
Maîtres queux et maîtres pas queux – pas qu’eux d’ailleurs – nos amis les hommes sont tous attachés à leur « qu’est-ce qu’on mange »? Et là est le hic parce que soit ils cuisinent, soit ils se font livrer. Dans le premier cas, ils le font dans la poêle BIIIIP qui n’attache pas, et dans le deuxième, ils réchauffent leur pizza dans sa boîte au micro-ondes (je résume). Ce faisant (je ne parle pas de l’homme, c’est une expression), ils s’envoient une bonne dose de PFOA dans j’sais pas quelle partie du corps, en tout cas, à l’arrivée, c’est comme une arme de destruction massive pour leurs spermatos. PFOAAAAA !!! Ils n’en reste plus que 5 millions dans un mm2 d’éjaculat. Qu’est-ce qu’on va foutre de ça ! C’est moitié moins qu’une dose normale, la dèche quoi ! Entre parenthèses, vous vous rendez compte du gâchis, tout ce qu’il faut que les mâles produisent pour que l’un de ses p’tits têtards, après une course effrénée, réussisse à frapper chez M. Ovule, à glisser sa flagelle dans l’entrebâillement d’icelle en vantant les mérites de son ADN justement en promo ce jour et payable en nature, puis à fusionner avec l’unique noyau – encore appelé ovocyte – à lui imposé. Ça, c’est l’hypothèse optimiste. La pessimiste justement, c’est où nous sommes : la fertilité des hommes baisse. Parce que leurs troupes sont décimées, donc, comme au tour de France, ne peuvent pas assurer la victoire. A cause des poils ? Mais non voyons, des poêles BIIIIP, des cosmétiques, des imperméabilisants, cartons, moquettes, textiles, mousses anti-incendie, aïe, aïe, aïe ! Y en a partout, du PFOA. Une nouvelle façon de régler le problème de la surpopulation de la planète ? Faut pas que ça nous coupe l’appétit non plus !
Texte © dominiquecozette d’après l’article « friture sur les spermatos » d’Eliane Patriarca (je n’invente rien !) dans le Libé du 06/10/09. Dessin © dominiquecozette




Rotterdam-based photographer Ari Versluis and profiler Ellie Uyttenbroek have worked together since October 1994. Inspired by a shared interest in the striking dress codes of various social groups, they have systematically documented numerous identities over the last 14 years. Rotterdam’s heterogeneous, multicultural street scene remains a major source of inspiration for Ari Versluis and Ellie Uyttenbroek, although since 1998 they have also worked in cities abroad.




