installer dans une histoire qui dure, m’acclimater aux ambiance, faire peu à peu connaissance avec les personnages que Maylis est si douée à créer. N’empêche que ce livre est très plaisant par la magie de l’écriture de l’autrice, sa façon de nous balancer dans un lieu, ici aux Etats-Unis, dans le Colorado pour la novela. Elle part rejoindre son mari Sam installé là avec leur gamin Kid, tous deux parfaitement acclimatés à l’american way of life alors qu’elle va mettre plus de temps à s’y faire, un peu trouillarde pour se déplacer car elle n’a pas le permis. Elle va le passer avec une drôle de nana qui profite de son boulot de monitrice pour charrier des gros sacs de linge qu’elle doit repasser le soir chez elle et rapporter ensuite à qui de droit. C’est pendant une de ces haltes que l’héroïne trouve un gun dans la boîte à gant de la voiture et ne sait plus comment le remettre en place…
D’autres nouvelles racontent une grosse fiesta pour cause de réussite au bac avec la permission de crier de la part des parents. Un veuf qui durant cinq ans n’a jamais réussi à effacer la voix de sa femme sur le répondeur, ce qui met tout le monde mal à l’aise, et l’idée de sa fille pour l’exhorter à le faire. Un enregistrement de voix très diverses dans le studio de deux sœurs maniaques des tessitures qui castent à tour de bras toutes les voix qu’elles peuvent. Les retrouvailles de deux copines dont l’une, qui bosse maintenant à la radio, a perdu « sa voix de chiotte » pour une autre voix plus consensuelle…
Tout ça est bien agréable à lire même si je ne suis pas convaincue à cent pour cent du format des récits.

Canoés par Maylis de Kerangal, 2021 aux éditions Verticales. 170 pages, 16,50 €

Texte © dominique cozette

Mon mari

Je ne vais pas vous parler du mien, de mari,  mais de celui que Maud Ventura décrit dans ce livre au titre éponyme. Jadis, j’avais commis « ma femme », fièrement publié chez Grasset, où je débinais, en tant que mari, les exigences d’icelle qui voulait un chien, puis un bébé, puis travailler etc.
Ici, ce n’est pas du tout ça : cette narratrice de femme est tellement amoureuse de son mari qu’elle est tétanisée par le fait qu’il ne semble l’aimer autant qu’elle. Si elle lui prend la main en regardant la télé, il la lui retire cinq minutes plus tard. Quand il rentre du boulot, il ne l’embrasse pas à pleine bouche. Il ne lui offre aucun cadeau matériel (qu’elle pourrait garder) mais des séjours à Venise, des voyages etc. Quand ils ont fait l’amour, il lui tourne le dos et s’endort aussitôt. Bref, elle a un mari parfait qui gagne très bien sa vie, qui l’a épousée malgré son niveau social modeste, qui s’occupe parfaitement des enfants et des fêtes d’anniversaires de ceux-ci, qui leur fait des gâteaux, qui est fidèle même s’il dévore d’autres femmes des yeux, qui est beau. Ils ont une très belle maison et des amis formidables mais… elle n’est pas si heureuse qu’on le croit.
D’ailleurs, à chaque fois que son mari commet une faute, elle le note dans son carnet et lui attribue une peine, genre elle lui cache son portefeuille ou ses clés de voiture, ne l’embrasse pas pendant trois jours etc… Le meilleur de l’histoire, c’est qu’elle le trompe. Non qu’elle ait particulièrement envie d’un autre homme, quoique ça change, mais à chaque fois, son mari lui fait l’amour comme s’il flairait un danger.
Bon. J’entends partout dire que c’est roman hilarant. Non, pas vraiment. Il est même parfois répétitif et nous ramène dans les années cinquante aux USA où les femmes devaient être  parfaites, soignées, avec la bonne couleur de cheveux, la robe qu’il faut, le maquillage adéquat. Au second degré, c’est assez drôle surtout que… l’épilogue est totalement inattendu : c’est la vraie trouvaille du livre. C’est un premier roman, tout est pardonnable !

Mon mari de Maud Ventura, 2021 aux éditions de l’Iconoclaste. 360 pages, 19 €

Texte © dominique cozette

 

La fille qu'on appelle…

… drôle de titre, me disais-je. La fille qu’on appelle. Mais quoi ? Ça veut dire quoi ? Hé bien, c’est la traduction littérale de call girl. C’est le dernier opus de l’excellent Tanguy Viel dont javais adoré deux livres, La Disparition de Jim Sullivan et Article 353 du code pénal. Ici, il s’agit de Laura, très jolie fille qui avait été débauchée à la sortie du lycée à seize pour faire mannequin. Et un peu plus. Elle a posé pour de la lingerie sur tous les abribus de toutes les villes de France, dont la sienne, bretonne, où elle revient. Elle a vingt ans, pas de travail.
Son père Max le Corre, fut un boxeur gagnant, on dit qu’à son âge, il va remonter sur le ring et massacrer son jeune adversaire. On dit ça. Lui est présentement chauffeur de Quentin le Bars, monsieur le maire. Alors, il va lui demander de donner un coup de pouce à sa fille. Ça tombe bien, l’ami du maire n’est autre que le directeur du casino, grâce au maire d’ailleurs. Alors cet homme, toujours en costard blanc, va héberger Laura et se trouve dans l’obligation de lui fournir un travail. Quel travail ? Hé bien pousser les clients à boire du champagne.
Alors Laura s’installe dans sa studette avec les autres filles. Le maire, conduit par le chauffeur Max, le propre père qui ne sait rien de ça, vient aux nouvelles. Et ce n’est pas que par pure gentillesse. La fille est belle, elle a posé à moitié nue, et lui, c’est un homme, il a des désirs, des besoins comme tous les hommes. Lorsqu’il pose sa main sur sa cuisse, elle sait que c’est cuit. Cependant, elle ne dit rien.
Pourquoi n’avez-vous pas porté plainte contre lui demande le flic qui prend sa déposition. Elle lui répond que c’est contre elle-même qu’elle aurait dû porter plainte. Car le récit qu’on nous fait a lieu au commissariat de la ville, et on ne sait pas de quoi il est question, au début. On s’avance précautionneusement dans l’affaire qui se poursuit, le maire qui devient ministre des affaires maritimes et Laure qui croit que l’emprise n’est pas pour autant levée, qu’elle doit rester à sa disposition. C’est même elle qui s’y doit mettre à sa disposition.
Evidemment, tout ça va nous faire penser au consentement et à toutes les affaires qui y sont rattachées. Y a-t-il eu vraiment viol ? Elle-même est-elle si blanche que ça ? N’a t-elle pas cherché une aventure, après tout ? Les flics tâchent d’éclaircir au mieux les faits mais rien n’est assez précis, et d’ailleurs, de quoi accuse t-elle réellement cet homme puissant, passé au gouvernement, apprécié de ses anciens administrés…
Comme d’habitude chez cet écrivain, ce livre renvoie à une cause qu’il aime défendre, à savoir l’injustice sociale, la lutte désespérée des petits contre les dérives de la toute-puissance.
Ce n’est donc pas vraiment une histoire nouvelle. Le nouveau, c’est la façon que Tanguy Viel nous la raconte, dans un style très sophistiqué, il brode les mots, il tricote les phrases, il sollicite notre curiosité en enjolivant la façon d’exprimer, il attise notre consentement à caresser notre intelligence dans le sens du poil, à titiller notre amour de la chose stylée, bref, il nous distribue du plaisir à chaque sentence sans jamais sacrifier à la facilité. Cette façon de nous traiter en amoureux de la langue, c’est tellement appréciable et tellement jouissif !

La fille qu’on appelle de Tanguy Viel. 2021 aux Editions de Minuit. 174 pages, 16 €.

Texte © dominique cozette

 

Alfreido Marceneiro in Foody Love

C’est un immense chanteur de fado qui, dit-on, a contribué à créer le genre. Immense. Il est né à Lisbonne en février 1891, (au dix-neuvième siècle !) et est mort à Lisbonne en juin 1982, à 91 ans donc. Cet artiste dont le chant fait pleurer, j’ai eu l’immense privilège de le voir chanter dans une toute petite boîte à fado du côté de Cascais ou Estoril, un 14 mai 1973. Je n’oublie pas car c’était mon anniversaire et que je l’aimais déjà depuis quelques, on avait six ou sept albums de lui grâce à la belle-famille portugaise de mon premier mari. C’est un bonhomme impressionnant, ça m’a fait le même effet que quand j’ai vu Brassens en vrai, une présence extraordinaire, une voix déchirante, une aura impressionnante. Il était accompagné de jeunes gens qui prenaient soin de lui car il était fatigué, il avait quand même 82 ans, mais, en insistant un peu avec mon portugais de cuisine, j’ai réussi à le convaincre de m’offrir cinq ou six fados. Quel émoi ! Quel honneur, quel souvenir inoubliable !
Pourquoi est-ce que je parle de lui, aujourd’hui ? Parce qu’en regardant une formidable petite série espagnole, Foodie Love, que je vous conseille fortement, qu’entends-je lors du cinquième épisode qui se passe dans un restaurant classieux aux recettes hyper-sophistiquées et terriblement subtiles (on en bave) servies en bouchées ou mini assiettes ? La voix de mon fadiste ! Je n’en revenais pas ! Qui le connaît, à part justement les connaisseurs, les Portugais plus très jeunes et quelques autres ? Et sa voix rocailleuse comme du Waits qui vient illustrer la séquence où les héros vont peut-être enfin s’avouer qu’ils sont amoureux, ça me laisse … sans voix. C’est dingue. Enfin, je trouve.
Vous pouvez et même devez écouter Alfreido Marceneiro ici (en concert), vous comprendrez l’amour que tout un peuple lui a voué.

Pour en revenir à la série Foodie Love (lien ici) , accessible en replay sur Arte, il raconte, en épisodes de 30 minutes et comme son nom l’indique, la rencontre à Barcelone de deux trentenaires cultivés qui ont pour points communs un certain appétit pour la bonne bouffe, les cocktails, les mets japonais mais aussi leurs secrètes blessures qui freinent leurs violentes pulsions à se jeter l’un sur l’autre. Ce n’est pas mièvre, au contraire, c’est drôle, pétillant, plein d’esprit, de finesse… Le désir affleure mais « s’enfuit de peur qu’il ne se sauve », comme chantait Jane, englouti par des considérations intérieures vite chassées par la remise à niveau de leur histoire d’amour qui « menace de naître » et de les rendre heureux. Il me reste encore deux épisodes mais je peux vous dire qu’une scène des plus torrides ne nous cache rien des possibilités d’accord entre deux corps en fusion. Hot. Les play lists sont aussi appréciables.

Texte © dominique cozette

La cigale du huitième jour

La cigale du huitième jour de Mitsuyo Kakuta, une autrice japonaise, démarre sur les chapeaux de roues avec le rapt d’un bébé de six mois par une jeune femme qui considère comme légitime que l’enfant lui revienne. Lui revienne ? On apprendra plus tard pourquoi. Toujours est-il que cet acte non prémédité, sans préparation, fait d’elle une fugitive qui va devoir se démener pour trouver des abris, toujours sommaires, pour prendre soin du bébé qu’elle tente de rendre heureux, et qui fera des rencontres forcément hasardeuses et pas forcément heureuses, mais l’essentiel est qu’elle puisse rester avec l’enfant. Elle se réfugiera un peu n’importe où, principalement dans une secte de femmes où on la dépersonnalise, où les nouvelles de l’extérieur sont prohibées, où elle ne sait si on évoque l’enlèvement ou non, si elle est recherchée, si l’affaire a fait grand bruit.
Puis, toujours obligée de se cacher, elle tentera une nouvelle vie dans une petite île joyeuse et colorée, pleine d’oiseaux et de fleurs, pour le plus grand bonheur de la petite qui frôle maintenant les quatre ans. L’harmonie entre la mère de substitution et l’enfant est installée, la mère a trouvé une sorte de famille dans le petit village où elle peut enfin souffler, où rien ne peut défaire le lien qu’elle a construit dans cette existence tranquille, routinière et chaleureuse. Ce bonheur peut-il durer ? On se doute bien que non…
Vingt ans plus tard, c’est la fillette devenue femme, qui s’exprime. Elle ne veut tout d’abord jamais se souvenir du passé fait de fuite subites et de déracinements perpétuels mais, encouragée par une jeune femme qui l’a connue et a joué avec elle quand elle était toute petite, elle casse l’armure qui l’empêchait de progresser dans sa vie sans racines, ni références à de quelconques sentiments, ayant vécu par la suite dans une famille dysfonctionnelle, pratiquement sans tendresse.
Je ne voudrais pas dévoiler ce qui est arrivé, toutefois, le grand intérêt de ce roman est la confrontation entre ce qui a été vécu, le souvenir qu’on en a gardé ou pas, le rôle de la mémoire sélective dans la formation de l’être,  l’importance de l’amour maternel tellement essentiel dans la construction harmonieuse du psyché, et le poids du regard social qui fera de vous une victime ou une mauvaise personne.
Dans ce livre, les faits sont décortiqués au plus près de la réalité, les questions que se pose la fausse mère, souvent sans réponses, nous renvoient aux inquiétudes primaires de la condition humaine, aux forces de l’instinct de survie, aux réactions animales quand il faut sauver son petit. Le drame que vit cette jeune femme remplie d’amour est poignant et bien que son acte est absolument immoral, on est amené à prendre fait et cause pour elle en dépit de tout bon sens. Malgré ce court billet (pas très bien rédigé eu égard à la force du livre), c’est un long roman plein de rebondissements, un road-trip parfois époustouflant et qui nous prend au dépourvu avec, en deuxième partie, une séquence explicative suivi du cheminement psychologique de la jeune héroïne. Une très belle histoire.

La cigale du huitième jour de Mitsuyo Kakuta, 2015. Aux éditions Actes Sud, traduit par Isabelle Sakaï. 352 pages, 22,80 €.

Texte © dominique cozette

Les Fessebouqueries #556

Drôle de semaine où Christo et Jeanne-Claude (la femme toujours cachée derrière le grand homme), décédé depuis l’an dernier, a emballé un homme mort depuis bien plus longtemps en Algérie, où un immense chanteur s’est retrouvé sur une moto en haut d’un mât, impossible de l’en déloger alors plein d’autres chanteurs ont chanté à sa place, où un chef d’état français a interdit le port du slip kangourou suite à un soufflet à base de  gros sous marins, alors pour faire le malin, il se venge sur les petits zoziaux comme on fait en Afghanistan sous prétexte que ça chante et que c’est libre, mais le pire du pire, c’est ce type qui a décidé d’être premier dans les médias, frustré d’avoir toujours été dernier à cause de son nom en Z, mais non, je ne parle pas de Zorro, voilà, voilà. Bon week-end néanmoins, on ne sait pas ce que nous réserve la nouvelle semaine qui commence par la fête aux Mimile. Ou le jour du jeûne en Suisse…

– CC : Je ne sais pas quoi penser d’un mec, président de la République, dont une partie du projet pour la France consiste à buter des p’tits oiseaux.
– CEMT : Les oiseaux ne votent pas, les chasseurs si.
– KT : Y a quand même un paquet de bourrins, qui pensent que voter pour un type dont le projet le plus ambitieux se résume à interdire Mohamed comme prénom, va rendre meilleure leur vie de merde.
– OM : Vends Harley-Davidson, 1745 cm3, bon état général, pneus neufs, à voir Esplanade Johnny, Bercy. Infos en DM.
– MC : Ptdr, donc y’a un gars qui a été payé pour mettre de la colle sur une moto.
– VS : Du coup Hidalgo elle participe à la primaire de la droite ou pas ?
– CEMT : Emmanuel Macron : « Ecoutez, les sportifs handicapés, vous êtes bien gentils, mais quand on joue la Marseillaise, vous pourriez au moins vous lever, c’est un minimum ! »
– PA : Je pense que si on dit aux cons que leur cerveau est une sorte d’application gratuite, ils commenceront à l’utiliser.
– ED :  Si l’emballage de l’Arc de Triomphe a le même système d’ouverture facile qu’un sachet de gruyère râpé alors on est pas près de revoir le monument.
– OVH : Jack Lang a été nommé directeur de l’IMA pour la 3e fois. Il ne pourrait pas nommer Jean Lassalle pour qu’on bouffe du foie gras et du cassoulet à la place des (délicieux) mezzés de Noura ?
– JPT : Tout fier de se prénommer Eric, Zemmour souhaite que tout le monde porte un prénom français. Et le nom, Eric ? Parce que Zemmour, ça sent la babouche, à mon avis. On continue dans cette direction ?
– JT : Vous critiquez Zemmour mais on aimerait bien savoir ce que vous seriez devenus si vous étiez moches et con.
– GB : On débat encore de l’uniforme à l’Ecole. La peine de mort est remise en question. Antoine Waechter est candidat à la présidentielle. Dites-moi que ce pays a progressé.
– DVR : Il semblerait qu’annuler un contrat à 56 milliards pour des sous-marins est plus facile qu’annuler un abonnement à France loisirs.
– NMB : Cause annulation de dernière minute, vends douze sous-marins neufs, première main, attention le volant est à droite. Faire offre sur http://sous-marins.promotion.defense.gouv.fr
– KF : Je vous offre cette analyse politique entendue dans une file d’attente parisienne : « Benoît Hamon, il a des supers idées mais c’est des idées de podcast, quoi. »
– JB : Je me demande pour quel candidat unique parmi tous les candidats uniques de la gauche je vais voter au premier tour des présidentielles, et contre quel candidat de droite de vais devoir m’abstenir au second tour.
– ED : Fermement décidé à ne pas rester à la traîne dans la course pour abîmer une nature jusqu’ici un peu trop préservée, le gouvernement veut ré-autoriser des pratiques de chasses traditionnelles jugées illégales par le Conseil d’État. L’allocation de rentrée des chasseurs, j’imagine.
– RP : Hors de question de laisser l’Australie s’en sortir comme ça. Présentement à la Fnac de Lisieux où je remplace tous les albums de Kylie Minogue par ceux de Nolwenn Leroy.
– BG : Et Benala alors, il a ramené le coffre, on lui a posé la question ? On sait qui l’a pris, toussatoussa ? J’ai pas suivi
– OK : J’ai une bouteille de vin australien. Du coup j’hésite entre la vider dans l’évier ou la servir avec une pizza à l’ananas.
– RP : Il faut absolument soutenir l’ouverture des salles de shoot à Paris afin que les footballeurs puissent s’entraîner, m’enfin !
– JT : Envie d’arrêter de payer la cantine pour que les flics ramènent mon fils à la maison. Trop la flemme d’aller le chercher à l’école.
– GB : « En représailles à la rupture du contrat des sous-marins, Paris annule une soirée de gala à Washington ». Intimidé par tant d’audace, Washington vient d’annuler le contrat avec l’Australie. Nous restitue la Louisiane. Nous offre le Grand Canyon, la Statue de la Liberté. Et la Californie en time-share.
– NP : Bouteflika, on a tous vu que ça fait des années qu’il est mort, on ne l’annonce qu’aujourd’hui c’est tout.
– GD :  Barlons franc : basque et rhube, c’est la berde.
– BR : Depuis qu’Éric Zemmour ne parle plus tout, le monde parle d’Éric Zemmour
– BI : Un adulte, c’est un enfant avec des emmerdes.
– JT : N’empêche que si ce vaccin tue vraiment les gens, il ne va rester que des abrutis.
– JB : J’ai l’impression qu’aujourd’hui, dans ce pays, on ne peut plus ne plus rien dire.
– CC : En terme de fatigue, vous êtes plutôt proche du comptable de Balkany, de l’avocat d’Eric Zemmour ou du coiffeur d’André Agassi ?

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RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les initiales sont celles des auteurs, ou les premières lettres de leur pseudo. Illustration ou montage d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site, mon blog, mon Insta. Merci d’avance.

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