Crise de PFOA

Aïe, aïe, aïe !!!
Aïe, aïe, aïe !!!

Maîtres queux et maîtres pas queux – pas qu’eux d’ailleurs – nos amis les hommes sont tous attachés à leur « qu’est-ce qu’on mange »? Et là est le hic parce que soit ils cuisinent, soit ils se font livrer. Dans le premier cas, ils le font dans la poêle BIIIIP qui n’attache pas, et dans le deuxième, ils réchauffent leur pizza dans sa boîte au micro-ondes (je résume). Ce faisant (je ne parle pas de l’homme, c’est une expression), ils s’envoient une bonne dose de PFOA dans j’sais pas quelle partie du corps, en tout cas, à l’arrivée, c’est comme une arme de destruction massive pour leurs spermatos. PFOAAAAA !!! Ils n’en reste plus que 5 millions dans un mm2 d’éjaculat. Qu’est-ce qu’on va foutre de ça ! C’est moitié moins qu’une dose normale, la dèche quoi ! Entre parenthèses, vous vous rendez compte du gâchis, tout ce qu’il faut que les mâles produisent pour que l’un de ses p’tits têtards, après une course effrénée, réussisse à frapper chez M. Ovule, à glisser sa flagelle dans l’entrebâillement d’icelle en vantant les mérites de son ADN justement en promo ce jour et payable en nature, puis à fusionner avec l’unique noyau – encore appelé ovocyte – à lui imposé. Ça, c’est l’hypothèse optimiste. La pessimiste justement, c’est où nous sommes : la fertilité des hommes baisse. Parce que leurs troupes sont décimées, donc, comme au tour de France, ne peuvent pas assurer la victoire. A cause des poils ? Mais non voyons, des poêles BIIIIP, des cosmétiques, des imperméabilisants, cartons, moquettes, textiles, mousses anti-incendie, aïe, aïe, aïe ! Y en a partout, du PFOA. Une nouvelle façon de régler le problème de la surpopulation de la planète ?  Faut pas que ça nous coupe l’appétit non plus !

Texte © dominiquecozette d’après l’article « friture sur les spermatos » d’Eliane Patriarca (je n’invente rien !) dans le Libé du 06/10/09. Dessin © dominiquecozette

La galerie s’amuse

rien à voir
rien à voir

Hier, c’était ma journée visite de galeries selon un parcours d’artistes que j’avais envie de voir, Virginie Barré et Annette Messager.  Passant devant une galerie de Saint Germain des Pieds oui, parce que ça use, je vois un petit attroupement devant l’une d’elles. Petit attroupement d’Asiatiques, jeunes, filmant et shootant. Et dans la galerie, une artiste du même continent, à quatre pattes sur le carrelage foncé, piochant d’une boîte de carton une poudre beige, genre gros sel mal blanchi et, de sa petite main adroite, la répandant en une sorte de flaque. Puis se penchant sur le résultat et soufflant doucement sur certaines régions pour les faire déguerpir vers d’autres, et reversant de la poudre, soufflant, reversant, soufflant…. sous l’oeil absolument concentré des jeunes émules compatriotiques. Autre galerie, autre style,  des grands portraits (ou drapeaux US) fabriqués avec des tous petits carrés de bois peints de motifs thématiques, soit des fleurs,  des visages ou encore des sexes. Un boulot ! Il s’appelle Cameron Gray. C’est un peu comme celui qui avait réalisé sur commande un portrait de Bush et que Bush avait refusé parce que justement il n’était qu’un assemblage d’anus horribilis. Très ressemblant, forcément. Petit tour au squatt Rivoli près de l’ancienne Lintas, au sixième étage, un artiste qui n’a pas de site ni de carte imprimée ni rien, qui peint avec n’importe quoi, ce qu’il trouve, sur du bois usagé. Ça m’a beaucoup plu, si vous y passez, il s’appelle Barroux. Il  fait aussi des livres pour enfants. Et ce soir, il y a vernissage du lieu, si vous passez par là. Cela dit, c’est ouvert tous les jours sauf le lundi. C’est un joyeux foutoir, comme avant, qui pue la térébenthine.

Texte et image © dominiquecozette

Bébés objets ?

ni une valeur refuge !
ni une valeur refuge !

Ça allait déjà mal dans ma boîte il y a une dizaine d’années. Plans de licenciement en perspective, pas d’augmentation en vue, ambiance à chier avec des patrons terrifiants de nullité. Ce qui poussait naturellement les femmes en âge de procréer à procréer (quel style, ce matin !) puisqu’il n’y avait rien à attendre côté boulot si ce n’est ne pas se faire lourder. Des gros ventres partout dans les couloirs, les réunions, à la cafèt, ce qui faisait dire à ce patron fin psychologue « Vous voyez bien que tout ne va pas si mal, sinon, on ne ferait pas d’enfants ».

Actuellement, je prépare mes 3 salons de novembre. Cette peinture est un petit format pour les 111 des Arts de Lyon (10-22 novembre), expo caritative au profit d’enfants hospitalisés :  111 artistes exposent une dizaine d’oeuvres 20×20 qui sont vendues 111 euros dont 48 pour l’artiste, le reste pour l’asso. D’autres expos se déroulent à Paris et à Toulouse. Site  ici. C’est un ancien patron de pub de chez Ketchum, attention à ne pas trop l’éternuer, Paul Lévy, aujourd’hui décédé, et sa femme Claudine qui ont créé ce salon.  Il se déroulait au départ face à Beaubourg. Ils ont fait des petits, il y a eu des sécessions, et Claudine en a recréé un à Marseille mais je n’ai pas réussi à le trouver. Si quelqu’un connaît…

Texte et peinture © dominiquecozette

Exactitudes ©

exa1exa2exa3Rotterdam-based photographer Ari Versluis and profiler Ellie Uyttenbroek have worked together since October 1994. Inspired by a shared interest in the striking dress codes of various social groups, they have systematically documented numerous identities over the last 14 years. Rotterdam’s heterogeneous, multicultural street scene remains a major source of inspiration for Ari Versluis and Ellie Uyttenbroek, although since 1998 they have also worked in cities abroad.
They call their series Exactitudes: a contraction of exact and attitude. By registering their subjects in an identical framework, with similar poses and a strictly observed dress code, Versluis and Uyttenbroek provide an almost scientific, anthropological record of people’s attempts to distinguish themselves from others by assuming a group identity. The apparent contradiction between individuality and uniformity is, however, taken to such extremes in their arresting objective-looking photographic viewpoint and stylistic analysis that the artistic aspect clearly dominates the purely documentary element.
Texte : Wim van Sinderen, Senior Curator Museum of Photography, The Hague
Photos : Ari Versluis. Casting : Ellie Uyttenbroek

D’autres centaines de pages et milliers de photos : Lien ici

Rain and tears

trop dure la vie

Elle pleure parce qu’elle a perdu son iphone, que son amoureux l’a appelée Laetitia chérie au lieu d’Aurélia chérie, qu’elle déteste l’ambiance de son bureau délocalisé dans le nouveau 9-3, qu’elle a loupé la première soirée spéciale zapping, qu’elle en a marre de grossir dès qu’elle mange au resto, qu’elle a chopé une mycose à la piscine, que sa meilleure amie a une autre meilleure amie, qu’une jeune nana l’a traitée de grosse pute dans le métro pour une histoire de place assise, qu’elle n’a toujours pas de gosse à 36 ans, que son zizi la gratte depuis qu’elle a couché avec son stagiaire, que son nouveau voisin du dessus a une copine bruyante, que Cédric a mis une photo d’elle sur FB où elle montre ses seins, qu’elle n’a pas été augmentée depuis trois ans, qu’elle ne voit pas comment elle pourrait UN JOUR avoir son appart à elle, qu’elle a encore pris une mufflée toute seule hier soir devant sa télé, qu’il va encore pleuvoir demain, que sa banque vient de lui rappeler qu’elle était dans le rouge, que sa mère quittait son père pour suivre un éleveur de chiens portugais, qu’elle n’a rien à se mettre pour la teuf de Samir, que tout le monde se fiche pas mal qu’elle pleure. Surtout ça : tout le monde s’en fiche ! Vie de merde !

Texte et dessin © dominiquecozette

Les pieds de Damoclès

Un bouton sul pif !
Un bouton sul pif !

Arielle est très vénère. Elle a rencart avec Bernard-Henri chez Lipp, mais pas que lui, toute sa bande, et il l’a priée d’être parfaite. Béhache ne tolère pas le moindre bug chez une meuf, un ongle niqué et « casse-toi pauv’ conne », un poil sur le menton et « t’ar ta gueule à la télé », un cil qui pend et « qui t’y es toi ? ». Les pieds de Damoclès, ce genre. Bref, c’est pas la joie avec son bouton sul pif, pépère va encore nous faire une lévyte (inflammation de son moi), ça va dégénérer en castagne et tout Saint-Germain va rejouer la rue Gay-Lussac. C’est pas qu’elle a pas essayé de le planquer, son furoncle, mais les crèmes cache-varices et les fond de teint ciné, c’est encore pire. Elle a téléphoné à sa cops qu’est marida avec le nain – lui, il supporte tout d’elle, elle a du pot – et elle lui a demandé de demander au service image de l’Elysée (mais non, connasse, pas l’Elysée-Matignon, c’est fini, ça) si y avait pas un truc. Carla elle dit, attends, j’suis sur le pot, prout, et j’y vais, reprout. Grouille-toi, qu’elle dit Arielle, Béhache aime pas mariner. Bon. Quelques minutes après, elle a LA solution, Carla a toujours les meilleures idées de la terre. Et voilà Arielle qui se pointe chez Lipp en niqab. Mais non, c’est pas un gros mot, le niqab, c’est comme la burqa, mais en pire, tout noir, avec juste une fente pour les yeux (bien maquillés, tes beaux yeux bleus, qu’elle lui a dit, Carla). Succès, rire, baiser mouillé à travers l’étoffe. A part ça, impossible de bouffer des huîtres.

Texte et photo © dominiquecozette

La fille d’Ipanema c’était moi

la garota est cuita
la garota est cuita

La fille d’Ipanema c’était moi
sur cette immense plage en émoi
se balançaient ma croupe
mes jolis seins de soie
et l’océan bouillait sous mes pas
se balançaient ma croupe
mes jolis seins de soie
la fille d’Ipanema c’était moi…

Chanson du disque « c’est remoi »

Paroles © dominiquecozette
Musique © dominiquecozette / Stéphane Waltzer
Peinture (détail)  © dominiquecozette

Mal à toi ?

Explorer son moi-nous
Explorer son moi-nous

Marie-Nathanièle se propose de vous accompagner dans l’exploration de la matière corps selon son acception d’enveloppe de  densité (dansité) spatio-spirituelle avec pour objectif fondamental le retour à la source de la gestuelle (j’est-ce-tu-elle) moi-nous, dont les premiers strates se traduisent dans la cosmogonie originelle par la défécation primale de l’oestrus incestueux qui participe de l’improvisation vitale imprimée (in-primée) en-deçà de la représentation sociétale de tout être résolument expressionnel. Tenue correcte exigée, pas de maquillage ni de laque. Résultats garantis en trois séances. Chaque stagiaire repartira avec son nouveau moi-nous et un guide d’approfondissement de son exploration individuelle.

Texte et dessin © dominiquecozette

Forum mon cul !

je vous écris de Cancun
je vous écris de Cancun

« …Depuis quelques temps, Damien est aussi fabricant de buzz, un métier payé à la pige, plus des commissions.(…) Damien intervient sur des sites d’agences de voyages pour expliquer que, contrairement à ce que racontent d’autres clients de l’hôtel Pink Paradise, dans un village mexicain au sud de Cancun, la plage n’est plus recouverte d’algues putrides et la clim a été réparée (…) ou que la version 2 d’un smartphone chinois a été débarrassée des bugs de la version 1. Quand il a un peu de temps, Damien est plus subtil. Sans quitter son deux pièces parisien, il fabrique un blog de voyage perso, très cool et déjanté. Il y raconte son séjour dans un village de Cancun : journée de rêve sur la plage hyperclean (pas une algue), puis fête de folie dans le jardin exotique d’un hôtel très joli, juste à côté de la plage… D’autres professionnels, basés à Séoul ou à Bucarest, se chargeront du référencement pour que le blog de Damine apparaisse sur la première page de Google quand on tape le nom du village mexicain. Demain, Damien écrira un article sur le smartphone chinois version 2 et le fera circuler dans la blogosphère high-tech via flux RSS et alertes Twitter, en faisant croire qu’il s’agit d’un scoop trouvé dans un webmagazine allemand. Si ça ne marche pas, l’agence (qui fait bosser Damien) placera le texte de Damien sur trente blogs d’un seul coup, en tant que billet sponsorisé. Il y a aussi un budget pour ça. »

Texte Yves Eudes (Le Monde Magazine du 19/9/9)
Dessin © dominiquecozette

Moche ?

(coll. privée)
Pour sûr ma brav' dame !

« Il n’existe pas, dans tout l’univers, de camelote plus infecte et de travail plus bâclé que le corps humain. A elles seules les oreilles, collées au crâne n’importe comment, suffiraient à le disqualifier. Les pieds sont ridicules, les tripes répugnantes. Réduites à l’état de squelette, toutes les têtes ont un rictus parfaitement déplacé. Les êtres humains n’en sont pas entièrement responsables. La vérité, c’est qu’ils n’ont pas eu de chance avec l’évolution. »

Eduardo Mendoza (Sans nouvelles de Gurb. 1990)

Peinture sur métal © dominiquecozette

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