Les Fessebouqueries #562

Semaine imbibée de Beaujolpif quand on réalise quelles sont nos principales préoccupations : une soi-disant chômeuse qui en fait travaillait d’arrache-pied pour son mari, le salaire de labeur quoi, un soi-disant aventurier qui trichait grave en dévorant des Uber, un hurle-uber-lu quoi, un un soi-disant inspecteur-des-travaux-finis qui change le bleu de notre drapeau armé d’un nuancier Pantone, un prèz-bleu quoi, des soi-disant grammairiens qui mettent iel au dico alors que mon correcteur d’ortho le recale, iel est nase çui-ci, une championne de tennis violée disparue, soi-disant disparue disent les soi-disant innocents, et, cerise sur le gâteux (excusez-moi, je ne peux pas m’en empêcher), le président d’une soi-disant énorme puissance victime d’un sondage très intrusif, sans une seul querelle intestine autour du siège provisoirement occupé par une lady. Ainsi va le monde mais les week-ends sont là pour nous en battre l’œil.  Gaffe encore, le virus frappe aussi les plus jeunes, j’en suis témoin. Tchin quand même, friends.

– JCS  : L’avocat de Penelope Fillon : « elle pouvait ouvrir jusqu’à trente enveloppes par jour ! »
– SØ : Pénélope Fillon accusée d’avoir perçu près d’un million d’euros de salaire sans avoir travaillé : Ah, on a enfin trouvé un de ces chômeurs qui gagne plus à la maison qu’en travaillant.
– DC : Un million d’euros pour aller chercher le courrier de François au fond du parc ! (C’est vrai qu’il est immense, qu’il est peuplé de loups, de satyres, de serial killers et d’animaux gluants).
– RR : Je ne sais pas ce qui est le plus traumatisant : passer une coloscopie ou savoir que le monde entier sait que ton trou de balle a un souci.
– ES : Coloscopie de Joe Biden : j’espère qu’il n’a pas chopé des Zemmouroïdes…
– CEMT : Emmanuel Macron : « Mes chers compatriotes, pour lutter contre le COVID, la crise climatique, l’état des hôpitaux et de l’école, régler la situation des étudiants et des chômeurs, j’ai décidé de changer la couleur bleue du drapeau français, normalement ça devrait tout résoudre. »
– MN : J’apprends qu’il y a un gars de Koh-Lanta qui s’est fait éliminer parce qu’il s’était fait livrer un steak-frites. À un moment donné, tu fais une émission de survie dans une zone Uber-eats, ils s’attendent à quoi les mecs de la prod ?
– LT : Si une diarrhée est un flux brutal de selles liquides, et une logorrhée un flux rapide et incontrôlé de paroles, alors je propose qu’on baptise « Bollorrhée » le flux médiatique haineux en continu de certaines chaînes de TV et stations de radio.
– CEMT : Blanquer avait le choix entre empêcher « iel » d’entrer dans le Petit Robert et empêcher le COVID d’entrer à l’école, il a pris ce qui était à sa portée.
– FE : Mon pull : – 20% coton – 80% poils de chat.
– DB : Une amie m’a récemment initié au pouvoir des pierres : c’est très intéressant ! Et l’impact qu’elles peuvent avoir sur votre vie est tout à fait surprenant ! Cependant, je n’ai pas été très surpris de constater que celle qui est la plus efficace pour éloigner les importuns, ça reste le pavé.
– NMB : Je n’ai pas encore parfaitement compris le concept du wokisme, mais par contre, ça peut faire 158 points au Scrabble en mot compte triple.
– NP : Les gens qui refusez le vaccin « parce qu’on sait pas ce qu’il y a dedans » mais qui allez boire du beaujolais nouveau demain, concentrez vous un peu.
– CEMT : Nouvelle polémique alors que Jean Castex lèche maintenant le visage de ses interlocuteurs pour leur dire bonjour.
– NMB : A partir de demain, la France sera divisée en deux catégories : celle qui a complètement perdu le goût et l’odorat, et celle qui trouve un subtil arôme de banane-cassis-fioul domestique au Beaujolais nouveau.
– RS : Je vous raconte comment j’ai rencontré ma femme. C’était à la poste pour acheter des timbres, y avait des dizaines de gens. Je l’ai vue, ce fut le coup de foudre, on a fondé une famille, acheté une maison, fait des voyages… et maintenant, y a plus que deux personnes devant nous.
– GD : Près de 8 Français sur 10 se disent heureux. Les 2 qui restent sont sur Twitter.
– OB : Reste à savoir quand le dictionnaire va s’appeler La Petite Roberte.
– RR : Tous les non vaccinés seront obligés de boire un litre de Beaujolais nouveau. Pas de piqûre mais de la piquette !
– OR : Quand tu apprends que Joe Biden va subir une coloscopie, tu te demandes jusqu’où on va pousser la transparence… Heu… oui, juste la transparence, hein !
– BD : Joe Biden en coloscopie… On est vraiment en période de sondages !
– DS : Une présidente des USA pendant la coloscopie de Biden ? Ça troue le cul, non ?
– KL : Kamala Harris va subir un frottis et va transférer temporairement ses pouvoirs à Steven Gerrard Larcher.
– NMB : Bon écoutez, moi je propose qu’on dise « iel » si ça se réfère au masculin et « ielle » si ça se réfère au féminin, comme ça tout le monde est content, fin du débat, de rien, ça me fait plaisir.
– CEMT : Emmanuel Macron : « Je voudrais rassurer mes électeurs, c’est l’Autriche qui est reconfinée et bien entendu pas l’aut’riche. »
– GD : Merci aux pauvres de faire un peu moins de bruit, on a des soucis de dictionnaire à régler.
– MH : Madame, avec votre gratin dauphinois d’hier soir, vous m’épatâtes !
– DA : C’est bon j’ai bu mon traditionnel verre annuel de Beaujolais nouveau, avec le reste de la bouteille je vais décaper le four, faire les cuivres, détartrer ma Senseo, polir mes pierres de Lune et me décolorer les cheveux.
– OM : Quand on aura retrouvé Peng Shuai, ce serait bien qu´on se mobilise aussi pour retrouver les tennismen français.
– SH : Des élèves m’ont demandé si Roméo et Juliette était une histoire pédocriminelle puisqu’elle a 13 ans et lui 21. Elles m’ont dit que si elles étaient profs de français, elles ne l’enseigneraient pas. Vous êtes pas prêt•es pour la nouvelle génération ? Elle va tout casser.
– OB : J’ai raté l’allocution de Macron mais d’après vos commentaires, lui aussi.
– BR : Le crime parfait en France c’est : tu butes un gars et ensuite tu dis que t’es chasseur et que t’es bouleversé et que le risque zéro n’existe pas et ça passe crème
– AN : Travailler dans l’éducation nationale, c’est comme un mauvais mariage. Rien ne va, on ne s’entend plus mais on reste pour les gosses.
– GD : Rien de tel qu’une bonne chasse aux pauvres pour ressouder le pays.
– IB : ceux qui se plaignent du litre de sans plomb 98 à 1,80€ oubliez pas qu’une bouteille de 75cl de Château Margaux 2016 c’est 780€ soit 1040€ le litre, donc bon vos faux problèmes ça va bien deux minutes.

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RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les initiales sont celles des auteurs, ou les premières lettres de leur pseudo. Illustration ou montage d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site, mon blog, mon Insta. Merci d’avance.

Apeirogon, quel souffle !

Apeirogon : c’est une figure géométrique au nombre infini de côtés. Apeirogon, c’est aussi le titre du livre incroyable de Colum McCann composé de mille chapitres-paragraphes, la plupart assez courts, pour évoquer son thème central : la mort dans des attentats de deux fillettes, l’une d’Israël, l’autre de Palestine. Et autour, un patchwork d’événements plus ou moins proches, souvent très lointains de ce drame que trame l’auteur pour nous expliquer des centaines de choses qui font que cette horreur improbable ait pu avoir lieu. On en apprend, des choses. En premier lieu sur les oiseaux migrateurs dont le couloir passe par le ciel de ces pays. Plusieurs petits chapitres nous montre le vol de ces animaux, leur façon de se positionner en triangle pour économiser de l’énergie, la chasse que certains leur font, les lance-pierres qui les atteint. Car les pierres font partie de l’arsenal des armes utilisées par les gens d’ici. Et la balle qui a atteint une des fillettes. Ou un éclat d’obus, pour l’autre.
On assiste aussi, bizarrement, au dernier dîner de Mitterrand, celui des ortolans, quelques jours avant sa mort. Puis la visite de la Croix-Rouge dans un camp d’extermination, autorisée par les nazis qui vont le rendre joli et acceptable. Et plus loin, la mort dans les chambres à gaz du musicien qui a merveilleusement joué ce jour là. Il y a aussi cet équilibriste qui tend des fils entre des montagnes et des monuments, qui marche à des hauteurs vertigineuses, qui, un jour, a traversé la vallée entre les deux pays ennemis pour y porter un message de paix, mais il y a eu comme un raté avec la colombe qui ne voulait pas s’envoler, gaguesque. McCann raconte, ailleurs, la composition « muette » de John Cage, un morceau en trois mouvements totalement silencieux. Le rapport avec le livre en est le titre qui est le prénom d’une des deux fillettes disparues.
L’auteur donne des détails sur un nombre incroyable de choses, d’événements, sur des origines, des sources. On a l’impression parfois de scroller un réseau intelligent où chaque anecdote est savoureuse, brillante, instructive. mais toujours revient à la mort des fillettes et surtout à leurs pères, unis plus tard dans un association pour que cessent ces ignominies, ces guerres, les tueries d’innocentes victimes. Les pères portent la bonne parole avec d’autres parents ayant perdu un fils ou une fille, racontant leur cauchemar et tentant d’empêcher des vengeances assassines. Conférences plus ou moins bien acceptées dans certains pays.
Au milieu du livre, au chapitre 500, il existe un long chapitre 1001 où le père d’une fillette explique, lors de sa conférence, son chemin de croix pour savoir où était sa fille, morte ou pas, introuvable, puis l’effondrement. C’est comme un film, on y décrypte toutes les images et sensations terribles du père. De même pour l’autre récit, l’autre père. Ils sont réels, ce qu’on apprend est vrai, la mort des fillettes et tout ce qui contribue à les commémorer pareil. Puis les « petits » chapitre reprennent, avec une numération de 500 à 1.
Moi qui n’y connais pas grand chose dans le conflit israélo-palestinien, j’ai appris énormément de choses, de façon fragmentée et d’autant plus accessible. Chaque épisode est illustrée à hauteur d’homme, de personnes qui souffrent, ou pas, de gens qui vivent. La vie des gens, anecdotique et tellement précieuse. Le cauchemar des check-points où règne l’arbitraire d’une arrestation. Le langage des plantes entre elles pour communiquer, le « cri » des fleurs quand on les coupe, ces recherches acoustiques d’une incroyable finesse utilisée justement dans les check-points pour traquer les moindres sons…
Ce livre est une mine, il m’a passionnée, je l’ai fait durer le plus longtemps possible pour m’en repaître encore et encore. C’est magnifique, ne vous privez pas de cet immense plaisir.

Apeirogon de Colum McCann, 2020. Editions Belfond, traduit par Clément Baude. 510 pages, 23 €.
(Prix du meilleur livre étranger et prix des lectrices de Elle, entre autres.)

Texte © dominique cozette

Les Fessebouqueries #561

Pardonnez-moi d’insérer une femme, et quelle femme, dans cette image magnifiquement symbolique de la Cop26, il y en a tellement peu dans l’actu de la semaine, des femmes ! Donc le climat et ses décideurs venus en Ecosse dans 400 jets privés, c’est sympa, ça fait une balade, Glasgow, rien que le nom, on ne peut que se satisfaire d’un réchauffement par là-bas, pas comme à la chasse où s’en fout bien, un p’tit coup de gnôle et hop, pan pan dans la lune du lapin ou la tempe du pékin qui ose passer à ce moment-là ! Car tout ça ne mérite pas la prison, encore moins le bracelet électro, très tendance chez nos politiques qui vont finir par ringardiser ceux qui n’en portent pas… Comme celles qui ne portent pas le hijab, nouveau symbole de la liberté chez les meufs, tiens donc, d’après le Conseil de l’Europe. Et comme culotte, je mets quoi ? Trève de Trevi, sachons savourer les doux moments de notre petite vie lors de la trêve du week-end. Bon enjoy à toustes !

– TVDB : C’est bon, on peut arrêter de se faire du mouron pour le climat, les chefs d’état ont pris le problème à bras-le-corps et viennent carrément de jeter une pièce dans une fontaine.
– VC : Résumé de la cop 26 : des vieux monsieur s’étant rendu en jet privé à une petite réunion sur le changement climatique ont promis la neutralité carbone pour quand ils seront morts et ont jeté une pièce dans une fontaine, et vous pouvez désormais calculer votre propre bilan Co2.
– OR : Mardi soir Macron annoncera officiellement qu’il ne rallumera pas la flamme du Soldat Inconnu le 11 novembre parce que ça coûterait trop cher avec la hausse du gaz et du carburant.
– OB : Peu d’hommes pensent mais beaucoup arrière-pensent.
– KS : Je viens de découvrir qu’au Québec, « mansplainer » se dit « penispliquer » et je pleure de rire.
– PA : Des fois j’ai peur que mes publications soient merdiques… Et puis, quand j’entends les discours de nos hommes politiques, je me dis que j’ai encore de la marge.
– NMB : J’ai décidé de rester à l’heure d’été, vu ce que le soleil a branlé en juillet et en août cette année , il me doit largement une heure supplémentaire chaque jour cet hiver, c’est pas négociable.
– HT : Prendre une balle de chasse dans la gorge au volant de sa voiture et se retrouver entre la vie et la mort, ce n’est pas la faute des chasseurs. C’est la faute à pas de chance.*
– GD : Une bien belle matinée, remplie de soleil, de café et de menaces de représailles physiques des chasseurs.
– GB : Merci de bien vouloir dorénavant vous munir également d’un rapporteur pour calculer les différents angles de ricochets possibles lors d’une balade à proximité d’une zone de chasse.
– GD : Une pensée pour les ruraux qui craignent chaque jour de prendre une balle perdue de la part de ces citadins, débarqués en SUV à la campagne pour calmer leurs pulsions de frustrés.
– CEMT : Emmanuel Macron : « Pour les animaux qui sentent que leur espèce est menacée, j’ai décidé de mettre en place un numéro vert. »
– PA : Je crois que le prochain défi des autorités sanitaires va être d’expliquer qu’il faut changer de masque toutes les trois heures à des types qui changent de slip une fois par semaine.
– BDC : Je déclare la saison des pyjamas en polaire associés à des chaussettes de ski officiellement ouverte.
– NMH :  — Encore deux accidents de chasse récemment  — Ouais, mais bon, on n’a pas idée de circuler un samedi sur une route de Bretagne ou de se balader sur un sentier en Haute-Savoie. Faut interdire les promeneurs et les automobilistes imprudents qui dérangent les chasseurs !  — OK…
– PV : Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de ma compagne, alors je vais lui faire une vraie surprise, en lui offrant un hijab à porter quotidiennement pour se sentir plus libre, comme le recommande le conseil de l’Europe… Elle va kiffer, c’est sûr !
– DC : Avant de m’habiller, j’attends que le Conseil de l’Europe me dise si je dois mettre une culotte de mémère en coton ou un string coupe-fesses en nylon.
– NN : Insécurité, baisse du pouvoir d’achat, massacre des services de santé, manque de moyens en milieu éducatif et scolaire…? Non non malheureux! Parlons du hijab il n’y a rien plus important à l’heure actuelle.
– EN : Liberté et hijab dans la même phrase, c’est un peu un oxymore non ?
– EF : —  Le saviez-vous ? On active 14 muscles en ouvrant une bouteille de vin.  —  J’adore le sport.
– BD : Incroyable cette cabale des juges contre Sarkozy qui s’entêtent, par esprit de vengeance, à tenter de le condamner pour les crimes dont il est coupable.
– DC : La bonne nouvelle concernant Benalla, c’est que c’est pas nous qui paierons ses repas en zonzon.
– AB : Merci à Patrice Laffont qui réclame un SMIC à 10 000€. La campagne présidentielle prend enfin bonne tournure. Je crois que nous savons à présent autour de qui peut se faire l’union de la gauche.
– GB : Quelqu’un sait ce qu’il y avait comme propositions dans les COP 24 et COP 25 ?
– RR : Si vous ne croyez pas au don d’ubiquité, venez faire un tour dans les groupes Whatsapp de la famille… ma mère est partout.
– EL : Jeff Bezos : il émet 50 millions de tonnes de CO2 par an avec Amazon, livre en avion, ne paie pas d’impôts et construit une fusée pour se balader. Jeff Bezos  also : il est invité à parler à la COP26.
– DC : Après des pièces de monnaie dans la fontaine de Trevi pour avoir de la chance face au dérèglement climatique, l’un des plus puissant dirigeant de la planète en appelle à Dieu pour sauver la planète… Et ce sont les écologistes qui sont irrationnels et obscurantistes ?
– JB** : God bless you all and may God save the planet.
– CT : Michael Bloomberg*** possède 6 avions, 3 hélicos, 11 maisons, 42 voitures. Mais il pense que vous devriez utiliser les transports en commun pour sauver le climat. Voilà le vrai visage des milliardaires qui se bousculent à la COP26.
– ES : Crise des pêcheurs : pour régler le différend entre la France et la Grande Bretagne, faut-il envoyer l’Armée du Chalut ?
– OB : À quel moment les Français sont passés des chrysanthèmes à « Tiens, si nos gosses se déguisaient et bouffaient des bonbons sur le dos des morts ? ». Je déteste Halloween.
– DSF : Urgent: Benalla est également interdit pour 5 ans de porter ou de détenir un pistolet à eau.
– JMA : Alexandre Benalla condamné à trois ans de prison dont un ferme… sous bracelet électronique. je ne sais pas si c’est sévère ou complaisant mais il faudrait arrêter de parler de prison ferme ! La justice devient ridicule.
– HS : Justice. Dans un communiqué rédigé à la main, la Fédération nationale des délinquants électro-sensibles demande un moratoire sur l’usage du bracelet électronique.
– PI : Je me suis fait tatouer mon CV sur le cul et je fais le poirier à poil place de la concorde en espérant qu’un influenceur LinkedIn me remarque, priez pour que je trouve un stage les amis.
– DC : Vous allez voir que le bracelet électronique va être du dernier chic.
– GD : Dans le fracas du monde, il nous reste heureusement le vol lent des montgolfières, méduses multicolores flottant dans le ciel.
– PI : Moi à mon cerveau : 1 heure du matin tu te lèves dans cinq heures allez dors. Cerveau à moi : ok mais si on met de la confiture dans de l’huile bouillante est-ce que ça fait de la confriture ?

* Le conducteur est mort
**  = Jo Biden
*** : Sa fortune est estimée à 59 milliards USD (2021) d’après Forbes.

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Tout savoir sur les énergies et le climat

Le monde sans fin est une imposante BD de 200 pages issue de la rencontre entre un éminent spécialiste des questions énergétiques, Jean-Marc Jancovici, et un auteur majeur de la bande dessinée, Christophe Blain, qui traite des énergies et du climat, sujet tellement préoccupant de nos jours. Cette BD met en scène de façon très drôle le dessinateur qui pose des questions naïves auxquelles répond le scientifique de la façon la plus complète possible tout en restant très simple à comprendre.

Jean-Marc Jancovici : « Cela faisait longtemps que me trottait dans la tête l’envie de « sortir » de l’essai classique – genre où j’ai fait quelques tentatives – pour faire bénéficier le message d’un talent artistique (pas le mien ! quand je dessine une vache on dirait un chien ; je suis incapable de faire un accord à la guitare et je chante comme une casserole) pour le rendre plus accessible. Et donc quand Christophe Blain, que je connaissais évidemment de nom, m’a contacté pour me demander si j’étais tenté par une BD, j’ai du hésiter un quart (un dixième ?) de seconde avant de répondre par l’affirmative avec un enthousiasme de gamin à qui on demande s’il veut aller jouer dehors. Après 2 ans de gestation, quelques fous rires et quelques coups de stress, le bébé est donc là : 1,4 kilos et 196 pages (en couleurs s’il vous plait). J’espère évidemment que cet album permettra de toucher des gens qui n’ont jamais lu d’essai sur le sujet, et jamais vu une conférence de votre serviteur. »

Une somme passionnante sur les questions qu’on se pose sur les énergies fossiles ou renouvelables, les EPR, le charbon, les éoliennes, les fausses infos sur les produits/énergies qui se disent « verts », et la réaction de la nature, représentée ici par une immense femme gironde pleine de cheveux.
Un livre absolument nécessaire. Pensez à l’inscrire dans votre liste de cadeaux de… noël (arghhhh tout ce gâchis en énergies pour un nombre incalculable d’objets qui finiront souvent à la poubelle)

Le Monde sans fin de Jean-Marc Jancovici et Christophe Blain, 2021 aux Editions Dargaud, 196 pages, 27 €.

Un très beau Femina

S’adapter de Clara Dupont-Monod est un livre superbe, sensuel, charnel, au plus près du ressenti d’un être privé de tout sauf de l’audition, de l’olfaction et du toucher. C’est un enfant, l’enfant c’est son nom ici, qui naît dans une famille où vivent déjà l’aîné, appelé l’aîné, et la cadette, idem. L’enfant, au bout de trois mois, est avéré handicapé profond. Son système nerveux atrophié empêchera tout développement, maturation, progrès etc. Il ne parlera pas, ne marchera pas, ne verra pas non plus. Eternel bébé dépendant des autres, il bouleversera la vie tranquillement heureuse de ces gens des Cévennes, proches de la nature. Ce qui, finalement est une « petite » chance, car grâce à elle, l’enfant pourra connaître des sensations que lui dispensent l’aîné. Il a pris tellement en charge ce petit frère qu’il cherchera toujours et par tous les moyens comment lui prodiguer des moments de bonheur. Et la nature, les odeurs, le vent, le chant des oiseaux y seront pour beaucoup. Un jour, malheureusement, il faut songer à placer l’enfant car il devient lourd et on ne peut plus s’en occuper à la maison. L’aîné va alors connaître un profond chagrin, rythmé par la joie de retrouver son petit chéri les jours de vacances.
Il y a donc la cadette. Elle aurait bien aimé avoir un petit frère normal, jouer avec lui, c’est une gentille fille. Elle adore son grand frère, l’aîné, mais celui-ci ne le lui rend plus, tant il est absorbé par l’enfant. Alors, tout au long des quelques années de vie de celui-ci, son comportement va changer. Elle aussi doit s’adapter à cet être qui a totalement changé l’atmosphère, accaparant sans le vouloir l’attention de tous. Elle deviendra rebelle, puis évoluera en prenant de la maturité.
Et puis, quand l’enfant aura disparu, naîtra un petit dernier, par hasard, sans avoir été voulu. Lui aussi sera marqué à vie par le petit fantôme qu’il n’a non seulement pas connu mais dont on refuse de parler. Une omerta douloureuse qui peut aussi produire des incidences tragiques sur le développement d’un enfant. A moins que…
Ce roman est magnifique car il met en jeu un équilibre ténu, flottant, entre diverses personnes — l’entourage et le voisinage y étant pris à parti — par la venue d’un être différent, absent, sans réaction vis à vis d’eux, à part quelques brefs éclairs de joie qui ne justifient pas tant de sacrifices. Mais auxquels on s’astreint, c’est un fils, un frère, un être, il a aussi le droit d’être ici. Cerise sur le gâteau si je puis dire : la description poétique et plaine de fraîcheur de l’environnement cévenol, petites bêtes, plantes, odeurs dans lequel nous plonge l’autrice de cette histoire d’une extrême sensibilité.
Je suis heureuse que ce livre ait été couronné par le prix Femina, il le mérite formidablement.

S’adapter de Clara Dupont-Monod, 2021. Editions Stock. 172 pages, 18,50 €

Texte © dominique cozette

Les Fessebouqueries #560

Avant que les Fessebouqueries changent de nom et s’appellent les Metaries, oui parce que FB — pour ceux qui ne suivent pas l’actualité — va devenir Meta. Mets ta culotte à l’endroit ?… donc une semaine axée sur le climat, les conséquences de nos activités sur icelui, ce qui ne nous empêchera pas de faire comme si de rien du tout pensez-vous, vaut-ce la peine de continuer à s’exciter sur la chasse, le changement d’heure,  la fermeture des lits d’hosto, la galère des salauds de pauvres, la rapacité des bâtards au pouvoir, ou à se demander encore ce qu’est le wokisme … L’important ne serait-il pas de passer ce long week-end de vent et de tempête en s’en foutant carrément ? Hello, friends, je vous cause ! Enjoy néanmoins. Mais gaffe quand même.

– WO : Hâte d’expliquer à mes enfants qu’on a arrêté les éoliennes parce que Stéphane Bern trouvait ça moche quand il survolait la france en hélico.
– ED : Le jour où nous pourrons transformer en électricité l’énergie que nous consacrons à ouvrir la porte au chat, alors la question du réchauffement climatique sera définitivement réglée.
– GB : Super hâte de raconter à mes petits-enfants par 50°C sous la montée des eaux comment les politiques étaient trop occupés à combattre le wokisme, écrire des livres vendus à 64 exemplaires ou débattre du permis à points pour coller à l’agenda d’un révisionniste.
– OOH : La dame à la pharmacie m’a demandé si je voulais des génériques. J’ai demandé Ulysse 31 et les Cités d’O.
– OK : Aïe ! Purée ! Je viens de me cogner le petit orteil dans un coin du wokisme.
– LJ : Augmentation des frais de représentation des députés 2750 euros ! Pour les gueux, 100 balles et encore pas tous !!!
– H2T : Pour celles et ceux qui ne sont pas profs : je viens de toucher mes indemnités pour correction de copies. 30 copies (60 car 2 copies par élève en français) soit une journée de travail à s’arracher les yeux : 7 euros.
– LP : Avant je rêvais d’épouser un prince charmant, maintenant je rêve d’épouser un mec qui vend de l’essence.
– JPT : Les anti-Hidalgo ont raison, les rats ont envahi Paris : j’ai croisé Zemmour devant l’arc de triomphe du Carrousel.
– OVV : En réponse à france info : Ils ferment des lits et font une enquête pour savoir qui a fermé les lits, c est le gorafi ?
– GB : Attention, le défi monte d’un cran. Après la réouverture de la ligne de train que tu as toi-même supprimée, l’enquête pour savoir comment ont disparu les lits d’hôpitaux que tu as toi-même fermés.
– OK : Les lits disparus seraient dans le coffre de Benalla.
– NW : En Alsace, 250 chasseurs à l’assaut des sangliers ce samedi 30 octobre dans la Vallée de Munster avec ce message d’alerte un peu glaçant : que les gens « s’abstiennent de se promener dans l’environnement des fermes-auberges ou ailleurs dans le massif ».
– RP : Je viens de finir cet excellent bouquin « Comment guérir quand on est malade » dans la collection « Gélule ».
– MN : C’est sympa ce nouvel argument commercial boboïsant vantant le « naturel et vegan ». La ciguë est naturelle et végane, je te déconseille d’en faire une décoction si tu tiens à ton slip.
– SW : Nous sommes le 28 octobre 2021 et François Fillon n’a toujours pas rendu l’argent.
– NP : Si je devais résumer la personnalité de Raoult, je dirais que c’est un type qui refuse de répondre aux questions que lui posent les scientifiques sur PubPeer mais qui va régulièrement répondre aux questions de Hanouna dans TPMP.
– CEMT : Attention, la nuit prochaine changement d’heure, à 3 heures il sera 2 heures, par contre n’essayez pas de régler CNews, ils auront toujours 80 ans de retard.
– OB : Je voudrais pas me la péter, mais j’ai fait le plein.
– JPT : Angot récolte enfin le fruit de l’inceste.
– CC : Tu veux quoi pour Noël ? —  Que personne ne s’engueule à table sur des débats inutiles. — Tu veux pas un gros chèque plutôt ? — Ok. (C’est une technique qui fonctionne, ne me remerciez pas).

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Deux Deborah Levy d'un coup

Les petits livres de Déborah Levy, je les ai découverts récemment et je m’en régale. Après l’article que j’ai fait sur le tome 2 de ses mémoires, Le coût de la vie (lire ici), je vous soumets un léger compte-rendu du tome 1 et un roman Sous l’eau. Pourquoi ? Parce que je n’ai pas eu le temps de le faire avant, tout simplement. Et je n’ai pas trop de temps pour développer.
Donc le premier tome de ses mémoires qui s’intitule Ce que je ne veux pas savoir (pas est en italique), parle de son enfance, lorsqu’elle vivait en Afrique du Sud, à Johannesburg précisément, sous l’apartheid, lorsque son père a été enlevé par une police très dure, qui torture et tue, et surtout ne donne pas de nouvelles. C’était le jour où il avait exceptionnellement neigé et que son père et elle avaient construit un bonhomme de neige. Ce dernier restera le symbole de la violence de cette disparition. Elles fuient dans un premier temps à Majorque, pour quelques années puis s’installent en Angleterre. Ce livre n’est pas stricto sensu une autobiographie car il relate surtout de nombreuses anecdotes qui ont émaillé la vie de l’autrice. Ça commence par des larmes qui surgissent systématiquement lorsqu’elle emprunte un escalator. Un jour, elle décide de retrouver le modeste hôtel de Palma qui les accueillit jadis car elle a besoin de retrouver cette solitude pour y confier ses histoires. Ses anecdotes qui sont parfois étranges et toujours originales. (Pardon pour ce manque de détails, mais le livre est vraiment super intéressant).
L’autre livre, Sous l’eau, est un petit roman dont l’histoire se situe à Nice, une sorte de huis-clos dans une villa très chic qu’ont louée des Anglais, dont le pater familias est un homme de lettres célèbre, afin d’y passer des vacances. La première chose qu’ils voient, dans le jardin, c’est un corps qui flotte dans l’eau verte de la piscine. Ce corps appartient à une sorte de foldingue très souvent nue, souffrant de bipolarité. Elle se trouve là pour rencontrer le grand poète anglais qu’elle idolâtre et dont elle veut absolument qu’il lise son poème. L’homme recule devant la demande mais pas devant le charme de la demoiselle. Elle s’appelle Betty Finch, sort avec l’espèce de gardien à dreadlocks, et se dit botaniste. Beaucoup de personnages excentriques dans cette histoire, un barman sosie parfait de Mick Jagger qui ne pense qu’à lui sauter dessus, une ado de quatorze ans qui dort parfois avec elle dans une chambre sans fenêtre et très sale, un couple équivoque etc…
Très plaisant à lire avec ces caractères louches et inquiétants.

Sous l’eau de Deborah Levy, 2011 (Titre original Swimming Home), préfacé par Chantal Thomas, traduit par Pierre Ménard. Chez Points. 190 p., 6,80 €.

Ce que je ne veux pas savoir, 2020 (Titre original Things I don’t want to know), traduit par Céline Leroy. Editions du Sous-sol. 138 p., 16,50 €.

Texte © dominique cozette

Les Fessebouqueries #559

On a vu des choses bien plus importantes, cette semaine, que la disparition de l’info sur les Panama Papers et ses milliards planqués dans les comptes offshore mais heureusement compensés par les cent balles de Castex pour faire un plein. Le plus important, faut croire, c’est la gesticulation d’un sinistre pantin qui n’en finit pas d’envahir la presse, amusée d’être mise en joue, ah, il est d’un drôle, d’un espiègle ! Certes. Moi, je vous le dis, on n’a pas le QI sorti des ronces ni bientôt des urnes. A part ça, ne nous réjouissons pas trop du malheur des autres, nous pourrions nous retrouver avec une greffe de rein de cochon, ou une balle dans le bide en tournant un film ou un portrait  virulent brossé par un ex-président dans son livre et qui, comme tous les ex-présidents, sait très bien comment redresser la France. Par chance, il fait beau partout, les glaçons vont bientôt tinter dans les verres de rosé de cette belle fin d’été. Tchin, dear friends, santé à toustes !

– CEMT : Je suis à deux doigts de regarder Danse avec les stars parce que c’est la seule émission où on ne risque pas de voir Zemmour, et je ne regarde finalement pas, parce que j’ai quand même peur de le voir débarquer sur un fox-trot.
– OB : Vu le prix du carburant, celui qui conduit, c’est celui qui ne mange pas.
– JS : Plus que 172 dodos avant de devoir voter Belzébuth pour faire barrage à Satan.
– NMB : Vous êtes de plus en plus nombreux à me demander quand et par qui a été inventé le wokisme et donc, c’est en 1984 par George Michael, dans sa chanson Woke me up before you go-go, voilà bonne journée
– RB : D’un point de vue journalistique, le dossier des Pandora Papers a été aussi facilement étouffé et aussi vite oublié qu’un rapport alarmant du Giec.
– OM : Ça va être sympa de choisir entre celui qui veut virer des arabes et celle qui veut virer des fonctionnaires !
– RS : On est d’accord qu’en France le secret médical est respecté de partout jusqu’à ce que tu franchisses la porte d’une pharmacie et annoncer tes problèmes devant une dizaine de clients.
– RS : C’est l’anniversaire de mon meilleur ami et comme j’ai réussi à réunir une belle somme d’argent, je voudrais vraiment marquer le coup ! Du coup, j’hésite vraiment entre un château Margaux grand cru 1992 ou un plein d’essence.
– GB : Applaudir le prix Nobel de la paix attribué cette année à la liberté de la presse il y a 15 jours et trouver « rigolo » les journalistes mis en joue face à une arme lourde. Fascinant darwinisme intellectuel.
– DC : J’ai peut-être une p’tite bite mais j’ai un très gros fusil d’assaut, bouffon !
– LJ : Le 31 octobre plutôt que de changer d’heure , on ferait carrément mieux de changer de gouvernement !
– MK : L’augmentation du gas-oil ne me concerne pas : j’en mets toujours pour 20 euros.
– JPT : Hollande publie un livre intitulé : « Affronter ». Un peu comme si Zemmour avait intitulé le sien : « Aimer son prochain ».
– RV : Des scientifiques américains ont réussi à faire fonctionner sur un humain le rein d’un porc. Le greffé va très bien. Il est déjà en train de retourner la terre pour trouver des glands.
– DC : Un rein de porc a été greffé à une femme. J’espère que cela ne va pas contre sa religion !
– OM : N´empêche, avec Alec Baldwin pour partenaire, Marion Cotillard aurait certainement mieux joué la mort.
– PAG : Quelle chance on a qu’Eric Zemmour ne soit pas acteur de western.
– JD : Pourquoi le gouvernement, qui explique que le pouvoir d’achat a augmenté et que le chômage est en train de reculer, se sent obligé d’acheter les gens avec un chèque de 100 balles juste avant les élections ?
– SP : Tout plaquer. Ouvrir un magasin de pâtes fraîches bio équitables. L’appeler « Pâtes éthiques ».
– OM : Triste pour Alec Baldwin qui a tutoyé les sommets et termine sa carrière comme un simple chasseur au sanglier du Lot-et-Garonne.
– LP : Alec Baldwin, j’ai toujours su que c’était un acteur à deux balles.
– ED : « Allô Étienne ? Dites-moi, je sors d’une confcall de debrief avec le codir et il faut que vous changiez asap quelques slides sur le PowerPoint du business plan, on a targeté plus large, bon je file je dois manager une masterclass et mon Uber m’attend… Étienne ? Vous êtes là ? »
– LML : « T’es belle mais qu’est ce que t’es conne… » Je ne sais jamais si on doit dire merci dans ces cas là.
– DA : Macron, c’est le type qui brûle ta maison, vole ta caisse, te fait les poches avec ses potes qui te fracassent le crâne au passage, et puis qui revient avec un grand sourire pour te rendre ton stylo bic en exigeant que tu dises « merci ».
– EC : Macron agacé : ses ministres « ne foutent rien », publient des livres et n’en vendent pas. Blanquer : 620 exemplaires, Schiappa : 64 exemplaires, Wargon : 75 exemplaires, Agnes Runacher : 287 exemplaires.
– JPT : Le premier mec qui invente le portable avec couteau et fourchette intégrés va faire un malheur dans les restos.
– BG : J’apprends que Picasso était une belle ordure avec les femmes, violeur de mineures et un gros radin violent. Je peux te dire que je boycotte métnant ! Chuis pas prêt d’acheter un tableau de ce mec.
– RS : Le saviez vous ? Si vous prenez le nombre I96I et que vous le retournez, vous obtiendrez exactement le même nombre. Alors que si vous prenez le nombre 1664 et que vous le retournez, vous vous mettrez de la bière sur les pieds.
– CC : Gros focus actuellement sur le fisc qui utilise toute la technologie existante pour traquer les cabanons de jardin et les fraudeurs de la CAF en plein Pandora Papers.
– PA : L’école m’a appelé pour me dire que mon fils ne se comportait pas bien. Je leur ai répondu qu’à la maison non plus, mais que moi, je ne les appelais pas pour ça !
– KK :  — Papa j’aime bien te faire des câlins sur le canapé devant la télé — Ha ?  — Oui ça fait des souvenirs pour quand tu seras mort. Si vous avez pas le moral je vous prête ma fille.
– LT : Je sais plus quoi répondre à l’annonce de l’accouchement de mes potes, tout ce qui me vient c’est « bienvenue au petit et bon courage pour grandir dans un monde pré-fasciste foutu par le dérèglement climatique, que le meilleur gagne » mais apparemment c’est pas socialement acceptable.
– ES : Avec tous ses milliards et ses mini-centrales nucléaires, on dirait que Macron a déjà enfilé son costume d’EPR Noël…
– ED : Le plus écologique des déodorants, c’est quand même la paresse.
– MN : On est donc à cette période de l’année où les femmes portent en même temps une doudoune et un bonnet et des sandales en cordes avec les doigts de pieds à l’air. Putain mais comment vous voulez que notre pays se ressaisisse si personne n’y met du sien, là ?
– CC : j’ai chaud mes aisselles doivent ressembler à la coiffure d’Alain Souchon

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RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les initiales sont celles des auteurs, ou les premières lettres de leur pseudo. Illustration ou montage d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site, mon blog, mon Insta. Merci d’avance.

Un drôle de célibataire

Un célibataire, roman d’Emmanuel Bove datant de 1930, est ressorti sur les tables de nos libraires chéris. Je dis ça parce que oui, j’adore les libraires, les librairies, les rayonnages, les tables bien fournies de mes commerçants préférés. Je ne pourrais pas vivre loin d’elles, je peux visiter plusieurs librairies dans la même journée, j’ai des cartes de fidélité quand c’est possible, bref, je suis comme une gourmande devant un étal de pâtisseries luisantes, colorées, parfumées qui font saliver rien qu’à les regarder. Heureusement, les livres ne font pas grossir !
Donc je repère ce joli petit ouvrage très moderne, tout orange avec des petits personnages stylisés représentant quatre couples et un homme, alors, en souvenir des Bove que j’ai appréciés il y quelques temps, je me rue sur celui-ci que depuis, je retrouve partout.
Un célibataire n’est pas parmi ses écrits les plus connus mais il vaut le jus. Si on a apprécié Mes Amis, glauque certes, mais aux phrases courtes, on se délectera ici des longues phrases et périphrases expliquant le mental de ce bonhomme pas très sympatoche qui se prend pour qui. Il se prend pour un mec désirable auquel les femmes ne peuvent que succomber.
Ce monsieur a de la ressources, il s’est enrichi assez vite pour pouvoir couler des jours heureux dès la cinquantaine sur la Côte d’Azur. Précisément à Nice. Il refuse de se voir comme un vieux garçon malgré quelques manies et le refus de se réjouir des surprises de la vie. Il déteste qu’on sonne chez lui quand il n’attend personne. Il a une femme de chambre à qui il s’adresse sans douceur. Il s’est fait des amis, principalement des couples dont il courtise les épouses. Tout ceci respire la grande bourgeoisie avec ses codes, ses secrets, ses sous-entendus. Du chabrolien avant l’heure.
Alors qu’il courtise la première femme dans le livre, il croit saisir une sorte de complicité malsaine entre son mari et elle et, tout parano qu’il est, les quitte sèchement pour les punir. Et là, devant nos yeux ébahis, il élabore tout une théorie alambiquée sur les sentiments, et ce sera ainsi tout au long du livre pour notre plus grand plaisir.
Pour se venger, il va trouver une autre femme, pensant rendre la première jalouse, mais cette autre femme a eu vent de l’histoire et ne comprend pas du tout les récriminations de son hôte. Après, il en trouvera une autre, encore une façon de se venger, une très jolie femme (mariée) tellement gentille qu’il croit qu’elle se fiche de lui. Et il adoptera de nouveau un comportement de goujat incompréhensible. Cet homme haïssable n’est hélas pas un personnage du temps passé, on en rencontre comme ça souvent, genre les mâles blancs dominants bouffis d’orgueil et d’arrogance. C’est assez drôle de voir évoluer de tels olibrius. Sans compter que le style légèrement suranné de Bove se laisse apprécier comme un bon vieux cognac (hum, je n’en bois pas) dans un bon vieux fauteuil de cuir d’une bonne vieille bâtisse aux parquets cirés… En plus, ce petit livre est petit, léger, choupinet et pas cher. Pourquoi se priver de ce plaisir ?

Un célibataire d’Emmanuel Bove. 1930 avec une préface de Didier da Silva, bovophile. Aux éditions de l’arbre vengeur. 210 pages, 8€.

Texte © dominique cozette

Feu

Sortie de la deuxième sélection Goncourt mais encore dans celle du Renaudot, à ce jour, Maria Pourchet mérite d’être couronnée. Son livre Feu m’a conquise. Pourquoi Feu ? Pour moi c’est clair, il s’agit de feu au cul dans lequel se consume l’héroïne Laure pour Clément. Ce feu n’est pas vraiment justifié, ils ne sont pas faits pour s’aimer. Laure, la quarantaine, prof d’université, est mariée sans histoire avec un médecin, ils ont deux filles dont la première, Véra, ado véhémente, est née d’une erreur de jeunesse, ils vivent dans une jolie maison. Clément bosse à la Défense, il est trader dans une banque qui va mal, la porte de sortie lui fait de l’œil, son boulot ne l’intéresse pas, la seule chose qui l’intéresse c’est son gros chien, trouvé, qu’il a appelé Papa pour emmerder sa mère. Il n’attend rien de personne ni de lui-même, encore moins de la vie. Quant à l’amour…
Les chapitres alternent. Laure se raconte à la deuxième personne. Elle se voit tomber amoureuse de cet homme, peut-être parce qu’elle aussi a besoin d’une étincelle pour la rallumer. Avec son mari, c’est routine et compagnie, sa grande fille fait la révolution en chiant dans les plats de je ne sais plus quel raout, alors oui, il faut que quelque chose de fort lui arrive. D’ailleurs, quand elle sort des rails, il arrive qu’elle entende  sa mère lui faire la morale ou sa grand-mère s’ébaubir.
Clément n’est carrément (et définitivement) pas prêt. Il baise quand il veut et qui il veut, il est suffisamment bien de sa personne pour arriver à ses fins pour des coups d’une nuit ou des relations tarifées, et ça lui convient. Mais Laure s’agrippe à lui. Alors oui, un jour ils baisent vite fait dans des hôtels, dans la voiture, où ils peuvent. La première fois,  il tombe en panne. Elle s’en fiche, comme les femmes en général. Après ça marche mieux. A part ça, rien d’autre, ils échangent via leurs smartphones, parfois elle le quitte brusquement parce qu’elle ne se sent pas désirée, parfois c’est lui, fuir le bonheur avant qu’il s’installe.
Raconté comme ça, c’est pas très palpitant, c’est l’écriture qui l’est. Les fioritures. Les descriptions. Ce qu’ils font ou ne font pas, leurs satellites, mari et enfants, patron et collègues, parents etc. Et c’est très incisif, jusqu’à la frustration de ne pas s’étendre plus, parfois. D’ailleurs, on ne peut pas dire que ce soit réjouissant, cette ambiance, rien de cool ou de drôle ou d’émouvant. L’autrice dit qu’il s’agit d’une histoire d’amour, je trouve qu’il s’agit plus d’une histoire de désir, de palliatif à leur vie sans relief.
Je ne sais pas comment vous convaincre que ce bouquin est super, tant pis, il y a des jours où je manque d’entrain. Désolée. Ce livre est pourtant super !

Feu de Maria Pourchet, 2021, aux éditions Fayard. 360 pages, 20€.

Texte (lamentable) © dominique cozette

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