Camille Jourdy continue ses portraits de femmes. Il y eut Rosalie Blum puis Séraphine. Juliette vient d’arriver, un peu en miettes, sur le quai de gare de sa ville d’enfance. Son père n’est pas là qui l’attend mais c’est normal, on ne l’attend jamais, elle compte pour du beurre. Juliette a pris un congé, quitté Paris dans l’espoir d’aller mieux en se replonger dans l’univers de sa famille. Sa famille ! Oui, ben non. Son père qui ne dit jamais rien, les yeux rivés sur son journal, chez qui elle s’installe. Sa soeur aînée, mariée, deux enfants, une copine toujours collée à elle. Sa soeur est le contraire de Juliette, forte, décidée, occupée. Elle a un son amant du jeudi qui doit se déguiser pour la voir. Qu’elle oublie un jour dans un placard. Sa mère, divorcée joyeuse, habillée criard, qui sort avec un hippy vintage, mais en prendra un autre bien vite. Et puis la petite vie de la ville où il ne se passe rien, son vernissage un peu pourri, et son bistro bon enfant où tout le monde se connaît. Un homme va attacher ses pas à ceux de la déprimée pour tenter de la faire sourire. Un caneton, trouvé dans un parc, va être le lien entre eux. Mais Juliette, est-ce qu’elle en a à foutre de tout ça ? Pourquoi on ne lui a jamais dit que ses parents avait perdu un bébé avant elle ?
Un livre chouette, tendre et cruel comme une famille ordinaire dont je vous offre la page d’un déjeuner tous ensemble.
Juliette par Camille Jourdy chez Actes Sud BD, plein de pages, pas de prix au dos…
Ce joli dessin pour illustrer le micro parti de Benoît Hamon baptisé Elpis. Véridique (very dick ?). Ça a tellement fait rire les réseaux qu’ils n’ont pas fait de blagues en sus , celles-ci s’étant beaucoup concentrées sur le bout du gland du mocassin du député du modem au rayon vices sans fin de Castorama, mais aussi (les blagues) sur l’excuse à deux balles de Cahuzac dont j’aimerais savoir ce qu’il raconte à sa femme quand il rentre à pas d’heures et que Rocard n’est plus là pour lui servir d’alibi. Sinon un portrait de mère Térésa en sainte, Ciotti qui continue à se servir de sa bouche comme d’un anus, Michel Field qui fuit de toute part et l’appel d’Apple aux imbéciles qui vont encore se battre pour se faire empapaouter les premiers. Et Mariton, sélectionné aux paralympiques primaires.
– MM : Le saucisson à l’ail devrait être interdit dans les trains et les rots qui suivent son ingestion lourdement pénalisés… je ne sais pas d’où vient ce toc de bouffer du saucisson dans les trains.
– MS : « Primaire à gauche : Benoît Hamon crée son micro-parti baptisé Elpis ». Et puis Arnaud Montebourg annonce la création de son micro-parti « Elfécaca »
– AO : Oh ça va, que celui qui ne s’est jamais masturbé au rayon colles epoxy de Castorama me jette la première pierre hein !
– JFR : Au box office cette semaine: » Les deux noisettes de Rochefort »
– JPT : Longtemps j’ai cru qu’être canonisé, c’était comme être fusillé, mais en plus brutal.
– JB : Mère Teresa moi je l’ai toujours trouvée canon.
– CC : récapitulons : - un ministre ne paye pas ses impôts à cause de sa « phobie administrative » - le vice-président du Modem se branle dans un magasin de bricolage à cause d’une « situation de stress » - les français vont voter fn à cause d’un « ras le bol général »
(il va falloir qu’on arrête de se foutre de la gueule de donald trump)
– EP : Mais ne vous énervez pas contre moi, c’est Michel Rocard qui vient de vous mettre la main au cul, il s’est enfui par là.
– CC : je vais enfin pouvoir dire à ma mère que c’est michel rocard qui a fini le paquet de petits écoliers en 95
– HD : Au train où vont les sornettes de Cahuzac…Je ne serais pas étonné que Michel Rocard soit pour quelque chose dans l’assassinat de Kennedy
– CC : c’est bientôt le salon de l’auto ; parfois, entre deux hôtesses, on peut même y apercevoir des voitures
– FIA : « Paul Bismuth ira à ma place, j’ai une primaire à remporter. »
– CC : je n’ai rien contre les gens qui ont un casier judiciaire, j’ai un ami au gouvernement
– CB : J’ai passé un été de bobo. Juin : je me coince le doigt dans la porte coulissante d’un vaporetto à Venise. Juillet : je me fais éclater le pouce gauche par un mec en jouant au basket à New York. Août : j’ai un aphte en Croatie.
– EP : Comment ça de la drogue dans ma valise ! D’abord ce n’est pas ma valise, c’est celle de Michel Rocard.
– NN : Quand on parle des revenus de Valls, Mélenchon, Fabius, etc, je me dis que je n’ai pas les moyens d’être à gauche.
– CC : pour les prochaines vacances, ceux qui veulent trouver un endroit sans personne pour se reposer devraient tenter le siège du Modem
– PB … découvre ainsi, en même temps que la foule ébaubie, que ce ne fut pas un iceberg qui causa le naufrage du Titanic, ce fut Michel Rocard.
– CC : Field chopé par Elise Lucet en flagrant délit de léchage de boules de Sarkozy « désolé, l’habitude ».
– AB : – Nom et prénom ? – Cahuzac Jérôme. – Profession ? – Menteur les yeux dans les yeux. – Jurez-vous de dire toute la vérité ? – Oui et non.
– DT : A la barre, Jérôme Cahuzac retrouve sa femme et son fisc.
– OK : Eric Ciotti, c’est un peu le slip porté 5 jours d’affilée qui dit à chaussette du randonneur qu’elle pue.
– EM : Les nouveautés Apple, c’est comme les candidatures de Nicolas Sarkozy, y’a rien de vraiment nouveau mais tu sens que ça va te coûter cher.
– LY : Y’en a qui vont chez Castorama pour se masturber, d’autres qui vont dans un Apple Store pour se faire enculer.
– OM : Comptez pas sur moi pour faire de la pub à ces bâtards qui exploitent des gosses et ne payent des impôts nul part ! Envoyé de mon iPhone 5
– LY : C’est abusé les Jeux Paralympiques cette année. Même le budget a été amputé.
– VS : Des types qui ne sont pas capable d’endiguer la pauvreté dans la 5e puissance mondiale veulent éradiquer le terrorisme. Pensez-y.
– CC : L’Irak et le Soudan du sud comptent plus de femmes élues que la France, ce soi-disant pays civilisé qui arrive en 64ème position.
– AB : Autre nouveauté de l’iPhone7, la plaque chauffante arrière permet d’aller se faire cuire un œuf en se cramant la paume. Existe pour vegan.
– NA : Je sors des toilettes d’une station d’autoroute, ça sent le Jérôme Cahuzac.
– NO : Maurice Papon aurait eu 106 ans aujourd’hui s’il avait été un peu plus résistant.
– JB : Un essai nucléaire nord-coréen, un commando de femmes radicalisées, des parrainages pour NKM… Pouvais je rêver meilleurs cadeaux d’anniversaire ? Merci la Vie, je te revaudrai ça.
– OM : Je regrette quand même un peu l’époque où quand une meuf portait des bonbonnes de gaz, c’était dans ses nichons.
– HDD : Femmes terroristes arrêtées: Ces fourbasses avaient pourtant soigneusement évité de se déplacer dans leur tenue traditionnelle, le burkini.
– LC : – Chérie, tu es mon iphone7 à moi. – Oh c’est gentil mais ça veut dire quoi ? – Tu me coûtes cher et t’es assez limitée en nouveautés.
– ACD : Une famille de Rom vient d’emménager dans mon village. Ils vont terriblement s’ennuyer, y a pas un seul feu tricolore dans mon bled.
– OU : J’aime ma banque. Et elle aussi elle m’aime. Du coup elle me baise bien, y’a pas de mystère.
– AB : Nouvelle inutile du jour : Hervé Mariton, incolore futur loser de la présidentielle a obtenu ses parrainages. Bâillement d’hippopotame…
– LM : Regarder des handicapés accomplir des exploits sportifs et mesurer ma chance d’avoir 4 membres qui fonctionnent et de rien en faire.
Vous avez dit Stromae ? Perdu ! Ce chanteur auteur compositeur belge métis, filiforme, au sourire doux, né dans un pays où a sévi la guerre Hutu-Tutsi s’appelle Gaël Faye. Ils se ressemblent pas mal et je suppose que ça doit l’agacer quand on lui en rebat les oreilles. Mais il n’est pas censé lire mon blog donc pas d’offense.
Gaël Faye est un sacré talent de plume ! Quel est ce petit pays qu’il nous narre du haut de son enfance ? Ce n’est pas le Rwanda, il s’agit du Burundi, pays voisin, à l’ambiance jadis si croustillante, si charmeuse, si édénique. Un petit paradis lorsque Gaby avait 10-12 ans, un père bougon mais gentil, petit blanc qui n’avait jamais vécu en France, une mère rwandaise canon, splendide, superbe qui ne rêvait que de ça : la France.
Il nous fait revivre les doux moments d’innocence parmi les senteurs de la flore, les bains dans le lac, les vols de mangue, les pluies tropicales, la complicité avec les boys, les lettres parfumées d’une petite correspondante française. Les Hutu, les Tutsi, il ne comprend pas, son père interdit la politique à la maison, il leur explique, à lui et Ana la petite sœur, que ceux qui sont petits avec un gros nez sont des Hutu et les grands maigres avec le nez fin sont des Tutsi. Il ne faut pas avoir fait un doctorat de génétique pour comprendre que la dichotomie est grossière. Ça n’empêche pas le môme de jouer avec ses potes dans le vieux camion VW abandonné, d’y planquer leurs trésors, d’y défier leurs ennemis, quoi que notre héros n’en ait point, il est pour la paix et déteste la violence. Hélas.
Le roman est bien construit car il nous laisse beaucoup de temps pour s’acclimater avec plaisir à ce petit pays pittoresque et à ses habitants avant que ne s’ouvrent réellement les violences, avant l’explosion de l’avion des présidents des deux pays, avant l’appel à la vengeance des Tutsi sur les Hutu. Et le massacre commence, loin de lui, pas au Burundi, pas encore. Sa mère se sépare de son père et va rejoindre sa famille au Rwanda. Ce sont des familles qui s’aiment fort, ça compte là-bas. Et peu à peu, le cauchemar va s’installer d’un côté comme de l’autre, chez ceux qui sont partis et ceux qui sont restés, machettes et kalach vont semer la terreur jusque dans les maison. Nul n’est à l’abri, surtout pas Gaby auquel le chef de gang — dont il n’a jamais voulu faire partie, préférant se plonger dans les livres que lui prête une vieille amie — demande de prendre parti pour la cause ultime : l’exécution de l’ennemi. La mise à mort de son enfance. Puis le départ pour la France.
N’empêche, ce livre est une ode à l’Afrique avec toutes les petites choses qu’en en connaît et qui font son charme : la chaleur, la sensualité, la bière, la pauvreté joyeuse, les rites, les élections, les recettes de cuisine, les colons etc. dans la dernière partie, nous sommes confrontés à l’horreur totale, celle qu’on ne peut pas gommer, qui mène sa mère à la folie.
Ce livre est une petite merveille déjà lauréat du prix du roman FNAC.
Petit Pays par Gaël Faye chez Grasset. 2016. 218 pages, 18 €.
R.D, ministre du gouvernement Fillon, a fait un bébé toute seule. L’identité du père n’a pas filtré malgré le harcèlement médiatique. Trois ans plus tard, R.D. a assigné D.D., un richissime homme d’affaires avec qui elle avait eu une aventure, pour une reconnaissance en paternité. Ajoutons que R.D. est revenue travailler cinq jours après son accouchement, en talons aiguilles et ses dossiers sous le bras, ce qui a fait hurler les défenseurs des droits des femmes.
L’homme a refusé de se soumettre à un test de paternité, ce qui a été reconnu comme un aveu de paternité lors de l’appel en janvier 2016. Il devra verser une pension de 2500 € à l’enfant contre les 6000 demandés par RD. (C’est petit bras, tout ça, non ?) Ici, un article qui dit tout sur l’affaire et la fortune du papa.
L’insouciance est le nouveau grand roman de Karine Tuil — dont j’avais adoré celui d’avant, l’invention de nos vies (lien ici) — un pavé de plus de 500 pages où l’on suit, haletant(e), les pérégrinations ahurissantes d’une poignée de personnages qui vivent des choses pas très ordinaires. On rencontre en premier le lieutenant Romain Roller, dévasté par la perte de ses hommes en Afghanistan. On y découvre les sas de décompression où nos militaires sont priés de passer quelques jours avant de retrouver leur famille. C’est là qu’il se prend d’une passion frénétique et inextinguible pour Marion, journaliste pointue et exigeante. Mais elle est mariée à un très gros et très fringant entrepreneur, Vély (anagramme de Lévy pris par son père qui ne se sentait pas juif). Romain aussi est marié à une femme super et droite mais il n’a plus envie de la voir. Romain a un ami d’enfance de sa banlieue, Osman qui, grâce à son acharnement à s’occuper des moutons égarés de la cité, a été remarqué puis choisi pour être conseiller du président de la république. Dans le cadre de la diversité, il n’en est pas dupe. Car il est noir, assume mal le fait qu’on lui balance souvent ses origines et son manque de diplômes dans ce monde d’énarques dont fait partie sa compagne, noire aussi, qui aurait préféré se marier à un blanc pour son avancement de carrière.
Ces personnages vont se croiser, s’imbriquer parfois, ils vont tous subir de monstrueuses épreuves dont ils vont avoir peine à se remettre, si toutefois ils s’en remettent. Ils vont entrer dans des paniers de crabes, éprouver leurs forces et leurs faiblesses au contact de leur mise en lumière, voire leur pipolisation. Les chapitres sont courts, on y apprends d’horribles choses concernant la ou les guerres, on s’y vautre auprès des petits marquis de l’Elysée, on s’y noie dans les haines et les trahisons, on y côtoie les atrocités du racisme, les errements de l’amour. Ce n’est pas un livre gai mais c’est très agréable à lire car tout y est concis, parfois ça frôle le schématique, bref on y trouve son compte en suivant l’évolution des destinées des protagonistes. Et l’insouciance dans ton ça ? Pfffuittt, morte, assassinée d’un coup de lame tranchante. La vie doit continuer malgré sa chiennerie, ça ne va pas être de la tarte !
L’insouciance de Karine Tuil chez Gallimard. Rentrée 2016. 524 pages 22 €
Je sais, la semaine dernière, j’étais à #219 mais figurez-vous que j’avais perdu une centaine de F. lors d’un moment d’égarement à Castorama où un monsieur bien mis, genre Modem, voyez, un peu stressé peut-être, s’était mis à secouer son truc devant le regard ébahi d’enfants qui n’avaient jamais vu ça en dehors de leur presbytère. Cette semaine, donc, ça branle dans le manche, ça sonne la presque extinction des feux pour le burkini faute de con-battants, ça confirme que ça va douiller sérieux aux primaires LR avec un conseiller poids lourd tout ce qu’il y a de pointu. C’est pas mieux au PS où Valls compare joyeusement Marianne à une vache à lait tandis que le Micron ministre des cars se tire ailleurs laissant la place du mort à un qui pue le Sapin, en même temps, si ça peut masquer l’odeur de purin de la campagne présidentielle à venir ! Comment ça, pessimiste ?
– OVH : Tu mouilles ton Burkini, tu te fais sécher au soleil, l’eau s’évapore. Tu repars chez toi mettre ton hiqab. Comme ça tu es à voile et à vapeur. Tout le monde est content.
– DS : Macron il ratisse tellement large qu’il pourrait piquer son boulot au jardinier du stade de France.
– RR : Je découvre qu’il existe du Colgate Ice Tea. Je vais de suite acheter du thé au dentifrice.
– NA : Plastifier des livres scolaires en septembre, c’est la sanction pour avoir mal plastifié vos zizis.
– RB : Dans le 11ème si t’as un enfant avant 50 ans, c’est que t’as raté ta vie.
– PT : Macron, maintenant qu’il ne fait plus parti du gouvernement, il va nous expliquer ce qu’il ferait si il y était
– JS : « Douillet conseiller politique de Sarkozy ». Sarko a compris que c’était cramé pour la primaire et a décidé d’y aller à fond dans la déconne.
– OB : Fillon il était transparent comme une vitre comme premier ministre et là à l’entendre c’est Terminator.
– JB : Si les étrangers voulaient bien se donner la peine d’être français, si les noirs faisaient un petit effort pour être blancs et si les musulmans, les bouddhistes et les mécréants avaient l’amabilité de se convertir au catholicisme, ça permettrait déjà de créer de bonnes bases pour la France plurielle que j’appelle de mes vœux.
– EM : Michel Sapin a tellement de ministères qu’il va devoir nommer DSK secrétaire d’Etat au claquage de strings.
– DS : « Ni à gauche, ni à droite » : Macron, c’est le mec à 31 km/h qui va empêcher Bayrou de le doubler à 30 km/h en roulant au milieu de la RD202
– LC : Cette campagne présidentielle me fait penser à une fosse septique. C’est indispensable mais personne n’a envie d’y mettre la tête.
– EM: Manuel Valls : « Marianne a le sein nu parce qu’elle nourrit le peuple ». Du coup il va négocier les prix du lait directement avec Nabilla.
– JPT : Le vice-président du MoDem accusé d’exhibitionnisme sexuel. Il faut être cohérent : on ne peut pas reprocher aux hommes politiques de nous montrer qu’ils ont des couilles.
– HD : Heureusement que ce n’était pas un dimanche ….au Modem ils étaient foutus de dire que ceux qui ne veulent pas bosser le dimanche ….sont des branleurs….enfin chercher la veuve poignée dans un magasin de bricolage..ça relève de la valorisation du travail manuel ! Chez Casto on trouve tous les vices!!
– JS : Je vois pas où est le problème de sortir son outil dans un magasin de bricolage.
– RR : Si le mec du Modem se branle à Castorama, je n’ose imaginer ce qu’il fait en traversant le rayon lingerie de Carrefour…
– MH : Face aux accusations infamantes qui le touchent (sic) , Robert Rochefort a décidé de se pourvoir en castration
– JS : VICE-président du Modem. Fin de la vanne.
– CC : Il aurait mieux fait d’aller chez Super U, il aurait eu la Réduc U, le Robert du Modem
– VS : Devant la paralysie démocratique au Gabon, c’est Shell qui annoncera les résultats électoraux.
– R1 : Marine Le Pen, c’est un peu comme les enfants, on est content de pas les entendre mais on s’inquiète des conneries qu’ils nous préparent
La situation dans la jungle de migrante est très difficile à vivre lorsqu’on est une femme enceinte : manque d’hygiène, de confort, de sécurité et insalubrité ne sont en effet pas les conditions idéales pour attendre un bébé. Bien souvent, les migrantes ignorent à quel stade de grossesse elles en sont, n’ayant plus en tête la date de leurs dernières règles. Mais à Grande-Synthe, pas loin de Calais, l’association Gynécologie sans frontières a installé son camion médical, prêté par la municipalité : une table d’examen et un appareil d’échographie, plus la bonne volonté de gynécologues bénévoles. Ce n’est pas de trop pour soulager les femmes qu’il faut aussi convaincre de rester au moins jusqu’à leur accouchement plutôt que de tenter une traversée de la Manche
Le père de la jeune fille enceinte l’a menacée de porter plainte contre son petit ami majeur pour qu’elle avorte. Or, selon la loi, nul ne peut obliger une femme à interrompre sa grossesse* (code de la santé publique article L2222-1). Le code pénal français punit jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende ceux qui provoquent ou tentent de provoquer un avortement chez une femme sans son consentement (art 223-10 du code pénal). De plus, la loi française protège les femmes contre toutes formes de discrimination, en particulier celles en lien avec la grossesse. Une exclusion du lycée, d’une école ou de l’université n’est donc pas possible. En France, environ 5000 bébés d’ados naissent contre 11000 il y a trente ans.
* A l’inverse, nul ne peut obliger une femme à poursuivre sa grossesse.
je suis d’une tristesse infinie quand je termine un livre que je trouve formidable. Je viens de refermer La succession de Jean-Paul Dubois. Et j’aime trop bien cette tristesse qui me fait garder ce livre en moi le plus longtemps possible avec son héros désabusé, non, pas désabusé, plutôt hyper conscient de la vanité de tout ça (la vie etc). Après seulement je lis les critiques et je vois que Télérama trouve ce livre drôle, en partie. Désolée, pas moi. Je le trouve émouvant, touchant, sombre, plein de dérision (c’est peut-être ça, l’humour), fort, dense, profond, léger, chaud froid. Drôle, non.
Dubois nous entraîne cette fois dans la folie passionnée de ce qui n’est pas la pelote basque mais qui y ressemble pour une béotienne comme moi, c’est la cesta punta, une industrie en Floride et tout ce qui va avec : le fric, les paris, le bling bling, sorte de paradis pour certains. En tout cas, le héros adore ça. Il est diplômé de médecine mais refuse la succession de son père, un médecin très apprécié qui consulte en short et ne parle pas à sa famille, sans pour autant la maltraiter. Notre héros préfèrejeter la balle de toutes ses forces sur les frontons américains.
Sa famille, ce sont tous des suicidés, des metteurs en scène de leur propre suicide. Il n’en veut pas. Il veut oublier les folies russes de son grand-père qui se trimballe avec une tranche du cerveau de Staline (qu’il a autopsié), la folie muette de sa mère qui vivait collée à son propre frère dans la maison familiale pour se tuer après qu’il l’ai fait, chacun à sa façon.
Pour lui, à Miami, tout va bien, il a ses potes, sa vieille caisse, son vieux bateau et le chien qu’il a sauvé des flots. Puis son père se suicide à Toulouse, l’univers joyeux de la cesta punta se délite et la femme qu’il aime, bien plus âgée, le plaque sans explication. Il faut retourner à Toulouse. Puis revient à Miami, repart etc…
Ça ne sert à rien de raconter tout ça. La prégnance du livre tient dans la façon de Dubois de nous raconter les choses les plus simples, les plus graves, les plus poignantes.
Les héros est si désespérément attachant qu’on a peur du mal qu’on va peut être lui faire dans cette histoire où, dans la deuxième partie, son cas s’aggrave puisqu’il doit soigner et aider. Se faire son éthique, savoir si on a le doit de donner la mort.
Je ne sais pas parler mieux de ce livre. J’ai essayé de ne pas le dévorer car chaque paragraphe est riche, nourri, senti. Mais voilà, il est fini, et je suis jalouse de vous tous qui n’avez pas encore eu le plaisir intense de le lire ! Bande de veinard(e)s !
S’il y en a un qui nous sort par les trous de nez, c’est bien le sarkozy. Heu, je voulais dire le burkini mais finalement c’est pareil : un petit truc sans importance générateur de débats haineux, de troubles à l’ordre publique et de vomissements pour les plus fragile côté foi(e). En plus de ces deux calamités, t’as la canicule, celle qui rit quand elle t’accule. Et puis le reste qui passe presque inaperçu, tant les deux premiers nous ont bouffé les pauvres neurones qu’on gardait au frais pour une bonne rentrée. Raté !
– LC : Sarkozy titre son livre « Tout pour la France ». Qu’il se contente de rendre ce qu’il a volé, ce sera déjà pas mal.
– RR : Dieu créa le monde en 7 jours. Vu le résultat, 3 jours auraient suffit et le week-end serait arrivé plus vite.
– CC : dans le prochain koh-lanta, ils devraient mettre une épreuve d’achats de fournitures scolaires une semaine avant la rentrée
– DP : Pour rester proche de mes racines chrétiennes désormais je me baignerai en Soutanekini.
– PD : D’après certains de ses proches, Nicolas Sarkozy aurait fait sa mise en examen de conscience.
– LC : Sarkozy, c’est le mec relou dans une soirée qui n’arrête pas de dire « Je vais y aller » et qui reste finalement jusqu’à 6 heures du mat’.
– JV : « Je reste directeur général du parti, ce qui impose une neutralité absolue dans le cadre de mes fonctions. Comme élu, je soutiens Nicolas Sarkozy et je participerai à sa campagne » de M. Laurent Wauquiez, Lauréat du prix de l’humour en politique 2016-2022
– JPT : Sarko a déjà trouvé son slogan de campagne : « Si je reviens, j’encule tout ! »
– PD : « Présidentielle 2017 : Nicolas Sarkozy annonce sa candidature dans un livre ». Le plus dur reste à faire, maintenant il faut qu’il le lise.
– FIA : Avec la canicule je découvre les aisselles des genoux.
– DJ : Dans le match entre l’Iran (pendaison) et l’Arabie Saoudite (décapitation), l’Iran mène d’une courte tête.
– JB : Tout le monde s’offusque de l’attitude de nos braves policiers, mais imaginez un peu s’ils avaient demandé à un type de retirer ses mocassins à glands : là, tout le monde aurait trouvé ça normal.
– BM : Pourquoi donc TF1 a t il invite ce Nicolas Sarkozy pour défendre le programme du FN ? Philippot n’était pas dispo ?
– RdB : Allez, départ pour la plage avec les gosses. Ne vous inquiétez pas pour moi, j’ai pris mon paréo laïc, je devrais revenir entière d’ici 2h.
– JC : Il faut donner les moyens à ceux qui souhaitent vendre des livres de ne plus être obligés d’être candidats.
– DS : – RETIRE TON BURKINI ! – Mais ! – Ta gueule, je parle à ta gow ! – Non, ça, c’est mon parasol, mais déplié vous comprendrez pourquoi je l’ai épousé.
– HDD : Pour Estrosi, la photo de l’application de ses propres arrêtés « met en danger les agents ». Il est à 2 doigts de porter plainte contre lui.
– PD : Pourquoi pas une seule primaire PS/LR sous la bannière CAC40 ? Un peu de bon sens ne nuit point (aux actionnaires).
– RR : Michel Butor est mort. C’est triste. C’était un bon gardien de foot.
– VS : Balladur qui a explosé ses comptes de campagne en 1995 soutient Sarkozy qui a explosé les siens en 2007. Sinon ils veulent gérer la France.
– AB : Le marchand de salades Nicolas Sarkozy contrôlé positif au Baratinol, à la Bluffine et au Rhubarbax. Disqualifié, il attendra ses procès.
– KB : C’est fatiguant cette polémique sur le Burkini. Vivement la rentrée pour parler des repas halal à la cantine.
– RdB : Donc Macron déclare qu’il n’est pas de gauche & Sarko qu’il est candidat. Si Juppé veut déclarer qu’il est chauve, c’est le moment.
– CC : Marine Le Pen invitée de TF1 le dimanche 11 septembre à 18h35 pour expliquer que la vraie droite qui pue c’est elle et pas Sarkozy.
– AB : SarkoShow : pas une question sur sa collec’ de casseroles ni un zoom sur les talonnettes. Les sarkolâtres remercient TF1.
– NR : Je suis venu te dire que je mens vrai (Un Titre Pour Sarkozy)
– OM : Pensées pour le monde de la mode sous le choc d’apprendre que Sonia Rykiel est décédée et qu’il va falloir choisir une tenue pour l’enterrement.
– HDD : [BREAKING NEWS] LE CONSEIL D’ÉTAT VEUT INSTALLER LA CHARIA EN FRANCE
– VS : Comment peut on faire 11 % de dividendes en plus avec 0 % de croissance ? La magie du Hollandisme.
– RR : On vit dans un monde où la femme se voile et l’infâme se dévoile.
– JS : Jeu de l’été, niveau facile, trouver l’intrus : chômage, précarité, pauvreté, guerre, massacres, séisme, morts, burkini
– JM : Ok donc vu que le fructueux débat sur les burkinis est terminé, je propose qu’on revienne un peu sur le mariage pour tous.
– AB : Remarques linguistiques : dans wahhabite, il y a wah, et dans salafiste il n’y rien. CQFD
– SP : Moi de Butor, j’ai lu La Disparition. C’est xc ll nt !
– CC : la seule manière pour sarkozy de gagner les élections serait de faire des promesses sans gluten
– EM : Le Conseil d’Etat, ces punks qui autorisent le burkini sur les plages parce qu’ils ont lu la déclaration universelle des droits de l’Homme.
– GTN : le dénominateur commun de tous ces problèmes c’est la femme. On aurait pas plus vite fait d’interdire directement les femmes ?
– CC : il fait tellement chaud j’ai l’impression d’être dans la poche du peignoir de dsk
– OM : Je ne dis pas qu’on est cons, je dis juste qu’on vit une époque où il faut prévenir les gens qu’il fait chaud.
– JPT : Je me demande dans quelle tenue se baignaient l’année dernière les femmes qui éprouvent cette année le besoin irrépressible de se baigner en burkini.
– DC : Interdire le burkini est une atteinte illégale aux libertés fondamentalistes.
– HD : Et oui!! après les essais nucléaires en 1945 de l’atoll de Bikini,on veut mettre fin aux bombes anatomiques!!
– EM : Gros brainstorming au FN et dans l’équipe de campagne de Sarkozy pour trouver la polémique raciste de la semaine prochaine.
– OM : Bravo le Conseil d’État ! Il interdit d’interdire un truc que personne ne porte mais ne fait rien pour interdire la canicule !- JPT : Le plus paradoxal – et le plus ironique, montrons-nous beau joueur – c’est que, à force d’être ensevelie sous les burqas, les burkinis, les hijabs et autres foulards, c’est la laïcité qui va finir par se retrouver à poil.