La Belle et le Riche

Anne de Luxueuse, amie FB, a publié cet article paru dans une revue financière (sérieuse) aux U.S . Même si cette histoire parait invraisemblable, elle est tout à fait véridique !!! (sic)
Une femme a écrit a un « Cabinet conseil en investissements » pour demander des adresses en vue d’épouser un homme très riche. Ceci est déjà cocasse, mais le plus drôle c’est la réponse bien fondée que lui a adressée l’analyste financier.
«Je suis une belle jeune femme (je dirais même très belle) de 25 ans, bien élevée et j’ai de la classe.  Je souhaite me marier avec un homme qui gagne au moins un demi-million de dollars par an. Avez-vous dans vos fichiers les adresses de quelques hommes célibataires (veufs ou divorcés) qui gagnent 500.000 dollars ou plus ? Peut-être aussi que des épouses d’hommes riches peuvent me donner quelques conseils ? J’ai déjà été fiancée à des hommes qui gagnent de 200 à 250 mille dollars pas plus…mais 250 mille ce n’est pas suffisant pour que je puisse vivre dans le Park West Central. Je connais une femme, dans mon cours de yoga, qui s’est mariée à un banquier. Elle vit dans Tribeca, et pourtant elle n’est ni aussi belle que moi, et pas même intelligente. Mais alors, qu’a-t-elle fait que je n ai pas fait ? Comment puis-je atteindre son niveau de vie ? »
Raphaela S

Réponse de l’expert :
J’ai lu votre courrier avec une grande attention, et après avoir longuement étudié votre demande c’est avec grand soin que je me suis livré à une analyse financière de votre situation :
Premièrement, je ne vous fais pas perdre de temps, puisque moi même je gagne plus de 500 mille dollars par an. Ceci étant dit, je considère les faits de la façon suivante :
Ce que vous offrez (pouvant être compris ainsi par l’homme que vous cherchez) est simplement une bien mauvaise affaire. Voici pourquoi :
Laissant les subterfuges de côté. Ce que vous proposez c’est un simple business :
Vous mettez votre beauté physique et je mets l’argent. L’offre est claire et sans détours.
Cependant un problème existe : Avec certitude, votre beauté va s’étioler et un jour va disparaitre, alors qu’en même temps, très probablement mes revenus et ma fortune continueront de croitre. Ainsi, ‘en termes économiques’ vous êtes un passif qui subit une dépréciation et je suis un actif qui produit des dividendes. Vous subissez donc une dépréciation, mais comme celle-ci est progressive, votre valeur diminue de plus en plus vite !
Soyons plus précis : Vous avez aujourd’hui 25 ans vous êtes belle et sans doute le resterez vous durant les 5 ou 10 années à venir. Mais chaque année un peu moins, et déjà quand vous vous comparerez à une photo prise aujourd’hui, vous constaterez combien vous avez vieilli. Cela signifie que vous êtes aujourd’hui dans la ‘phase de croissance’ c’est donc le bon moment pour être vendue mais non pour être achetée. En utilisant le langage de Wall Street, celui qui vous possède aujourd’hui a intérêt à vous avoir en ‘Trading position’ (position de vente) et non dans ‘ buy and hold ‘ (acheter et conserver)… c’est pourtant ce que vous offrez.
Par conséquent, toujours en termes économiques, le mariage (qui est un ‘ buy and hold ‘) avec vous n’est pas une bonne affaire à moyen ou à long terme. En revanche, la location pourrait être, en langage commercial, une affaire raisonnable que nous pouvons méditer et en discuter vous et moi.
Je pense que si vous fournissez la garantie ‘bien élevée, avec de la classe… et merveilleusement belle’ je pourrais très probablement être le locataire de cette ‘machine’. Cependant, je souhaite faire, ce qui est une pratique habituelle en affaire un essai, c’est à dire un ‘ test drive … ‘ avant de concrétiser l’opération. Somme toute : comme, vous acheter est une mauvaise affaire pour cause de dévaluation croissante, je vous propose une location d’une durée pendant laquelle le matériel est dans un bon usage.
En attendant de vos nouvelles, je prends congé cordialement.
Un millionnaire

Texte transmis par Anne de Luxueuse. Dessin © dominiquecozette

2 réflexions sur « La Belle et le Riche »

  1. Il exagère, une femme ne se déprécie pus aussi vite entre 25 et 60 ans. Moi, je lui aurais proposé une location longue durée avec possibilité de rachat en fin de bail, un LOA, en quelque sorte. Il perd de vue que lorsqu’on essaye une voiture, c’est le modèle qu’on teste et non le véhicule proprement dit. Elle devrait faire une contre offre.
    Essai gratuit si client satisfait et devis pour le modèle supérieur, car il voudra peut être des « options » : cuir ou latex, founes blondes, brunes ou rousses, épilées ou forêt vierge, bonnet b ou bonnet F, hanches rebondies ou style garçonnet, le prix n’est pas le même pour une planche à pain que pour une Mae West. Et comme on le sait, si le constructeur n’offre pas le « toutes options comprises », le devis se verra majoré d’autant. Ensuite, il y a la garantie : 5,10, 15 ans ou prestations de kilométrage forfaitaire. Combien d’effeuillages, de caresses buccales et autres pénétrations à la convenance des deux parties, si j’ose dire. Moyennant quoi, l’objet de l’achat s’engage aussi à faire de la gym, à maintenir son poids et s’offrir un coup de botox à la première alerte sans toutefois tomber dans le syndrôme Jocelyne Wildenstein. Je lui conseillerais aussi de mettre 50% de coté de ce que lui rapporte ce contrat, de manière, l’âge venu, de s’offrir elle même un upgrade masculin. Ca me parait un good deal, et encore, je n’aborde pas la close épineuse de la procréation. Car si si la gamme s’élargit, le LOA se transformera en coûteux contrôle techniques alimentaires et révisions alimentaires compensatoires de tous genres, car au bout d’un certain temps quand on on se paye un objet de luxe, il devient collector. On ne souhaite tout de même pas à la « partie prenante » féminine de finir dans le musée des Frères Schlumpf où bien qu’on lui fera reluire la carrosserie à intervalle régulier, il n’est pas certain que les distractions soient nombreuses.

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